pba a écrit:Quant à la majorité, en cas de succès de EM en duel avec MLP, elle sera au moins relative, voire absolue, c'est un grand classique en 5ème république!
ne croyez pas que des triangulaires ou plus quadra seront si nombreuses, vu qu'il faut 12.5% des inscrits pour être qualifié au 2ème tour; Si le 1er tour peut amener un grand nombre de candidats, celà diminue d'autant le nombre de triangulaires au 2ème tour
En effet, si Macron devait gagner la présidentielle, je ne me fais guère de souci pour l'obtention d'une majorité législative : une chèvre avec une pancarte "En Marche" pourrait être élue député (tout comme une chèvre avec une pancarte LR ou FN pourrait l'être en cas d'accession à l'Elysée de Fillon ou Le Pen). Le problème éventuel viendrait plutôt de la cohérence d'un tel groupe parlementaire durant la mandature (où devraient se côtoyer en toute logique des ex-futurs-anciens-nouveaux PS, des PRG, des UDI-Modem et quelques LR en rupture de ban).
Man on the Moon a écrit:"Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ?". ... Cette phrase prononcé par Monsieur Fillon m'a fait sursauté... A-t-il pensé ce jour là qu'il pouvait être le vainqueur de la primaire, ou croyait-il que c'était perdu d'avance, en réglant des comptes ?? N'oublions pas que non seulement Monsieur Sarkozy était concerné par cette phrase mais qu'elle concernait également Monsieur Juppé dont la mise en examen s'acheva avec sa condamnation.
Je crois que même si il n'avait jamais prononcé cette phrase, cela ne changerait rien à sa situation actuelle. Cette phrase n'aurait de conséquence que si il était mis en examen. Or, même si on a vu récemment que lorsqu'il s'agissait de politique la justice pouvait parfois faire preuve d'une rare célérité (l'auteur de la gifle à Manuel Valls en sait quelque chose), il est hautement improbable que le dossier qui vient de s'ouvrir débouche sur une mise en examen ou un non-lieu (les deux étant possibles, présomption d'innocence, tout ça...) avant la présidentielle.
Quant à un éventuel retrait de Fillon, je n'y crois guère. Et puis pour le remplacer par qui et comment ? Si il avait été désigné par un parti dans une réunion de boutiquiers, ou adoubé par des médias et divers groupes de soutien, ça pourrait s'envisager. Mais vous ne vous débarrassez pas si facilement d'un candidat choisi par une primaire ouverte ayant rassemblé 2 dimanches de suite près de 4.5 millions de personnes à chaque tour, et dont le vainqueur a obtenu 44% des voix au premier tour puis 67% au second. Pour le pire ou le meilleur (là aussi, il est un peu tôt pour savoir...), la droite fera avec Fillon jusqu'au bout.