Marcy a écrit:Je termine la région Nouvelle-Aquitaine avec les quatre départements de Poitou-Charentes.
En Charente, le site national du PRG indique Nathalie Lacroix, adjointe au maire de Cognac, comme présidente de fédération départementale, mais le MRSL la liste aussi parmi ses élus. Quoi qu'il en soit, Nathalie Lacroix a manifestement passé la main à l'occasion de ces élections municipales, étant avant-dernière de la liste du maire sortant socialiste, lui-même en ballotage difficile à l'issue du premier tour (25,2 % contre 29% et 23,2% à deux listes de droite, sans aucune réserve de voix).
La Charente-Maritime est l'un des bastions du PRG. Le président du groupe radical de gauche au conseil régional, l'agriculteur bio Benoît Biteau, a été élu député européen en 2019 - mais sur la liste EELV.
De même qu'en Haute-Corse, autre place forte du radicalisme de gauche, il faut distinguer entre la situation de la ville-préfecture (avec, comme à Bastia, une division de la famille radicale) et le reste du département.
A La Rochelle (75 000 habitants), dont l'ancien député et ancien candidat radical de gauche à l'élection présidentielle de 1981 Michel Crépeau a été maire de 1971 à 1999, un duel serré oppose le député Olivier Falorni (33,26% au premier tour) et le maire sortant (DVG) Jean-François Fountaine (32,61%). Divers gauche, Olivier Falorni apparaît politiquement proche du PRG, alors que Jean-François Fountaine est aujourd'hui sans étiquette après avoir été membre du PRG puis du PS. La fédération départementale du PRG, anciennement dirigée par le conseiller départemental de La Rochelle Pierre Malbosc (toujours indiqué comme président départemental sur le site non mis à jour du PRG national...), a soutenu Olivier Falorni (étant lui-même en 35e position sur sa liste), de même qu'une autre conseillère départementale PRG de La Rochelle : Nadège Désir, 4e sur la liste Falorni, elle avait été candidate - non élue - en 10e place sur la liste PS-PP-PRG aux européennes de 2019), actuelle présidente départementale du PRG. A noter que le président départemental du MRSL, Frédéric Milhiet, occupe la dernière place (non éligible) sur la liste d'Olivier Falorni. De son côté, Jean-François Fountaine accueille sur sa liste deux autres conseillers départementaux élus sous l'étiquette PRG à La Rochelle en 2015 : Dominique Guégo (13e) et Marylise Fleuret-Pagnoux (16e). Le dernier conseiller départemental PRG à La Rochelle, Pierre Robin, ne figurait sur aucune des deux listes.
Dans le reste du département, selon l'encyclopédie en ligne Wikipédia, le PRG comptait 5 maires sortants de communes de plus de 3 500 habitants - ce qui constitue un record en France.
Trois maires ne se représentaient pas :
- Henri Lambert à Nieul-sur-Mer (5 800 habitants) ; la gauche conduite par Marc Maigné l'a emporté dès le premier tour, en duel, avec Marc Maigné (74,9%) ;
- Christian Grimpret à Sainte-Soulle (4 400 habitants) ; la gauche l'a emporté avec Bernard Ayral (53,6 % en duel) ;
- en revanche, à Sainte-Xandre (4 700 habitants), la droite est favorite pour remporter cette commune qui était dirigée par Christian Perez.
Deux autres maires se représentaient : Pascal Ferchaud, par ailleurs conseiller départemental, est facilement réélu à Saujon (7 200 habitants) avec 79,6% des voix. En revanche, Guy Denier à Périgny (8 300 habitants) est légèrement devancé au premier tour (44,98 % contre 45,14 % à une liste de droite) et devra mobiliser les abstentionnistes et les électeurs de la liste LFI (9,87 %) pour être réélu.
Dans les communes de plus petite taille, notons que le conseiller départemental à Marans Denis Petit ne se représentait pas à Saint-Jean-de-Liversay (2 900 habitants). Mais cette commune reste à gauche avec la victoire de son ancienne colistière Sylvie Gatineau (54,3%).
On peut penser qu'un certain nombre de maires DVG sont proches du PRG ou pourraient le rejoindre à l'issue des élections municipales ou lors de la prochaine séquence électorale (sénatoriales, départementales, régionales)... si les divisions à La Rochelle ne créent pas un trop fort effet répulsif.
Dans les Deux-Sèvres, le PRG était dirigé par Olivier Poussard, qui ne semble pas avoir rejoint le PRG (ancien président de fédération départementale, il n'est plus mentionné comme tel sur le site national du PRG). Tête de liste à Aiffres (5 500 habitants) où il avait recueilli 15,5 % des voix, il a été le premier non élu de la liste de gauche qui, en 2020, n'a obtenu que 32,3 % des voix et 4 sièges face à la liste du maire Jacques Billy (MRSL).
