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Les élections municipales de 2020 pour le PRG

Forum de discussion consacré aux élections municipales qui seront organisées en France en mars 2020.

Les élections municipales pour le PRG en Basse-Normandie

Messagede Marcy » Ven 8 Mai 2020 14:40

Je réponds donc à la demande unanime pour poursuivre en Normandie le tour de France du PRG au premier tour des municipales, en me permettant quelques incursions chez les ex-PRG, qu'ils soient chez Les Radicaux de Gauche (LRDG) - qui apparaissent effectivement dans les médias locaux comme les héritiers du PRG en Haute-Normandie - à LREM, au MRSL ou (mais ce n'est pas le cas ici) à Génération Ecologie. Comme ce n'est pas à Pmf de parler de celui qui a donné son nom de contributeur à ce forum, précisons, pour les lecteurs qui l'ignoreraient, que Pierre Mendès France (1907-1982), ancien président du Conseil, était basé à Louviers, dans l'Eure, et avait été député radical de 1932 à 1942 puis de 1946 à 1958. Passé ensuite au Parti socialiste autonome (il faut parfois quitter son parti pour rester fidèle à ses idées), devenu une des composantes fondatrices du Parti socialiste unifié (PSU), c'est sous l'étiquette PSU qu'il a été député de l'Isère entre 1967 et 1968.

Commençons, par souci de continuité géographique, par les trois départements qui formaient la Basse-Normandie.

Dans la Manche, la vie politique radicale de gauche est aujourd'hui dominée par la figure de Muriel Jouzeau-Marigné, conseillère régionale, maire adjointe de Cherbourg-Octeville. Elle est la petite-fille par alliance de Léon Jouzeau-Marigné (1909-2003), ancien sénateur (1948-1983) et ancien président du conseil général (jusqu'à sa défaite en 1988), alors qu'il était élu du canton d'Avranches depuis 1951. Muriel Jouzeau-Marigné a aussi commencé sa carrière politique au centre-droit, plus précisément à l'UDF qu'elle a quittée en 2003, avant d'adhérer au PRG en 2005 et de devenir l'adjointe de Bernard Cazeneuve en 2008 (qui a, lui, commencé sa carrière politique chez les radicaux de gauche). Devenue référente départementale du PRG lors de sa remise sur pied en 2019, elle devrait être réélue à Cherbourg, alors qu'elle figurait à la 24e place (sur une liste de 55 noms) de la liste conduite par le maire sortant Benoît Arrivé, favori du scrutin après avoir obtenu 42,1% au premier tour.

Dans le passé, le PRG de la Manche était aussi implanté à Granville (13 000 habitants), qui a compté un maire PRG en la personne de Daniel Caruhel entre 2008 et 2014, décédé en décembre 2019. Il avait été membre du PS avant son élection comme premier édile. Daniel Caruhel n'avait terminé que troisième aux deux tours du scrutin de 2014 (14,38% au premier tour et 18,01% au second tour). Il y a plus de dix ans, Alain Ozouf représentait sinon le PRG à Saint-Lô. Il est ensuite passé chez les radicaux valoisiens.

Le PRG de l'Orne repose aujourd'hui sur ce qui ressemble à un imbroglio : son président départemental Thierry Jeantet continue de se présenter comme représentant le PRG dans le département (s'exprimant à ce titre dans la presse, y compris pour louer la politique selon lui favorable à la croissance d'Emmanuel Macron), alors que le site Internet de la "fédération" arbore les deux logos PRG et MRSL et que Thierry Jeantet ne figure pas dans les instances du PRG reconstitué en 2019. Dès 2017, le PRG de l'Orne avait soutenu les candidats LREM aux législatives, et non ceux du PS comme l'accord national PS-PRG le prévoyait. Intellectuel de grande culture, Thierry Jeantet était pourtant un membre historique, depuis des décennies, de la direction des radicaux de gauche (sur le site de sa fédération, il se présente d'ailleurs toujours comme vice-président national du PRG), où il a notamment plaidé la cause de l'économie sociale et solidaire et joué un rôle important au plan programmatique.

