

Eco92 a écrit:Sauf score particulièrement élevé d'EELV (j'entends par là plus de 18% par ex) que Dati soit devant Hidalgo me paraît totalement improbable. Et elle aurait alors de considérables réserves de voix après fusion, plus l'apport des électeurs lfi qui n'auront que peu de maintiens et sans doute certains de chez Villani. Je ne vois pas du tout ça pour Dati qui ne faut que reprendre son électorat à Triveaux. Après je peux me planter mais de toute manière à plus de 20% elle est déjà largement au dessus des espoirs de début de campagne.
Marcy a écrit:A mon avis, un fidèle parmi les fidèles LREM, déjà en campagne, aurait le meilleur profil : en étant déjà chef de file dans les quatre premiers arrondissements, Pacôme Rupin pourrait ainsi booster sa campagne à Paris centre, un secteur a priori favorable à LREM (le risque d'être devancé localement par LR y est plus faible qu'ailleurs) - mais qui pourrait échapper à LREM en cas de score trop faible sur l'ensemble de Paris (avec un effet d'entraînement - ou plutôt d'entraînement dans la chute - dans l'ensemble des arrondissements).
En tout cas, LREM ne cherche plus à dissimuler que c'est bien le Président de la République qui devrait trancher - et pas la commission d'investiture. Selon Europe 1,Officiellement, c'est le parti qui gère. Mais en coulisse, le Chef de l'Etat suit le dossier parisien comme le lait sur le feu. Depuis Munich, il continue d'échanger avec le patron de la République en Marche, Stanislas Guérini, et le Président de l'Assemblée Nationale, Richard Ferrand. Il se dit même que c'est le Président de la République en personne qui décidera du nom de celui qui portera les couleurs du parti présidentiel à Paris. Il sait que le temps presse et que l'enjeu est important. Le suspens pourrait prendre fin lundi, à en croire le député Sylvain Maillard, qui s'est exprimé samedi matin sur Europe 1.
Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/pol ... spartanntp
A noter cette référence nostalgique aux valeurs de la fin du XIXe siècle :"Que des acteurs privés diffusent de l’information de toute nature à très grande vitesse, avec un effet d’émotion et d’intimidation dans les démocraties n’est aujourd’hui pas compatible avec des systèmes qui ont été construits sur le plan des valeurs - pour la liberté de conscience, de la presse, de la circulation de l’information - qui étaient celles de la fin du XIXe siècle", ajoute-t-il.
Comme un écho à ceux qui, sur ce forum, observaient déjà qu'il y avait un parfum IIIe République (donc fin XIXe) dans les valeurs dont se réclament LREM. Pourtant, la fin du XIXe siècle, c'est aussi une période d'instabilité politique - marquée par le boulangisme, le scandale de Panama, l'affaire Dreyfus, un Président de la République dont une méchante rumeur veut qu'il "ait perdu sa connaissance" dans des ébats intimes...
ChristianC. a écrit:La référence à la IIIe République me semble plutôt inquiétante. Si je la lis correctement, la source macronniste anonyme estime que les garanties données fin XIXème-début XXème à la liberté de conscience et d'information (autrement dit, je suppose, au premier chef la loi de 1881 sur la presse et celle de 1905 sur la Séparation), paraissent obsolètes aux princes qui nous gouvernent. Et qui doivent rêver, après la loi Avia, d'une loi Griveaux pour museler les oppositions, et d'une loi Mila, ou plutôt anti-Mila, qui criminalise l'insulte à la religion, définie comme une atteinte à la liberté de conscience par celle qui devrait être la première juriste de France. Le gouvernement actuel, au nom de la modernité, semble prêt à nous ramener avant 1870, au temps de la loi de 1825 sur le sacrilège et de la censure préalable sur les publications de tous ordres.
Cela nous met loin de Paris et des municipales. Re-pardon.

Jean-Philippe a écrit:Habemus papam, peuvent dire les macronistes. Agnès Buzym étant partante, elle devrait vite être remplacée à son ministère (Paris n'est pas Le Havre).

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