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Les élections municipales de 2020 pour le PRG

Forum de discussion consacré aux élections municipales qui seront organisées en France en mars 2020.

Re: Les élections municipales de 2020 pour le PRG

Messagede pmf » Dim 10 Mai 2020 19:50

Pour la création de l'Office Départemental d'Eure et Loir, il faudrait vérifier pour savoir qui l'a créé car je pense sans aucune certitude que ce fut l'Ami et Mentor, le SFIO puis PS, Émile Vivier, Président du Conseil Général, Député, Sénateur.

La relecture de la notice se rapportant à Émile Vivier m'a blessée il y a quelques minutes, l'auteur du texte écrivant que Émile Vivier fut peu actif au Sénat de 1971 à 1980 en oubliant l'accident de santé qui l'a touché et a altéré une partie de son mandat en dépit d'un courage remarquable et avec un entourage trés prévenant, dont Edmond Desouches.
pmf
 
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Les élections municipales de 2020 pour le PRG à Paris

Messagede Marcy » Dim 10 Mai 2020 21:44

Je poursuis la présentation des résultats du PRG le 15 mars dernier avec l'Ile-de-France, en commençant par Paris (ce qui correspond à l'ordre des départements, à défaut de l'ordre alphabétique).

Ici, la séparation des radicaux en 1973 a été très défavorable aux radicaux de gauche. Les radicaux "valoisiens" avaient d'ailleurs un chef de file d'envergure nationale : Didier Bariani, député de 1978 à 1981 et de 1993 à 1997, président du Parti radical (auquel il avait adhéré en 1969) de 1979 à 1983, maire du 20e arrondissement de 1983 à 1995, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères de 1986 à 1988, vice-président du conseil régional d'Ile-de-France depuis 2015. Ayant quitté le Parti radical en 2002 lorsque celui-ci s'est associé à l'UMP, Didier Bariani y est revenu en 2011, à l'époque de Jean-Louis Borloo. Si Didier Bariani a déjà une réputation de fidèle de Jacques Chirac, il est aussi une figure des radicaux (valoisiens).

Pour en revenir au PRG, la situation à la veille des municipales de 2001 à Paris n'était pas brillante, le parti ne comptant aucun conseiller de Paris en n'ayant pas profité du basculement à gauche de plusieurs arrondissements en 1995. Au précédent scrutin, il avait d'ailleurs fait cavalier seul dans le 3e (Vincent Cohen-Steiner : 2,18%), le 10e (Eric Algrain : 1,88%), le 12e (Delphine Soumah : 0,77%) et le 19e (Philippe Thireau : 0,61%).

Le passage à gauche de la municipalité de Paris en 2001 a permis l'élection de deux conseillers de Paris : Jean-Bernard Bros dans le 13e et Gilles Alayrac dans le 15e. Le premier, président de fédération pendant près de deux décennies, remporta un duel interne au PRG parisien l'ayant opposé à un inspecteur des finances, Jean-Jacques Augier, alors secrétaire national du PRG, qui échoua à entrer au conseil de Paris faute de basculement du 5e arrondissement. Jean-Jacques Augier était toutefois devenu l'un des sept conseillers d'arrondissement du PRG, portant à neuf le nombre d'élus parisiens avec les deux conseillers de Paris précités, parmi lesquels Patrice Lefeu (4e), Jean-Claude Legrand (9e), Jean-Christophe Mikhailoff (11e), Marthe Padovani (14e), Xavier Laugaudin (17e) et Laurence Goldgrab (18e). A noter qu'Eric Algrain présentait à nouveau une liste autonome dans le 10e arrondissement, y recueillant 2,16% des suffrages exprimés.

Jean-Jacques Augier a démissionné de son poste de conseiller d'arrondissement en 2005. Tout en s'éloignant du PRG il prenait plus de visibilité médiatique, étant notamment le trésorier de la campagne de François Hollande en 2012 (il appartenait à la promotion Voltaire, tout comme l'ancien chef de l'Etat). Homme d'affaires ayant dirigé les éditions POL et repris le magazine "Têtu", il a rejoint Emmanuel Macron en 2017, en étant l'un de ses conseillers de campagne.

Les municipales de 2008 ont marqué l'apogée du PRG parisien, qui remporte 12 élus (+3 par rapport à 2001, +4 par rapport aux élus sortants) dont 3 conseillers de Paris (+1). A Jean-Bernard Bros et Gilles Alayrac, réélus dans le 13e et le 15e, s'ajoutent en effet Laurence Goldgrab, passant du statut de conseillère d'arrondissement à celui de conseillère de Paris dans le 18e. Jean-Bernard Bros est devenu adjoint au tourisme du maire de Paris, présidant par ailleurs la société d'exploitation de la Tour Eiffel.

Parmi les conseillers d'arrondissement, deux sièges ont été perdus (le 4e et le 5e, si l'on se réfère dans ce cas aux résultats de 2001 et non aux conseillers sortants), et cinq nouveaux ont été remportés. Les élus d'arrondissement ont été Xavier Laugaudin, ayant quitté le 17e pour succéder à Jean-Claude Legrand dans le 9e ; Eric Algrain, entrant enfin au conseil d'arrondissement - mais il devait rejoindre le PS en cours de mandature ; Jean-Christophe Mikhaïloff, réélu dans le 11e ; Fabrice Moulin, nouvellement élu dans le 12e ; Marthe Padovani, réélue dans le 14e ; Marie-Hélène Pietranico, nouvellement élue dans le 15e (où l'on rappelle que le PRG avait déjà un siège de conseiller de Paris) ; Muriel Guénoux, nouvellement élue et succédant à Eric Algrain dans le 17e ; Etienne Dabeedin et Thierry Blandin, nouvellement élus, respectivement dans le 19e et dans le 20e.

Précisons que le principe est les conseillers d'arrondissement PRG élus dans des arrondissements à majorité de gauche (soit partout, sauf dans le 15e et le 17e) sont aussi adjoints au maire d'arrondissement - sauf s'ils siègent au conseil de Paris.

Les élections municipales de 2014 ont marqué un net reflux du PRG à Paris, qui n'a plus obtenu que 8 élus (- 4, ou - 3 si l'on se réfère aux élus sortants - compte tenu du départ du PRG d'Eric Algrain, par ailleurs réélu sous l'étiquette PS) dont 2 conseillers de Paris (- 1). Un jeu de chaises musicales fait passer Jean-Bernard Bros du 13e au 18e et Laurence Goldgrab du 18e au 3e. Le PRG parvient toutefois à former un groupe de 5 membres au conseil de Paris, avec l'apport d'élus DVG ou DIV, dont Jean-Bernard Bros prend la direction (ce qui permet d'avoir aussi les moyens en personnel d'un groupe politique), l'autre conseillère PRG réélue, Laurence Goldgrab, devenant conseillère municipale déléguée à la ville de Paris. En 2017, avec l'élargissement à nouveau de l'exécutif parisien, Jean-Bernard Bros est redevenu adjoint à la maire de Paris, Laurence Goldgrab devenant pour sa part présidente du groupe politique au conseil de Paris.

Le siège de conseiller de Paris perdu a été celui de Gilles Alayrac, compte tenu du score trop faible de la liste de gauche dans le 15e arrondissement pourtant conduite par Anne Hidalgo. Une nouvelle fois candidat malheureux aux législatives de 2017 dans le 15e, Gilles Alayrac devait ensuite se retirer de la vie politique - du moins en tant qu'élu - pour occuper un poste de chef de service à la ville de Paris et être à nouveau membre de cabinet ministériel (il avait déjà été directeur de cabinet d'Emile Zuccarelli sous le gouvernement Jospin). En démissionnant du conseil d'arrondissement du 15e, il permettait à une PRG d'y faire son entrée, Françoise Dorocq (Marie-Hélène Pietranico ayant été en place non éligible sur la liste, et donc non réélue).

