chroniqueur central a écrit:Dernier point : Le Pen a été membre du groupe CNI à l'Assemblée mais jamais du groupe RI, la scission parlementaire n'étant intervenue qu'après la dissolution de novembre 1962 à l'issue de laquelle il n'a pas été réélu. Le CNI qui à ce jour demeure réduit à sa plus simple expression mais qui s'est prononcé pour Sarkozy à l'occasion de cette primaire.
chroniqueur central a écrit:Vous êtes totalement obsédé par Thatcher et Reagan qui n'ont guère eu de disciples en France, quant à Madelin et quelques autres ayant commencé leur parcours à l'extrême droite (comme bien d'autres qui n'ont jamais été giscardiens je le souligne au passage), ils n'ont jamais eu avant 81 de fonctions gouvernementales majeures, notamment dans le domaine économique : ni Jean-Pierre Fourcade, ni Lionel Stoléru ni bien entendu Raymond Barre n'ont mené une politique ultra-libérale, bien au contraire. Quant à d'autres sujets politiques majeurs, je rappelle la réforme Haby instituant le collège unique bien plus critiquée à droite qu'à gauche ces dernières années. Alors certes VGE s'est toujours situé au centre droit mais un centre droit modéré dans la lignée de ce que Poincaré aimait rappeler : "Je suis un républicain modéré mais je ne suis pas modérément républicain".
Dernier point : Le Pen a été membre du groupe CNI à l'Assemblée mais jamais du groupe RI, la scission parlementaire n'étant intervenue qu'après la dissolution de novembre 1962 à l'issue de laquelle il n'a pas été réélu. Le CNI qui à ce jour demeure réduit à sa plus simple expression mais qui s'est prononcé pour Sarkozy à l'occasion de cette primaire.
Fabien a écrit: Ce scrutin se tient au sein d'une seule et même famille politique (la droite parlementaire, qui se veut étendue à un "centre" qui n'est en fait que son inséparable appendice), il est réduit pour l'essentiel à une compétition pour le pouvoir, ne met pas en jeu de valeurs ni d'intérêts contradictoires
anjou49 a écrit:[
Comme le communisme / socialisme du XIXe et le nationalisme ne sont qu'un simple appendice d'un même jacobinisme obscurantisme ! Une compétition pour le pouvoir est aussi l'apanage de la gauche française
Fabien a écrit:Mais vous pouvez faire encore mieux, tenez, je vais même vous aider: "Comme le communisme / socialisme du XIXe et le nationalisme ne sont qu'un simple appendice d'un même jacobinisme obscurantisme [i]étatisme robespierrisme marxisme coupeur de tête éradicateur vindicatif guerrier génocidaire et exterminateur[/i]"
Il n'y a pas à dire, ils savent faire des phrases les Vendéens! (note à l'attention des aimables contributeurs qui me prennent pour un semi-débile ou en tout cas pour un ignare, je sais très bien que le Maine-et-Loire (49), ancienne province d'Anjou, est administrativement distinct de la Vendée, mais je parle ici de la Vendée militaire de l'époque de la révolution, pour laquelle mon contradicteur semble éprouver une proximité qui n'est pas que géographique. Donc, pas de remarque sur ce point, merci d'avance!)
chroniqueur central a écrit:A Fabien,
Je suis d'accord avec vous (mais oui !) pour dire que ce groupe indépendants et paysans de la législature 1958/1962 était sans doute le plus à droite parce qu'on y trouvait nombre d'opposants à la politique algérienne menée par le Général de Gaulle mais il y avait aussi des opposants à l'intérieur du groupe UNR (en gros les "soustelliens" qui l'ont quitté à partir de 1960/1961) et des partisans d'une ligne modérée en Algérie dans le groupe indépendants et paysans.
Sur la peine de mort, c'est pour moi un sujet de désaccord clair avec VGE mais je vous fait remarquer que la quasi-totalité des députés CDS ont voté l'abolition en 1981, tout comme Chirac et une minorité du groupe RPR.
Fabien a écrit:Eco92 a écrit:Dernier soutien de poids pour Fillon : Valéry Giscard d'Estaing http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/11/18/97001-20161118FILWWW00002-valery-giscard-d-estaing-soutient-francois-fillon.php
On y trouve aussi Nicolas Miguet, éternel candidat à la présidentiel et président du Rassemblement pour les Contribuables Français.
Deux ralliements assez cohérents avec le profil très à droite affiché par l'intéressé. La mouvance ultra-libérale anti-impôts dont fait partie Miguet le repris de justice est indéniablement située à la droite de la droite.
Pour ce qui est de Giscard, le droit de vote à 18 ans et la légalisation de l'IVG ne doivent pas faire oublier le reste de son long parcours: il est issu des républicains indépendants, le parti le plus à droite après guerre, il entretenait de très bonne relations avec Jean-Marie Le Pen, a eu le soutien d'une partie de l'extrême-droite dés le premier tour en 1974, était un fervent partisan de la peine de mort - contrairement à Chirac, il a voté contre son abolition, était le parrain politique de toute une génération d'ultra-libéraux admirateurs de Thatcher et Reagan, n'a pas du tout dissuadé les alliances avec le FN - bien au contraire- quand la question déchirait l'UDF, etc. etc. Giscard n'a jamais été un modéré ou un centriste, c'est un mythe propagé avec l'aide de médias complaisants.
Par ailleurs, il ne faut pas s'étonner de la grande porosité des électorat des différents postulants, et du caractère hétéroclite de leurs soutiens. N'oublions pas qu'à la différence de la future primaire du PS (et bien entendu de la présidentielle elle-même), il n' y pas de divergences idéologiques significative entre les candidats, qu'il est totalement impossible de répartir entre "modérés" et "radicaux".
Ce scrutin se tient au sein d'une seule et même famille politique (la droite parlementaire, qui se veut étendue à un "centre" qui n'est en fait que son inséparable appendice), il est réduit pour l'essentiel à une compétition pour le pouvoir, ne met pas en jeu de valeurs ni d'intérêts contradictoires (entre les salariés et les actionnaires, toute personne dont le quotient intellectuel dépasse le chiffre du tour de poitrine d'une gamine de dix ans aura compris de quel côté se situent tous les candidats à la primaire de la droite sans exception, de même que tous promettent aux fonctionnaires, classique bouc émissaire de leur camp, une punition sans précédent!). Qu'est ce qui, dans ces conditions, pourrait bien empêcher les électeurs de passer massivement d'un candidat à l'autre selon leur humeur du moment? Vraiment je ne vois pas!
Et pas seulement au sein du camp traditionnel et peut-être (si on en croit les sondages sur les participants aux JMJ) plus majoritaire que jamais parmi le noyau: la dernière fois, le primat Barbarin indiquait et suggérait de réfléchir, prier et ne pas exclure de voter blanc, ça paraît évident en un sens mais signifie aussi que le vote à droite (ou autre) n'est absolument pas automatique. De fait, même s'il y a de forts décalages de proportions avec la population générale ou même avec les non-pratiquants (c'est corrélé, vu leur proportion), il y a des cathos pratiquants qui votent et militent à peu près partout, d'un extrême à l'autre.le temps des consignes de vote "est fini, s'il a existé"
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