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Les élections municipales de 2020 pour le PRG

Forum de discussion consacré aux élections municipales qui seront organisées en France en mars 2020.

Re: Les élections municipales 2020 pour le PRG

Messagede Marcy » Sam 9 Mai 2020 15:59

Quand je disais que dans le nouveau monde les partis n'ont plus leur place c'était de l'ironie... mon sentiment est que les partis sont nécessaires à l'expression démocratique, et pour ce faire plus adaptés à la démocratie interne que les organisations de type LREM ou la France insoumise.

"Mouvement" ou "parti" est un débat utile. S'agissant du MRSL, j'étais favorable à retrouver le nom historique de "parti radical", tout court, mais "mouvement" avait été choisi pour, justement, tenir compte de la nécessité de dépasser la forme parti. D'ailleurs, le Mouvement des radicaux de gauche avait été un mouvement.
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Re: Les élections municipales 2020 pour le PRG

Messagede pmf » Sam 9 Mai 2020 16:17

J'aurais eu la même opinion que vous si j'avais été concerné ce qui faillit être le cas si un contact avec le PRG n'était pas resté lettre morte pour cause d'organisation administrative défaillante avant d'avoir confirmation de l'amateurisme de responsables du PRG.

Retrouver le nom du Parti Radical des années fastes en " Parti Républicain Radical et Radical Socialiste ", cela aurait été plus attirant pour des Citoyens épris de Radicalisme et de IIIème République, celle des Radicaux, mais cette espèce de politique n'est-elle pas en voie d'extinction.
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Re: Les élections municipales 2020 pour le PRG

Messagede pierrep » Sam 9 Mai 2020 17:28

Marcy a écrit:Je termine la région Nouvelle-Aquitaine avec les quatre départements de Poitou-Charentes.

En Charente, le site national du PRG indique Nathalie Lacroix, adjointe au maire de Cognac, comme présidente de fédération départementale, mais le MRSL la liste aussi parmi ses élus. Quoi qu'il en soit, Nathalie Lacroix a manifestement passé la main à l'occasion de ces élections municipales, étant avant-dernière de la liste du maire sortant socialiste, lui-même en ballotage difficile à l'issue du premier tour (25,2 % contre 29% et 23,2% à deux listes de droite, sans aucune réserve de voix).

La Charente-Maritime est l'un des bastions du PRG. Le président du groupe radical de gauche au conseil régional, l'agriculteur bio Benoît Biteau, a été élu député européen en 2019 - mais sur la liste EELV.

De même qu'en Haute-Corse, autre place forte du radicalisme de gauche, il faut distinguer entre la situation de la ville-préfecture (avec, comme à Bastia, une division de la famille radicale) et le reste du département.

A La Rochelle (75 000 habitants), dont l'ancien député et ancien candidat radical de gauche à l'élection présidentielle de 1981 Michel Crépeau a été maire de 1971 à 1999, un duel serré oppose le député Olivier Falorni (33,26% au premier tour) et le maire sortant (DVG) Jean-François Fountaine (32,61%). Divers gauche, Olivier Falorni apparaît politiquement proche du PRG, alors que Jean-François Fountaine est aujourd'hui sans étiquette après avoir été membre du PRG puis du PS. La fédération départementale du PRG, anciennement dirigée par le conseiller départemental de La Rochelle Pierre Malbosc (toujours indiqué comme président départemental sur le site non mis à jour du PRG national...), a soutenu Olivier Falorni (étant lui-même en 35e position sur sa liste), de même qu'une autre conseillère départementale PRG de La Rochelle : Nadège Désir, 4e sur la liste Falorni, elle avait été candidate - non élue - en 10e place sur la liste PS-PP-PRG aux européennes de 2019), actuelle présidente départementale du PRG. A noter que le président départemental du MRSL, Frédéric Milhiet, occupe la dernière place (non éligible) sur la liste d'Olivier Falorni. De son côté, Jean-François Fountaine accueille sur sa liste deux autres conseillers départementaux élus sous l'étiquette PRG à La Rochelle en 2015 : Dominique Guégo (13e) et Marylise Fleuret-Pagnoux (16e). Le dernier conseiller départemental PRG à La Rochelle, Pierre Robin, ne figurait sur aucune des deux listes.