Dans le reste de la capitale, un seul siège était conquis : Olivier Maillebuau, ancien président des Jeunes radicaux de gauche dans le 2e. Le maintien à droite du 5e ne permettait pas au PRG d'y décrocher un siège supplémentaire.

Les sortants PRG étaient réélus dans le 11e, le 12e et le 20e. Dans le 14e, Cyril Mourin succédait à Marthe Padovani.

Le basculement à droite du 9e faisait perdre au PRG le siège de conseiller d'arrondissement (ainsi que d'adjoint au maire) de Xavier Laugaudin. Dans le 13e, le départ de Jean-Bernard Bros n'était pas compensé par le maintien d'un siège au conseil d'arrondissement. Le siège du 17e de Muriel Guénoux, qui était en position charnière, était aussi perdu, compte tenu d'un score insuffisant de la liste de gauche. Dans le 19e, le même scénario faisait sortir le PRG du conseil d'arrondissement. Avec la perte déjà signalée d'un siège dans le 15e, le bilan net global de - 4 élus correspondait au gain d'un siège et à la perte de 5 sièges.

Un neuvième élu devait toutefois s'ajouter en fin de mandature, avec l'entrée au conseil d'arrondissement du 19e de Julie Hollard. Aux élus de la fédération départementale il fallait par ailleurs ajouter Muriel Guénoux, conseillère régionale réélue en 2015, alors présidente de groupe au conseil régional.

A noter que l'ancienne secrétaire générale nationale du PRG (elle avait quitté le PRG en 2011), Elisabeth Boyer, plusieurs fois candidate malheureuse aux élections sous l'étiquette PRG, avait été élue en 2014 sur une liste de droite dans le 18e, comme conseillère d'arrondissement.

A la veille des municipales de 2020, le PRG ne comptait toutefois plus 9, mais 5 élus dans la capitale : trois d'entre eux avaient rejoint LREM (Fabrice Moulin dans le 12e, Cyril Mourin dans le 14e et Thierry Blandin dans le 20e). Un dernier était resté au MRSL : Olivier Maillebuau (2e).

Pour les dernières municipales, Jean-Bernard Bros, pourtant toujours délégué général du PRG national (en charge des finances, de la trésorerie et de l'administration générale) avait décidé de ne pas se représenter, tout comme Laurence Goldgrab. Jean-Bernard Bros avait aussi quitté la présidence de la fédération départementale, incombant désormais à Jean-Christophe Mikhaïloff, adjoint au maire du 11e arrondissement, qui engageait les négociations avec le PS. Ce dernier ne proposait toutefois que de reconduire un poste de conseiller de Paris sur les deux jusqu'alors détenus par le PRG, plus une tête de liste d'arrondissement (Assiah Meddah, nouvelle venue au PRG), sans perspective toutefois pour cette dernière de siéger au conseil de Paris.

Dans ce contexte, les militants de la fédération PRG de Paris ont majoritairement choisi, sur la proposition de leur nouveau président, de rejoindre les listes de Cédric Villani, avec la perspective de former un groupe au conseil de Paris en cas de succès. Non candidate à sa réélection, Laurence Goldgrab a alors fait savoir publiquement qu'elle soutiendrait les listes d'Anne Hidalgo, tout comme un autre militant PRG parisien, Florent Giry, qui figurait en 13e position sur la liste de gauche du maire du 4e arrondissement, Ariel Weil. Si cette liste - plutôt bien placée - l'emporte, il siègera désormais comme élu d'arrondissement.

L'insuccès des listes de Cédric Villani laisse peu de perpectives pour les militants du PRG de siéger à nouveau au conseil de Paris ou même dans les conseils d'arrondissement en l'absence d'alliances, la seule tête de liste à pouvoir se maintenir au deuxième tour (Cédric Villani lui-même) ayant des militants PRG placés trop loin sur sa liste.

Plus précisément, Jean-Christophe Mikhaïloff était deuxième de la liste Villani menée par Douchra Nazzal dans le 11e arrondissement, qui a recueilli 6,16 % des voix.

Conseillère municipale sortante, Françoise Dorocq n'était que 16e sur la liste Villani du 15e arrondissement.

Dans le 16e, l'ancien grand-maître du Grand Orient Philippe Foussier (2017-2018) était candidat du PRG à la cinquième place de la liste menée par Anne-Sophie Coppin, qui a recueilli 5,56 % des voix.

La tête de liste PRG dans le 17e arrondissement, Assia Meddah, qui avait déjà été désignée comme tête de liste de la gauche (PS-PC) dans le 8e arrondissement et avait commencé à faire campagne lorsqu'elle est passée chez Cédric Villani, y a obtenu 5,93 %.

Dans le 18e, la conseillère régionale Muriel Guénoux était n° 2 de la liste menée par Lucas Elalouf (6,12 %).

Dans le 19e, la conseillère municipale sortante Julie Hollard était n° 5 de la liste conduite par Paula Forteza (5,82 %).

Egalement promis à un poste de conseiller de Paris en cas de succès (avec les candidats PRG en haut de liste des 11e, 17e et 18e arrondissements), Romain Guillonnet était n° 3 de la liste de Rayan Nezzar dans le 20e (6,90 %, soit un score sensiblement plus élevé que dans les autres arrondissements du nord de Paris).

Parmi les ex-PRG ayant fait d'autres choix politiques, plus à droite, Olivier Maillebuau (MRSL, 2e), Cyril Mourin (LREM, 14e) et Thierry Blandin (LREM, 20e) ne se représentaient pas. Thierry Blandin a déménagé à Créteil. La maire sortante ex-PS ayant rallié LREM, Frédérique Calandra, que Thierry Blandin soutenait, n'a réalisé que 12,52 %.

C'était d'ailleurs derrière une autre ex-PS ralliée à LREM que Fabrice Moulin (LREM) se représentait, en tant que deuxième de liste, dans le 12e. L'ancienne députée Sandrine Mazetier a été nettement battue (16,54 %) mais pourra se maintenir. S'il ne siègera pas au conseil de Paris, Fabrice Moulin devrait toutefois rester membre du conseil d'arrondissement - mais sans délégation d'adjoint au maire cette fois.

L'ancien PRG passé au PS Eric Algrain devrait être réélu dans le 10e. Il était 6e de la liste PS-PC-G.s.

Enfin, parmi les anciens PRG passés au MRSL, Benjamin Satgé clôturait la liste LREM dans le 14e, menée par la maire sortante (ex-LR) favorite du deuxième tour, Delphine Bürkli. Compte tenu de sa position sur la liste, Benjamin Satgé ne devrait toutefois pas entrer au conseil d'arrondissement, sauf démissions en cours de mandat.

