Herimene a écrit:
Le choix des têtes de listes départementales pourrait jouer un rôle non négligeable, le RN ayant tout intérêt à "muscler" ses candidatures dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes et LR dans le Vaucluse et dans le Var (sachant que Muselier se représentera certainement dans les Bouches-du-Rhône, département aussi très stratégique pour creuser l'écart face au RN).
Sur les têtes de listes départementales, pas grand chose ne filtre droite et au RN, même si je n'ai pas l'impression que cela avance plus vite à gauche dans cette région en comparaison de ce que je peux lire sur le forum au sujet des autres territoires.
Mais outre la candidature de Renaud Muselier dans les Bouches-du-Rhône déjà citée, je dirais que celle du Sénateur RN Stéphane Ravier est plus que probable dans ce même département, en dépit de sa défaite très symbolique à son ancienne mairie de secteur à Marseille en juin 2020 face à la liste soutenue par Martine Vassal.
Dans le var, le Maire de Fréjus aura son mot à dire pour le RN. Mais le rapprochement 'technique' avec le maire LR de Saint-Raphaël pour la gouvernance de l'agglomération me fait douter d'une candidature de David Racheline lui-même, à l'image du comportement peu clair de ses grands électeurs lors des dernières sénatoriales... Il ira peut-être aux départementales pour prendre la place de son ancien premier adjoint dissident des municipales. Sa stratégie ressemblerait ainsi à celle de Steeve Briois visant une conquête du département du Pas-de-Calais dans 6 ans plutôt que d'être tête de liste régionale cette année. Ce ne sont que des supputations.
Côté LR, dans le Vaucluse, le député Julien Aubert est conseiller régional sortant et n'a abandonné sa Vice-Présidence régionale que pour cause de loi sur le non-cumul. Il est probablement le meilleur choix disponible en terme de notoriété et de niveau pour débattre face à Thierry Mariani. Ce département est à mon avis le plus fragile pour LR. Pas en terme de poids de l'électorat de droite (les Hautes-Alpes et Alpes de Haute Provence le seraient plus théoriquement) mais en terme d'implantation, de divisions et de renouvellement des générations. Le perte d'Avignon en 2014, outre les qualités personnelles de la candidate socialiste Cécile Helle, s'explique aussi par ce problème spécifique à la droite du Vaucluse que l'on ne retrouve pas au même niveau dans les 3 autres départements pesant le plus (13 - 06 et 83). Et il y a la concurrence de "la famille" de la Ligue du Sud, même si elle n'est plus toute jeune, que la maman Bompard a pris un gros coup sur la tête aux municipales l'année dernière et qu'ils détestent personnellement encore plus Thierry Mariani que la droite classique.
Pour le Var, je ne sais pas qui s'y lancerait pour LR mais je suis d'accord pour dire que ce sera un département clef pour l'équipe sortante. Potentiellement Maud Fontenoy qui est Vice-présidente sortante et était seconde de liste la dernière fois. Cela dépendra du positionnement et du message que Renaud Muselier voudra envoyer aux électeurs. J’ai un doute car elle n’a aucune implantation locale. Dans ce département, la divine surprise pour la droite aux municipales de 2020 aura été la conquête de la Seyne-sur-Mer, inespérée au second tour après un premier tour raté et face à un sortant divers (front de) gauche très bien implanté et respecté. Le poids énorme de cette agglomération toulonnaise fait d'Hubert Falco le faiseur de tête de liste légitime. Peut-être à nouveau Philippe Vitel mais je ne pense pas. L’alternative plus droitière et plus jeune serait le Maire de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier, donc sur l’autre agglomération réservoir de voix et stratégiquement ce serait certainement un casting très malin face au RN. Un duo Masquelier-Fontenoy pourrait être une bonne synthèse, reste à savoir dans quel ordre et ce qu'en pensent les toulonnais influents.
Côté RN, le sortant varois Fréderic Boccaletti me semble incontesté.
Pour les Alpes-maritimes, rien n'est clair. Ni à droite où ils sont tellement puissants dans leur implantation locale que cela crée des divisions et des détestations de clans très fortes. Ni au RN où la division est plus idéologique (mais aussi un peu territoriale tout de même puisque les deux sont sur la métropôle) entre un Vardon identitaire et très radical et un Bettati qui a une histoire et un parcours bien différents et disons plus sinueux.