Dans le reste du département, selon l'encyclopédie en ligne Wikipédia, le PRG comptait 5 maires sortants de communes de plus de 3 500 habitants - ce qui constitue un record en France.
Trois maires ne se représentaient pas :
- Henri Lambert à Nieul-sur-Mer (5 800 habitants) ; la gauche conduite par Marc Maigné l'a emporté dès le premier tour, en duel, avec Marc Maigné (74,9%) ;
- Christian Grimpret à Sainte-Soulle (4 400 habitants) ; la gauche l'a emporté avec Bernard Ayral (53,6 % en duel) ;
- en revanche, à Sainte-Xandre (4 700 habitants), la droite est favorite pour remporter cette commune qui était dirigée par Christian Perez.
Deux autres maires se représentaient : Pascal Ferchaud, par ailleurs conseiller départemental, est facilement réélu à Saujon (7 200 habitants) avec 79,6% des voix. En revanche, Guy Denier à Périgny (8 300 habitants) est légèrement devancé au premier tour (44,98 % contre 45,14 % à une liste de droite) et devra mobiliser les abstentionnistes et les électeurs de la liste LFI (9,87 %) pour être réélu.

Dans les communes de plus petite taille, notons que le conseiller départemental à Marans Denis Petit ne se représentait pas à Saint-Jean-de-Liversay (2 900 habitants). Mais cette commune reste à gauche avec la victoire de son ancienne colistière Sylvie Gatineau (54,3%).

On peut penser qu'un certain nombre de maires DVG sont proches du PRG ou pourraient le rejoindre à l'issue des élections municipales ou lors de la prochaine séquence électorale (sénatoriales, départementales, régionales)... si les divisions à La Rochelle ne créent pas un trop fort effet répulsif.

Dans les Deux-Sèvres, le PRG était dirigé par Olivier Poussard, qui ne semble pas avoir rejoint le PRG (ancien président de fédération départementale, il n'est plus mentionné comme tel sur le site national du PRG). Tête de liste à Aiffres (5 500 habitants) où il avait recueilli 15,5 % des voix, il a été le premier non élu de la liste de gauche qui, en 2020, n'a obtenu que 32,3 % des voix et 4 sièges face à la liste du maire Jacques Billy (MRSL).

Dans le chef-lieu du département, Niort, un premier rassemblement à gauche s'était constitué, où Patrick Delaunay (Les Radicaux de Gauche, formation essentiellement issue d'une scission du PRG) figurait en bonne place. Cette liste en a rejoint une autre et Patrick Delaunay a disparu de la nouvelle liste, qui n'a par ailleurs obtenu que 18,7% face au maire (MRSL soutenu par LR et LREM) Jérôme Baloge (68%).

Dans la Vienne, le site national du PRG indique comme président de fédération le magistrat tourangeau Gilles Michaud, qui avait conduit une liste DVG à Châtellerault en 2008 (17,3% des voix) puis été réélu conseiller municipal d'opposition dans la même ville sur une liste d'union de gauche en 2014. Il semble s'être retiré de la politique (lors de la réunification des radicaux il était devenu président d'honneur de la nouvelle fédération MRSL), n'ayant pas été colistier à Châtellerault lors du dernier scrutin.

Mise à jour 7 mai 2020 : correction sur la présidence actuelle du PRG en Charente-Maritime.

Pour Cognac vous faites erreur car le maire sortant Michel Gourinchas ( PS) ne se représentait pas et c'est son dauphin qui se trouve en position délicate avec 25% au premier tour et fort peu de réserves de voix.
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Les élections municipales pour le PRG en Poitou-Charentes

Messagede Marcy » Sam 9 Mai 2020 20:57

pierrep a écrit:
Marcy a écrit:Je termine la région Nouvelle-Aquitaine avec les quatre départements de Poitou-Charentes.