Ce bilan prévisible du PRG à Paris à l'issue du scrutin - c'est-à-dire un bilan nul en termes d'élus - le ramène vingt ans en arrière, alors que le PS est pourtant bien placé pour toujours diriger la capitale. Avec l'aval de la direction nationale du PRG, un pari a été fait à Paris, à contre-courant de la tendance très nette du PRG à revenir à gauche ailleurs en France (avec les exceptions notables de Lyon ou encore de Nice et de Blois) : ce pari a été perdu.
Dernière édition par Marcy le Lun 18 Mai 2020 14:03, édité 1 fois.
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Re: Les élections municipales de 2020 pour le PRG

Messagede ChristianC. » Lun 11 Mai 2020 06:53

Mme Meddah, tête de liste PRG-Villani dans le 17ème n'était pas seulement "pressentie" pour conduire une liste de Gauche PS-PC: elle était très officiellement tête de liste dans le VIIIème et avait commencé à faire campagne (son nom et son visage figurent sur le 1er tract de campagne édité par "Paris en commun" vers la mi-janvier).
Lorsqu'est arrivé l'accord PRG-Villani, Mme Meddah a semble-t-il assuré ses colistiers socialistes que, bien sûr, elle ne les abandonnerait pas, mais se rendait au siège du PRG pour en démissionner.
Elle en est repartie tête de liste Villani dans le XVIIème.
Honnêtement, selon un calcul purement personnel, cela pouvait se comprendre.
Tête de liste PRG-PS-PC dans le VIIIème, eu égard à l'orientation très droitière de l'arrondissement et du très petit nombre de ses élus, c'était au mieux dans l'espoir de conserver l'unique siège de Gauche au conseil de l'arrondissement.
Tête de liste Villani dans le XVIIème, on pouvait en janvier espérer au moins un score à deux chiffres, une alliance (avec les Verts?) au 2d tour, et quoi qu'il arrive, un siège au conseil de Paris.
A l'arrivée: rien. Elimination sans gloire; juste assez de voix pour rentrer dans ses frais.
Pari en effet bien raté.
Dans le VIIIème, la liste de Gauche va (de justesse) au 2d tour et peut encore espérer sauver son siège sortant.
ChristianC.
 
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Re: Les élections municipales de 2020 pour le PRG

Messagede Marcy » Lun 11 Mai 2020 10:43

ChristianC. a écrit:Mme Meddah, tête de liste PRG-Villani dans le 17ème n'était pas seulement "pressentie" pour conduire une liste de Gauche PS-PC: elle était très officiellement tête de liste dans le VIIIème et avait commencé à faire campagne (son nom et son visage figurent sur le 1er tract de campagne édité par "Paris en commun" vers la mi-janvier).
Lorsqu'est arrivé l'accord PRG-Villani, Mme Meddah a semble-t-il assuré ses colistiers socialistes que, bien sûr, elle ne les abandonnerait pas, mais se rendait au siège du PRG pour en démissionner.
Elle en est repartie tête de liste Villani dans le XVIIème.
Honnêtement, selon un calcul purement personnel, cela pouvait se comprendre.
Tête de liste PRG-PS-PC dans le VIIIème, eu égard à l'orientation très droitière de l'arrondissement et du très petit nombre de ses élus, c'était au mieux dans l'espoir de conserver l'unique siège de Gauche au conseil de l'arrondissement.
Tête de liste Villani dans le XVIIème, on pouvait en janvier espérer au moins un score à deux chiffres, une alliance (avec les Verts?) au 2d tour, et quoi qu'il arrive, un siège au conseil de Paris.
A l'arrivée: rien. Elimination sans gloire; juste assez de voix pour rentrer dans ses frais.
Pari en effet bien raté.
Dans le VIIIème, la liste de Gauche va (de justesse) au 2d tour et peut encore espérer sauver son siège sortant.


Oui, et Mme Assia Meddah aurait d'autant plus pu rester sur la liste du 8e qu'elle était une adhérente de fraîche date du PRG (à moins que sa place en tête de liste ne résultait que d'un simple accord PS/PRG, dont la disparition aurait remis en cause sa position ? Elle aurait sans doute alors pu a minima négocier de rester sur la liste). Il n'est pas banal qu'un candidat tête de liste change de camp en cours de campagne.
Elle a été remplacée comme tête de liste PS-PC-G.s par Athénaïs Michel, qui dirige la formation Allons Enfants (https://www.liberation.fr/politiques/20 ... ie_1775947) promouvant la participation des jeunes à la vie politique (https://partiallonsenfants.org/). Elle était troisième de la liste présentée par Allons Enfants aux européennes de 2019 (8 062 voix, soit 0,04 % des suffrages exprimés).
La remarque sur le remboursement des frais de campagne est d'autant plus importante que, pour les listes Villani, ce sont probablement les candidats qui ont dû faire des avances sur leur trésorerie personnelle, faute de parti politique structuré pouvant le faire à leur place.
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Municipales 2020 pour le PRG en Ile-de-France (77, 78, 91)

Messagede Marcy » Lun 11 Mai 2020 19:19

Je poursuis pour l'Ile-de-France.

En Seine-et-Marne, à Savigny-le-Temple (30 000 habitants), le PRG qui comptait un élu sortant (Stéphane Vanot, conseiller municipal délégué), sera à nouveau représenté au conseil municipal après la réélection au premier tour (52,83% en triangulaire) de Marie-Line Pichery, en poste depuis 2011, avec Mourad El Bouanani (14e de liste). Face à la maire sortante, une liste était conduite par un de ses adjoints, Maurice Pollet, ancien de l'UDF et du Modem passé au PRG en 2009 et qui a rejoint les Radicaux de gauche (LRDG) ; sa liste a obtenu 21,92% et 4 sièges, et Maurice Pollet siègera au conseil municipal et au conseil communautaire.

Président de la fédération départementale, David Charpentier était conseiller municipal d'opposition sortant à Esbly (6 200 habitants). La liste d'opposition (DIV) à la maire LR, sur laquelle il figurait en troisième place, l'a emporté en duel au premier tour (53,22 %). Réélu, David Charpentier siègera également au conseil communautaire, de même qu'un autre ancien PRG, Francesco Pitari, aujourd'hui sans étiquette, et qui était 9e de la liste victorieuse à Esbly.

Ancien adjoint au maire de Roissy-en-Brie, le PRG Jean-Luc Chétif figurait en 29e position sur la liste socialiste qui a recueilli 19,67%. La division de la gauche (l'ancienne maire communiste jusqu'en 2014 Sylvie Fuchs conduisait une liste qui n'a obtenu que 12,67%) a favorisé la réélection de la droite.

Le PRG a apporté son soutien à la gauche dans d'autres villes du département - notamment au candidat socialiste à Chelles, qui n'a toutefois obtenu que 7,36 %. A Meaux, l'ancien PRG Guy-Bruno M'Boe, également ancien syndicaliste FO, était pressenti comme n° 3 d'une liste RN (parti qu'il a rejoint en 2018) qui n'a toutefois pas été déposée, faute de colistiers en nombre suffisant.

Dans les Yvelines, le PRG s'est organisé pendant longtemps autour de son président départemental, Eddie Aït, qui avait conquis la mairie de Carrières-sous-Poissy (16 200 habitants) avant de s'incliner en 2014. Passé à Génération Ecologie (GE) en 2018 (parti dont il était aussi membre du fait de la double adhésion possible PRG-GE, et en tant qu'animateur d'un pôle radical écologiste formé de GE et, au sein du PRG, du seul Eddie Aït, qui n'avait pas jugé utile de faire désigner les autres membres du PRG dans cet organisme), Eddie Aït continue manifestement de gérer le compte d'une fédération départementale qui n'existe plus mais soutient l'action... d'Eddie Aït, tout comme le compte d'une certaine fédération départementale GE. Président de groupe au conseil régional, Eddie Aït, proche de l'actuel président du PRG Guillaume Lacroix, a toujours un pied dans la maison PRG avec Hadrien Laurent, son principal collaborateur au conseil régional, qui est... secrétaire général du PRG et président de la fédération PRG des Hauts-de-Seine (au moment des régionales, ces relais peuvent être utiles, notamment pour reformer un groupe politique dans l'assemblée francilienne).

