nigdugg a écrit:Sanders doit aller jusqu'au bout s'il respecte ces électeurs et le mouvement qu'il a créé. Il ne faut pas qu'il fasse comme les pseudos démocrates Klobuchar et Buttiegieg.
Concernant la dynamique Biden, elle était prévisible depuis le Super Tuesday faussé. Désormais plus rien n'a de sens sauf certaines choses qui montrent que Biden aura besoin de Sanders.
Moi maintenant je suis Sanders je punie tous les apparatchiks démocrates en leur infligeant la plus grosse déception de leur vie et un ralliement au parti vert pour les élections.
On sait que des tractations avaient été faite en 2016, refusé par Bernie. Désormais, il faut qu'il n'ait aucun scrupule.
Son frère ayant des contacts auprès de celui-ci et enfin une grosse partie du programme ressemble à ses mots d'ordre.
Il peut créer le casse du siècle, surtout que Biden va très vite se faire ridiculiser et perdre ses moyens face à la campagne de Trump.
Il représente beaucoup de voix et cela apprendra aux démocrates que la politicaillerie doit cesser.
Incroyable…
Aucune information réelle, aucun lien vers quoi que ce soit, aucune étude des scrutins de la nuit dernière. Tout votre post est 100% votre ressenti personnel déversé sans aucun filtre. On a tous très bien compris : vous adorez Sanders et vous détestez Biden. C'est votre droit le plus strict, et je n'ai même aucun problème avec le fait que vous le dites ici. Par contre, si toutes vos interventions se limitent à ça, ça va vite devenir problématique…
Je vais, encore une fois, essayer de vous présenter des chiffres des votes issus de ces primaires (vous savez, les gens qui votent, pas les apparatchiks du parti démocrate, mais les électeurs de la base démocrate), lesquels contredisent totalement votre analyse de la situation.
Comme précédemment, je m'étonne que vous sembliez ne pas voir deux fondamentaux électoraux qui ne soutiennent pas votre vision personnelle de la réalité électorale des primaires démocrates :
1) on le savait déjà en 2016, on le voit toujours (avec plus de force, car Biden est moins clivant que Clinton auprès de beaucoup d'électeurs, y compris démocrates) en 2020, l'aile libérale est largement minoritaire au sein des électeurs démocrates. En 2016, Sanders avait surperformé en étant le réceptacle du tout sauf Clinton, mais, même ainsi, il n'avait pas pu être majoritaire auprès des électeurs démocrates. 4 ans plus tard, c'est encore plus compliqué pour lui.
Et pour s'en convaincre il suffit de comparer les résultats de Sanders 2020 avec les résultats de Sanders 2016.
New Hampshire 152 000 voix en 2016, 76 000 voix quatre ans plus tard
Californie 2.4 millions de voix contre moins d'1.9 millions de voix
Vermont 116 000 voix contre 80 000 voix
Michigan 600 000 voix contre 575 000 voix
Floride 570 000 voix contre environ 450 000 aujourd'hui (les chiffres ne sont pas définitifs, mais ça devrait tourner autour de ça)
En Virginie, il ne gagne qu'environ 30 000 voix alors que la participation a fortement augmenté dans cet état.
Même si on était toujours dans une course à plusieurs, avec le vote modéré fragmenté, les résultats de Sanders seraient très en repli par rapport à 2016. Si Sanders est à ce point le candidat exceptionnellement puissant que vous décrivez, comment expliquez vous cette baisse sensible des suffrages qu'il recueille aujourd'hui par rapport à 2016 ? Comment expliquez vous qu'il n'attire visiblement pas au delà de sa base ?
2) Car oui, c'est là le deuxième gros souci de votre argumentaire : vous nous assénez (toujours sans réel élément concret, c'est une supposition de votre part) que Biden aura un besoin vital des voix de Sanders en novembre. Mais, là aussi, si Sanders était en tête d'une course à plusieurs, n'aurait-il pas lui aussi besoin de rassembler les voix du courant modéré sur son nom dans la perspective de novembre ? A vous lire, seul Biden doit faire l'union des voix démocrates en novembre, mais pas Sanders. Vous pensez donc que ce dernier n'aurait lui aucun problème à récupérer les quelques 60% des voix qui ne se reportent pas sur lui depuis maintenant plus de 2 mois ? La seule chose qu'ont permis les apparatchiks que vous dénoncez (je ne suis pas certain que Buttigieg, Klobuchar ou Bloomberg correspondent à cette définition, vus leurs parcours respectifs, mais passons), c'est que ces 60% se coalisent autour d'un seul et même candidat plutôt qu'ils restent divisés sur plusieurs noms. Ils ne sont en aucun cas responsables du fait que ces 60% et quelques n'étaient dès le départ pas follement emballés par l'offre politique de Sanders.
Et donc, un peu d'informations brutes (qui, je le rappelle en tant que modérateur, est la raison d'être première de ce site) : Sanders officiellement qu'il décide mettre sa campagne en pause afin de "l'évaluer", suite aux dernières contre performances électorales enregistrées ainsi qu'au nouveau contexte de coronavirus.
https://edition.cnn.com/2020/03/18/poli ... index.htmlQuant à la partie analyse personnelle, je maintiens que Sanders aurait plus à gagner (en terme d'influence sur le programme et le parti) en ralliant Biden maintenant, plutôt qu'en juin, après qu'il aura subi de nouvelles très lourdes défaites un peu partout sur la carte. Mais ce n'est là que mon avis...