J'avais tellement peu d'enjeu dans cette circo vu les sondages que j'avais oublié !
En tous cas cela montre que des polémiques récentes autour du chef du PQ n'entachent en rien la popularité actuelle du parti (comme quoi, en politique, on ne meurt quasiment jamais vraiment).
ON évoquait un duel avec le parti conservateur, il n'a pas vraiment eu lieu mais ce dernier a un haut score, qui lui assurerait des sièges ailleurs dans une générale. Avec 26,07 % la candidate a un score honorable même si l'ex-vice-rectrice de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a récolté 45,35 %. On aurait cependant pu s'attendre aussi à +50 % dans une circo péquiste de 1973 à 2018, sans duel risqué pour le PQ il y a donc eu match. Difficille cependant d'être négatif alors que le PQ a remporté toutes les dernières partielles.
Les élections générales auront lieu en octobre, six mois avant on ne déclenche pas de partielle, donc ce devait être la dernière, sauf surprise.
Bientô il y aura changement de premier ministre, on verra si ça fait respirer la CAQ, passée de remporter le siège de 62,3 % en 2022 à , donc, la 3e place à 11,97 % cette fois. Bon, ils évitent l'humilation d'être derrière les libéraux ou sous les 10%, mais ça viendra, à ce rythme. QS reste très bien, en mauvais cycle, avec moins de 6% contre 12 les dernières fois.
Une chose du côté des solidaires toutefois, dans un contexte très difficile de reflux pour le parti de gauche indépendantiste, ils pourraient gagner une recrue star, ce qui se refuse difficilement dans le contexte. Problème, face à la dichotomie entre le discours féministe et le fait qu'une majorité assez forte du caucus soit masculin, le parti a voté un texte pour indiquer que lors des futures élections, les sièges ouverts (où le sortant ne se représente pas) seront ciblés pour des candidates. Une sorte de loi de parité interne. Et donc un des sièges qui s'ouvre est Gouin, occuppé par la fondatrice du parti Françoise David puis par le leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois, qui a quitté le leadership du parti il y a peu, épuisé et démonétisé (même si personellement je l'apprécie beaucoup). C'est sans doute un des sièges les plus solides de la formation (s'il était perdu c'est vraiment que QS aurait perdu tout ses sièges), et le candidat vedette est un homme. Le parti a donc voté une exception à sa règle d'exception et, appréciant le geste, le député NPD Alexandre Boulerice, seul élu néodémocrate au Québec, réélu sans discontinuer depuis 2011, indique y penser sérieusement. Pas un "game changer" à mon avis, mais ce serait pour QS une belle occasion d'avoir une visibilité et une personnalité populaire et reconnue avec lui.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/22 ... ossibilite