Observons néanmoins le sort des élus revendiqués par ceux qui se présentent comme la fédération PRG de l'Orne. A tout seigneur tout honneur, commençons par Thierry Jeantet : conseiller municipal et conseiller communautaire sortant de Mortagne-au-Perche, il avait conduit la liste de gauche aux municipales de 2014, qui n'avait réalisé que le maigre score de 24,75%. Il ne s'est pas représenté en 2020, alors que la seule liste en lice était celle du maire sortant. Un autre membre de la fédération dirigée par Thierry Jeantet, Léon Guerrini, est un ancien conseiller municipal de Mortagne-au-Perche.

Argentan a été une place forte du PRG, dont le maire a été François Doubin entre 1988 et 2001. Ancien président des radicaux de gauche (qui à l'époque s'appelaient encore le MRG), ancien ministre, ancien conseiller général et ancien conseiller régional, François Doubin nous a quittés en 2019. A Argentan, Marie-Joseph Pierre avait été élue adjointe au maire PRG après le scrutin de 2014. Elle avait cette fois-ci choisi de prendre du recul, en figurant à l'avant-dernière place (non éligible) de la liste d'union de gauche, favorite du deuxième tour, sur laquelle le conseiller départemental remplaçant Christophe Lecat ("PRG de l'Orne") était cinquième et est susceptible de devenir adjoint.

Le dernier élu de la "fédération PRG de l'Orne" est Thierry Pinot, conseiller municipal d'opposition à L'Aigle (8 000 habitants), où il conduisait la liste de gauche en 2014, battue en duel par la députée UMP (46,5% contre 53,5%). Cette fois, il était cinquième de la liste de gauche, en ballotage défavorable lors du premier tour (38,7% contre 46,5%, et 14,8% à une liste RN).

L'encyclopédie Wikipédia présente enfin comme PRG le maire de Saint-Germain-du-Corbéis (3 800 habitants), Gérard Luçon, réélu au premier tour sans opposition. Décrit comme proche du PRG lors des départementales de 2015, Il n'a cependant toutefois jamais adhéré au PRG à notre connaissance.

Pour l'Orne, la direction nationale du PRG a été plus prompte que pour d'autres départements à retirer le nom de son président de fédération (ceci dit, elle n'en indique aucun pour les trois fédérations de Basse-Normandie). Les positionnements à gauche des membres de la "fédération PRG de l'Orne" désormais susceptibles d'être élus pourraient favoriser la reconstitution effective d'une fédération départementale avec l'accord de la direction nationale du PRG.

Dans le Calvados, où le PRG a revendiqué jusqu'à 200 membres (avec de fait un cercle assez important à Caen, animé par Jean-Michel Julienne), la reconstitution s'est opérée début 2019 autour de Jean-Michel Julienne, nouveau président de fédération départementale, et de Franck Guéguéniat, devenu l'un des dix vice-présidents nationaux du PRG, conseiller régional et président de la fédération régionale du PRG (poste toujours intéressant à la veille des négociations avec le PS pour les élections régionales). Franck Guéguéniat a été réélu maire d'Epron (1 600 habitants), alors qu'il conduisait la seule liste qui concourait à ce scrutin.

Dans ce département, l'une des figures historiques des radicaux de gauche - l'avocat et ancien maire de Moult (2 600 habitants) Alain Tourret, qui dirigeait la fédération départementale depuis 1974 - a été suspendu de ses fonctions au PRG dès le début de l'année 2017, en raison de son soutien à Emmanuel Macron. Elu député en 2012, il a été réélu à l'Assemblée nationale sous l'étiquette LREM et est désormais membre de la formation présidentielle. Un autre élu du PRG a rejoint LREM : le maire de Vire (17 200 habitants) Marc-Andreu Sabater, parfois présenté à tort comme ayant la double appartenance PRG-LREM, qui devrait l'emporter au deuxième tour après avoir recueilli 45% des voix au premier tour (sauf si ses adversaires s'entendent contre lui).

Le PRG a cependant pris sa revanche dans la commune nouvelle de Moult-Chicheboville (3 100 habitants), avec la victoire de Coralie Arruego (app. PRG) et de ses colistiers sur la liste LREM de Matthieu Pichon (56,80 % contre 43,19 %).J'écris bien "apparentée PRG" car lors de la présentation de sa liste Coralie Arruego a été décrite comme ex-PRG par la presse locale.

