MiniM a écrit:Il semble que Cruz se dirige vers une large victoire au Kansas, de l'ordre de 50% pour Cruz et 25% pour Trump.
Cruz semble aussi mener dans le Maine et Sanders au Kansas.
Ces résultats sont en faveur des outsiders. Le Super Tuesday n'a pas étouffé les envies de voter pour un candidat proche de ses idées et non pour "le favori".
Les tentatives pour parvenir à un match nul à la convention républicaine ou à la générale ne vont sans doute mener nulle part. Pour la primaire GOP, c'est moins sûr, mais pour la générale un candidat indépendant (ex. Ross Perot, Ralph Nader) a tendance à prendre davantage de voix d'un côté que de l'autre et de facto du côté du perdant. Pour le scénario "match nul", ce serait raté, par contre lancer un indépendant à idéologie plutôt républicaine serait un moyen de savonner définitivement la planche à Trump (avec l'inconvénient de le poser en victime alors qu'il est sans doute "assez grand pour perdre tout seul"). L'envisager est aussi une façon de montrer que même s'il n'est pas question pour eux de voter Trump, certains républicains n'iront pas jusqu'à voter Clinton, c'est trop leur demander.
Ce scénario constitutionnel du match nul n'a pas dû servir depuis longtemps (voire jamais?). Mais il rappelle que si plus de deux candidats gagnent des Etats à la générale, le vote des délégués étant bloqué, on peut arriver à un blocage mais avec cette sortie de secours. La chambre des Représentants a des nombres de sièges au prorata de la population, les Etats les plus peuplés ont donc alors davantage voix au chapitre qu'avec les délégués (dont le nombre par Etat est l'équivalent de celui de celui des représentants, 435 au total + 2 -comme les sénateurs- par Etat + 3 pour Washington DC source "officielle" - et rien pour les territoires extérieurs, Porto Rico, Samoa orientales etc... qui ont au moins la possibilité de participer aux primaires des partis), ce qui est un moyen de débloquage rapprochant du vote populaire. Au Sénat, il y a 2 sénateurs par Etat, la représentation des Etats est bien différente, le vice-président a donc des chances alors de ne pas être du même bord que le président, à moins que les sénateurs aient "la sagesse" d'éviter ce scénario.
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