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L'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis

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Re: L'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis

Messagede Galaad » Ven 22 Mai 2020 15:06

Corondar a écrit:Pour Trump même chose, il ne fait pas 94% dans chaque état. C'est le cas en Oregon, dans d'autres états il tourne plutôt autour des 90% (un peu moins ou un peu plus). Mais là aussi ce sont des pourcentages tout à fait normaux pour un président sortant dans des primaires non contestées (Obama en 2012 et Bush en 2004 obtenaient le même genre de pourcentages dans leurs primaires). Je laisse de côté les états où il est réellement seul sur le bulletin et ne peut pas faire autrement que d'obtenir 100% des voix :).
Non, ce qui est étonnant, aussi bien côté démocrates que républicains c'est que leurs deux primaires continuent à connaitre de très bonnes participations alors qu'il n'y a plus d'enjeu et que les situations de vote sont perturbées par le Coronavirus.

Je dirais néanmoins que ce que vous décrivez, c'est-à-dire une situation où un candidat engrange relativement beaucoup de voix alors que les primaires sont dénuées d'enjeux, est plus inhabituelle pour un président sortant que pour un candidat non-président sans adversaire et certain de remporter la nomination. A plus forte raison qu'il reste un léger enjeu dans les primaires démocrates, c'est peut-être une meilleure prise en compte des propositions de Sanders si celui-ci continue à faire des bons scores aux primaires qui restent, et qui motivent peut-être encore ses électeurs à voter.

Mais est-ce possible que cela fonctionne aussi dans l'autre sens et qu'une minorité d'électeurs démocrates votent encore aujourd'hui pour Biden pour que celui-ci conserve son positionnenent modéré et ne parte pas trop à gauche, en faisant en sorte que les voix en faveur de Sanders pèsent relativement moins ? Je ne sais pas.

En revanche, difficile de trouver un quelconque enjeu aux primaires républicaines depuis qu'elles ont commencé.

A mon avis, ce qui est remarquable, c'est comme vous le disez non pas les pourcentages de voix en faveur de Trump qui sont assez habituels parmi ce que l'on peut observer chez les présidents sortants, mais les voix en valeur absolue obtenues par chaque candidat par rapport à des situations historiques similaires, ce que vous évoquez indirectement en parlant de participation.

Et là, première chose, l'avantage est pour Trump : la participation est à 95% environ en faveur de Trump pour la primaire républicaine, elle est plus autour des 70% pour Biden. L'importance comparative de la participation dans chaque camp est donc à modérée chez les Démocrates car si elle y reste très importante, elle se manifeste dans une proportion non négligeable pour Sanders et donc contre Biden, tandis qu'elle se manifeste chez les Républicains uniquement en faveur de Trump.
C'est tout d'abord en ce sens que personnellement, je ne mettrais pas au même niveau les participations républicains et démocrates que vous considérez comme toutes aussi importantes l'une que l'autre.

La participation républicaine a déjà bien plus de signification car tous ceux qui participent aux primaires républicaines vont voter pour Trump, mais tout ceux qui participent aux primaires démocrates ne voteront pas pour Biden.

D'autre part, l'écart en termes de voix (en valeur absolue) est bien plus important entre Trump maintenant et Obama en 2012 ainsi que Bush en 2004, que par exemple, entre Biden maintenant et Clinton en 2016 et Kerry en 2004, dans des circonstances quasiment identiques. Je sais que je compare souvent 2020 et 2004 (toujours mutatis mutandis bien entendu), c'est bien parce que de toutes les élections qui ont lieu depuis 1988, c'est à l'élection de 2004 que l'élection de 2020 ressemble le plus.

Pour donner quelques chiffres :
- Donald Trump a obtenu à ce stade 13,7 millions des voix, après 31 primaires et alors qu'il en reste encore 15. C'est près du double de ce qu'Obama avait obtenu en 2012, 6,2 millions de voix. C'est près de 75% de plus que ce Bush avait obtenu en 2004, 7,8 millions de voix en tout.
- Joe Biden a obtenu 12,1 millions de voix, après 37 primaires et alors qu'il en reste 21. Clinton, en 2016, a obtenu 16,9 millions de voix. En 2004, John Kerry avait obtenu 10 millions de voix, dans des primaires où un vainqueur s'est très vite dégagé.

Et force est de constater, qu'en 2004, Bush avait obtenu en tout 7,8 millions de voix, beaucoup moins que John Kerry avec ses 10 millions de voix, et Bush a fini par être réélu.

En 2020, les primaires ne sont pas finies, mais Trump a obtenu 13,7 millions de voix, contre 12,1 millions de voix pour Joe Biden.