A Caen, comme dans plusieurs autres communes du département, la nouvelle fédération départementale du PRG avait dénoncé la trop grande proximité du PS local avec LREM pour annoncer qu'elle soutenait la liste EELV-PCF de Rudy L'Orphelin, certes battue au premier tour (25,56 %) mais qui a terminé loin devant la liste PS-G.s menée par Gilles Deterville (9,29 %). Toutefois, le PRG n'a pas pu empêcher son ancienne conseillère régionale, Annie Anne, qui faisait partie des PRG ayant relancé la fédération en 2019 de rejoindre le candidat socialiste... à la deuxième place. Elle siègera donc comme conseillère municipale d'opposition.

A Ifs (12 000 habitants) la liste DVG-EELV-PCF de Jean-Paul Gauchard pourrait faire basculer cette commune de droite... mais à condition de s'entendre avec la liste PS d'André Fontaine (18,23%), alors que la gauche était une nouvelle fois divisée et que la droite a obtenu 48,80% au premier tour. La conseillère municipale sortante d'opposition (PRG) Noémie Véraquin ne figurait qu'à la huitième place sur la liste d'André Fontaine, ce qui hypothèque sa réélection (en cas de défaite) ou un poste d'adjointe (en cas de victoire).

Un ancien PRG, passé par le MODEM et se déclarant "déçu" d'Emmanuel Macron, était de retour chez les radicaux de gauche en mars 2019 : à Mondeville (9 900 habitants), le conseiller municipal d'opposition Jérôme Hommais, déjà tête de liste en 2014 (17,3%, troisième de la triangulaire), avait noué cette fois une alliance avec EELV et Cap21. Avec 11,06%, il est l'unique élu de sa liste à siéger au conseil municipal. Il accueillait sur sa liste (à la 15e place) un autre membre du PRG "reconstitué", François Terrier.

Mise à jour 18 mai à 23h33 sur l'étiquette de Coralie Arruego à Moult-Chicheboville.
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Les élections municipales pour le PRG en Haute-Normandie

Messagede Marcy » Ven 8 Mai 2020 22:12

Je termine la Normandie avec les deux départements formant l'ancienne région administrative de Haute-Normandie.

Dans l'Eure, la ville de Louviers (18 600 habitants) est liée au radicalisme, par la personnalité de Pierre Mendès France (qui y a été maire de 1953 à 1958), mais aussi celle de Franck Martin, premier magistrat de la ville entre 1995 et 2014, élu sous l'étiquette DVG mais qui avait ensuite rejoint le PRG. Franck Martin a été battu au deuxième tour des municipales de 2014, en obtenant 42,87% contre 45,83% à la liste de droite menée par François-Xavier Priollaud et 11,28% à une liste FN. Franck Martin ayant quitté la région (il habite désormais près de Carcassonne), c'est son ancien directeur de cabinet, Diego Ortega, qui a repris le flambeau radical, sous les couleurs des Radicaux de gauche (LRDG) - et non du PRG - en menant une liste LRDG soutenue par Franck Martin, sur laquelle figuraient notamment Olivier Taconet, responsable départemental de LRDG (15e), et, à la symbolique dernière place, Patrice Yung, ancien président de la communauté d'agglomération de Seine-Eure. La liste de Diego Ortega a obtenu 14,05%, décrochant 2 postes au conseil municipal (le deuxième siège est revenu à Magali Collard) et au conseil communautaire, et a été devancée par la liste EELV-LFI-PCF (19,23%), le maire - désormais Modem - étant réélu dès le premie tour (52,19%).

A Evreux (49 400 habitants), le maire de 2008 à 2014, Michel Champredon, avait rejoint le PRG en 2011, avant d'être nettement battu au scrutin de 2014 (36,17% au 2e tour, contre 51,74% à l'UMP et 12,08% au FN). Devenu consultant pour les Nations unies, il a démissionné récemment du conseil municipal où il ne participait plus guère aux séances et ne semble pas avoir pas pris part à une campagne municipale marquée par la défection d'une partie de ses colistiers de 2014, ainsi que de la veuve de l'ancien maire communiste, en faveur du maire LR Guy Lefrand. MIchel Champredon ne semble pas avoir eu d'engagement politique auprès du MRSL, du PRG reconstitué ni encore de LRDG. C'est pourtant LRDG qui a apporté un soutien "radical de gauche" à la liste PS-PCF-EELV, largement distancée dès le premier tour (23,18% contre 42,11%) ; sa responsable locale, Françoise Martin, figurait en 10e place sur la liste de gauche et ne devrait pas être élue.