Dans le chef-lieu du département, Niort, un premier rassemblement à gauche s'était constitué, où Patrick Delaunay (Les Radicaux de Gauche, formation essentiellement issue d'une scission du PRG) figurait en bonne place. Cette liste en a rejoint une autre et Patrick Delaunay a disparu de la nouvelle liste, qui n'a par ailleurs obtenu que 18,7% face au maire (MRSL soutenu par LR et LREM) Jérôme Baloge (68%).
Dans la Vienne, le site national du PRG indique comme président de fédération le magistrat tourangeau Gilles Michaud, qui avait conduit une liste DVG à Châtellerault en 2008 (17,3% des voix) puis été réélu conseiller municipal d'opposition dans la même ville sur une liste d'union de gauche en 2014. Il semble s'être retiré de la politique (lors de la réunification des radicaux il était devenu président d'honneur de la nouvelle fédération MRSL), n'ayant pas été colistier à Châtellerault lors du dernier scrutin.
Mise à jour 7 mai 2020 : correction sur la présidence actuelle du PRG en Charente-Maritime.
pierrep a écrit:Marcy a écrit:Je termine la région Nouvelle-Aquitaine avec les quatre départements de Poitou-Charentes.
En Charente, le site national du PRG indique Nathalie Lacroix, adjointe au maire de Cognac, comme présidente de fédération départementale, mais le MRSL la liste aussi parmi ses élus. Quoi qu'il en soit, Nathalie Lacroix a manifestement passé la main à l'occasion de ces élections municipales, étant avant-dernière de la liste du maire sortant socialiste, lui-même en ballotage difficile à l'issue du premier tour (25,2 % contre 29% et 23,2% à deux listes de droite, sans aucune réserve de voix)
Pour Cognac vous faites erreur car le maire sortant Michel Gourinchas ( PS) ne se représentait pas et c'est son dauphin qui se trouve en position délicate avec 25% au premier tour et fort peu de réserves de voix.
Marcy a écrit:Poursuivons avec Provence-Alpes-Côte-d'Azur.
La situation du PRG est confuse dans les Bouches-du-Rhône. Une analyse approfondie semble toutefois y indiquer que le PRG, qui y était emmené par Bernard Tapie, y a disparu - ou pratiquement disparu.
Le site Wikipédia indique comme PRG deux maires sortants : Yves Vidal à Grans (5 100 habitants), réélu dès le premier tour (73,7%), et l'ancien député Jean-Pierre Maggi à Velaux (8 700 habitants), qui ne se représentait pas après 43 ans de mandat. En fait, ces deux maires sont d'abord des proches de Jean-Noël Guérini, et il est d'autant plus douteux qu'ils soient encore au PRG que la principale figure "radicale" des guérinistes, Lisette Narducci, maire sortante du 2e secteur de Marseille (qui avait rejoint Bruno Gilles à ce scrutin), a fait le choix du MRSL (dont il n'est pas sûr qu'elle soit encore membre, compte tenu d'un différent local l'opposant à Arlette Fructus, se revendiquant également du MRSL). En tout cas, Lisette Narducci, en ballotage difficile à l'issue du premier tour pour garder sa mairie de secteur face à la gauche, n'est plus au PRG, pas davantage semble-t-il que l'un de ses proches, Christian Maraninchi, présenté comme président départemental sur le site national (non mis à jour du PRG) et qui était basé à Aix-en-Provence. Je parle au passé car Christian Maraninchi ne semble pas avoir pris part à la campagne des élections municipales de 2020.
Enfin, de nombreux médias ont présenté le PRG comme soutenant la liste du Printemps marseillais : c'est de toute évidence une erreur provenant d'une confusion avec la scission du PRG menée par Virginie Rozière et Stéphane Saint-André, appelée Les Radicaux de gauche (LRDG, il y a d'ailleurs un contentieux sur ce point avec le PRG) : Ahmed Heddadi a rejoint le Printemps marseillais en tant que président de la fédération départementale LRDG.
Marcy a écrit:Je poursuis avec la région Centre - Val-de-Loire.
- à Lucé (15 400 habitants), le maire Emmanuel Lecomte, en poste depuis 2008, se revendique désormais comme "divers gauche". Dans cette ville de tradition radicale de gauche (qui a eu comme maires radicaux le député Edmond Desouches de 1947 à 1989, et Fernand Mira de 1995 à 2001), sa liste a viré en tête au premier tour (44,09 %) et est favorite pour la suite du scrutin. Emmanuel Lecomte est par ailleurs le directeur de cabinet du maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, un temps président du très conservateur CNIP, ce qui amène Emmanuel Lecompte, sur son compte Twitter, à retweeter bien sûr Gilles Bourdouleix, mais aussi Eric Ciotti ou encore Christian Estrosi ;
PhB a écrit:Je suis stupéfait que le directeur de cabinet du très droitier Gilles Bourdouleix puisse se réclamer du PRG ou même divers gauche. Comment concilier des positions politiques aussi éloignées au quotidien ?
En outre Lucé, dans l'Eure-et-Loir, est au bas mot à 2h30 de route de Cholet, Emmanuel Lecomte est très fort pour réussir à administrer ces deux villes.
Retourner vers Elections municipales de 2020
Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité