

Eco92 a écrit:Plus que 3 jours ^^
J'avais commencé un listing détaillé des ministres élu/réélu mais aussi avec quelle perte. En effet pas mal de ministres étaient candidat dans des "fiefs" (ce qui n'a pas souvent suffit) et quasiment tous encaissent des pertes énormes, allant parfois jusqu'à 20%. Finalement le listing détaillé était long et pas très instructif car quasiment à chaque fois les choses se répétaient.
Quasiment car il y a un cas, celui du ministre des finances Nicolas Marceau, qui diffère un peu. Il est réélu dans Rousseau, circonscription péquiste depuis vingt ans, plus alternante auparavant avec une courte avance de 813 voix (38,73 %) sur le candidat de la CAQ qui le talonne avec 36,7%. Un bon score de la CAQ qui n'a rien d'étonnant dans ce qui fut la première base électorale de François Legault. A noter : en 2012 Marceau de l'emportait aussi que de quelques % (41,72% contre 39,5%), il n'y a pas une si grosse déperdition en pourcentage que ça ni en écart de voix (1116 en 2012), il reçoit beaucoup moins de suffrages (moins 3000 voix) ,mais la participation chutant aussi il reste finalement assez stable.
Les ministres défaits sont :
- Pauline Marois, première d'entres tous, a été nettement battue dans sa circonscription. Stabilisée au PQ depuis 1994 Charlevoix n'était cependant pas un fief à strictement parler : elle n'a pas été péquiste lors de la vague Lévesque, a une tradition conservatrice, puis libérale. Cela faisait tout de même 20 ans qu'elle était dans le giron du PQ mais son renversement n'est pas si anormal. La première ministre sortante obtient 32,87 % contre 35,24 à Caroline Simard, candidate du PLQ. En 2012, elle dépassait les 40% et avait 5000 voix d'avance.
-Bertrand St-Arnaud, ministre de la Justice et président du Comité de législation. Celui qui avait repris cette circonscription très volatile en 2008 et l'avait conservé en 2012 avec plus de 40% des voix est devancé de 400 voix par la CAQ, qui obtient 34,24 % contre 33,09%.
- Daniel Breton ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs. Rapidement démissionnaire de son poste il était resté député de Sr-Marie-St Jacques et a été balayé cette fois-ci. Non seulement la solidaire Manon Massé emporte ce fief péquiste, mais la candidate libérale le devance et a failli prendre la circonscription, reléguant Breton à la troisième place. Avec plus de 30%, la libérale explose le score de 2012 (un peu plus de 19%) et incarne bien la fameuse envolée du PLQ
- Son remplaçant à l'Environnement, Yves-François Blanchet, n'était élu que depuis deux ans dans Johnson, une circonscription péquiste depuis 1981, mais qui avait flanché face à la vague ADQ en 2007 avant de revenir au PQ l'année suivante. En 2012 Blanchet avait été élu à l'arraché face au candidat de la CAQ, avec 200 voix d'avance. Le parti de Legault s'offre une belle revanche puis que son candidat, André Lamontagne, l'emporte avec 1800 voix d'avance sur l'ex-ministre.
- Pierre Duchesne, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie. Cet ex-journaliste de Radio-Canada était un des candidats vedette de 2012. Candidat dans Borduas, une circo qui n'a jamais été que péquiste depuis sa création (si l'on excepte la fin de mandat de Curzi qui ségeait en indépendant), il avait été mis là pour être sur d'être élu. Sa défaite, certes très courte et pouvant appeler à recours (99 voix), face à un candidat de la CAQ est donc un très sévère camouflet.
- Diane De Courcy, ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles et ministre responsable de la Charte de la langue française, était une autre des vedettes de 2012. L'ex-présidente de la Commission scolaire de Montréal avait aussi été envoyée dans une circo solides alors tenu par une dissidente : la femme de Jacques Parizeau : Lisette Lapointe. La circo a souvent été péquiste mais a plusieurs fois balancée des libéraux au PQ, dans le contexte national rien d'étonnant à ce que de Courcy tombe. Elue avec 38% en 2012 elle chute à 31,5%, laissant le champ libre à une libérale obtenant 39%.
- Élizabeth Larouche, ministre déléguée aux Affaires autochtones, a été écrasée dans Abitibi-Est, une circo faisant le yoyo entre PLQ et PQ depuis des années et qu'elle avait arrachée de 777 voix en 2012. Cette fois elle est sèchement renvoyée dans les cordes et encaisse 11 points de retard sur le candidat libéral.
Cela fait donc sept ministres battus sur les 25 qu'a connu le gouvernement Marois. Ce n'est pas brillant mais eu égard de la gamelle ils ne s'en tirent plutôt pas mal et, surtout, cela veut dire qu'il y a beaucoup d'ex-ministres dans le maigre caucus du PQ. En effet, une seule ministre ne s'est pas représentée (Marie Malavoy, son fief a d'ailleurs été conservé par le PQ), les ex représentent donc 17 élus sur 30 députés, plus de la moitié !
Républicain67 a écrit:Eco92 a écrit:Plus que 3 jours ^^
J'avais commencé un listing détaillé des ministres élu/réélu mais aussi avec quelle perte. En effet pas mal de ministres étaient candidat dans des "fiefs" (ce qui n'a pas souvent suffit) et quasiment tous encaissent des pertes énormes, allant parfois jusqu'à 20%. Finalement le listing détaillé était long et pas très instructif car quasiment à chaque fois les choses se répétaient.