Pour sa part, le député LREM de la 4e circonscription de l'Eure Bruno Questel a été membre du PRG il y a longtemps : avant 2004. Il est également membre du MRSL depuis 2018.

C'est aussi LRDG qui occupe l'espace des radicaux de gauche (nonobstant les départs vers LREM et/ou le MRSL), et non le PRG, dans la Seine-Maritime. Je propose de faire un inventaire par ordre alphabétique des noms de commune.

A Barentin (11 800 habitants), le maire sortant est historiquement membre du PRG. Michel Bentot semble en fait être resté au MRSL. Quoi qu'il en soit, ayant été élu depuis 1989, il avait choisi de ne pas se représenter, et il était envisagé que son premier adjoint, Daniel Lesueur, également issu du PRG, lui succède. Ce dernier (toujours au MRSL ?) a dû toutefois se retirer pour des raisons de santé, et c'est finalement le député et conseiller départemental socialiste Christophe Bouillon, qui a remporté la mairie, sa liste étant seule en lice.

A Bihorel, la gauche n'a pas réussi à faire basculer cette commune UDI. Les deux colistiers LRDG de Baptiste Boulland (Gilles Scherrer, 7e, et Marie-Hélène Corruble, 12e), n'entrent pas au conseil municipal (43,37% et 6 élus pour la liste de gauche).

A Déville-lès-Rouen, le socialiste Vincent Duchaussoy se prévalait du soutien du "Parti radical de gauche". Il semble bien s'agir du PRG et non de LRDG, sans que ce soutien ne signifie nécessairement la présence d'un membre du PRG sur sa liste. Vincent Duchaussoy a été battu (48,28%) par le maire sortant (DVG proche de LREM) Dominique Gambier.

A Elbeuf, l'adjoint au maire PS (Djoudé Merabet) élu sous l'étiquette PRG en 2014, Bernard Girard, est resté au MRSL. Le MRSL a apporté son soutien à Djoudé Merbat, nettement réélu (65,92% et 28 sièges), Bernard Girard étant lui aussi réélu (il était 7e de liste).

Dans la petite ville d'Etretat (1 300 habitants) où les batailles politiques sont féroces mais tournent toujours à l'avantage de listes "sans étiquette" ou de droite, la députée LREM de la 9e circonscription (Fécamp), Stéphanie Kerbarh, qui avait adhéré au PRG en 2015, a tenté sa chance à la quatrième place sur la liste de Laurent Hondo, deuxième adjoint de la maire sortante, qui ne se représentait pas. Il a toutefois été devancé d'une courte tête par une autre liste qui se revendiquait exclusivement d'habitants d'Etretat - ce qui visait notamment Stéphanie Kerbarh, qui habite près de Gondreville.

A Fécamp, un ancien président départemental du PRG (d'avant la fusion avec les "valoisiens"), Emmanuel Patry, était candidat DVG ("société civile") à Fécamp, sur la cinquième place de la liste de gauche, en ballotage difficile (44,01%) pour reprendre cette mairie à la droite (49,57%). LRDG apportait son soutien à la liste de gauche.

Au Grand-Quévilly, LRDG a apporté son soutien à la liste de gauche, réélue dès le premier tour (79,76%) face à une seule liste d'opposition (RN).

Au Havre, le cercle local LRDG comprend notamment l'ancien député et ancien maire de Lillebonne (alors élu sous les couleurs socialistes) Paul Dhaille, qui avait rejoint le PRG en 2001. LRDG a soutenu la liste EELV-PS, qui a terminé troisième avec 8,28%, après la liste menée par le député communiste Jean-Paul Lecoq (35,87%) et celle d'Edouard Philippe (43,59%). Henriette Fernez était quatrième sur la liste menée par l'écologiste Alexis Decq, dont Paul Dhaille occupait la dernière place. Henriette Fernez pourrait entrer au conseil municipal, voire devenir adjointe en cas de victoire : tout dépend des négociations, mal engagées, avec la liste de Jean-Paul Lecoq. A noter qu'un autre ancien du PRG, devenu "en marche" et vice-président du MRSL, Antoine Siffert, a renoncé à conduire une liste au Havre. Aux législatives, il avait obtenu 17,41% au premier tour (et le PS 7,14%) et 38,08% au deuxième tour face à Agnès Firmin - Le Bodo (LR), alors que LREM n'avait pas présenté ici de candidat.

