Sergent Bauchat a écrit:Nico a écrit:Sébastien Chenu a présenté ses candidats. Parmi eux une surprise, la candidature sous l'étiquette RN de
Rachida Sahraoui, conseillère régionale des Hauts-de-France sortante, élue sous l'étiquette UDI, et toujours membre du groupe UDI - Union centriste au Conseil régional.
Elle a été également conseillère municipale de Lille et fut déjà élue conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais en 2010 sous l'étiquette PRG, siégeant alors dans le groupe Socialiste, Citoyen et Radical.
https://www.nordlittoral.fr/114936/arti ... t-national
C'est ce qu'on appelle une girouette...
Voilà en effet quelqu'un qui a le sens de la cohérence si la question est "comment être élue ?"
En effet, pour certaines personnes, la politique est un métier. Imaginons que cette dame rêve d'un "métier" d'élu(e) : le conseil régional offre une rémunération non négligeable, surtout si l'on considère que conseiller régional n'est pas un mandat à temps plein.
A la veille des régionales de 2010, la gauche est présentée comme sûre de la victoire dans le Nord-Pas-de-Calais. Rejoindre une liste de gauche c'est jouer gagnant. Mais au PS des profils comme le sien sont nombreux... alors, comment être en place éligible ? Il reste le PRG, partenaire du PS, où son profil est plus rare : alors que le PRG est un parti très masculin, le PS lui réserve souvent les places "femmes" (car le PS aussi a plus d'hommes à placer). Etre candidate PRG est une bonne option pour l'élection.
Arrive 2015 : la gauche est dans les fraises... La droite est favorite dans les Hauts-de-France. Passer du PRG à l'UDI (radicaux valoisiens ?) est un glissement qui n'a rien d'inhabituel. Et dans la bataille politique, les transfuges ont de la valeur (ce sont des prises de "guerre" - électorale - sur "l'ennemi"). En étant élue sortante sous une autre étiquette, elle pouvait négocier une place éligible en tant que candidate UDI.
Vient 2021. Les places se font rares chez les sortants de droite et de centre-droit (la gauche devant ré-entrer au conseil régional, et peut-être aussi LREM). Au RN, en revanche, il y a un besoin de dédiabolisation : quoi de mieux qu'un transfuge du camp adverse, dont le positionnement apparaît centriste (du centre-gauche au centre-droit) ? Comme dans les entreprises où les cadres se vendent à la concurrence, notre candidate passe donc de l'UDI au RN (ou, mieux encore, un parti associé ? sans étiquette sur une liste RN, renforçant l'image qu'elle veut se donner de liste de rassemblement ?).
Comme disait feu le président Faure, ce n'est pas la girouette qui tourne, mais le vent...