En Charente, le site national du PRG indique Nathalie Lacroix, adjointe au maire de Cognac, comme présidente de fédération départementale, mais le MRSL la liste aussi parmi ses élus. Quoi qu'il en soit, Nathalie Lacroix a manifestement passé la main à l'occasion de ces élections municipales, étant avant-dernière de la liste du maire sortant socialiste, lui-même en ballotage difficile à l'issue du premier tour (25,2 % contre 29% et 23,2% à deux listes de droite, sans aucune réserve de voix)


Pour Cognac vous faites erreur car le maire sortant Michel Gourinchas ( PS) ne se représentait pas et c'est son dauphin qui se trouve en position délicate avec 25% au premier tour et fort peu de réserves de voix.


Oui, merci pour la correction sur le candidat socialiste.
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Les municipales pour le PRG dans les Bouches-du-Rhône

Messagede Marcy » Sam 9 Mai 2020 21:07

Marcy a écrit:Poursuivons avec Provence-Alpes-Côte-d'Azur.
La situation du PRG est confuse dans les Bouches-du-Rhône. Une analyse approfondie semble toutefois y indiquer que le PRG, qui y était emmené par Bernard Tapie, y a disparu - ou pratiquement disparu.

Le site Wikipédia indique comme PRG deux maires sortants : Yves Vidal à Grans (5 100 habitants), réélu dès le premier tour (73,7%), et l'ancien député Jean-Pierre Maggi à Velaux (8 700 habitants), qui ne se représentait pas après 43 ans de mandat. En fait, ces deux maires sont d'abord des proches de Jean-Noël Guérini, et il est d'autant plus douteux qu'ils soient encore au PRG que la principale figure "radicale" des guérinistes, Lisette Narducci, maire sortante du 2e secteur de Marseille (qui avait rejoint Bruno Gilles à ce scrutin), a fait le choix du MRSL (dont il n'est pas sûr qu'elle soit encore membre, compte tenu d'un différent local l'opposant à Arlette Fructus, se revendiquant également du MRSL). En tout cas, Lisette Narducci, en ballotage difficile à l'issue du premier tour pour garder sa mairie de secteur face à la gauche, n'est plus au PRG, pas davantage semble-t-il que l'un de ses proches, Christian Maraninchi, présenté comme président départemental sur le site national (non mis à jour du PRG) et qui était basé à Aix-en-Provence. Je parle au passé car Christian Maraninchi ne semble pas avoir pris part à la campagne des élections municipales de 2020.

Enfin, de nombreux médias ont présenté le PRG comme soutenant la liste du Printemps marseillais : c'est de toute évidence une erreur provenant d'une confusion avec la scission du PRG menée par Virginie Rozière et Stéphane Saint-André, appelée Les Radicaux de gauche (LRDG, il y a d'ailleurs un contentieux sur ce point avec le PRG) : Ahmed Heddadi a rejoint le Printemps marseillais en tant que président de la fédération départementale LRDG.


Je dois apporter un rectificatif concernant le PRG dans les Bouches-du-Rhône : parmi les vice-présidents nationaux du PRG figure l'ancien député européen PRG (1999-2004) Michel Dary, élu à Marseille sur la liste fusionnée de l'UMP et de Lisette Narducci en 2014. C'était Michel Dary qui présidait la fédération PRG des Bouches-du-Rhône lors de la réunification avec les "valoisiens" et son poste de vice-président national du PRG semble indiquer qu'il a fait le choix du PRG "reconstitué" (ou qu'on a fait ce choix pour lui, car il n'est pas dans les usages du PRG de systématiquement solliciter ceux qui sont élus dans les organes de direction nationale). Michel Dary ne s'est pas représenté au dernier scrutin, semble avoir été très discret dans la campagne et à ma connaissance le PRG n'a pas pris position. Mais en accueillant Michel Dary sans doute la direction national du PRG, ou plus précisément son président Guillaume Lacroix, prépare-t-il l'après municipales, avec le retour au bercail de PRG locaux... car il me semble pour l'heure difficile de dire qu'ils sont au PRG quand ils ne s'en revendiquent pas et qu'il n'y a pas d'appels à cotisations depuis la reconstitution du PRG.
Dernière édition par Marcy le Sam 9 Mai 2020 23:09, édité 3 fois.
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Les élections municipales pour le PRG en Centre-Val-de-Loire

Messagede Marcy » Sam 9 Mai 2020 22:20

Je poursuis avec la région Centre - Val-de-Loire.