Sur le seul plan des voix obtenus lors des primaires, Trump part ainsi en bien meilleure position que Bush en 2004 qui a fini par être réélu, dans des circonstances assez similaires : un président républicain qui n'est pas contesté dans son propre camp face à un candidat démocrate soutenu par l'establishment qui a triomphé largement lors des primaires face à un candidat issu de la gauche du parti (Howard Dean en 2004, Bernie Sanders en 2020) qui partait pourtant légèrement favori.

Est-ce que cela garantit une réélection de Trump en novembre ? Bien sûr que non. Cependant, c'est un élément qui joue en sa faveur. Il y en d'autres qui jouent en la faveur de Biden bien sûr : l'impopularité de Trump, l'opinion générale concernant la gestion présidentielle de l'épidémie de coronavirus, les sondages actuels,...
En tout cas, comme on le répète souvent ici, cette élection va être un référendum pour ou contre Trump, et les électeurs républicains sont particulièrement enthousiastes à l'idée de voir un nouveau mandat de Trump, et la mobilisation de ces derniers en sa faveur lors des primaires républicaines le montre.

C'est déjà une bonne base que n'avait pas par exemple Bush père en 1992. Reste encore à convaincre les électeurs indépendants de vouloir voir Trump rempiler pour quatre années de plus.
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Re: L'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis

Messagede nigdugg » Ven 22 Mai 2020 15:37

Galaad a écrit:
Corondar a écrit:Pour Trump même chose, il ne fait pas 94% dans chaque état. C'est le cas en Oregon, dans d'autres états il tourne plutôt autour des 90% (un peu moins ou un peu plus). Mais là aussi ce sont des pourcentages tout à fait normaux pour un président sortant dans des primaires non contestées (Obama en 2012 et Bush en 2004 obtenaient le même genre de pourcentages dans leurs primaires). Je laisse de côté les états où il est réellement seul sur le bulletin et ne peut pas faire autrement que d'obtenir 100% des voix :).
Non, ce qui est étonnant, aussi bien côté démocrates que républicains c'est que leurs deux primaires continuent à connaitre de très bonnes participations alors qu'il n'y a plus d'enjeu et que les situations de vote sont perturbées par le Coronavirus.

Je dirais néanmoins que ce que vous décrivez, c'est-à-dire une situation où un candidat engrange relativement beaucoup de voix alors que les primaires sont dénuées d'enjeux, est plus inhabituelle pour un président sortant que pour un candidat non-président sans adversaire et certain de remporter la nomination. A plus forte raison qu'il reste un léger enjeu dans les primaires démocrates, c'est peut-être une meilleure prise en compte des propositions de Sanders si celui-ci continue à faire des bons scores aux primaires qui restent, et qui motivent peut-être encore ses électeurs à voter.

Mais est-ce possible que cela fonctionne aussi dans l'autre sens et qu'une minorité d'électeurs démocrates votent encore aujourd'hui pour Biden pour que celui-ci conserve son positionnenent modéré et ne parte pas trop à gauche, en faisant en sorte que les voix en faveur de Sanders pèsent relativement moins ? Je ne sais pas.

En revanche, difficile de trouver un quelconque enjeu aux primaires républicaines depuis qu'elles ont commencé.

A mon avis, ce qui est remarquable, c'est comme vous le disez non pas les pourcentages de voix en faveur de Trump qui sont assez habituels parmi ce que l'on peut observer chez les présidents sortants, mais les voix en valeur absolue obtenues par chaque candidat par rapport à des situations historiques similaires, ce que vous évoquez indirectement en parlant de participation.

Et là, première chose, l'avantage est pour Trump : la participation est à 95% environ en faveur de Trump pour la primaire républicaine, elle est plus autour des 70% pour Biden. L'importance comparative de la participation dans chaque camp est donc à modérée chez les Démocrates car si elle y reste très importante, elle se manifeste dans une proportion non négligeable pour Sanders et donc contre Biden, tandis qu'elle se manifeste chez les Républicains uniquement en faveur de Trump.
C'est tout d'abord en ce sens que personnellement, je ne mettrais pas au même niveau les participations républicains et démocrates que vous considérez comme toutes aussi importantes l'une que l'autre.

La participation républicaine a déjà bien plus de signification car tous ceux qui participent aux primaires républicaines vont voter pour Trump, mais tout ceux qui participent aux primaires démocrates ne voteront pas pour Biden.

D'autre part, l'écart en termes de voix (en valeur absolue) est bien plus important entre Trump maintenant et Obama en 2012 ainsi que Bush en 2004, que par exemple, entre Biden maintenant et Clinton en 2016 et Kerry en 2004, dans des circonstances quasiment identiques. Je sais que je compare souvent 2020 et 2004 (toujours mutatis mutandis bien entendu), c'est bien parce que de toutes les élections qui ont lieu depuis 1988, c'est à l'élection de 2004 que l'élection de 2020 ressemble le plus.

