Marcy a écrit:Dans l'Aveyron, le PRG conquiert dès le premier tour Villefranche-de-Rouergue (12000 habitants) avec le conseiller régional Jean-Sébastien Orcibal, à la tête d'une liste étiquetée PRG sur laquelle figurait en cinquième place le conseiller départemental Eric Cantournet.
Petite précision, Jean-Sébastien Orchibal est membre du Mouvement Radical (MRSL) et non du PRG.
Marcy a écrit:Dans le Maine-et-Loire, le référent départemental du PRG Emmanuel Drouin avait été élu conseiller municipal et conseiller communautaire après mené une liste à Segré (7 000 habitants) qui avait été battue (43,2% en duel). Emmanuel Drouin était ensuite devenu conseiller municipal de la nouvelle commune de Segré-en-Anjou bleu (18 000 habitants), mais n'avait pas été en mesure de constituer une liste au premier tour des municipales. Peut-être tentera-t-il à nouveau sa chance si les deux tours de scrutin sont réorganisés ?
Le candidat PRG sur la liste menée par le PS à Angers, William Benaïssa, n'a pas été élu : il figurait en huitième position sur une liste qui n'a décroché que 5 sièges après avoir obtenu 16,8 % (contre 14,1 % à la liste EELV-PC, et surtout 57,8% au maire sortant de droite Christophe Béchu, qui a par ailleurs fait élire une conseillère municipale MRSL).
Le PRG en Maine-et-Loire était marqué par la figure de l'ancien député Jean-Michel Marchand, maire de Saumur (27 000 habitants) de 2001 à 2008 et de 2014 à 2017, avant de laisser sa place en cours de mandat à Jacky Goulet, à la tête d'une autre liste de gauche au premier tour des municipales de 2014. La gauche devrait garder cette commune, après avoir frôlé la réélection au premier tour. Mais le PRG de Saumur semble avoir disparu : aux législatives de 2017, Jean-Michel Marchand avait soutenu un jeune candidat PRG qui avait aussi reçu l'investiture du PS. Las, Alexandre Leroy n'avait obtenu que 4,26 %. Depuis, il ne semble pas avoir candidaté aux municipales, tout en se rapprochant désormais du PS, si l'on en croit son compte Twitter.
Un département que je connais très bien ;) Emmanuel Drouin fut longtemps membre du PS. Il a été d'ailleurs candidat de ce parti aux élections cantonales de 2011 puis la tête de liste de la gauche en 2014. Ancien socialiste, qui a fait un court passage à LREM avant d'adhérer au PRG/CG. La gauche, au sens large, n'a pu présenter de liste aux élections de mars dernier dans cette commune du fait de sa division entre une liste conduite par Emmanuel Drouin et une autre par Maxime Bizot (DVG), conseiller municipal sortant (élu sur la liste de Emmanuel Drouin en 2014). Ils n'ont pas pu réunir le nombre nécessaire de candidat pour pouvoir se présenter devant les électeurs segréens. La gauche sera absente (en partie, certains ont rejoint la liste de centre-droit) du Conseil municipal pour le prochain mandat (seuls deux listes se sont présentées au suffrage avec l'élection d'une adjointe au maire sortant, Gilles Grimaud.) A Saumur, bastion du radicalisme et de la gauche durant la IIIe République, Jean-Michel Marchand n'a pas rejoint le MRSL ni le PRG/CG. En revanche, la liste de Jackie Goulet (DVG - Centre gauche) réunit et est soutenu par la PS, LREM, MoDem, MRSL avec Sophie Tubiana (cheffe de file des radicaux) avec des membres d'EELV et PCF. En ce qui concerne Alexandre Leroy, il est membre du PS.