Dans le Cher, l'ancien représentant local du PRG, Patrice Delgado, qui était basé à Bourges, ne semble pas avoir pris part à la campagne des municipales, et il n'y a pas de traces du PRG dans les campagnes municipales à Bourges et à Vierzon.

L'encyclopédie Wikipédia indique un maire PRG sortant : Gérard Santosuosso à Trouy (4 000 habitants). Il avait effectivement été candidat PRG aux cantonales à Levet, échouant en 2011 de 15 voix au deuxième tour face au PS, sans qu'il apparaisse dans les listes les plus récentes des élus PRG. Il ne se représentait pas comme maire, et la liste (DVG) qu'il a soutenue, menée par Franck Breton, l'a emporté dès le premier tour avec 67,9%. Lui-même a cependant été réélu au conseil municipal (comme 9e de liste) et au conseil communautaire.

Le PRG dans l'Eure-et-Loir est dominé par la dynastie Huwart à Nogent-le-Rotrou, ville de 9 700 habitants (les dynasties étant un phénomène marqué au PRG, avec les Baylet dans le Tarn-et-Garonne ou encore les Zuccarelli à Bastia) : le grand-père, Robert, a été maire de 1965 à 1987 (PS puis MRG), ayant été par ailleurs président du conseil général de 1979 à 1986 ; après son décès en 1987 et un intérim socialiste de deux ans, c'est le fils, François, qui a repris les rennes de 1989 à 2020. Haut fonctionnaire, François Huwart a été député (1997-1999 et 2003-2007) et secrétaire d'Etat au commerce extérieur (1999-2002). A présent, c'est le petit-fils, Harold, énarque et par ailleurs conseiller régional depuis 2015, qui conduisait une liste nettement arrivée en tête le 15 mars (45,45 %) et favorise du deuxième tour. Mais Harold Huwart, qui a pourtant été proche de Jean-Michel Baylet (il a été son directeur de campagne lors des primaires citoyennes PS-PRG dès 2011), a choisi de rester au MRSL (dont il est devenu le nouveau numéro deux national), même s'il laisse la presse le présenter comme PRG (c'est localement une étiquette porteuse). Il est aussi le président de la fédération MRSL, constituée en février 2019. Personnellement, je doute qu'il revienne au PRG car il est très proche des idées d'Emmanuel Macron (quoiqu'un peu plus libéral économiquement) - sauf à vouloir changer d'étiquette pour accroître ses chances d'être élu député, après ses deux échecs aux législatives de 2012 et 2017.

Les autres maires du département élus sous l'étiquette PRG en 2014 ne semblent pas être de retour à la "vieille maison", alors que la famille Huwart est influente localement dans la mouvance radicale :

- à Lucé (15 400 habitants), le maire Emmanuel Lecomte, en poste depuis 2008, se revendique désormais comme "divers gauche". Dans cette ville de tradition radicale de gauche (qui a eu comme maires radicaux le député Edmond Desouches de 1947 à 1989, et Fernand Mira de 1995 à 2001), sa liste a viré en tête au premier tour (44,09 %) et est favorite pour la suite du scrutin ;

- à Champhol (3 700 habitants), le maire Christian Gigon, en poste depuis 1995, est étiqueté MRSL. Il est dans une situation délicate à l'issue du premier tour, ayant obtenu 42,15 % contre 39,32 % et 18,52 % à deux autres listes ;

- à Saint-Rémy-sur-Avre (4 000 habitants), le maire Patrick Riehl est en ballotage favorable à l'issue du premier tour (46,90 %) ; lui-même se revendiquait sans étiquette et sa liste avait été classée en divers par le ministère de l'Intérieur.