Pour donner quelques chiffres :
- Donald Trump a obtenu à ce stade 13,7 millions des voix, après 31 primaires et alors qu'il en reste encore 15. C'est près du double de ce qu'Obama avait obtenu en 2012, 6,2 millions de voix. C'est près de 75% de plus que ce Bush avait obtenu en 2004, 7,8 millions de voix en tout.
- Joe Biden a obtenu 12,1 millions de voix, après 37 primaires et alors qu'il en reste 21. Clinton, en 2016, a obtenu 16,9 millions de voix. En 2004, John Kerry avait obtenu 10 millions de voix, dans des primaires où un vainqueur s'est très vite dégagé.

Et force est de constater, qu'en 2004, Bush avait obtenu en tout 7,8 millions de voix, beaucoup moins que John Kerry avec ses 10 millions de voix, et Bush a fini par être réélu.

En 2020, les primaires ne sont pas finies, mais Trump a obtenu 13,7 millions de voix, contre 12,1 millions de voix pour Joe Biden.

Sur le seul plan des voix obtenus lors des primaires, Trump part ainsi en bien meilleure position que Bush en 2004 qui a fini par être réélu, dans des circonstances assez similaires : un président républicain qui n'est pas contesté dans son propre camp face à un candidat démocrate soutenu par l'establishment qui a triomphé largement lors des primaires face à un candidat issu de la gauche du parti (Howard Dean en 2004, Bernie Sanders en 2020) qui partait pourtant légèrement favori.

Est-ce que cela garantit une réélection de Trump en novembre ? Bien sûr que non. Cependant, c'est un élément qui joue en sa faveur. Il y en d'autres qui jouent en la faveur de Biden bien sûr : l'impopularité de Trump, l'opinion générale concernant la gestion présidentielle de l'épidémie de coronavirus, les sondages actuels,...
En tout cas, comme on le répète souvent ici, cette élection va être un référendum pour ou contre Trump, et les électeurs républicains sont particulièrement enthousiastes à l'idée de voir un nouveau mandat de Trump, et la mobilisation de ces derniers en sa faveur lors des primaires républicaines le montre.

C'est déjà une bonne base que n'avait pas par exemple Bush père en 1992. Reste encore à convaincre les électeurs indépendants de vouloir voir Trump rempiler pour quatre années de plus.


Merci pour ce rappel que je fais moins bien que vous lors de mon précédent post. Effectivement, 2004 doit être une analyse de bien meilleur qualité que les autres primaires postérieures car même si plus ancienne c'est celle qui se rapproche le plus.
Les mots soulignés en gras sont aussi le cas en 2004.
Sans compter que si on regarde Biden et Kerry on assiste au même type de personnage.

Une différence Trump va réaliser le meilleur parcours de tous les présidents sortant se présentant à une primaire bidonnée. Il lève des électeurs malgré tout ce qui lui tombe dessus.

De plus , le colistier de Kerry avait une caution de "gauche", Biden en aura t il une, je ne pense pas depuis le début que les démocrates feront ce choix.

Les scores de Sanders seront à analyser car ils sont pour le moment moins critique que prévu et qu'annoncé dans certains médias.
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Re: L'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis

Messagede Vaulti » Ven 22 Mai 2020 15:56

La différence de voix entre Trump et Biden dans leurs primaires respectives s'explique par le spectre idéologique couvert par leurs partis.

Dans le parti démocrate, on peut trouver des conservateurs modérés aussi bien que des ultra-libéraux (libéral dans le sens américain du terme).
Pour le parti républicain, il n'y a quasiment plus que des conservateurs.

Certes, le bloc républicain est le plus cohérent et soudé idéologiquement (en plus de bénéficier d'un chef incontesté) mais largement dépassé numériquement par le reste des électorats.

On semble quand même bien mieux parti qu'en 2016 pour coaliser ces électorats divers (largement facilité par la large désapprobation de la politique de Trump commune).
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Re: L'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis

Messagede aurelien.plaisant » Ven 22 Mai 2020 16:12

Je rejoins Vaulti et Corondar sur l'analyse, il ne faut pas oublier que Trump apparaît comme une rock star, un demi-dieu pour une grande partie de l'électorat républicain, la plupart des électeurs de Trump n'attendent qu'une chose depuis 2016 : revoter pour lui. C'est d'ailleurs là-dessus, sur le fait de personnaliser l'élection que Trump a joué en 2018 pour obtenir une participation exceptionnelle aux midterms ( je n'ai pas la source mais je me souviens d'une phrase de ce genre : "dites-vous que vous votez pour moi quand vous votez pour un républicain"), le problème pour lui est que les démocrates se sont encore plus mobilisés et ont infligé une lourde défaite aux républicains.