Marcy a écrit:Le PRG de l'Orne repose aujourd'hui sur ce qui ressemble à un imbroglio : son président départemental Thierry Jeantet continue de se présenter comme représentant le PRG dans le département (s'exprimant à ce titre dans la presse, y compris pour louer la politique selon lui favorable à la croissance d'Emmanuel Macron), alors que le site Internet de la "fédération" arbore les deux logos PRG et MRSL et que Thierry Jeantet ne figure pas dans les instances du PRG reconstitué en 2019. Dès 2017, le PRG de l'Orne avait soutenu les candidats LREM aux législatives, et non ceux du PS comme l'accord national PS-PRG le prévoyait. Intellectuel de grande culture, Thierry Jeantet était pourtant un membre historique, depuis des décennies, de la direction des radicaux de gauche (sur le site de sa fédération, il se présente d'ailleurs toujours comme vice-président national du PRG), où il a notamment plaidé la cause de l'économie sociale et solidaire et joué un rôle important au plan programmatique.
Observons néanmoins le sort des élus revendiqués par ceux qui se présentent comme la fédération PRG de l'Orne. A tout seigneur tout honneur, commençons par Thierry Jeantet : conseiller municipal et conseiller communautaire sortant de Mortagne-au-Perche, il avait conduit la liste de gauche aux municipales de 2014, qui n'avait réalisé que le maigre score de 24,75%. Il ne s'est pas représenté en 2020, alors que la seule liste en lice était celle du maire sortant. Un autre membre de la fédération dirigée par Thierry Jeantet, Léon Guerrini, est un ancien conseiller municipal de Mortagne-au-Perche.
Argentan a été une place forte du PRG, dont le maire a été François Doubin entre 1988 et 2001. Ancien président des radicaux de gauche (qui à l'époque s'appelaient encore le MRG), ancien ministre, ancien conseiller général et ancien conseiller régional, François Doubin nous a quittés en 2019. A Argentan, Marie-Joseph Pierre avait été élue adjointe au maire PRG après le scrutin de 2014. Elle avait cette fois-ci choisi de prendre du recul, en figurant à l'avant-dernière place (non éligible) de la liste d'union de gauche, favorite du deuxième tour, sur laquelle le conseiller départemental remplaçant Christophe Lecat ("PRG de l'Orne") était cinquième et est susceptible de devenir adjoint.
Le dernier élu de la "fédération PRG de l'Orne" est Thierry Pinot, conseiller municipal d'opposition à L'Aigle (8 000 habitants), où il conduisait la liste de gauche en 2014, battue en duel par la députée UMP (46,5% contre 53,5%). Cette fois, il était cinquième de la liste de gauche, en ballotage défavorable lors du premier tour (38,7% contre 46,5%, et 14,8% à une liste RN).
L'encyclopédie Wikipédia présente enfin comme PRG le maire de Saint-Germain-du-Corbéis (3 800 habitants), Gérard Luçon, réélu au premier tour sans opposition. Décrit comme proche du PRG lors des départementales de 2015, Il n'a cependant toutefois jamais adhéré au PRG à notre connaissance.
Pour l'Orne, la direction nationale du PRG a été plus prompte que pour d'autres départements à retirer le nom de son président de fédération (ceci dit, elle n'en indique aucun pour les trois fédérations de Basse-Normandie). Les positionnements à gauche des membres de la "fédération PRG de l'Orne" désormais susceptibles d'être élus pourraient favoriser la reconstitution effective d'une fédération départementale avec l'accord de la direction nationale du PRG.
Pour l'Orne, mon futur département d'adoption, je me suis renseigné sur la présence radicale sur ce territoire sud normand. Plus précisément sur Argentan, Christophe Lecat est désigné tour à tour comme LRDG, puis PRG mais sur la profession de foi de la liste conduite par Frédéric Leveillé (PS), Maire sortant et conseiller départemental, s'est le logo du MRSL qui apparaît, c'est à n'y plus rien comprendre.
Marcy a écrit:Dans le Loiret, le Parti radical de gauche a eu à déplorer, en 2017, la disparition d'une de ses figures historiques, Bernard Fournier, longtemps président de fédération, qui avait fait partie des fondateurs du MRG en 1973. Ancien conseiller régional, il était encore candidat départemental pour le PRG aux régionales de 2015.
Ce dernier fut conseiller municipal de la commune de Villemandeur, près de Montargis, de 1995 à 2017.
Au plaisir de lire la suite !
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