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Élections municipales 2026 - Pronostics

Forum de discussion consacré aux élections municipales qui seront organisées en France en mars 2026.

Re: Élections municipales 2026 - Pronostics

Messagede Relique » Jeu 12 Mar 2026 16:07

Vauclusien2 a écrit:Le dernier sondage sorti sur Lyon, donnant un second tour plus serré que jamais (53-47 pour Aulas, contre 60-40 il y a quelques semaines) laisse entrevoir la possibilité que Lyon reste à gauche.

Si ça devait être le cas, cela signifierait qu'en plus de perdre à coup (quasi) sûr Saint-Étienne, Nîmes et probablement Toulouse, la droite ne gagnerait même pas Lyon en guise de lot de consolation. Si on ajoute à ce tableau les pertes très probables de nombreuses villes moyennes vers le RN ou vers la gauche, la soirée électorale va vraiment être compliquée chez LR et Retailleau en sera le premier accusé.

A gauche à l'inverse, il semble de plus en plus que ces municipales seront très porteuses, sans doute les meilleures depuis celles de 2008 ; comment expliquer cela alors que le contexte national est vraiment mauvais pour la gauche ?

Lien du sondage : https://www.commission-des-sondages.fr/ ... 2-mars.pdf



Je pense plutôt que la gauche va perdre beaucoup de délégués sénatoriaux. Il me semble la voir absente de nombreux scrutins dans des villes où elle était au moins l'opposition la plus importante voire même une alternative possible en cas de problèmes de gouvernance...

Les grandes villes sont un prisme particulièrement distordu de la présence territoriale.
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Re: Élections municipales 2026 - Pronostics

Messagede pierrep » Jeu 12 Mar 2026 16:21

Relique a écrit:
Vauclusien2 a écrit:Le dernier sondage sorti sur Lyon, donnant un second tour plus serré que jamais (53-47 pour Aulas, contre 60-40 il y a quelques semaines) laisse entrevoir la possibilité que Lyon reste à gauche.

Si ça devait être le cas, cela signifierait qu'en plus de perdre à coup (quasi) sûr Saint-Étienne, Nîmes et probablement Toulouse, la droite ne gagnerait même pas Lyon en guise de lot de consolation. Si on ajoute à ce tableau les pertes très probables de nombreuses villes moyennes vers le RN ou vers la gauche, la soirée électorale va vraiment être compliquée chez LR et Retailleau en sera le premier accusé.

A gauche à l'inverse, il semble de plus en plus que ces municipales seront très porteuses, sans doute les meilleures depuis celles de 2008 ; comment expliquer cela alors que le contexte national est vraiment mauvais pour la gauche ?

Lien du sondage : https://www.commission-des-sondages.fr/ ... 2-mars.pdf



Je pense plutôt que la gauche va perdre beaucoup de délégués sénatoriaux. Il me semble la voir absente de nombreux scrutins dans des villes où elle était au moins l'opposition la plus importante voire même une alternative possible en cas de problèmes de gouvernance...

Les grandes villes sont un prisme particulièrement distordu de la présence territoriale.

Pourriez-vous citer ces villes Relique? Merci
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Re: Élections municipales 2026 - Pronostics

Messagede Vauclusien2 » Jeu 12 Mar 2026 17:33

PhB a écrit:
Vauclusien2 a écrit:Le dernier sondage sorti sur Lyon, donnant un second tour plus serré que jamais (53-47 pour Aulas, contre 60-40 il y a quelques semaines) laisse entrevoir la possibilité que Lyon reste à gauche.

Si ça devait être le cas, cela signifierait qu'en plus de perdre à coup (quasi) sûr Saint-Étienne, Nîmes et probablement Toulouse, la droite ne gagnerait même pas Lyon en guise de lot de consolation. Si on ajoute à ce tableau les pertes très probables de nombreuses villes moyennes vers le RN ou vers la gauche, la soirée électorale va vraiment être compliquée chez LR et Retailleau en sera le premier accusé.

A gauche à l'inverse, il semble de plus en plus que ces municipales seront très porteuses, sans doute les meilleures depuis celles de 2008 ; comment expliquer cela alors que le contexte national est vraiment mauvais pour la gauche ?

Lien du sondage : https://www.commission-des-sondages.fr/ ... 2-mars.pdf

La question pourra (peut-être) être légitime dans une dizaine de jours mais, comme dit l'autre, c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses. Pour l'instant Aulas est encore en avance à Lyon et rien ne prouve que ça changera (sinon des projections hasardeuses).
Mais on peut s'intéresser à l'interprétation des résultats à venir : quels seraient pour vous les critères de victoire, ou du moins de réussite, pour chacune des mouvances politiques ou, à l'opposé, les circonstances significatives d'une défaite au plan national ?