La vllle de Montivilliers (15 600 habitants) a basculé à gauche, avec Jérôme Dubost (62,71%, en duel). Catherine Omont (LRDG), qui était 24e de liste, a été élue au conseil municipal.

A Rouen, LRDG avait apporté son soutien à la liste de Jean-Michel Bérégovoy (EELV-PC), qui a terminé derrière (23,15%) la liste du socialiste Nicolas Mayer-Rossignol (29,51%), lequel avait reçu pour sa part le soutien du PRG national. Pascal Watrin figurait à la 41e place sur la liste Bérégovoy, et ne devrait donc pas entrer au conseil municipal, sauf victoire surprise de la liste.

Le président de la fédération LRDG, Mickaël Baron, a été réélu conseiller municipal à Sandouville (800 habitants).

Au final, le PRG semble avoir entièrement disparu en Haute-Normandie, tandis que la fédération LRDG de Seine-Maritime doit représenter, selon mes calculs, entre un cinquième et un tiers des effectifs nationaux de ce mouvement, et avec au moins trois élus attendus à l'issue des municipales une proportion sans doute encore plus importante des élus de LRDG. Le retour de tout ou partie de ses membres au PRG est probablement envisagé par la direction nationale du PRG (même si des aspects financiers sont à régler), alors que LRDG a été affaibli par l'échec le 15 mars de ses deux co-présidents, Virginie Rozière à Montpellier et Stéphane Saint-André à Béthune, hypothéquant ainsi son avenir (la perte de son mandat européen par Virginie Rozière ayant par ailleurs privé LRDG d'environ les deux tiers de ses ressources budgétaires annuelles).
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Re: Les élections municipales 2020 pour le PRG

Messagede PhB » Sam 9 Mai 2020 10:15

Marcy a écrit:Je termine la Normandie avec les deux départements formant l'ancienne région administrative de Haute-Normandie.

A Déville-lès-Rouen, le maire sortant (PS) Vincent Duchaussoy se prévalait du soutien du "Parti radical de gauche". Il semble bien s'agir du PRG et non de LRDG, sans que ce soutien ne signifie nécessairement la présence d'un membre du PRG sur sa liste. Vincent Duchaussoy a été battu (48,28%) par une autre liste de gauche, que menait Dominique Gambier.

À noter que Dominique Gambier, maire élu, a quitté le PS en 2017 et apporte son soutien à la galaxie macroniste. Il était aussi, semble-t-il, le maire sortant, ou alors j'ai loupé un épisode : cf Wikipedia.
Marcy a écrit:La vllle de Montivilliers (15 600 habitants) a basculé à gauche, avec Jérôme Dubost (62,71%, en duel). Catherine Omont (LRDG), qui était 24e de liste, a été élue au conseil municipal.

Jérôme Dubost était PS en 2014, je présume qu'il l'est toujours.
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Les élections municipales pour le PRG en Haute-Normandie

Messagede Marcy » Sam 9 Mai 2020 10:21

PhB a écrit:
Marcy a écrit:Je termine la Normandie avec les deux départements formant l'ancienne région administrative de Haute-Normandie.

A Déville-lès-Rouen, le maire sortant (PS) Vincent Duchaussoy se prévalait du soutien du "Parti radical de gauche". Il semble bien s'agir du PRG et non de LRDG, sans que ce soutien ne signifie nécessairement la présence d'un membre du PRG sur sa liste. Vincent Duchaussoy a été battu (48,28%) par une autre liste de gauche, que menait Dominique Gambier.

À noter que Dominique Gambier, maire élu, a quitté le PS en 2017 et apporte son soutien à la galaxie macroniste. cf Wikipedia.


Tout à fait ; j'ai fait une erreur sur le maire sortant. Son étiquette DVG (attribuée par le ministère de l'Intérieur) correspond au positionnement qu'il revendique : https://www.paris-normandie.fr/actualit ... KG16105834.
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Messagede Marcy » Sam 9 Mai 2020 10:40

PhB a écrit:
Marcy a écrit:La vllle de Montivilliers (15 600 habitants) a basculé à gauche, avec Jérôme Dubost (62,71%, en duel). Catherine Omont (LRDG), qui était 24e de liste, a été élue au conseil municipal.

