cevenol30 a écrit:Probablement que pour certains Etats se pose la question de "quand mettre sa primaire pour être écoutés". Un candidat qui négligerait totalement les préoccupations spécifiques à l'Iowa (qui n'est pas le Maine ou la Californie) démarrerait mal et ça peut lui être fatal, être placé en premier dans le calendrier est donc un atout pour cet Etat. Inversement, ceux qui sont en dernier après le Super Tuesday, plus de chances que tout le monde s'en fiche...
Les super délégués sont désignés par le parti, c'est ça?
Les incohérences massives entre primaire et générale sont d'autant plus soulignées que la publicité politique est massive, des spots soulignant ces incohérences (ou répétant des mensonges...) peuvent tourner en boucle sur les télés locales... Comme disent certains militants, d'ailleurs: "il faut beaucoup d'argent pour convaincre le peuple de voter contre ses intérêts"...
Ces incohérences et le sentiment diffus de voter contre son intérêt (ainsi que le fait qu'on vote en semaine) amènent d'ailleurs une participation basse aux élections, ce qui fait que chaque voix compte d'autant plus...
Sur la différence campagne-réalité: pas faux, Corondar, mais ça existe aussi aux USA: certains manifestants d'Occupy Wall Street disaient "je n'attendais pas grand'chose d'Obama mais il a quand même réussi à me décevoir"
Zanas a écrit:À noter qu'il est en réalité très difficile de concourir comme candidat d'un "troisième parti". Déjà , il faut s'inscrire comme candidat dans chaque état, et la date butoir d'inscription est en général fixée en même temps que les primaires démocrates et républicaines, ce qui signifie qu'il faut choisir avant : concourir dans les primaires, ou en tant que "troisième parti". De plus, il faut effectuer de très lourdes formalités dans chaque état, ce qui est particulièrement rédhibitoire semble-t-il. Un autre moyen est de se présenter pour l'un des petits partis qui ont gagné leur droit d'accès au bulletin officiel dans un certain nombre d'états, mais il n'y en a pas moult, et encore faut-il les convaincre. Les principaux sont le parti Libertarien, qui a une idéologie bien particulière et a déjà des candidats et ne devrait pas laisser sa place à Trump, le parti Constitutionnel, un parti extrêmement conservateur et réactionnaire qui serait éventuellement un poil plus susceptible de le faire, mais leur image fait que c'est Trump qui n'y aurait pas intérêt. À gauche, on trouve aussi le parti Vert, qui pourrait éventuellement recueillir une candidature Sanders, mais c'est plutôt très improbable. Ces trois petits partis n'ont en tout état de cause accès chacun qu'à une vingtaine d'états sans formalités particulières, il resterait donc beaucoup de trous dans la raquette.
Tout ça pour dire que toutes les mentions d'une éventuelle candidature de Trump comme indépendant "troisième parti" sont purement fantaisistes et en général ignorantes du fonctionnement juridique de cette élection. Ce qui prouve que Trump a de bons conseillers, puisque signer cet engagement ne lui coûtait en réalité rien politiquement, pour un certain gain de respectabilité et de loyauté.

cevenol30 a écrit:Côté démocrate, Sanders se porte bien; il pourrait bénéficier de l'analogie avec son plus ou moins équivalent britannique Corbyn qui vient de gagner haut la main... Effet à vérifier ultérieurement.

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