Celui que la revue Charles a dépeint en 2012 comme un "Sarko de gauche" (http://revuecharles.fr/un-sarko-de-gauc ... us-poissy/) ambitionnait de reconquérir la mairie de Carrières-sous-Poissy : il a viré en tête du premier tour (38,22%), devant le maire de droite sortant (29,81%), une liste LREM (17,6_%), une autre étiquetée DIV (11,34%) et une liste LO (2,92%).

Bien que soucieux d'éviter de voir apparaître des concurrents au sein de "sa" fédération PRG, Eddie Aït avait dû se résoudre à la venue d'Isabelle Amaglio, ancienne directrice de cabinet ministériel, conseillère municipale d'opposition à Sartrouville, qui est, elle, devenue la délégué régionale de LRDG. Elle conduisait une liste soutenue par LFI, EELV, le PCF et la GRS qui a obtenu 24,12%, loin derrière la droite (62,27%) mais ayant distancé le PS (9,44%). Elle siègera au conseil municipal et au conseil communautaire.

Un troisième acteur du PRG78 était l'ancien responsable de la section socialiste des Mureaux, Papa Waly Danfakha, qui avait rejoint le PRG en 2016 (ce qui avait créé d'ailleurs une brouille locale avec le PS). Il figurait à nouveau sur la liste du maire PS (sout. LREM) François Garay, très bien placé pour le deuxième tour après avoir obtenu 46,77% des suffrages exprimés le 15 mars. Il est manifestement resté au MRSL. Face à lui, le PRG (donc, pas Eddie Aït, vous avez suivi ?) soutenait la liste DVG-EELV qui a recueilli 21,47%.

Décidémént très intéressé par la politique des Yvelines bien que n'étant manifestement plus implanté dans le département, le PRG soutenait aussi le maire sortant de Trappes, le socialiste Guy Malandain, 82 ans. Las, ce dernier est en mauvaise posture, en n'ayant recueilli que 27,1% des voix, étant devancé par une liste G.s-EELV-PC (37,30%) et même la liste de droite (27,51%).

Dans l'Essonne, le PRG a aussi vu passer des stars, parties vers d'autres horizons. C'est le cas de l'écrivain "justicier" Philippe Pascot, qui a présidé la fédération départementale du parti, ancien conseiller régional PRG (2004-2010), ancien adjoint au maire de Manuel Valls à Evry, et qui déclare ne plus être membre d'aucun parti depuis 2009. Un autre ancien candidat PRG (aux cantonales de 1998, et non de 2008 comme il le laisse dire dans les médias), Jean-Luc Raymond, était ensuite devenu adjoint au maire de Serge Dassault à Corbeil-Essonnes. Il est maintenant "en marche", et c'est sous les couleurs présidentielles qu'il est parti à l'assaut de Corbeil-Essonnes - en y obtenant 10,34%, légèrement moins qu'aux cantonales à Corbeil en 1998 (10,59%, avec le soutien alors du PS).

Dans un passé plus récent, le PRG avait subi lui aussi le contrecoup du fort recul de la gauche aux municipales de 2014 dans l'Essonne. Plusieurs de ses candidats avaient été battus, comme Pascal Hocante, dernier trésorier de la fédération départementale, à Longjumeau, désormais impliquée dans l'association laïque Egale, ou encore Chirinne Ardakani à Savigny-sur-Orge (désormais avocate installée au centre de Paris, elle était cette fois-ci candidate à la 18e place de la liste conduite par le socialiste Ariel Weil dans les quatre premiers arrondissements de Paris, où elle a retrouvé un autre ex-JRG, Florent Giry - elle risque toutefois de ne pas être élue du fait de la fusion de listes avec EELV). La dernière secrétaire de la fédération départementale, Françoise Doriet-Paupinat, a choisi, elle, de s'investir dans le Mouvement européen, dont elle est la présidente départementale. Enfin, un autre responsable départemental du PRG, implanté pour sa part à Massy, François-Xavier Perrault, a pour sa part ensuite rejoint le Parti socialiste, mais n'a pas été candidat aux dernières élections.

Après les municipales de 2014, le PRG de l'Essonne disposait surtout de deux postes d'adjoint au maire, à Ris-Orangis et à Morangis. Il comptait aussi dans ses rangs Etienne Chaufour, maire de Juvisy (17 000 habitants) depuis 1998 battu en 2014 (34,9% contre 52,6% à la liste de droite conduite par un jeune étudiant de Sciences Po de 22 ans, Robin Reda, et 12,5% à une liste Front de gauche), qui avait rejoint le PRG en 2013, et dirigeait l'opposition municipale, mais ne s'est pas représenté au dernier scrutin. Robin Reda est devenu député, et c'est sa femme depuis décembre 2018, Lamia Bensarsa, qui devrait diriger la ville après avoir failli l'emporteur au premier tour. Lamia Bensarsa-Reda a aussi été directrice de la communication à Juvisy... et directrice de cabinet d'Etienne Chaufour.

S'agissant des adjoints au maire PRG du département, Denis Cerisy, adjoint à la culture du maire de Ris-Orangis, est malheureusement décédé en janvier 2018. Pour sa part, José de Sousa, qui a été adjoint à Morangis (14 000 habitants), également président de la fédération départementale de l'Essonne, s'est fâché - et il n'est pas le seul - avec le maire socialiste sortant Pascal Noury (qui lui a retiré ses délégations) et surtout son successeur désigné, son directeur de cabinet, Georges Mèche. Ce dernier a été nettement distancé le 15 mars (30,79% contre 45,32%). En troisième position, un nouveau venu sur la scène départementale recueille 23,88% : il s'appelle Xavier Dugoin, et est le fils (et homonyme) de l'ancien président du conseil départemental. Pour sa part, José de Sousa n'était pas candidat ; dans un communiqué publié sur sa page Facebook, il a observé que le maire Pascal Noury avait raté sa sortie.

Au final, le PRG de l'Essonne fait partie de ces fédérations qui peuvent être relancées car un certain nombre de militants sont encore prêts à s'engager, mais qui devra le faire en repartant de zéro (sauf à faire adhérer des élus sans étiquette ou sous une autre étiquette) - comme du reste dans le département voisin de Paris.
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Municipales 2020 pour le PRG en Ile-de-France (92, 94, 95)

Messagede Marcy » Jeu 14 Mai 2020 00:50

Je poursuis la présentation des résultats du PRG aux municipales 2020 en Ile-de-France, avec les départements 92, 94 et 95. Le 93 étant le département qui présentait le plus grand nombre de candidats PRG, il fera l'objet d'une présentation distincte.

Dans les Hauts-de-Seine, le président départemental, Hadrien Laurent, également secrétaire général national du PRG et ancien collaborateur de Marielle de Sarnez, figurait à la 8e place de la liste DVG-EELV-PS à Asnières-sur-Seine, éligible en cas de victoire dans une commune perdue de très peu par la gauche en 2014 (49,9 %). Mais la liste où figurait Hadrien Laurent a été nettement battue dès le premier tour (12,86 %) et n'a décroché que 3 sièges.