Jérôme Dubost était PS en 2014, je présume qu'il l'est toujours.


Plusieurs médias locaux -dont France 3- ont présenté le conseiller départemental Jérôme Dubost comme socialiste, sans qu'il ne démente. Sur son bulletin de vote il était marqué "liste de rassemblement" soutenue par plusieurs partis, dont le PS (et LRDG), mais les mentions politiques ne figuraient que pour quelques candidats (notamment les secrétaires de section PS et PC et la militante LRDG élue - ici, il ne semble pas y avoir de "section" LRDG - chez les radicaux de gauche, et LRDG a largement repris les statuts du PRG, le terme exact est "cercle").
Qu'il est loin, le temps - il y a 40 ans - où l'on pouvait, dans les grandes villes du moins, attribuer une étiquette politique à tous les colistiers... Maintenant, même la tête de liste cache son étiquette politique (et le cas présent est loin d'être le plus symptomatique : les logos figurent au moins sur le bulletin de vote). Etre membre d'un parti politique n'est pourtant pas une tare.
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Re: Les élections municipales 2020 pour le PRG

Messagede pmf » Sam 9 Mai 2020 11:08

Pour ma très Chère Seine-Maritime, quelques rectifications importantes me paraissent devoir s'imposer.

En premier lieu pour la Ville des Statues, cette Excellente Commune de Barentin, la Ville de feu l'Ami André Marie, qui fut Président du Conseil sous la IVéme République, et un des Papes du Radicalisme en Normandie au côté de PMF, des Mendésistes normands ont pu parler de Sous-Pape pour feu le Ministre, Maire de Barentin, Président du Conseil Général de Seine-Infèrieure puis de Seine-Maritime, mais ne soucrirai pas à ce propos malvenu, mon origine me souvenant ad vitam d'une Amitié pour André Marie.

Revenant à la rectification, je préciserai que le Député de la Cinquième Circonscription de Seine-Maritime, l'Ami Christophe Bouillon, n'était pas Conseiller municipal ou Maire-Adjoint de Barentin mais Conseiller Départemental Socialiste du Canton de Barentin.

Christophe Bouillon deviendra donc dans les prochains jours Maire de Barentin et sera conduit à quitter l'Assemblée Nationale pour y être remplacé par le Socialiste Bastien Coriton lequel ne manquera pas de maintenir la Permanence Parlementaire à Barentin et avec qui nous poursuivrons, de concert bien entendu avec Christophe Bouillon, nos Actions de Défense de la Gare de Barentin comme de celle de Pavilly et de promotion de l'embryon de RER rouennais, actuellement limité à la liaison Barentin-Elbeuf, notre refus d'une nouvelle saignée des Plateaux Est de Rouen et de la Vallée de l'Austreberthe pour y implanter la Ligne Nouvelle à Grande Vitesse Paris Normandie alors que le Comité de Préservation des Espaces animé par Christophe Bouillon préconise l'Amélioration de la ligne SNCF existante entre Rouen et Yvetot avec un delta de trois minutes entre Rouen et Yvetot en faveur de la LNGV.

Oui à la LNGV Rouen-Yvetot, mais pas au prix faramineux pour les terres agricoles des techniciens ferroviaires enivrés de constructions nouvelles.

Je rédigerai un autre message pour Déville les Rouen oû le Maire sortant Dominique Gambier, ex Socialiste Rocardien, devenu Social Démocrate courant Le Drian, a dû avoir quelques sueurs très froides lors du dépouillement du 15 mars.
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Les élections municipales pour le PRG en Haute-Normandie

Messagede Marcy » Sam 9 Mai 2020 12:14

Merci pour ces précisions Pmf.
Je devrais éviter les observations sur la gauche non radicale (ou du moins les vérifier) - car cela fait deux erreurs dans un seul message.
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Re: Les élections municipales 2020 pour le PRG

Messagede pmf » Sam 9 Mai 2020 13:15

Vous pouvez faire toutes les erreurs que vous voulez, vos messages sur le Monde Radical me sont précieux car j'ai une addiction à ce courant de pensée, même si je relève de celui Social Démocrate, car, comme souvent, on s'inscrit dans un autre courant de pensée que celui familial.

