jean24 a écrit:Jeff Flake, un républicain anti-Trump, a d'ailleurs demandé à Amash de ne pas se présenter pour que tout le monde puisse s'allier à Biden pour battre Trump (je n'arrive plus à retrouver l'article).
Malgré le positionnement d'Amash, les conservateurs satisfaits de Trump voteront pour lui, le problème pour Biden est donc tous les électeurs conservateurs anti-Trump qui aimaient son positionnement modéré mais qui ont donc un autre choix avec Amash.
Je rebondis là dessus...
On parle beaucoup des divisions internes des démocrates, peu de celles des républicains. C'est bien normal : les démocrates sont dans l'opposition, et, historiquement, ils ont toujours eu plus d'appétit que les républicains pour les courants internes.
Trump étant le chef (incontesté) du GOP, on sert les rangs et y a rien qui dépasse. Ou presque...
En effet, beaucoup d'élus républicains (mais aussi quelques électeurs) ont du mal à voir dans le GOP d'aujourd'hui leur GOP d'hier. Tant que Trump est là , la question est reléguée au second plan, mais quand il disparaîtra du paysage politique (que ce soit en 2020 ou en 2024), la question de l'inventaire se posera forcément, et, il n'est pas dit qu'à ce moment là le GOP ne pourra pas apparaître comme aussi divisé que le parti démocrate.
En effet, pour l'heure, Trump semble sui generis : tous les élus républicains qui ont essayé de copier totalement le style Trump n'ont pas eu le même succès, et, on ne voit pas vraiment de personnalité de premier plan chez les républicains qui pourrait reprendre tout à fait une plate-forme trumpiste, du moins dans la même acception que lui.
Et beaucoup des élus issus d'un courant plus GOP traditionnel rongent aussi leur frein, certains espérant qu'après la page Trump, le GOP puisse revenir sur une ligne plus classique. D'autres au contraire veulent que le GOP achève sa mue entamée sous Trump.
Encore une fois, il me semble un peu tôt pour aborder cette thématique, mais je pense que c'est aussi un élément à garder en tête.
Dans le cadre plus immédiat de l'élection de 2020, cette aile nevertrumper du GOP (dont il est très difficile d'évaluer le poids électoral ? 10% des républicains ? 5% ? Moins ?) pourrait (j'insiste sur le conditionnel) être un peu plus tentée de voter pour Biden qu'elle ne l'était en 2016 pour Clinton (qui, pour beaucoup, représentait un mal au moins aussi dangereux, voire pire, que Trump).
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