ploumploum a écrit:D.Trump vire Rick Wiley, son directeur politique national, 6 semaines après l'avoir embauché.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/ ... itique.php
Apparemment, c'est le dernier avatar de la lutte Manafort-Lewandowski au sein des équipes de campagne Trump. Wiley aurait essayé de court-circuiter Lewandowski pour en référer directement à Manafort. Lewandowski n'aurait pas apprécié et se serait donc payé la tête de Wiley.
guillaume44 a écrit:Visiblement Donald Trump ne souhaite pas s'embarrasser de statistiques faites de courbes ascendantes et descendantes ni de sondages.
Aujourd'hui à son meeting de Fresno en Californie, il a indiqué son souhait de faire de cet état un swing state. Il tient d'ailleurs un autre meeting à San Diego ce soir même. Il a affirmé qu'il ne fera l'impasse sur aucun état car il n'est pas un politicien comme les autres regardant une carte et se disant là on n'est sur de gagner, là on n'est sur de perdre. Il envisage même de prendre New York aux mains des démocrates... Bref il se battra sur les 50 états.
Il cherche donc l'épreuve de force en poussant les 50% des américains ne votant pas aux présidentielles à se déplacer aux urnes. C'est une stratégie diablement culottée. Je ne sais pas si cela marchera mais cela a déjà un impact positif. Cela permet aux médias de se concentrer sur sa campagne et de ne parler que de lui. Ca lui fait donc de la publicité gratuite selon l'avis certains :) et cela palie efficacement à ses éventuelles mais non prouvées difficultés de financement de campagne.
Autre point positif pour Donald Trump, Marco Rubio sera à la convention de Cleveland y fera un discours et lui apportera ses délégués. Les mauvaises langues disent qu'il le fait pour assurer sa réelection au sénat. En tous les cas, cela permet à Donald Trump d'attirer un cadre de l'aile centriste du GOP.
Le gimmick de la campagne dans 50 états est désormais une arlésienne, un grand classique dans la bouche des candidats. En 2008, Obama et MacCain avaient juré la main sur le cœur qu'ils feraient campagne dans les 50 états. En 2012, je ne m'en souviens pas mais il serait très étonnant que les candidats n'y aient pas fait référence au moins une fois.
Honnêtement c'est de la communication. A mon avis une élection plébiscitaire à la Johnson en 1964 ou à la Reagan en 1984, on n'en verra plus : le paysage politique américain est désormais trop clivé, et l'on a des états soit trop rouges soit trop bleus pour croire possible la victoire d'un même candidat dans les 50 états, hors situation historique particulière.
D'ailleurs, dans les faits, faire réellement une campagne dans les 50 états serait sans doute impossible : en moyens humains et financiers c'est juste impossible. Après, si pour Trump faire campagne dans un état se limite à y tenir au moins 1 ou 2 meetings, d'ici à novembre, c'est peut-être possible. Maintenant, est ce que tenir un meeting à Hawaï ou dans l'Illinois suffira à faire basculer de tels états, j'en doute fort...
Concernant une éventuelle hausse de participation à la générale, ce serait en effet le meilleur espoir pour Trump de l'emporter. Si il arrive à faire venir des millions d'abstentionnistes aux urnes, il pourrait peut-être redistribuer la donne au collège électoral. Mais là aussi, les primaires ne plaident pas pour ce scénario : aux primaires du GOP, le gros des bataillons des nouveaux votants sont essentiellement des républicains qui votaient déjà GOP à la générale mais qui ne participaient pas aux primaires.
Concernant les difficultés de financement de Trump ce n'est pas une hypothèse mais un fait facilement démontrable : le système politique US a bien des défauts, mais il est très transparent sur le financement des campagnes et l'origine des fonds. Oui, la campagne Trump récolte moins de fonds (pour l'heure) que la campagne Clinton (Sanders aussi est en train de décrocher de ce côté là d'ailleurs). Et c'est bien pour ça qu'il a du se résoudre à revenir sur son engagement à ne pas prendre l'argent des super PAC (entorse qui lui coute beaucoup quant à sa rhétorique d'indépendance anti système, mais ne pas prendre leur argent lui couterait encore plus cher quant à ses chances de l'emporter en novembre).
Enfin, concernant le show Trump, je lui reconnais indéniablement un aplomb sans faille. Pour réussir à souffler le chaud et le froid dans la même journée (le dernier psychodrame en date avec le duel Trump / Sanders n'est que le dernier avatar de ces zigzags incessants : jeudi il était pour, vendredi il était contre, peut-être que cela changera encore ce week-end...) avec autant d'assurance, il faut être assez culotté en effet. C'est un peu comme son dernier discours sur les Latinos : réussir à alterner des gentillesses envers la communauté tout en attaquant violemment la représentante la plus populaire de ladite communauté au sein du GOP dans le même discours, c'est désarmant.
Sinon, dans le commentaire de l'actualité, Trump vient de livrer son analyse du dossier écolo. On a au moins un item sur lequel il est raccord avec la ligne majoritaire du GOP : le changement climatique est un mythe gauchiste, les énergies fossiles c'est super et c'est l'avenir, la pollution on s'en fiche, et les engagements de la COP21, à la poubelle...
http://www.vox.com/2016/5/26/11788374/d ... rgy-speech
Et l'info inutile du jour : les groupes de rock indépendants commencent à écrire des chansons inspirées du Donald. Le début de la gloire ?
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