manudu83 a écrit:Je trouve que Trump et son équipe ont bien mieux senti les battleground states, je m'étais étonné d'un meeting en Georgie alors que l'état sera proche d'être le tipping point.
Cela reste tout de même à relativiser : la campagne Trump (et plusieurs pronostiques, professionnels mais aussi amateurs sur ce site) visait aussi le New Hampshire et le Minnesota. Ces deux états ont eu pour le coup des comportements électoraux très éloignés de ceux observés dans les autres swing states.
De même pour la Géorgie, il semble que les démocrates aussi ont eu raison d'y croire : étant donné les résultats actuels et les bulletins restant à dépouiller, cet état peut encore voter démocrate (les bulletins manquants proviennent quasiment tous de la métropole d'Atlanta).
Concernant le Nevada, si Fox et CNN se plantent pas, tous les votes à l'urne ont déjà été dépouillés et il ne resterait que des votes par courrier. Si c'est bien le cas, cela ne laisserait guère d'espoir à Trump dans cet état...
Encore une fois, il me parait trop tôt pour tirer des conclusions sur tout ça (déjà pendant les primaires je mettais un point d'honneur à n'analyser les résultats qu'une fois qu'ils étaient définitifs, faire différemment pour la générale serait une erreur). Mais, clairement, au niveau swing states et coalition électorale, il semble bien que la carte électorale américaine ait beaucoup bougé lors de cette élection, et ceci des deux côtés de l'échiquier politique.
Pareil pour la participation, il faut attendre tous les résultats : dans certaines zones elle a aidé Trump, dans d'autres Biden...
nigdugg a écrit:armi24 a écrit:guillaume44 a écrit:Même si Trump a eu la malchance de tomber en pleine crise du coronavirus, la carte électorale devient un véritable cauchemar pour les républicains...
L'Arizona prend le chemin de la Virginie et sera encore un swing state en 2024 pour devenir une forteresse démocrate à terme.
Les républicains devront aussi accorder énormément de ressources à la Géorgie, au Texas et à la Caroline du Nord...
Bref ça devient très difficile et pas loin de l'impossible.
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Plus qu'un problème de carte électorale le problème des républicains ne serait il pas qu'ils sont souvent largement menés au vote populaire, ils n'ont pas été en tête de celui ci aux présidentielles depuis 2004, avec plusieurs millions de vois de retard il est normal d'avoir du mal à gagner une élection.
Oui et non parce que si on retire l'omniprésente Californie le vote populaire est quasi égal entre les deux formations.
+4M de voix résultats provisoire actuellement, pour un écart entre les 2 candidats de 2.6M. Je pense qu'on aura une diff de 5M. Soit ce qu'il y aura en Californie. Pour moi le vote populaire ne veut rien dire et c'est pour cela que les sondages se gourent, il prenne trop en compte la Californie, il devrait dans leur calcul ne plus la prendre en compte et se contenter d'un populaire sans elle pour être plus précis.
Et c'est reparti :) On va encore nous dire qu'il faut considérer les Californiens comme des gens à part qui ne méritent pas d'être inclus à égalité avec les autres citoyens américains, et qu'en plus de les ignorer complètement lors des campagnes (rien que ça quand même : personne ne fait campagne dans l'état le plus peuplé de l'Union, si y a pas un léger problème avec ça), il faudrait aussi les retrancher du vote populaire, parce que c'est vraiment pas du jeu que les démocrates y soient aussi dominateurs.
Je rappelle que le vote populaire, c'est 1 électeur = 1 voix. Point. Que cet électeur vive en Californie ou au Wyoming ne change rien à l'affaire : le vote populaire se construit sur les 50 états plus DC. L'avance démocrate se construit aussi en Illinois, au Nord-Est, sur la côte ouest. Le matelas républicain se construit dans une multitude de petits états. L'avance de Biden dans le vote populaire se construit aussi avec ses résultats dans les swing states (certains où il performe, d'autres où c'est Trump).