Le PRG dirigé par Guillaume Lacroix n'a prudemment pas interféré dans les municipales en Eure-et-Loir... peut-être dans l'espoir de voir revenir des élus l'ayant naguère emporté sous son étiquette ? Mais il n'indique pas non plus de président de fédération départementale (dans certains cas, le site national du PRG sait être à jour sur ce point).

Dans l'Indre le PRG avait disparu en 2013 après une démission collective de son équipe locale : Michel Arroyo à Châteauroux est à présent retiré de la vie politique, tandis que le président de la fédération départementale de l'époque, Jean-Paul Guy, a été élu et réélu (mais pas comme PRG) à Argenton-sur-Creuse, sur la liste du socialiste Vincent Millan, à nouveau brillamment reconduit (57,7 % le 15 mars dernier).

En 2015 un jeune et ambitieux nouveau délégué régional du PRG était venu reconstituer une fédération dans l'Indre pour tenter ensuite de se présenter, sans succès, aux régionales : Eric Maginiau est devenu ensuite l'un des premiers à suivre Emmanuel Macron, dès 2016, et il anime toujours un cercle LREM à Bourges, où il est basé.

En Indre-et-Loire, le PRG était dominé par deux figures locales, hier alliés mais qui ont fait des choix divergents, et ce au détriment du PRG "reconstitué".

Mélanie Fortier, élue au conseil régional depuis 2004, s'était présentée dans la 5e circonscription d'Indre-et-Loire aux législatives de 2017 (5,17 %, comme candidate PRG-PS). Avec la réunification des radicaux elle s'est retrouvée dans le même parti que le maire de Tours, Christophe Bouchet (MRSL) et figurait en sixième place sur sa liste. Las, la liste Bouchet a été nettement devancée (25,62%) par la liste de gauche (35,45%). Le PRG, visiblement absent localement, n'avait semble-t-il pas jugé utile d'apporter son soutien à la gauche.

Ancien secrétaire national du PRG à l'égalité entre les femmes et les hommes, Dominique Nouet a repris peu ou prou les mêmes attributions (bien qu'élargies) comme secrétaire national des Radicaux de Gauche, dont il est par ailleurs le référent régional - mais il ne semble pas y avoir de nombreux militants LRDG en Centre-Val-de-Loire. Il n'a apparemment pas participé à la campagne des municipales à Tours.

Le PRG dans le Loir-et-Cher, c'est historiquement Hervé Mesnager, devenu l'un des dix vice-présidents nationaux du PRG relancé en 2019. Ancien conseiller municipal, il tentait cette année sa chance comme colistier d'Etienne Panchout (Modem) à Blois, en tant que septième de liste. Mais c'est le socialiste Marc Gricourt qui l'a emporté dès le premier tour, Etienne Panchout n'obtenant que 14,48% et 3 sièges. Hervé Mesnager n'entrera donc pas au conseil municipal.

Dans le Loiret, le Parti radical de gauche a eu à déplorer, en 2017, la disparition d'une de ses figures historiques, Bernard Fournier, longtemps président de fédération, qui avait fait partie des fondateurs du MRG en 1973. Ancien conseiller régional, il était encore candidat départemental pour le PRG aux régionales de 2015. Il avait été conseiller municipal de Villemandeur de 1995 à 2017.

Thierry Mouron, qui était président départemental du PRG en 2017, figurait comme candidat du Parti Républicain Solidariste (PRS, à la 45e place sur 55), dirigé par l'ancienne responsable du PRG Laurence Marchand-Taillade, sur la liste PS-PCF à Orléans (source : https://www.francebleu.fr/infos/politiq ... 1581625916). Le logo de la formation Les Radicaux de Gauche (LRDG) figurait aussi parmi les soutiens de la liste, et peut-être Thierry Mouron est-il encore membre de LRDG (si le PRS et LRDG acceptent la double adhésion). En tout cas, la liste PS-PCF n'a terminé que quatrième (12,92%) d'un scrutin plié dès le premier tour, étant devancée par une liste EELV où figuraient des socialistes en rupture de ban (19,21%).