A Fontenay-aux-roses, un des vice-présidents nationaux du parti, Gilles Mergy, longtemps militant PS et qui a rejoint les radicaux fin 2017, conduisait une liste également soutenue par EELV qui a obtenu 23,67%, contre 42,77% à la liste de droite. L'ancien maire socialiste Pascal Buchet, qui avait pour sa part reçu le soutien du PCF, n'obtient que 17,79 %. La concurrence entre les deux listes de gauche, même en cas d'union au deuxième tour, risque de leur être fatale.

Dans le reste du département, dominé par la droite, le PRG apportait son soutien aux listes PS-EELV, sans nécessairement compter de colistiers, avec peu de chances d'obtenir des élus - sauf peut-être en cas de victoire - difficile mais pas impossible - à Colombes, quoique je n'aie pas réussi dans cette commune à trouver les étiquettes des colistiers de la liste d'union de la gauche menée par EELV et à vérifier si le PRG avait ou pas des candidats en position éligible.

Pour mémoire, le PRG était bien implanté à Clichy avec Mireille Gitton, adjointe au maire socialiste, conseillère régionale, mais qui a ensuite fait le choix de rejoindre Didier Schuller... et l'UDI. A ma connaissance, elle s'est politiquement retirée. Un autre ancien président de fédération départementale, Michel Bottreau, ancien adjoint au maire de Nanterre, a depuis rejoint l'Aveyron où il est resté au MRSL, comme président d'une fédération formée surtout d'anciens PRG.

A noter la possible victoire au deuxième tour du DVG Thierry Besançon à Chaville (36,2%) s'il réussit une alliance avec EELV (19,6 %). Il avait le soutien de l'ancien maire (1995-2008) de cette commune de 20 500 habitants, Jean Levain, alors adhérent au PRG, et aujourd'hui membre des Radicaux de gauche (LRDG).

Dans le Val-de-Marne, le PRG, longtemps dirigé par Charles Knopfer, avait fait élire près d'une vingtaine de candidats PRG sur des listes d'union de la gauche en 2014. La disparition de Charles Knopfer en avril 2019 a ouvert des appétits entre Maurice Tzinmann, qui se présente comme le nouveau président de la fédération, la sécrétaire générale adjointe du PRG Clémentine-Audrey Simonnet, et Marema Gaye (nom d'usage : Myriam Gaye), adjointe au maire sortante de Villeneuve-Saint-Georges (où était aussi élu Charles Knopfer), le seul bastion PRG du département dont l'ancien ministre, ancien député et ancien président du PRG Roger-Gérard Schwartzenberg a été maire pendant plus de douze ans (1989-1995, 2001 et 2002-2008). Maurice Tzinmann et Myriam Gaye sont tous deux membres du comité exécutif du PRG. Tous les trois ont fait des alliances inhabituelles pour le PRG dans ce département, ce qui va entraîner une forte diminution de son nombre d'élus, à l'issue d'une stratégie électorale illisible qui handicape le PRG pour les prochains scrutins.

Je présente les communes par ordre alphabétique.

A Alfortville, l'adjoint au maire sortant François Vitse est passé à Génération écologie avant les élections européennes de 2019. Il a été réélu sur la liste du socialiste Luc Carvounas (où il figurait à la onzième place).

A Boissy-Saint-Léger, la conseillère municipale sortante Marie-Angèle Yapo, toujours au PRG, figurait à la 18e place (sur 33) de la liste PS-PCF qui a obtenu 33,2% au premier tour (contre 16,5% à la liste de droite arrivée deuxième). Sous réserve des modifications résultant d'une fusion de listes, elle devrait être réélue.

Le PRG soutenait aussi la gauche à Cachan, qui l'a emporté dès le premier tour avec près de 62 %. L'adjoint au maire PRG sortant Hervé Willaime est réélu. En revanche, l'autre conseillère municipale PRG sortante, Yasmine Cajon, figurait cette fois en position non éligible et n'est pas réélue.

A Chevilly-Larue, où la candidate PRG en 2014 n'avait pas été élue, le PRG soutenait la liste LREM menée par un ancien socialiste, sèchement battue dès le premier tour.

Dans la ville communiste de Fontenay-sous-Bois, le PRG avait obtenu deux sièges en 2014 : une adjointe au maire, Marie-José do Rosario, et un conseiller municipale délégué, Yoann Rispal. Les élus du groupe PRG du conseil municipal ont apporté leur soutien à la liste de gauche (et ils l'ont fait savoir sur leur blog du PRG de Fontenay-sous-Bois, qu'ils animent toujours), sur laquelle Marie-José do Rosario ne se représentait pas et où Yoann Rispal, désormais sans étiquette partisane, a été réélu dès le premier tour (57,14% pour la liste menée par le PCF). En face d'eux, la liste de droite UDI-Modem-LR-Agir accueillait en deuxième place la secrétaire générale adjointe du PRG Clémentine Audrey-Simonnet, qui a obtenu 29,97% et 7 sièges. Elle siègera comme conseillère municipales d'opposition. C'est l'une des très rares alliances à droite du PRG à ces municipales, le deuxième cas le plus significatif étant celui de Nice.

A Ivry-sur-Seine, le conseiller municipal délégué PRG Pierre Martinez ne se représentait pas.

A Joinville-le-Pont, un conseiller municipal PRG, Pascal de Cazenove, était entré au conseil (dans le groupe d'opposition) pendant la mandature. Il a depuis rejoint LRDG et figurait à la 13e place de la liste menée par l'ancien socialiste, désormais DVG, Tony Renucci, qui a terminé troisième de la triangulaire (25,36 %). En deuxième place (30,58%), une liste MODEM avait le soutien du PRG. Sauf alliance entre ces listes, la liste LR (44,04 %) est favorite du deuxième tour.

Au Kremlin-Bicêtre, sur les deux élus PRG, l'une (Rose Alessandrini) avait rejoint le nouveau maire (ex-MRC) Jean-Marc Nicolle lorsqu'il s'était allié à son opposition de droite en cours de mandat, et l'autre conseiller municipal PRG (Ludwig Loison) était resté dans le groupe radical de Rose Alessandrini - mais ne se représentait pas. Lors de son premier tour, Jean-Marc Nicolle a le soutien du PRG et de son adjointe Rose Alessandrini (8e de liste) ; il a obtenu 22,52%. Mais l'ancien maire (MRC) Jean-Luc Laurent le talonne (19,28%) et ce sont les autres listes, plutôt marquées à gauche, qui pourraient l'aider à faire la différence - auquel cas le PRG aurait encore joué et perdu, comme à Fontenay-sous-Bois, en renversant ses alliances traditionnelles à gauche.

Au Perreux-sur-Marne, le conseiller municipal d'opposition Patrick Mouge est réélu (toujours dans l'opposition) sur la liste EELV-PS-PRG qui a recueilli 22,19%. Il était troisième de liste.

A Villeneuve-Saint-Georges, le PRG avait obtenu 5 sièges à l'issue des élections de 2014 : Charles Knopfer, décédé ; Myriam Gaye, adjointe au maire ; Sabah Cabello-Sanchez, conseillère municipale déléguée ; Birol Biyik et Imen Guedda, simples conseillers municipaux. Birol Biyik a rejoint EELV et était tête de liste de son parti ; il a obtenu 10,19% le 15 mars. Imen Guedda est, elle, passée au Front de gauche. Sabah Cabello-Sanchez, restée membre du groupe PS-PRG au conseil municipal, ne se représentait pas. Myriam Gaye a choisi de rejoindre - à la quatrième place - la liste (PS diss.) de Guillaume Poiret, éliminée avec seulement 4,81 % des voix, ce qui ne permet pas non plus de fusionner avec une autre liste. Le PRG va donc totalement disparaître du conseil municipal.

Dans la ville communiste de Vitry-sur-Seine, le PRG comptait un adjoint au maire sortant (Maurice Tzinmann) et un autre siège au conseil municipal : Traoré Djeneba, qui ne se représentait pas. Maurice Tzinmann a rejoint (à la troisième place) la liste LREM, qui n'a recueilli que 9,59%. La campagne a été ici émaillée d'incidents entre les différents listes, auxquels le changement d'alliances de Maurice Tzinmann - perçue par les partisans du maire sortant comme une trahison - n'a pas été étranger.

Notons enfin que le PRG soutenait les listes PS à Villejuif et Villiers-sur-Marne.

Moins d'un an après la disparition de Charles Knopfer, ses héritiers putatifs ont largement dilapidé l'héritage, en s'alliant à un socialiste dissident (Myriam Gaye), à LREM ou au Modem (à Chevilly-Larue, Joinville-le-Pont et Vitry-sur-Seine), voire à la droite (Fontenay-sous-Bois).

Dans le Val-d'Oise, le président de la fédération départementale PRG lors de la fusion des radicaux, Pascal-Eric Lalmy, qui dirigeait l'opposition à Osny en tant que conseiller municipal (3e avec 20,65% en 2014), s'est retiré de la vie politique. Il avait fait venir au PRG plusieurs élus qui n'y sont pas restés :
- l'ancien adjoint au maire LR de Pontoise Pascal Bourdou, qui avait mené une liste DVD ayant recueilli 19,08% des voix (3 élus) en 2014 ; Pascal Bourdou, qui a rejoint le PRG en 2016, est resté au MRSL ;
- à Goussainville, 9 élus de la majorité DVG du maire Alain Louis (DVG) avaient adhéré au PRG en 2015, dont le premier adjoint Badr Slassi qui a été un des premiers élus à rejoindre Emmanuel Macron, dès 2016, et est toujours à LREM.

Auparavant, l'ancien maire-adjoint d'Argenteuil, ancien vice-président du conseil général Alain Leikine avait rejoint le PRG, avant d'en démissionner en 2016. Devenu président du conseil économique d'Argenteuil, il ne semble plus actif politiquement.

A Sarcelles, où le PRG a eu naguère un adjoint (élu en 2008) Rosan Hurtus, une candidate PRG figurait à la 4e place de la liste menée par le PS (38,99%, contre 36,75% à la liste DVG de François-Xavier Valentin) : Jocelyne Mayol sera élue en tout état de cause, et peut espérer un poste d'adjoint au maire en cas de victoire.

A Bezons, le responsable local du PRG, Danilson Lopes Dos Santos, était à la 12e place de la liste PS-PRG-EELV (23,48%), qui a accroché la liste du communiste Dominique Lesparre (27,64%). A l'occasion de ce soutien l'opinion publique a pu découvrir que le PRG avait une nouvelle présidente départementale, Bouchra Bougara, basée à Saint-Prix et impliquée dans l'aide aux réfugiés, qui à ma connaissance n'était pas candidate elle-même à ces élections.

Toujours dans le Val-d'Oise, une ancienne responsable du PRG - en froid avec Pascal-Eric Lalmy, également impliqué dans les mouvements laïcs - Laurence Marchand-Taillade est présidente de l'Observatoire départemental de la laïcité. Les menaces de mort qu'elle avait reçues après avoir critiqué les fondamentalistes religieux musulmans, lui avaient apporté une certaine notoriété et elle avait fondé sa propre organisation, Forces Laïques, devenu le Parti Républicain Solidariste (https://www.parti-republicain-solidariste.fr/) qui, à ma connaissance, n'a pas d'élus.

Mise à jour 14 mai 2020 à 10h40 : ajout de Laurence Marchand-Taillade (ex-PRG) dans le Val-d'Oise.
Dernière édition par Marcy le Jeu 14 Mai 2020 09:41, édité 2 fois.
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Re: Les élections municipales de 2020 pour le PRG

Messagede Michel A » Jeu 14 Mai 2020 01:06

Dans votre remarquable feuilleton, vous avez appelé Fontenay aux Roses (dans les Hauts de Seine) Fontenay-sous-Bois (commune d'ailleurs traitée dans le Val de Marne)
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Re: Les élections municipales de 2020 pour le PRG

Messagede Marcy » Jeu 14 Mai 2020 01:16

Michel A a écrit:Dans votre remarquable feuilleton, vous avez appelé Fontenay aux Roses (dans les Hauts de Seine) Fontenay-sous-Bois (commune d'ailleurs traitée dans le Val de Marne)


En effet, merci pour votre relecture ! Je corrige de suite ci-dessus.
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Les élections municipales 2020 pour le PRG en Seine-Saint-De

Messagede Marcy » Sam 16 Mai 2020 00:40

Je termine l'Ile-de-France avec la Seine-Saint-Denis.

Dans ce département, le Parti radical de gauche, sans détenir de mairie, a toujours eu un contingent d'élus qui lui permet de peser dans le duel entre communistes et socialistes où interviennent désormais d'autres acteurs (EELV, France Insoumise, Génération.s, Place publique). Ainsi aux sénatoriales de 2017 en Seine-Saint-Denis, la liste PRG conduite par son responsable départemental Ahmed Laouejd avait obtenu 3,48% - à comparer avec les scores des listes PRG à Paris (1,98%) et dans les Yvelines (1,28%) à ce même scrutin - privant d'ailleurs dans le 93 la liste PS-EELV d'un deuxième siège (promis à EELV) qui avait alors été remporté par le PCF.

A ces municipales, le PRG avait fait état publiquement de 15 sortants et d'un objectif de 30 sièges, en précisant avoir noué des alliances dans 19 communes. On ne connaît pas publiquement le détail des candidatures PRG, ni celui des élus PRG sortants (le dernier récapitulatif des élus date d'une dizaine d'années, correspondant à la mandature 2008-2014, sur un ancien site du PRG 93 qui n'est donc plus à jour) - d'autant qu'en Seine-Saint-Denis, plus encore que d'autres zones urbaines, certaines têtes de liste ont pris grand soin à éliminer les logos de leurs documents de campagne, surtout en ce qui concerne les étiquettes de leurs colistiers. Les incertitudes liées au second tour auront aussi un impact sur le nombre d'élus PRG, qui devrait en tout état de cause être le plus important pour le PRG de toute l'Ile-de-France, et permettre à la fédération de Seine-Saint-Denis du PRG d'être représentée au conseil régional d'lle-de-France l'an prochain, plutôt que d'autres départements franciliens où le PRG a fortement reculé. Etonnamment, aux régionales de 2015 les deux élus PRG au conseil régional venaient de départements où il était moins bien représenté, à savoir Paris et les Yvelines, comme devaient le rappeler les scores obtenus aux sénatoriales.

Enfin, une douzaine de militants du PRG 93 avaient rejoint Les Radicaux de Gauche (LRDG), refusant la fusion des radicaux de décembre 2017. A ma connaissance, la plupart - sinon tous - sont restés à LRDG lors de la reconstitution du PRG. LRDG avait annoncé avoir conclu des alliances électorales dans une dizaine de communes, mais le résultat final semble moindre si l'on en croit les documents de campagne, où en principe les têtes de liste ont dû choisir entre le PRG et LRDG, généralement au détriment de LRDG.