Quasiment car il y a un cas, celui du ministre des finances Nicolas Marceau, qui diffère un peu. Il est réélu dans Rousseau, circonscription péquiste depuis vingt ans, plus alternante auparavant avec une courte avance de 813 voix (38,73 %) sur le candidat de la CAQ qui le talonne avec 36,7%. Un bon score de la CAQ qui n'a rien d'étonnant dans ce qui fut la première base électorale de François Legault. A noter : en 2012 Marceau de l'emportait aussi que de quelques % (41,72% contre 39,5%), il n'y a pas une si grosse déperdition en pourcentage que ça ni en écart de voix (1116 en 2012), il reçoit beaucoup moins de suffrages (moins 3000 voix) ,mais la participation chutant aussi il reste finalement assez stable.
Les ministres défaits sont :
- Pauline Marois, première d'entres tous, a été nettement battue dans sa circonscription. Stabilisée au PQ depuis 1994 Charlevoix n'était cependant pas un fief à strictement parler : elle n'a pas été péquiste lors de la vague Lévesque, a une tradition conservatrice, puis libérale. Cela faisait tout de même 20 ans qu'elle était dans le giron du PQ mais son renversement n'est pas si anormal. La première ministre sortante obtient 32,87 % contre 35,24 à Caroline Simard, candidate du PLQ. En 2012, elle dépassait les 40% et avait 5000 voix d'avance.
-Bertrand St-Arnaud, ministre de la Justice et président du Comité de législation. Celui qui avait repris cette circonscription très volatile en 2008 et l'avait conservé en 2012 avec plus de 40% des voix est devancé de 400 voix par la CAQ, qui obtient 34,24 % contre 33,09%.
- Daniel Breton ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs. Rapidement démissionnaire de son poste il était resté député de Sr-Marie-St Jacques et a été balayé cette fois-ci. Non seulement la solidaire Manon Massé emporte ce fief péquiste, mais la candidate libérale le devance et a failli prendre la circonscription, reléguant Breton à la troisième place. Avec plus de 30%, la libérale explose le score de 2012 (un peu plus de 19%) et incarne bien la fameuse envolée du PLQ
- Son remplaçant à l'Environnement, Yves-François Blanchet, n'était élu que depuis deux ans dans Johnson, une circonscription péquiste depuis 1981, mais qui avait flanché face à la vague ADQ en 2007 avant de revenir au PQ l'année suivante. En 2012 Blanchet avait été élu à l'arraché face au candidat de la CAQ, avec 200 voix d'avance. Le parti de Legault s'offre une belle revanche puis que son candidat, André Lamontagne, l'emporte avec 1800 voix d'avance sur l'ex-ministre.
- Pierre Duchesne, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie. Cet ex-journaliste de Radio-Canada était un des candidats vedette de 2012. Candidat dans Borduas, une circo qui n'a jamais été que péquiste depuis sa création (si l'on excepte la fin de mandat de Curzi qui ségeait en indépendant), il avait été mis là pour être sur d'être élu. Sa défaite, certes très courte et pouvant appeler à recours (99 voix), face à un candidat de la CAQ est donc un très sévère camouflet.
- Diane De Courcy, ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles et ministre responsable de la Charte de la langue française, était une autre des vedettes de 2012. L'ex-présidente de la Commission scolaire de Montréal avait aussi été envoyée dans une circo solides alors tenu par une dissidente : la femme de Jacques Parizeau : Lisette Lapointe. La circo a souvent été péquiste mais a plusieurs fois balancée des libéraux au PQ, dans le contexte national rien d'étonnant à ce que de Courcy tombe. Elue avec 38% en 2012 elle chute à 31,5%, laissant le champ libre à une libérale obtenant 39%.
- Élizabeth Larouche, ministre déléguée aux Affaires autochtones, a été écrasée dans Abitibi-Est, une circo faisant le yoyo entre PLQ et PQ depuis des années et qu'elle avait arrachée de 777 voix en 2012. Cette fois elle est sèchement renvoyée dans les cordes et encaisse 11 points de retard sur le candidat libéral.
Cela fait donc sept ministres battus sur les 25 qu'a connu le gouvernement Marois. Ce n'est pas brillant mais eu égard de la gamelle ils ne s'en tirent plutôt pas mal et, surtout, cela veut dire qu'il y a beaucoup d'ex-ministres dans le maigre caucus du PQ. En effet, une seule ministre ne s'est pas représentée (Marie Malavoy, son fief a d'ailleurs été conservé par le PQ), les ex représentent donc 17 élus sur 30 députés, plus de la moitié !
L'on observe bien le recul du PQ chez les Québécois francophones, et surtout à Montréal. Le PQ perd Sainte-Marie-Saint-Jacques au profit de Québec solidaire, après Mercier en 2008 et Gouin en 2012. Cette année, il perd Crémazie, la seule circonscription qu'il détenait sur la Rivière des Prairies, les autres étant toutes situées dans l'Est de Montréal (où la concurrence avec Québec solidaire est rude, notamment dans Hochelaga-Maisonneuve). Même si Crémazie était péquiste en 1995, elle a voté "Non" au référendum sur la souveraineté, tout comme Anjou. Le PQ rate également son pari de conquérir Verdun et Saint-Henri-Sainte-Anne, deux circonscriptions à majorité francophone, mais qui ont voté "Non" en 95. Mais franchement, cela me paraissait dur pour le PQ montréalais.