Comme je suis à mes heures un grand provocateur, j'écrirai que lorsque j'ai pris mon envol politique, j'ai dû choisir entre la Convention des Institutions Républicaines de Francois Mitterrand et le Parti Socialiste Unifié de Pierre Mendès France.

J'ai opté pour la CIR et son Président, qui me fascinait, et ne le regrette en rien au contraire pour ce qu'il m'a enseigné, même si cela froissera notre Ami Bertrand.

Mon Père, qui m'avait enseigné la Politique, notamment le Mendésisme à travers le Club des Bleus de Normandie créé par Pierre Mendès France avec André Marie, eusse certainement préféré que je choisisse le PSU et me l'avait indiqué à mot couvert.

Ceci étant dit, mon Père étant demeuré Radical et proche d'André Marie, nous nous sommes tous engagés dans la Campagne Présidentielle de 1965 avec des séquences de campagne marquantes puis dans les Campagnes de la FGDS et dans la Campagne de Gaston Deferre en 1969.

Quant à l'entrée de la CIR au sein du Nouveau Parti Socialiste, je n'étais pas du voyage en étant resté à la Rencontre Nationale des Socialistes de 1969, passée totalement méconnue dans l'Histoire Politique française, alors qu'avec la FGDS et la création du NPS en 1969 par la SFIO, l'UCG et l'UGS, ce sont les éléments marquants de l'engagement du renouveau des idéaux Socialistes et l'ouverture de la route menant à la victoire Historique de 1981.
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Re: Les élections municipales 2020 pour le PRG

Messagede Marcy » Sam 9 Mai 2020 13:23

Oui, la FGDS, en regroupant plusieurs organisations politiques dont le Parti républicain radical et radical-socialiste, a marqué à mon sens le dernier grand acte du radicalisme dans la vie politique française comme force motrice - je ne néglige pas la participation des radicaux de gauche au Programme commun ni celle des "valoisiens" à l'UDF, mais le radicalisme ne joua alors plus les tout premiers rôles.

La réunification des radicaux, en décembre 2017, visait probablement à renouer avec la glorieuse époque du radicalisme unifié. C'était oublier que dans le "Nouveau monde" les partis n'ont plus leur place... et que les "Valoisiens" avaient fait adhérer des personnalités parfois bien ancrées à droite, et très éloignées culturellement du radicalisme. Bref, l'aventure se termina en fiasco pour le PRG. Mais tout cela nous éloigne du thème de ce fil de discussion.
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Re: Les élections municipales 2020 pour le PRG

Messagede pmf » Sam 9 Mai 2020 15:20

Je ne partage pas votre opinion sur la fin des Partis Politiques.

Je pense qu'ils ont encore un bel avenir, qu'ils s'intitulent Partis ou Mouvements.

En 1995, je me souviens avoir discuté de la crise des Partis avec une Grande Universitaire et Militante des Droits de l'Homme et de la Paix dans le Monde, Madeleine Ribérioux, alors Présidente de la LDH.

Elle m'avait demandé mon engagement politique. C'était le Mouvement des Citoyens et elle m'avait dit que l'avenir était aux Mouvements, plutôt qu'aux Partis, les Mouvements étant plus en phase avec une Société en évolution permanente. Je pense que Madeleine Rebérioux avait une vision prémonitrice.

Si on analyse en profondeur, donc hors parti pris, la vie politique française actuelle, on constate que deux Mouvements ont eu une certaine réussite ces dernières années, La République en Marche et La France Insoumise, en obtenant l'appui de nombre de Citoyens éloignés avant des Partis Politiques.

Pour terminer, j'évoquerai le Mouvement Radical, Social, Libéral, lequel a choisi de s'intituler Mouvement.
Cela lui vaudra-t-il de devenir un Mouvement de masse. Je n'y crois guère, car le Radicalisme est plutôt historiquement organisé à partir de Clubs, de Cercles et autres structures de type voisin.

Le Radicalisme du XXIème Siècle vivra de Clubs et Associations à visée souvent électorales avec cependant une Mission, Promouvoir la Laïcité, celle de la Loi de 1905, de la Liberté de Conscience.
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