Je présente à nouveau les résultats par ordre alphabétique des noms de commune.

A Aubervilliers, le PRG soutenait la maire sortante (PCF) Meriem Derkaoui, qui n'a obtenu que 17,66 % au premier tour. Sa liste (soutenue par EELV et LFI) a fini troisième mais peut encore l'emporter en cas de rassemblement de la gauche, étant en tête de la gauche. Lors du scrutin de 2014, les élus PRG sur la liste PS (battue au profit du PCF), Abderrahim Hafidi et Djamila Aïssaoui, avait ensuite rejoint en 2016 la majorité municipale, le premier devenant adjoint au maire et la seconde conseillère municipale déléguée. Seul Abderrahim Hafidi se représentait en 2020 (à la 32e place sur la liste de Meriem Derkaoui), la nouvelle secrétaire générale départementale du PRG, Soumia Achfaa, figurant à la 7e place, étant en principe appelée à siéger même en cas de défaite (sous réserve de fusions de listes).

La ville d'Aulnay-sous-Bois avait basculé à droite en 2014, mais le PRG avait conservé deux élus, siégeant dans l'opposition : Ahmed Laouedj, président de la fédération départementale et auparavant adjoint au maire, et Karine Fougeray. Un troisième élu PRG de la mandature 2014-2020 - Mario Oliveira - n'avait pas été réélu en 2014. En 2020, les élus et anciens élus PRG ne se représentaient pas à Aulnay, où le PRG soutenait à nouveau la liste de gauche PS-EELV-PCF. Celle-ci n'a obtenu que 18,3 % lors de l'unique tour de scrutin et le PRG a perdu ses deux élus au conseil municipal.

A Bagnolet, le PRG soutenait à nouveau le candidat socialiste Tony di Martino, dans une ville prise au PCF en 2014. Si Tony di Martino est arrivé en tête du premier tour (30,78 %) devant le communiste Laurent Jamet (22,17 %), le résultat final dépendra des électeurs des autres listes de gauche (EELV 17,62 %, LFI diss. 13,67 % et PC diss. 5,05%) et des fusions de listes. Conseiller municipal délégué sortant, le PRG Jean-Philippe Carlin était 23e (sur 39) sur la liste di Martino.

Le probable basculement de Bobigny (de l'UDI au PCF, au regard des scores du premier tour : 26,37 % contre 37,65 %)) devrait être favorable au PRG, dont le responsable local Nordine Errouihi était 5e de la liste d'Abdel Saadi. Une autre candidate PRG, Florence Klipsch, figurait à la 24e place.

A Bondy, le PRG soutenait la municipalité socialiste sortante, en bonne position pour le deuxième tour (Sylvine Thomassin a obtenu 38,03 %) mais je n'ai pas pu identifier le/la/les candidat/e/s PRG. De 2008 à 2014, Nadia Besseghir avait siégé au nom du PRG. En 2020, l'ex-PRG Jean-Guy Audoux (8e sur la liste d'Alda Pereira-Lemaitre à Noisy-le-Sec en 2014, voir ci-dessous) figurait à la 8e place de la liste LREM conduite par Laurent Cotte, sans perspectives toutefois de siéger vu le faible score de cette liste (12,94 % au premier tour).

A Clichy-sous-Bois, le PRG avait soutenu le DVG Abdelali Meziane, compte tenu du soutien apporté par LREM au maire socialiste Olivier Klein, toutefois largement réélu dès le premier tour (64,60 %, contre 28,53 % à Abdelali Meziane).

A Coubron, le PRG a compté un conseiller municipal élu en 2008, François Deschamps. Il ne siège plus dans cette commune de droite, où l'unique élu de gauche en 2020 est un socialiste, qui conduisait une liste ayant réalisé 13 %.

A Drancy, l'élue PRG Hanane Faouzi - elle avait rejoint ce parti en 2013 - a été réélue (elle était 21e sur la liste UDI d'Anne Lagarde, qui a recueilli plus de 65%). Elle est restée au MRSL.

A Epinay-sur-Seine, le PRG soutenait la liste EELV, qui n'a obtenu que 8,01% (1 siège) dans ce qui est désormais un bastion de l'UDI (67,27%).

A Gagny, la conseillère municipale sortante PRG Lydia Hornn conduisait la liste d'union de la gauche, qui a obtenu 16,83 % et 3 sièges. En 2014, le PRG Jean-François Thévenot (ex-PS) avait conduit une liste qui avait obtenu 8,75% et un seul siège, et sur laquelle figurait un des deux conseillers municipaux PRG alors sortants, Alain Bevis-Surprise (7e), le dernier conseiller municipal PRG, Mouin Ben Zaïeb, n'ayant pas été candidat en 2014. Les anciens élus PRG ne se représentaient pas en 2020.

A L'Ile-Saint-Denis, le PRG soutenait le maire sortant Mohamed Gnabaly (app. EELV), en tête du premier tour (37,69%). Je n'ai pas pu identifier les éventuel-le-s candidat-e-s PRG.

A La Courneuve, le maire sortant adjoint, élu sous les couleurs du PRG en 2014, Mehdi Afsi, a été réélu sur la liste du maire communiste Gilles Poux (64,4%), sur laquelle il figurait à la 15e place. Mais il ne pouvait plus se prévaloir de la qualité de membre du PRG, puisque ce dernier soutenait la liste EELV qui a obtenu 14,05% et 3 sièges, le premier non élu étant le responsable local du PRG Pascal Lehn. Cette alliance s'inscrivait dans le cadre d'un rapprochemen, dans plusieurs villes du département, entre le PRG et EELV dont la cosecrétaire départementale est Anne Déo... celle-là même qui n'avait pas pu devenir sénatrice en 2017 compte tenu d'une liste PRG autonome aux sénatoriales, et qui se présentait à Noisy-le-Sec (voir ci-après).

Le PRG ne figurait pas sur la liste d'union de la gauche au Blanc-Mesnil, que le PC n'a pas pu reprendre après sa défaite de 2014.

Dans la commune socialiste du Pré-Saint-Gervais, le PRG a été représenté au conseil municipal par Walter Pinna (2008-2014) puis par Rose-Marie Augustin (2014-2020), qui ne se représentait pas. L'ancien président de la fédération du PRG de Seine-et-Marne, Mohamed Yenbou, est élu, toujours sous les couleurs du PRG. Il était 23e de la liste conduite par Laurent Baron (PS), qui l'a emporté dès le premier tour (50,19%).

Aux Lilas, le PRG soutenait Lionel Benharous, largement en tête du premier tour (46,23%) pour succéder au socialiste Daniel Guiraud.

Dans la commune de Livry-Gargan, qui avait basculé à droite en 2014, l'ancien élu PRG (de 1995 à 2014) Gérard Cosimi est décédé en mars 2019.

A Montreuil, le PRG soutenait EELV, dans ce qui a été la plus grande commune de France dirigée par un écologiste. Fairouz Bentoucha (11e) ne siègera toutefois pas au conseil municipal, la liste EELV n'ayant obtenu que 5 sièges (16,10%), loin derrière le maire sortant (PCF) Patrice Bessac, réélu dès le premier tour (51,34%).

A Neuilly-sur-Marne, le PRG soutenait le poulain du maire socialiste sortant Jacques Mahéas. Avec 38,09%, Yannick Trigane est favori du deuxième tour. Je n'ai pas pu identifier le(s) candidat-e(s) PRG, les étiquettes politiques des colistiers étant soigneusement dissimulées.