Eco92 a écrit:Curieusement depuis quelques jours deux noms sortent dans les médias, daux ex-députés péquistes : l'ex-député de Mercier Daniel Turp et l'ex-ministre de l'éducation et député de Borduas Pierre Duchesne. Des candidatures un peu "sorties du chapeau" qui me semblent étonnantes mais pourquoi pas hein, ça fera un peu moins scrutin algérien.


Eco92 a écrit:Le Bloc Québécois, parti indépendantiste fédéral, s'est pris une énorme douche en 2001, passant de 49 sièges à 4. La course à la chefferie avait fait s'opposer Daniel Paillé, Maria Mourani et Jean-François Fortin. Depuis Daniel Paillé a démissionné pour raisons de santé, Maria Mourani a été exclue du parti et Jean-François Fortin a renoncé à se présenter après avoir hésité quelques temps. Le député André Bellavance, chef intérimaire du BQ, est actuellement le seul candidat déclaré. Il a le soutien de ses trois collègues, de nombreux ex-députés et de responsables de circonscriptions. A priori pliée, la course devait se terminer le 7 mai sans vote puisqu'il aurait été seul en lice. Si d'autres candidatures sont déposées il faudra attendre le 14 juin et un vote pour que le Bloc ait un chef prêt à mener les élections de 2015.

Eco92 a écrit:Finalement ces deux candidats surprises ont jeté l'éponge. Selon toute vraisemblance Bellavance devrait être seul en lice et éviter une élection à son parti. Comme le Bloc est plutôt fauché depuis sa défaite de 2011 c'est toujours ça d'économisé.

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