Corondar a écrit:En même temps je ne vois aucune solution évidente ou simple pour sortir de tout ça. Seul Fillon peut décider de se retirer, personne ne peut l'y contraindre ou le forcer. Je ne suis même pas certain que le parti puisse, si tant est qu'il y ait une majorité pour ça au sein des instances nationales (ce dont je doute), lui retirer l'investiture...
Oui, d'autres peuvent se lancer. Mais pour faire quoi ? Et qui ? Seul Juppé aurait peut-être pu tenter un truc (et encore, je pense que beaucoup auraient aussi essayé de lui savonner la planche), mais il semble avoir fermé cette porte. Il est certain que ça ouvre une fenêtre de tir pour des "petits" candidats à droite. Mais le timing est serré. Et même si le parti se lançait dans une croisade anti-Fillon pour le pousser vers la sortie. Sur quelle base légale ? A moins qu'il y ait un nouveau rebondissement judiciaire, dans un sens ou dans l'autre, seul Fillon peut dénouer le truc. Mais je ne le vois pas jeter l'éponge. Et si il se retire, je reste perplexe quant à la désignation d'un candidat de substitution. Qui et sur quel mode de désignation ? Une nouvelle primaire étant inenvisageable. Même un retrait de Fillon, ça apporte plus de questions que de réponses.
Je me suis penché sur la question et il se trouve que les statuts de LR ne prévoient rien dans un tel cas. C'est le "vide juridique" (je mets entre ""vu que la primaire ne repose sur aucune base légale). Le seul moyen que je vois pour remplacer en urgence (une nouvelle primaire étant infaisable politiquement et humainement), c'est désignation d'un candidat unique par les Bureaux Politiques LR, UDI, PCD et ratification symbolique* par les conseils nationaux (ou ce qui sert de parlement élargi) des différents partis.
* Symbolique, puisque le CN des Républicains n'a pas le pouvoir statutairement de désigner un candidat à la présidentielle.
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