Pour moi, et je peux me tromper, cette forte participation, comme les foules innombrables aux meetings de Trump, prouvent juste que la base républicaine est mobilisée, ultra-motivée pour réélire Trump, plus qu'Obama en 2012 et que Bush en 2004 tout simplement car le paysage politique est beaucoup plus polarisé et donc que les électeurs représentant la base d'un parti sont peut être plus sensibles qu'avant aux appels à la mobilisation.
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Re: L'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis

Messagede Corondar » Ven 22 Mai 2020 16:14

Je vais l'écrire noir sur blanc puisque apparemment ne pas le faire indiquerait un biais : oui les scores qu'obtient Trump sur ces primaires sont, en nombre de voix, sans précédent pour un président sortant. Oui, il sera le président sortant ayant recueilli le plus grand nombre de voix à une primaire.
Cela m'indique donc que Trump est dans une situation beaucoup plus confortable auprès de son camp qu'il ne l'était il y a 4 ans. Ceci dit, si je ne relaye pas ce fait du soir au matin dans tous mes posts, c'est aussi parce que ce n'est là pas une surprise ni une nouveauté : l'électorat républicain ne soutient pas Donald Trump, l'électorat républicain croit en Donald Trump. Quand je dis que l'électorat républicain le voit comme un surhomme, ce n'est pas une exagération de ma part, mais bien un constat.
En 2018, les républicains ont reçu lors des midterms 10 millions de voix de plus que les midterms de 2014, qui étaient pourtant un point haut historique pour eux. Les primaires républicaines de 2020 confirment que l'électorat républicain suit son président comme un seul homme, et qu'il le fait massivement.
Maintenant, encore une fois, personnellement ce comparatif que je fais là, je le fais au niveau des primaires et d'un camp.
Il en va de même pour les primaires démocrates : je fais un comparatif au niveau des primaires et d'un camp.
Les primaires (démocrates et républicaines) ne voient se mobiliser qu'une petite partie du corps électoral américain.
Tous les enseignements que l'on peut tirer de ces primaires ne nous renseignent pas vraiment (en tout cas que très imparfaitement et que très partiellement) sur l'attitude électorale à venir des électeurs (bien plus nombreux) qui ne participent pas à ces primaires, mais qui participeront à la générale.
Je ne prétends pas que les analyses que je fais des primaires (démocrates et républicaines) me permet de pronostiquer le résultat de la générale, qui est une élection différente, et qui n'a toujours pas réellement commencé dans l'esprit des électeurs américains.
Maintenant, la mobilisation du camp républicain et son amour pour leur président est au moins aussi notable que la mobilisation du camp démocrate et sa haine pour le président.

Enfin, Trump est-il plus compétitif ou un candidat plus fort en 2020 qu'en 2016 ? Je réponds 1000 fois oui, évidemment que oui, et pour ça je n'ai même pas besoin de regarder le résultat des primaires et d'analyser des tonnes de chiffres électoraux. Trump est le président sortant, ce qu'il n'était pas en 2016. Ce simple élément fait de lui un candidat plus fort qu'en 2016.
Ensuite, on parle d'un animal politique dont les propos, quels qu'ils soient, sont considérés comme parole d'évangile par sa base. Non seulement Trump a le soutien indéfectible de son camp, mais cela va plus loin : il est son camp, et son camp est Trump. Là aussi, quand je dis que le GOP est devenu le parti de Trump, c'est à prendre au sens littéral, ce n'est pas une vue de l'esprit.
Concernant Biden, j'en suis pas encore à me projeter réellement sur ses chances sur la générale. Elles me semblent raisonnables, je dirais qu'il me semble que ses chances sont meilleures aujourd'hui qu'il y a 3 ou 4 mois (pour tout un tas de raisons, dans lesquelles Biden ne joue quasiment aucun rôle :) ). A t il des défauts ? Oui, je comprends même pas qu'on se pose la question : quel candidat n'en a pas ? A t il des qualités ? Pareil, quel candidat n'en a pas ?
Pareil pour Trump, il a des qualités et des défauts. Je précise que pour les deux je parle de leurs qualités et défauts en tant que candidats politiques uniquement.
Enfin, concernant les primaires, il y a tout de même un élément à noter, au delà des performances propres à chacun des candidats ou des camps. La primaire démocrate devrait (j'emploie le conditionnel car on n'a pas les résultats définitifs) connaitre une participation supérieure à celle de 2016. Cette dernière avait vu un peu moins de 31 millions de votants.
En 2020, pour le moment, on est à un peu moins de 27 millions de votants. Il faudrait imaginer des taux de participation très bas dans les derniers états pour que les démocrates ne dépassent pas ce chiffre des 31 millions (vu les taux constatés jusqu'à maintenant, ce serait très étonnant). Or, il faut tout de même rappeler qu'on est face à une primaire qui aura été plus courte et moins disputée qu'en 2016, et qui, surtout, aura été gravement perturbée par le coronavirus (avec des reports en cascade et des procédures de vote chamboulées).
Côté républicains, même si les scores de Trump sont historiques en voix, il n'en reste pas moins que les primaires de 2020 mobiliseront nettement moins que celles de 2016. En 2016, un peu plus de 31 millions d'électeurs s'étaient exprimés lors des primaires républicaines. Cette année, on devrait tourner autour d'un chiffre divisé par deux ? Ce qui reste exceptionnel, d'autant que certains états n'organisaient pas de primaires côté républicaines.
Mais là aussi, c'est une donnée à prendre en compte.
Bref, Trump a en 4 ans fait l'union de son camp, mais il a coalisé face à lui tout un tas d'électorats hostiles. Et là non plus, pas besoin de regarder et d'analyser des tonnes de chiffres des primaires : il suffit de compiler les résultats électoraux américaines entre 2016 et aujourd'hui, et d'observer la courbe de popularité du président...
Mais, dans mon analyse, ce qui va être déterminant pour l'élection de novembre, c'est la situation du pays en septembre (aussi bien économique et sociale qu'épidémiologique), et l'impopularité de Trump à ce moment là. A mon avis, ces éléments là seront plus déterminants que la campagne en elle même, ou les défauts et qualités des uns et des autres.
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Re: L'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis

