Jean-Philippe a écrit:Je tente ma chance :
- Paris (2 103 778 hab.) : Emmanuel Grégoire (PS)
- Marseille (886 040 hab.) : Benoît Payan (PS)
- Lyon (519 127 hab.) : Aulas (même s'il ne mérite pas de gagner étant donné la qualité de sa campagne) - bascule à droite
- Toulouse (514 819 hab.) : François Briançon (PS) - bascule à gauche
- Nice (357 737 hab.) : Ciotti (si LFI n'atteint pas le 2e tour, une victoire d'Estrosi est envisageable, mais je donne 60% de chances à Ciotti.) - bascule à
- Nantes (327 734 hab.) : Johanna Rolland (PS)
- Montpellier (310 240 hab.) : Michaël Delafosse (PS)
- Strasbourg (293 771 hab.) : Catherine Trautmann (PS) - bascule au sein de la gauche
- Bordeaux (267 991 hab.) : Pierre Hurmic (LE)
- Lille (238 246 hab.) : Arnaud Deslandes (PS)
- Rennes (230 890 hab.) : Nathalie Appéré (PS)
- Reims (177 674 hab.) : Arnaud Robinet (HOR)
- Saint-Étienne (173 136 hab.) : Régis Juanico (PS) - bascule
- Le Havre (166 687 hab.) : Edouard Philippe (HOR)
- Toulon (179 116 hab.) : Josée Massi (DVD) mais je suis très hésitant, la gauche et la droite étant divisées. Si le RN ne dépasse pas 40% et si la sortante est en tête à droite, elle peut être réélue, grâce à des électeurs de gauche et de droite inquiets.
- Grenoble (156 140 hab.) : Laurence Ruffin (ECO)
- Dijon (161 830 hab.) : Nathalie Koenders (PS)
- Angers (159 022 hab.) : Christophe Béchu (HOR)
- Nîmes (151 839 hab.) : Vincent Bouget (PCF) - bascule à gauche
- Villeurbanne (163 684 hab.) : Cédric Van Styvendael (PS)
- Aix-en-Provence (149 695 hab.) : Sophie Joissains (UDI)
- Le Mans (146 249 hab.) : Stéphane Le Foll (PS)
- Clermont-Ferrand (146 351 hab.) : Olivier Bianchi (PS)
- Brest (142 346 hab.) : François Cuillandre (PS), mais à cause de la division de la gauche, je n'exclus pas totalement un scénario à la Roubaix 2014.
- Tours (139 259 hab.) : Emmanuel Denis (LÉ)
- Amiens (136 449 hab.) : Hubert de Jenlis (DVC)
- Limoges (129 937 hab.) : Miguel (PS) - bascule à gauche (avec une grande incertitude, en fonction de qui arrivera en tête à gauche comme à droite)
- Annecy (132 117 hab.) : Antoine Armand (RE) - bascule à droite
- Perpignan (121 616 hab.) : Louis Alliot (RN)
- Boulogne-Billancourt (119 019 hab.) : Pierre-Christophe Baguet (LR)
- Metz (122 572 hab.) : François Grosdidier (SL)
- Besançon (118 489 hab.) : Anne Vignot (LE)
- Orléans (116 357 hab.) : Baptiste Chapuis (PS) - bascule à gauche grâce à une triangulaire avec le RN
- Saint-Denis (93) (149 077 hab.) : Mathieu Hanotin (PS)
- Argenteuil (106 130 hab.) : Nicolas Bougeard (PS) - bascule à gauche (seulement s'il arrive en tête à gauche)
- Rouen (117 662 hab.) : Nicolas Mayer-Rossignol (PS)
- Mulhouse (104 978 hab.) : Michèle Lutz (LR)
- Montreuil (111 934 hab.) : Patrice Bessac (PCF)
- Caen (109 400 hab.) : Aristide Olivier (DVD)
- Nancy (103 671 hab.) : Mathieu Klein (PS)
- Tourcoing (98 772 hab.) : Doriane Bécue (DVD)
- Roubaix (98 286 hab.) : David Guiraud (LFI) - bascule à gauche
- Nanterre (98 119 hab.) : Raphaël Adam (DVG)
La droite, dans un scénario noir, ne pourrait garder, dans cette liste que Reims, Angers, Mulhouse, Tourcoing, Boulogne-Billancourt. D'autres comme Metz, Aix, Caen ou Orléans ne sont pas garanties pour la droite, en partie à cause de triangulaire avec le RN.
Globalement d'accord avec vous, je rajouterais que, dans ce scénario noir dont vous parlez, Mulhouse ou Reims sont aussi en jeu puisque le RN devrait y accéder au second tour et y cristalliser environ 20% des suffrages.
En fait, les trois conditions cumulatives pour un énorme succès de la gauche semblent être :
1- Un RN fort qui se maintient partout afin de cristalliser une part significative de l'électorat de droite au second tour ;
2- La capacité à dépasser les rancœurs politiques pour s'allier partout où ça sera nécessaire avec le candidat LFI (et que LFI ait la consigne de s'allier avec le reste de la gauche plutôt que de les faire perdre... Tout ça dépendra évidemment de Mélenchon) ;
3- que cette alliance gauche - LFI ne soit pas coûteuse électoralement (si le récit politique de la campagne de second tour est "la gauche s'allie avec les tueurs d'extrême gauche et il faut faire barrage", ça va être très compliqué).
Au vu des sondages (et de la participation attendue), le critère 1 me semble réalisé, le RN (Reconquête à Paris) devenir se maintenir dans de très nombreuses villes.
Le critère 2 me semble bien parti. La plupart des candidats de gauche ont laissé la porte ouverte à une alliance avec LFI et LFI également en proposant des "fronts antifascistes" qui consisteraient à fusionner les listes, mais sans que LFI ne fasse nécessairement partie de la majorité de gauche, ce qui finalement arrange tout le monde : LFI a son groupe d'opposition et n'aura pas à gouverner avec le PS, et le PS n'aura pas à gérer LFI dans sa majorité ; la prime majoritaire de 50% permettant des majorités tellement large qu'offrir quelques places à LFI n'est pas problématique.
Le critère numéro 3 est le plus incertain. Cependant, si le critère numéro 1 est vraiment bien rempli (RN très fort) le récit du second tour ne sera pas sur le risque d'alliances avec LFI, mais bien sur le risque RN et la nécessité de lui faire barrage. Enfin, même si le bloc central et la droite porteront sans doute récit de la gauche qui s'allie avec l'extrême gauche, il faudra voir la réaction de l'électorat de centre gauche. Certes, cet électorat qui a voté Glucksmann aux européennes n'aime pas LFI, mais au point de voter pour le maire sortant de droite plutôt que pour la liste d'union de la gauche avec LFI ? J'ai du mal à y croire, d'autant plus que cet électorat a déjà voté pour des candidats soutenus par LFI aux législatives de 2022 et 2024. Je pense que, en dépit des tensions à gauche, les transferts électoraux vers le candidat d'union seront tout de même très bons.