Cela fait un moment que je n'ai pas posté ici faute de temps.
Petit résumé des dernières semaines :
1) dans plusieurs districts à la Chambre (la plupart du temps dans des districts bleu horizon mais pas que), les candidats de la gauche du parti démocrate (dont certains se revendiquent officiellement socialistes) ont le vent en poupe et raflent l'invesitutre démocrate (parfois contre des sortants). Deux éléments semblent émerger et concorder surtout je trouve : un rajeunissement des candidats et des positions nettement plus pro Palestiniennes (les candidats pro Israël semblent confrontés à beaucoup d'hostilité, aussi bien côté démocrates que républicains d'ailleurs).
Il faudra voir comment tout cela cohabitera avec les tenants plus centristes du parti démocrate ? L'union face au boogeyman Trump restant toujours une constante néanmoins. Les républicains tentent fort logiquement un procès en dérive communiste.
https://www.theguardian.com/us-news/202 ... s-midtermsRien de bien neuf sous le soleil, c'est la stratégie républicaine concernant les démocrates depuis les années 1950 et le maccarthisme.
2) au delà de cette poussée de certains candidats dans certains endroits des primaires démocrates, on notera globalement une tendance compliquée pour pas mal de sortants, beaucoup plus que d'habitude en tout cas.
https://www.newsweek.com/midterm-electi ... s-12142519Etant donné que ce sont les républicains qui détiennent le trifecta actuellement, je ne pense pas que ce soit une très bonne nouvelle pour le GOP ?
3) coup sur coup on a eu 2 rebondissements majeurs dans 2 élections sénatoriales où les candidats semblaient déjà désignés : la Caroline du Sud et le Maine.
En
Caroline du Sud, on l'a évoqué dans le topic sur la vie politique US, mais le sénateur républicain sortant Graham (et candidat pour un 4e mandant en novembre après avoir remporté les primaires de son parti il y a quelques semaines) est décédé brutalement. Les républicains vont devoir organiser une élection spéciale rapide en plein été pour remplacer le sénateur décédé et qui devra donc affronter la candidate démocrate Annie Andrews lors de la générale en novembre.
https://www.foxcarolina.com/2026/07/12/ ... nate-seat/Il faudra voir qui sort du chapeau républicain, mais en cas de vague bleue la Caroline du Sud peut être un peu plus disputée avec un siège ouvert. A minima cela oblige les républicains à investir un peu plus un siège qui ne devait pas être en jeu.
Dans le
Maine, le candidat démocrate au Sénat Graham Platner a fini par être emporté par les scandales. Alors qu'il avait surmonté la polémique du taouage nazi puis des comportements infidèles, les dernières accusations de viol ont fait déborder le vase (c'est désormais une constante côté démocrates: si le candidat est accusé de manière crédible d'agressions sexuelles il est invariablement poussé vers la sortie). Platner a donc retiré sa candidature. Heureusement pour les démocrates, bien que les primaires soient passées le délai de validation de la candidature officielle est encore ouvert jusqu'au 21 juillet. Les démocrates vont donc organiser la semaine prochaine une convention interne au parti pour désigner un candidat de remplacement. Plusieurs sont sur les rangs, mais j'ai l'impression que Troy Jackson, l'ancien président démocrate du sénat local de l'état fait peut-être office de favori ? Il est très à gauche et sur un créneau politique populiste très proche de celui de Platner, tout en étant pas du tout associé aux casseroles du candidat déchu.
https://www.nytimes.com/2026/07/08/us/p ... maine.htmlMais dans les 2 cas, que ce soit en Caroline du Sud ou dans le Maine il faut s'attendre à pléthore de candidats pour sauter sur l'occasion. Et il faudra voir qui sort du chapeau dans les 2 cas. Mais notons la différence : les républicains doivent passer par une nouvelle primaire, les démocrates doivent eux passer par une convention interne au parti (ces 2 situations étant induites par des calendriers et des lois différents dans les 2 états).
L'autre élément qui me marque c'est concernant le Maine : de nouveau les démocrates confirment qu'ils ne rigolent plus avec les accusations d'agression sexuelle et continuent à en faire une grosse différence d'appréciation par rapport aux républicains.