Messagede nigdugg » Ven 22 Mai 2020 17:00

La question à laquelle on a toujours pas répondu était est ce que la primaire de 2016 est une référence en terme de mobilisation alors que le nombre de votant est plus faible de 6 millions de voix et le contexte moins favorable qu'actuellement pour les démocrates.
De plus les votes par correspondances, mails etc, l'absence de meeting devraenit plomber les résultats du candidat Trump or ce n'est pas le cas.
Toute une série de faits qui montrent que cette primaire coté démocrate qu'on dit mobilisatrice ne l'est pas et ne montrent aucune garantie de victoire.
On parle tout de même si la participation est de 30/32M de la moitié du corps électoral des démocrates. Je ne pense pas ainsi que ce soit significatif.

Dernier point où est cet électorat hostile ? Pourquoi n'a t il pas profité de ces primaires pour envoyer un message clair aux présidents il en avait la possibilité.

La vérité c'est que les démocrates sont divisés et les républicains unis.

La grande différence se trouve ici, les démocrates et leurs courants ne peuvent plus continuer de faire semblant de s'entendre alors qu'ils ne sont d'accord sur rien.
Il faudra qu'émerge dans les prochaines années soit un fédérateur comme pouvait l'être Obama soit une clarification idéologique affirmée et claire quitte à ce qu'il y ait de la casse.
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Re: L'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis

Messagede Tirnam » Ven 22 Mai 2020 17:57

nigdugg a écrit:
Dernier point où est cet électorat hostile ? Pourquoi n'a t il pas profité de ces primaires pour envoyer un message clair aux présidents il en avait la possibilité.

Ça je ne comprends pas. Les primaires sont réservées aux républicains (ou quand elles ne le sont eh bien les anti-Trump sont trop occupés à sélectionner l'opposant à Trump plutôt que de gâcher leur vote dans un vote purement protestataire).

Les succès de Trump aux primaires sont impressionnants oui. Comme la hausse phénoménale des votes aux élections de mi-mandat pour les candidats républicains par rapport à 2014. C'est le signe de ce qu'on a déjà dit, Trump est le Président qui génère le plus d'opinions "extrêmes" dans un sens comme dans l'autre. Mais globalement Trump génère toujours plus d'hostilité que d'adhésion.
Il a bien pu mobiliser sa base électorale de façon extraordinaire pour un parti au pouvoir en 2018, ça ne l'a pas empêché de subir l'une des plus graves défaites pour une élection de mi-mandat.
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Re: L'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis

Messagede Corondar » Ven 22 Mai 2020 18:00

nigdugg a écrit:La question à laquelle on a toujours pas répondu était est ce que la primaire de 2016 est une référence en terme de mobilisation alors que le nombre de votant est plus faible de 6 millions de voix et le contexte moins favorable qu'actuellement pour les démocrates.