Au final, la région Centre-Val-de-Loire illustre la faiblesse du PRG relancé en 2019, entre des fédérations déjà très faibles dans certains départements en 2017, des élus restés au MRSL (comme Harold Huwart et Mélanie Fortier), des départs à LRDG, les départs d'anciens militants (pourtant parfois élus, comme à Argenton-sur-Creuse) et des choix politiques hasardeux, comme une alliance centriste infructueuse à Blois. A certains égards, la situation régionale du PRG fait penser à celle de la région PACA (où un militant historique a même été plus loin qu'à Blois en rejoignant une liste LR à Nice), contrastant avec un ancrage réel dans le sud-ouest et le l'ouest, et les choix alors clairement à gauche de fédérations qui sont, elles, clairement constituées.

Correction 13 mai 2020 à 20h36 : à Orléans, Thierry Mouron étant candidat LRDG (et non PRG).
Correction 14 mai 2020 à 10h41 : Thierry Mouron était en effet présenté comme membre du Parti Républicain Solidariste.
Dernière édition par Marcy le Lun 18 Mai 2020 14:01, édité 4 fois.
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Re: Les élections municipales de 2020 pour le PRG

Messagede PhB » Dim 10 Mai 2020 08:35

Je suis stupéfait que le directeur de cabinet du très droitier Gilles Bourdouleix puisse se réclamer du PRG ou même divers gauche. Comment concilier des positions politiques aussi éloignées au quotidien ?
En outre Lucé, dans l'Eure-et-Loir, est au bas mot à 2h30 de route de Cholet, Emmanuel Lecomte est très fort pour réussir à administrer ces deux villes.
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Re: Les élections municipales pour le PRG en Centre-Val-de-Loire

Messagede François13 » Dim 10 Mai 2020 08:59

Marcy a écrit:Je poursuis avec la région Centre - Val-de-Loire.

- à Lucé (15 400 habitants), le maire Emmanuel Lecomte, en poste depuis 2008, se revendique désormais comme "divers gauche". Dans cette ville de tradition radicale de gauche (qui a eu comme maires radicaux le député Edmond Desouches de 1947 à 1989, et Fernand Mira de 1995 à 2001), sa liste a viré en tête au premier tour (44,09 %) et est favorite pour la suite du scrutin. Emmanuel Lecomte est par ailleurs le directeur de cabinet du maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, un temps président du très conservateur CNIP, ce qui amène Emmanuel Lecompte, sur son compte Twitter, à retweeter bien sûr Gilles Bourdouleix, mais aussi Eric Ciotti ou encore Christian Estrosi ;


PhB a écrit:Je suis stupéfait que le directeur de cabinet du très droitier Gilles Bourdouleix puisse se réclamer du PRG ou même divers gauche. Comment concilier des positions politiques aussi éloignées au quotidien ?
En outre Lucé, dans l'Eure-et-Loir, est au bas mot à 2h30 de route de Cholet, Emmanuel Lecomte est très fort pour réussir à administrer ces deux villes.


bonjour,

ce sont des homonymes !

voir ici
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la- ... 35b9638ecd

et ici
https://www.lechorepublicain.fr/luce-28 ... _13721399/

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Re: Les élections municipales de 2020 pour le PRG

Messagede pmf » Dim 10 Mai 2020 09:24

L'outrage involontaire, dont excusable ou absoudable, selon sa paroisse, est réparé et l'Honneur de cette Bonne Ville de Lucé, un des berceaux ou des pouponnières du Radicalisme de Gauche, continue à luire dans une Eure et Loire qui s'est fortement droitisée.
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Re: Les élections municipales de 2020 pour le PRG

Messagede PhB » Dim 10 Mai 2020 09:27

Je comprends mieux, merci François 13.
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