Dans la ville de Noisy-le-Grand, passée du PS à LR en 2014, le PRG soutenait la liste PS-EELV d'Emmanuel Constant, distancée au premier tour (20,98% contre 35,95% à la liste LR).

A Noisy-le-Sec, en 2014 l'ancienne maire socialiste Alda Pereira était passée au PRG après avoir perdu sa mairie suite à la démission de 20 des 39 membres de son conseil municipal. La liste qu'elle avait conduite n'avait toutefois obtenu que 6,66% en 2014.
En 2020, le PRG soutenait Anne Déo (EELV, soutenue LFI) dans une ville que la gauche souhaite reprendre à l'UDI Laurent Rivoire, distancé au premier tour (27,99 %) par la liste du communiste Olivier Sarrabeyrouse (32,85 %). La PRG Samia Fettal était 4e de la liste menée par Anne Déo (12,65 %) et ne siègera que si cette liste fusionne avec celle d'Olivier Sarrabeyrouse ou obtient au moins 18 % au deuxième tour.

Dans la ville socialiste de Pantin, le PRG a traditionnellement une certaine influence locale. Une conseillère municipale de la mandature 2008-2014, Sylvie Nouaille, n'avait pas été réélue en 2014. Mais le PRG avait un adjoint au maire dans la municipalité sortante, Jean-Jacques Brient, toutefois passé à LRDG, ainsi qu'une conseillère municipale déléguée, Emma Gonzalez Suarez et un autre conseiller municipal PRG, Pierre-Dominique Pausiclès. Jean-Jacques Brient n'était cependant pas candidat à sa réélection en 2020 - il faut dire que son compagnon, le styliste Jean-Luc François (il a notamment dessiné la robe de mariage de Kate Middleton), était 3e de la liste LR : il siègera dans l'opposition, et retrouvera Emma Gonzalez Suarez et Pierre-Dominique Pausiclès sur les bancs du conseil municipal, à la suite de la victoire du PS au premier tour.

A Pierrefitte-sur-Seine, le PRG soutenait la liste menée par le PCF (23,82%), alors que LRDG soutenait le maire PS (47,35%) - ce qui est la preuve que LRDG n'est pas forcément à gauche du PRG.

A Romainville, une autre liste autonome du PRG avait été menée en 2014 par Karim Amazouz, élu sortant, qui n'avait toutefois pas été élu, malgré un score de 8,12%, faute de fusion de liste. La maire sortante Corinne Valls ne se représentait pas. Cette année, le PRG soutenait la liste PS-LREM de Philippe Guglielmi, en tête du premier tour (32,96 %) : Karim Amazouz était 15e sur la liste, et le président départemental du PRG Ahmed Laouedj, élu sortant d'opposition à Aulnay-sous-Bois, 17e. LRDG soutenait pour sa part la liste menée par Vincent Pruvost (LFI), arrivée troisième avec 26,11%, sur laquelle figurait une candidate LRDG à la 20e place, Sandra Duchesne. Entre les deux s'intercale la liste du PDG François Dechy, classé à gauche (28,49%).

A Rosny-sous-Bois, le PRG a fait l'unique alliance qui ne soit pas à gauche dans le département, en soutenant le Modem Pierre-Olivier Carel, qui avait aussi le soutien du MRSL. Il n'a obtenu que 12,13%, derrière deux listes de droite (27,16% et 25,87%) et la liste d'union de la gauche PS-PCF-EELV (26,21%).

A Saint-Denis, où le second tour s'annonce incertain entre le socialiste Mathieu Hanotin (35,31%) et le maire communiste Laurent Russier (24,00%) compte tenu du score de la liste de la France insoumise (18,04%), le PRG soutenait le PS. Le militant local Radi Ould Khayi n'était toutefois pas candidat.

A Saint-Ouen, le PRG soutenait la liste PS-EELV de Karim Bouamrane, en tête du premier tour (26,98%) et susceptible de reprendre cette mairie à l'UDI (25,65%), sous réserve que les autres listes situées à sa gauche ne s'allient pas contre lui (18,78% pour la liste PCF-G.s et 10,65% à la liste d'Ensemble). Les étiquettes des colistiers de la liste arrivée en tête sont, ici aussi, cachées.

A Sevran, le maire sortant Stéphane Blanchet (DVG) avait le soutien du PRG - et non de LRDG, alors que l'adjoint sortant Ali Jiar, ancien représentant local du PRG, faisait partie de ce mouvement. Ni lui, ni les autres élus sous l'étiquette PRG en 2014 (notamment, Fatou Sagna, adjointe au maire sortante) n'étaient à nouveau candidats, dans une commune qui compte de longue date des adjoints au maire PRG. Là encore, l'effacement des étiquettes des candidats ne permet pas d'identifier le (ou la) probable candidat(e) PRG.

Le PRG apportait son soutien au maire de Stains (PCF), réélu dès le premier tour (57,89%). Le PRG ne semble toutefois pas avoir d'élus sortants ni de candidats dans cette commune.

A Tremblay-en-France, pas de soutien du PRG en revanche à François Asensi (Ensemble), réélu au premier tour (75,27%).

Dans le bastion de droite qu'est Villemomble, LRDG avait annoncé soutenir la liste de gauche menée par le socialiste Jean-Marc Minetto, arrivée troisième du premier tour (25,79%), mais au final ni le logo du PRG, ni celui de LRDG ne figuraient dans les documents de campagne.

A Villepinte, où le PRG a compté une adjointe au maire avec Karima Malki entre 2008 et 2014, et qui avait alors vu la nette défaite de la maire sortante (issue des rangs du PCF) Nelly Roland (37,2%), la gauche était très divisée cette année : Nelly Roland arrive en tête de la gauche (24,9%), talonnant la maire sortante LR Martine Valleton (27,86%), loin devant le candidat PC Gérard Kouassi (soutenu par LFI, EELV, G.s et... le PRG) à 11,36%, ou encore le candidat PS (seulement 1,71%). Je n'ai pas non plus identifier le (ou les) candidat(e)(s) PRG, mais la situation est incertaine en tout état de cause.

Enfin, à Villetaneuse (14 000 habitants) Dieunor Excellent remporte au premier tour (50,33%) cette ville historiquement communiste (39,22% pour la liste de Carinne Juste). Son élection est le fruit d'un travail de terrain de longue date, qui s'est traduit par des scores croissants (26,05% au deuxième tour et en quadrangulaire en tant que candidat PRG aux municipales de 2014 ; en tête - comme candidat "divers" - avec 24,42% au premier tour des législatives de 2017 à Villetaneuse). Anciennement PRG, Dieunor Excellent a gardé des contacts avec le PRG, et du reste l'unique conseillère départementale du PRG élue sous cette étiquette dans le département en 2015, l'avocate Florence Laroche, a été réélue sur la liste de Dieunor Excellent (elle y figurait à la 10e place, après avoir été élue en 2014 conseillère municipale d'opposition en figurant à la quatrième place sur la liste de Dieunor Excellent). Elle affiche toujours le logo des Jeunes radicaux de gauche (JRG) sur son compte Twitter.
Dernière édition par Marcy le Lun 18 Mai 2020 14:05, édité 2 fois.
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Re: Les élections municipales de 2020 pour le PRG

Messagede alamo » Sam 16 Mai 2020 08:55

A Aulnay il n'y a pas de deuxième tour, B. Beschizza (LR) a été largement (59%) réélu. La liste de gauche qui a fait 18,3% a obtenu cinq élus.
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