Désolé, mais je pense qu'il manque des éléments dans votre phrase pour la rendre compréhensible. La participation démocrate de 2016 est plus faible de 6 millions de voix par rapport à quoi ? La primaire de 2008 je suppose ? Ce serait bien de le préciser parce que c'est peut-être évident pour vous, mais ça ne l'est pas pour tout le monde.
Si c'est bien ça, je ne suis pas sur que comparer toutes les participations de toutes les primaires futures et passées à celle qui aura mobilisé le plus dans l'histoire américaine est une démarche neutre du coup ? Oui, les primaires démocrates de 2020 n'égalent pas le taux de participation des primaires démocrates de 2008, pas plus que celles de 2012, 2004, 2000, 1996, 1992, 1988, 1984...Et on pourrait faire le même inventaire à la Prévert côté républicains. Je ne vois pas trop où vous voulez en venir avec ça du coup ? La participation des primaires démocrates 2020 sera plus proche du record absolu de 2008 que celle des primaires démocrates 2016...
Et en quoi le contexte des primaires démocrates de 2020 est plus favorable qu'au contexte des primaires démocrates de 2016 ? Dans les deux cas, on est dans un cadre historique pour la générale qui devrait avantager les républicaines (en 2016 parce qu'ils sont l'opposition après 8 ans d'occupation démocrate de la Maison Blanche, en 2020 parce qu'ils ont un président sortant). Traditionnellement, les années fastes en terme de mobilisation partisane sur les primaires, c'est quand les deux primaires sont ouvertes des deux côtés en même temps (c'était le cas en 2016 et 2008, pas en 2020).

nigdugg a écrit:De plus les votes par correspondances, mails etc, l'absence de meeting devraient plomber les résultats du candidat Trump or ce n'est pas le cas.


Mais on vous répète que rien désormais ne peut plomber les résultats de Trump auprès de sa base. Pour eux il marche sur l'eau. Quand il dit qu'il pourrait abattre un innocent en pleine rue face caméra que ça ne lui ferait pas perdre une voix auprès de sa base, il a raison je pense. Quant au fait que les républicains seraient hostiles par nature au vote par correspondance, ça c'est le story telling de Trump, ce n'est pas la réalité : il y a aussi des électeurs républicains qui y ont recours massivement, cela dépend grandement des états.

nigdugg a écrit:Toute une série de faits qui montrent que cette primaire coté démocrate qu'on dit mobilisatrice ne l'est pas et ne montrent aucune garantie de victoire.
On parle tout de même si la participation est de 30/32M de la moitié du corps électoral des démocrates. Je ne pense pas ainsi que ce soit significatif.


C'est avec ce genre de phrase qui nie objectivement la réalité que votre analyse se révèle être très partisane. Les primaires démocrates de cette année vont vraisemblablement être les deuxièmes plus mobilisatrices de l'histoire des primaires démocrates, après celles de 2008. La "série de faits" qui selon vous montreraient que ces primaires démocrates ne seraient pas mobilisatrices, je vous confirme en effet que vous êtes le seul à les voir...
Quant à votre deuxième phrase, là aussi il manque un élément. La moitié du corps électoral démocrate ? Ça sort d'où que les démocrates représenteraient 64 ou 65 millions d'électeurs à l'échelle du pays ? Si ça se base sur le résultat de la présidentielle 2016, c'est très gentil de votre part de considérer que tous les gens qui ont voté pour Clinton se considèrent tous comme des démocrates :).
D'après les registres électoraux, on estime qu'environ 30% des électeurs inscrits sont déclarés en tant que démocrates. La population américaine en âge de voter c'est environ 230 millions de personnes, mais sur ces 230 millions on tourne autour des 155 millions d'inscrits. Rapportés sur les inscrits, on estime donc qu'environ 46.5 millions d'électeurs sont enregistrés comme étant des démocrates. Précisons que sur les primaires, dans certains états les indépendants peuvent voter à la primaire de leur choix (mais à une seule des deux), dans d'autres des électeurs enregistrés peuvent aussi voter à la primaire du camp d'en face (mais pas aux deux) :). Pour déterminer avec précision sur les 30 ou 32 millions de votants aux primaires démocrates, quelle est la proportion exacte de démocrates, de républicains, et d'indépendants, bon courage. Je me bornerai à constater que le nombre de votants aux primaires démocrates de cette année va représenter un taux de participation compris entre 65 et 70% de l'ensemble des électeurs qui se déclarent démocrates. C'est un calcul à la louche, avec des marges d'erreur potentielles réelles, mais on est dans cet ordre de grandeur là.

nigdugg a écrit:Dernier point où est cet électorat hostile ? Pourquoi n'a t il pas profité de ces primaires pour envoyer un message clair aux présidents il en avait la possibilité.


