


Eco92 a écrit:Les derniers sondages donnent un léger regain au PQ, à suivre, mais son électorat a quand même bien fui. C'est assez logique : au pouvoir plusieurs fois depuis 1995, le PQ n'a jamais tenté de refaire l'indépendance. Il peut le clamer, c'est un sujet qu'il ne porte qu'en élection, et ça commence à lasser d'autant que, s'il existe toujours un socle d'indépendantistes (autour de 30 % hors campagne sur le sujet, ce n'est pas si mal et assez stable https://qc125.com/sondages-souv.htm), personne ne semble croire que ce sera l'enjeu demain. De la même manière que des indépendantistes peuvent voter NPD, Libéraux ou conservateur au fédéral et pas bloc, beaucoup votent CAQ, qui a fait le choix de ne plus défendre l'indépendance mais un "Québec fort", va faire des lois sur la langue, défendre l'identité, etc.
Pour QS le parti est clairement indépendantiste, mais son électorat pas nécessairement. Mais de la même manière personne ne croit que QS va prendre le pouvoir, la question est "quelle opposition à Legault", à ce titre le fait que Gabriel Nadeau-Dubois soit vu nettement comme le meilleur opposant, aide. Mais son électorat est massivement jeune, qui vote peu, contre un PQ à l'électorat massivement post cinquantenaire, qui vote plus.
Pour le PQ l'enjeu est de dépasser le siège unique, s'ils en gardent 3 ils pourront dire qu'ils ont fait mentir les sondages, ce sera tout de même une chute de 7 sièges après un résultat déjà historiquement catastrophique.
QS aura de la difficulté à conserver trois sièges hors Montréal : Jean Lesage (région de Québec, Taschereau ne semble pas menacé), Sherbrooke (grosse communauté étudiante mais cible majeure de la CAQ) et Rouyn-Noranda-Témiscamingue (où l'élection de QS avait été sur le fil et un peu la surprise de la dernière fois). Pour répondre à la question sur les allophones et anglophones je crois que QS commence à en séduire, pas massivement, mais tout de même. Jusqu'en 2018 QS ne prenait de sièges qu'au PQ, cela a changé en 2018 avec Laurier-Daurion, une circonscription mixe, à la fois ethniquement et socialement (des quartiers pauvres avec des quartiers très bourgeois, beaucoup d'immigration allophone). Cette année les sondages donnent comme plus proche de basculer deux circos libérales de Montréal, avant d'arriver aux sièges menacés. Verdun et Maurice Richard (qu'ils avaient failli gagner en 2018) notamment deviennent de plus en plus accessible. Cela tient autant à un relatif bon score de QS qu'à la chute du PLQ, dont l'électorat part au PCQ et à la CAQ, ou possiblement dans des partis anglophones spécifiques dont l'impact est encore inconnu. Ces circonscriptions pourraient être gagnée par des gens obtenant entre 27 et 32 %, c'est le mode de scrutin canadien. C'est peu, mais c'est comme ça que Massé avait gagnée en 2014 et ça s'est transformé en fief. En tous cas des circos nettement plus anglophones et libérales (Crémazie/Maurice Richard est plus mixte et a navigué entre PQ et PLQ) pourraient passer QS. Notons que QS a investi pas mal de candidats qui sont d'anciens immigrants dans ces circonscriptions, comme Andrès Fontecilla dans Laurier Daurion, Haroun Bouazzi dans Maurice-Richard ou Alejandra Zaga-Mendez dans Verdun.
Républicain67 a écrit:Je vous remercie pour votre réponse. Laurier-Dorion n’est pas particulièrement un fief péquiste. La population de langue maternelle française doit y être tout juste majoritaire. Verdun est majoritairement francophone, mais historiquement libérale (forte minorité anglophone).


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