pba a écrit:(...)
Ceux qui ont manqué de "jugeotte ", (sinon plus ) sont ceux qui ont permis l'élection du 15 mars : en témoignage, je connais, dans mon immeuble, plus d'une personne qui même candidate ont hésité pour aller voter ou ne l'ont fait que "la boule au ventre "(sans gel, sans masque dans le bureau ...)
Moi j'avais la boule au ventre pour mon père octogénaire qui était assesseur...
Fort heureusement les mesures de précaution prises dans son bureau de vote ont été suffisantes et il n'a pas été contaminé.
Pour le reste je maintiens que :
1 certes l'effondrement de la participation A PU faire évoluer l'équilibre politique du premier tour (mais ce n'est pas prouvé). Cependant l'incidence, si elle existe, est faible car
2 il n'y a eu aucun impact sur les communes à liste unique, cas d'une grande majorité de communes
3 ni celles où le résultat était massif en faveur d'une liste (éventuellement à 1 élu près en + ou en -)
4 rien ne permet de savoir dans quel sens l'équilibre à pu être déplacé. Ceux qui s'indignent ont peut-être été avantagés.
5 même les listes élues de peu au premier tour alors qu'il y avait plus de 2 listes candidates auraient, sauf rare exception, gagné au second tour
6 le second tour dans les communes concernées permettra aux électeurs de définir l'équilibre politique qu'ils souhaitent (petite minorité des communes, représentant effectivement une grande majorité de la population)
Restent donc les cas suivants :
7 Scrutin à 2 listes qui s'est joué à très peu de voix, en supposant que dans certains cas la hausse de participation aurait pu déplacer l'équilibre de manière plus importante que le nombre de voix d'écart, dans le sens défavorable à la liste qui a gagné
8 Scrutin à plusieurs listes, donnant lieu à second tour, pour lequel la (non-)qualification d'une ou plusieurs listes s'est jouée à peu de voix : par exemple listes qualifiées de justesse qui se maintiennent alors qu'on peut imaginer que la participation différentielle leur aurait été tellement défavorable qu'elles n'auraient pas pu atteindre la barre des 10%.
N'oublions pas que, si écart il y a, il a pu jouer dans un sens différent selon les communes concernées et il peut être inférieur à la marge de victoire ou de qualification évoquée plus haut.
Je rappelle que l'organisation de ce scrutin dans ce contexte de crise sanitaire naissante n'a pas donné lieu à des phénomènes de fraudes massives ni l'irrespect des règles démocratiques usuelles.
Je n'insisterai pas sur les considérations de respect des organisateurs du scrutin (scrutateurs,...) dont certains ont payé leur civisme de leur vie.
En conclusion le scrutin A PU être faussé dans quelques rares communes (sans qu'on en ait la preuve), sans qu'on puisse savoir dans quel sens. L'équilibre politique national global en est très peu affecté, même si certaines communes sont peut-être touchées ici ou là .
La mauvaise décision de maintenir le premier tour est tout autant critiquable que la mauvaise décision inverse qui aurait pu être prise de l'annuler au dernier moment. Mais pas plus. De là à considérer ce premier tour comme illégitime ???
Je considère qu'il appartient aux acteurs politiques responsables de prendre acte du caractère exceptionnel de ce premier tour organisé dans un contexte de crise exceptionnel et de faciliter le fonctionnement fluide de nos institutions en finalisant le scrutin municipal en cours, dans les meilleures conditions, notamment vis-à -vis des élections ultérieures : sénatoriales surtout, mais aussi régionales et départementales..