Quel électorat hostile ? L'électorat républicain hostile à Trump il a quitté le GOP et il attend que Trump ne soit plus là pour y revenir, mais il ne participe plus aux primaires républicaines à priori. Il n'y a aucun espace disponible en interne du GOP pour une ligne anti Trump (comme il n'y a quasiment aucun espace en interne pour une ligne hostile au président en place au sein de son parti, si c'est le cas, alors ce président à déjà perdu).
L'électorat démocrate ou indépendant pro-démocrate hostile à Trump ? Lui il participe aux primaires démocrates (à hauteur de 65 à 70% de taux de participation à la louche).
L'électorat ni démocrate ni indépendant pro-démocrate hostile à Trump ? Lui il attend la générale et se décidera à ce moment là.
Quant à l'électorat hostile à Trump au sens large, vous le voyez dans ses enquêtes de popularité des 4 dernières années, et dans les différents résultats électoraux intermédiaires des 4 dernières années (dont les midterms ne furent que le point culminant). Parce que là aussi, je vous confirme que les 60 millions d'électeurs et quelques qui ont voté pour les candidats démocrates lors des midterms de 2018 ne se considèrent pas tous comme des démocrates (et on pourrait dire pareil des quelques 50 millions et quelques d'électeurs qui ont voté pour les républicains à cette occasion).

nigdugg a écrit:La vérité c'est que les démocrates sont divisés et les républicains unis.


Alors, ça j'aurais du mal à le résumer en une seule phrase comme vous le faites :). Cela me parait un poil plus complexe. Les deux grands partis politiques US sont des auberges espagnoles qui voient se côtoyer de tout en interne.
En revanche, les démocrates ont toujours (et ça c'est pas nouveau) été plus enclins à s'organiser en chapelles internes. Et c'est je pense une constante dans la plupart des partis de gauche, par opposition aux partis de droite où on est culturellement plus enclins à suivre la ligne du chef (et ça ce n'est pas propre au cas américain).

nigdugg a écrit:La grande différence se trouve ici, les démocrates et leurs courants ne peuvent plus continuer de faire semblant de s'entendre alors qu'ils ne sont d'accord sur rien.
Il faudra qu'émerge dans les prochaines années soit un fédérateur comme pouvait l'être Obama soit une clarification idéologique affirmée et claire quitte à ce qu'il y ait de la casse.


D'accord sur rien, là aussi j'irais pas jusque là :). Ils sont d'accord sur un agenda culturel progressiste (je rappelle qu'aux USA ce sont les questions sociétales qui déterminent l'alpha et l'omega de votre positionnement politique), ils sont d'accord sur une plus grande intervention de l'état dans les mécanismes économiques et sociaux, ils sont d'accord sur une vision plus fédérale que fédérée de la constitution, ils sont d'accord sur une vision plus écologique de la société. Qu'il y ait des tas de nuances internes c'est certain.
Mais je pense que la situation est assez semblable côté républicains au niveau des nuances internes.
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Re: L'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis

Messagede Eco92 » Ven 22 Mai 2020 18:10

nigdugg a écrit:De plus les votes par correspondances, mails etc, l'absence de meeting devraient plomber les résultats du candidat Trump or ce n'est pas le cas.
Toute une série de faits qui montrent que cette primaire coté démocrate qu'on dit mobilisatrice ne l'est pas et ne montrent aucune garantie de victoire.

Vos séries de faits, comme souvent, ne le sont que pour vous et guères sourcées, si ce n'est pour des choses que personne ne nie comme les votes massifs aux primaires républicaines bien que sans enjeu, le fait que Trump soit ultra-populaire chez ses électeurs et ait phagocyté le GOP ou, chose répétée sans cesse depuis des mois, que Trump est a priori le favoris de l'élection en tant que président sortant.
Il paraît absolument évident que la primaire démocrate n'apporte "aucune garantie de victoire", mais outre que le système électoral défavorise automatiquement les démocrates je ne vois guère comment une élection imprédictible pourrait apporter une "garantie de victoire" en plein contexte de crise sanitaire et économique inédite et à presque six mois des élections.
Enfin quand vous dites que les résultats du candidat Trump ne sont pas plombés vous parlez des primaire ? Car là personne n'attend que Trump perde des points auprès de sa base fanatisée. En 2016 Trump avait dit qu'il pourrait abattre quelqu'un en pleine rue que ses électeurs voteraient toujours pour lui, et les faits lui ont donné raison car entre les agressions sexuelles avec preuves évidentes, la corruption manifeste de toute son équipe de campagne, le refus de condamner des néo-nazis, le népotisme ou le refus des règles de bases dans un état démocratique (comme d'accepter les contre-pouvoirs légaux) si son électorat avait du se détourner de lui il l'aurait fait depuis longtemps.
Par contre si vous parler de la générale et bien, c'est imprédictible à ce jour mais de fait les sondages (qui valent ce qu'ils valent) montrent quand même une sacrée décrochée de Trump sur les sondages nationaux, et des situations serrées y compris dans les états. Les sondages pour les sénatoriales longuement résumés dans le sujet dédié montrent que les républicains peuvent être menacés dans des endroits impensables il y a six mois. Bien sur cela est en partie conjoncturel, et Biden va peut-être souffrir des accusations de Tara Read, tout est possible (même si là ça se dégonfle plutôt, elle vient de perdre son avocate, une figure de #MeeTo), mais Trump a quand même de quoi s'inquiéter mais pour ça il faudrait encore qu'il admette que tout ce qui ne crie pas ses louanges n'est pas fake news ! Il en est même à twitter régulièrement contre FoxNews, allant jusqu'à demandé à son ex-dirigeant décédé d'intercéder depuis le ciel (!) car les sondages publiés par la TV ne lui sont pas favorables.

