de Marcy » Mer 6 Mai 2020 00:21
Je finis le sud-ouest avec les départements de l'ancienne région Aquitaine.
En Dordogne, la présidente de la fédération départementale, Jacqueline Simonnet, est conseillère municipale d'opposition sortante à Bergerac. Elle était quatrième sur la liste d'union de la gauche (24,74% contre 25,85% à la liste de droite). En cas de victoire au second tour, elle peut prétendre à un poste d'adjoint au maire.
L'un des deux vice-présidents départementaux, Lionel Pascal, était 19e (sur 37 noms) sur la liste conduite par EELV à Périgueux, qui n'a obtenu que 7,37%, loin derrière deux autres listes de gauche : une liste unie pourrait l'emporter, mais trop loin sur la liste le représentant PRG local ne devrait pas siéger au conseil municipal.
L'autre vice-président fédéral, Henri Morand, n'était pas candidat sur la liste EELV-PC, que le PS avait refusé également de soutenir, à Sarlat.
Enfin, la trésorière fédérale, Sylviane Oudot-Koob, est réélue à Creysse (elle était 6e sur la liste du maire socialiste).
En Gironde, Yannick Boutot est devenu président en 2019 d'une fédération qui avait été longtemps présidée (depuis 1996) par Régine Marchand. Yannick Boutot était sixième sur la liste de gauche de Villenave-d'Ornon, en ballotage défavorable pour faire basculer cette commune.
Le PRG comptait un maire sortant, Armand Mercadier, dans la commune nouvelle de Val-de-Virvée (3 500 habitants), créée par fusion de plusieurs communes depuis le précédent scrutin. Le maire (qui avait été précédemment élu à Savignac depuis 2001) ne se représentait pas et la liste de gauche a été battue, obtenant moins de 44% des voix.
Conseillère régionale, présidente du comité régional du tourisme, Régine Marchand s'était un temps rapprochée de Virginie Rozière, co-présidente du mouvement Les Radicaux de Gauche (LRDG), scission du PRG ayant refusé la fusion du PRG avec les radicaux valoisiens au sein du MRSL. Depuis, Régine Marchand, par ailleurs adjointe au maire de Mérignac, est revenue au PRG, mais ne se représentait pas à ce scrutin. Emilie Marchès, restée elle à LRDG dont elle est la représentante régionale, et par ailleurs conseillère départementale suppléante, figurait en 14e position (éligible) sur la liste socialiste, bien placée pour l'emporter de nouveau au prochain tour de scrutin. L'inimitié est ancienne entre Régine Marchand et Emilie Marchès (ce qui est une des raisons de l'adhésion de cette dernière à LRDG), et la première n'a rien fait pour aider la seconde...
Le PRG a soutenu la liste menée par le PS à Pessac, en ballotage défavorable à l'issue du premier tour pour reprendre cette commune à la droite, et la liste menée par EELV à Bordeaux qui est, elle, susceptible de l'emporter.
A noter que dans le bassin d'Arcachon, le maire de Marcheprime (4 600 habitants) Serge Baudy, ancien syndicaliste CGT et premier édile depuis 1998, avait rejoint le PRG en 2013 mais était ensuite resté au MRSL après la reprise d'autonomie du PRG en 2019. Il ne s'est pas représenté aux municipales de 2020.
Dans les Landes, je n'ai pas trouvé de traces d'une activité récente du PRG. L'ancien président départemental du PRG, Gilles Laporte, maire adjoint de Brocas (800 habitants) où il a été réélu, est resté au MRSL.
Le Lot-et-Garonne est une terre d'ancienne implantation radicale de gauche où le PRG est aujourd'hui affaibli. Le site national du PRG n'indique d'ailleurs plus de président de fédération départementale. Le précédent titulaire du poste, Jean-Louis Matéos, ancien conseiller général, avait toutefois soutenu l'une des deux listes de gauche à Bon-Encontre, commune de plus de 6 000 habitants, dont le radical René Lajunie a été maire pendant 30 ans (1953-1983). Mais la liste soutenue par Jean-Louis Matéos, et un autre ancien membre du bureau fédéral du PRG, Gérard Fauve, n'a obtenu que 21%, loin derrière une autre liste de gauche qui a viré en tête à plus de 38%.
Le conseiller départemental Pierre Costes, qui était implanté à Miramont-de-Guyenne (3 200 habitants), est décédé en mars 2019, deux jours seulement après avoir fermé son cabinet vétérinaire.
Au Mas-d'Agenais (1 500 habitants), le maire sortant PRG Francis Duthil ne se représentait pas. Une liste d'opposition l'a emporté d'une voix sur la liste de gauche qu'il soutenait (et sur laquelle il figurait en deuxième place), ouvrant la voie à un possible recours en annulation alors qu'on a compté une différence d'une unité entre le nombre des émargements et celui des enveloppes.
Cancon (1 400 habitants) a été un fief PRG, avec l'ancien député Jean-Claude Gouget, suppléant de Jérôme Cahuzac ayant siégé à l'Assemblée nationale quand ce dernier était ministre, de 2012 à 2013, en tant qu'ancien suppléant. Jean-Claude Gouget a été battu en 2014 par une liste DVD, mais une liste DVG menée par une ancienne élue de sa liste, Elisabeth Pichard, a reconquis la mairie le 15 mars dernier.
Dans le Lot-et-Garonne, comme dans d'autres départements du sud-ouest, un certain nombre d'élus DVG sont proches du PRG et susceptibles de le rejoindre, notamment lors de futurs scrutins... mais à condition qu'il y ait une fédération en état de marche.
Dans les Pyrénées-Atlantiques, l'ancien maire de la petite commune de Buziet (500 habitants) avait présidé la fédération départementale. Il a fait partie des élus PRG ayant soutenu Emmanuel Macron dès le début de l'année 2017 et ne s'est pas représenté aux municipales.
Indiqué comme président de la fédération départementale sur le site national du PRG, Mokrane Oukhemanou, candidat malheureux aux départementales à Bayonne en 2015, ne semble plus actif politiquement depuis plusieurs années.
A Pau, le PRG soutenait la liste PS, qui l'a emporté sur la liste EELV (22% contre 14,6%), mais n'apparaît pas en mesure de battre François Bayrou (45,8%) au deuxième tour.
La situation de Mourenx (6 500 habitants) avait retenu l'attention des médias, l'ancien maire PS David Habib (jusqu'en 2014) étant opposé au maire sortant (DVG, élu comme PS en 2014) Patrice Laurent. Le PS et le PRG ont soutenu David Habib, mais c'est Patrice Laurent qui a remporté le scrutin (50,3%) à l'issue d'une campagne tendue.
Edition du 6 mai à 16h : ajout de Marcheprime, en Gironde (maire PRG resté au MRSL).
Edition du 9 mai à 13h42 : précision sur Régine Marchand et Emilie Marchès à Mérignac.
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Marcy le Sam 9 Mai 2020 23:22, édité 5 fois.