https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1263843108858597376


Sinon une "short list" des VP démocrates "vérifiée" semble être sortie. On y retrouve sans surprises les sénatrices Kamala Harris (Californie), Amy Klobuchar (Minnesota) et Elizabeth Warren (Massachusset) mais aussi Catherine Cortez Masto (Nevada). On y retrouve aussi, de manière peut-être plus surprenante, l'ancienne candidate au poste de gouverneur de Géorgie Stacey Abrams (ancienne représentante à la chambre locale et également romancière, afroaméricaine), l'ancienne conseillère à la sécurité nationale et ex-ambassadrice à l'ONU Susan Rice, la représentante de Floride Val Demings (qui est afroaméricaine et aurait l'intérêt d'être candidate d'un swing state mais est assez méconnue) et la gouverneure du Michigan Gretchen Whitmer.

https://thehill.com/homenews/campaign/499048-demings-says-shes-on-bidens-vp-short-list
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Re: L'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis

Messagede nigdugg » Ven 22 Mai 2020 19:40

On m'annonce ici des démocrates surmotivés, je fais constater que les chiffres de la primaire ne seront pas meilleurs que 2008.
On m'annonce que le candidat Biden est meilleur que Trump dans beaucoup de choses et qu'il performe par rapport à Clinton. Mais on explique ici que si Clinton a perdu c'est parce qu'elle était un repoussoir.

Du coup on fait des raisonnements ici sur une performance d'un candidat par le comparatif d'une primaire où les deux candidats étaient assez détestés, où la participation n'était pas extraordinaire et on dit que le dit candidat sera meilleur que Clinton et qu'il faudra légèrement plus pour battre Trump.

Or on vient de me dire que Trump paraît plus puissant qu'en 2016, avec un camp plus soudé. Donc je ne comprends pas en quoi Biden est un candidat compétitif au regard de pleins de paramètres qu'on ne me soumet jamais.
On me donne des chiffres, des pourcentages, des sondages toujours en fonction de ce qui arrange. Une fois 2016 la générale, une fois les primaires, puis une fois les midterms.
Il serait bien d'être objectif de mettre la rancœur partisane de côté sur Trump.
Je déteste plus Trump que tous les forumeurs réunis mais j'arrive à prendre de la hauteur sur les chiffres.
Déjà les sondages, ils ne représentent que les organismes qui les font et leurs visions politiques. Si on avait écouté les sondages en 2016, Clinton aurait gagné largement. D'ailleurs ils ne s'étaient pas trompés puisqu'elle a fini devant le candidat en pourcentage populaire.
Ainsi les sondages nationaux ne veulent rien dire quand dans un sondage on calcule l'avance d'un Biden en Californie et New-York par exemple.

Ainsi j'aimerais qu'on m'offre mieux qu'un article du New york Times sur la compétitivité du candidat Biden tiré des comparaisons avec Clinton.
Je n'y comprends plus rien tantôt la candidate est la plus détestée donc elle a perdu, tantôt elle fait figure de curseur pour mesurer la force d'un candidat.
Voilà pourquoi selon moi la question à se poser est : est ce que Biden sera capable de faire aussi bien ou légèrement moins bien qu'un Obama.
Si on répond à cette question alors il apparaît légitime de le comparer avec celui-ci plutôt qu'une candidate qu'on dit ici être mauvaise.

Donc j'aimerais savoir pour Clinton et toutes mes autres questions.
Concernant les midterms ce n'est pas comparable car dans les midterms il n'y a pas d'enjeu présidentiel et ceux-ci ont toujours amené à une mobilisation de l'opposition. Ce qu'on peut constater c'est par contre que le parti au pouvoir ne se prend pas une débâcle (annoncée pourtant par CNN quelques jours avant, jusqu'à 50 postes perdus) parce que la base républicaine est solide et parce qu'en même temps côté démocrate les bases des différents courants étaient peu divisés.
On parle ici de choisir un candidat qui deviendra président et la base de Sanders à 20% voire plus dans certains états n'est pas prête à soutenir le candidat démocrate.
20% sur un nombre importante de voix cela représente beaucoup, il faudra aussi rajouter des pertes niveau Warren (étudiants, jeunes travailleurs).
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