Vous avez tout à fait raison, il faut d'abord fixer les critères de "réussite" des différents blocs afin de pouvoir les analyser :

1-Pour la gauche, le critère semble être double : asseoir sa domination totale sur les métropoles en (re)conquérant celles qui lui résistent encore (dans l'ordre de probabilité : Saint-Étienne, Nîmes, Toulouse, Amiens, Limoges, Pau, Le Havre, Caen et Angers) et (re)conquérir les villes moyennes perdues notamment en 2014 (Roubaix, Lorient, Neuilly-sur-Marne, Garges-les-Gonesses, Cholet, La Roche-sur-Yon, Mont-de-Marsan, Agen, Montauban, Carcassonne, Romans-sur-Isère, Saint-Chamond, Mulhouse et pas mal de villes de banlieues parisiennes que je n'identifie pas). En parallèle, éviter de perdre plus qu'Annecy et Avignon, et resserrer au maximum le score à Lyon (voire garder la ville).
2-Pour la droite, le critère de réussite semble être de limiter la casse. Saint-Étienne et Nîmes semblent totalement perdues, même dans le "meilleur" des mondes (puisque le RN ne se retirera pas gracieusement et qu'une fusion LR-RN est, à ce stade, impossible), alors pour compenser il faudra au moins une belle victoire à Lyon et dans sa Métropole ainsi que les prises d'Avignon et d'Annecy. Dans les villes moyennes, l'objectif sera aussi de limiter la casse, notamment en banlieue parisienne (risque LFI) et dans le sud est (risque RN qui, s'il se matérialise fortement au soir du 22 mars risque d'entrainer une hécatombe d'élus locaux vers l'UDR, on l'a déjà vu avec le soutien de pas mal d'élus LR du 06 à la candidature de Eric Ciotti à Nice).
3-Pour le RN, le critère de réussite serait de prendre une grosse ville identifiable (de préférence Toulon, car le parti ne semble pas croire ni vraiment vouloir une victoire à Marseille ou Nîmes) et une myriade de villes moyennes identifiables où des députés implantés se présentent (Menton, Cagnes-sur-Mer, Draguignan, Aubagne, Cavaillon, Agde, Carcassonne, Provins, Denain, Saint-Dizier, Chauny). Paradoxalement, une énorme vague avec des victoires totalement improbables (Marseille notamment) ne serait pas une si bonne nouvelle que ça pour le RN puisqu'il faudra en assumer le bilan pendant la campagne présidentielle.
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Re: Élections municipales 2026 - Pronostics

Messagede newritture » Jeu 12 Mar 2026 20:49

Après avoir fait des pronostics concernant spécifiquement les écologistes (sujet dédié), voilà pour les grandes villes. C'est volontairement favorable à la gauche / aux écologistes et défavorable au RN (il y aura à mon avis un front républicain d'entre deux tours plus fort qu'on ne le pense)

- Paris (2 103 778 hab.) : Emmanuel Grégoire (PS)
- Marseille (886 040 hab.) : Benoît Payan (PS)
- Lyon (519 127 hab.) : Grégory Doucet (LE)
- Toulouse (514 819 hab.) : François Briançon (PS) - bascule
- Nice (357 737 hab.) : Christian Estrosi (HOR)
- Nantes (327 734 hab.) : Johanna Rolland (PS)
- Montpellier (310 240 hab.) : Michaël Delafosse (PS)
- Strasbourg (293 771 hab.) : Jeanne Barseghian (lE)
- Bordeaux (267 991 hab.) : Pierre Hurmic (LE)
- Lille (238 246 hab.) : Arnaud Deslandes (PS)
- Rennes (230 890 hab.) : Nathalie Appéré (PS)
- Reims (177 674 hab.) : Arnaud Robinet (HOR)
- Saint-Étienne (173 136 hab.) : Régis Juanico (PS) - bascule
- Le Havre (166 687 hab.) : Edouard Philippe (HOR)
- Toulon (179 116 hab.) : Josée Massi (DVD) - semi-bascule
- Grenoble (156 140 hab.) : Laurence Ruffin (ECO)
- Dijon (161 830 hab.) : Nathalie Koenders (PS)
- Angers (159 022 hab.) : Christophe Béchu (HOR)
- Nîmes (151 839 hab.) : Vincent Bouget (PCF) - bascule
- Villeurbanne (163 684 hab.) : Cédric Van Styvendael (PS)
- Aix-en-Provence (149 695 hab.) : Sophie Joissains (UDI)
- Le Mans (146 249 hab.) : Stéphane Le Foll (PS)
- Clermont-Ferrand (146 351 hab.) : Olivier Bianchi (PS)
- Brest (142 346 hab.) : François Cuillandre (PS)
- Tours (139 259 hab.) : Emmanuel Denis (LÉ)
- Amiens (136 449 hab.) : Hubert de Jenlis (DVC)
- Limoges (129 937 hab.) : Damien Maudet (LFI) - bascule
- Annecy (132 117 hab.) : Antoine Armand (RE) - bascule
- Perpignan (121 616 hab.) : Louis Alliot (RN)
- Boulogne-Billancourt (119 019 hab.) : Pierre-Christophe Baguet (LR)
- Metz (122 572 hab.) : François Grosdidier (SL)
- Besançon (118 489 hab.) : Anne Vignot (LE)
- Orléans (116 357 hab.) : Serge Grouard (DVD)
- Saint-Denis (93) (149 077 hab.) : Mathieu Hanotin (PS)
- Argenteuil (106 130 hab.) : Georges Mothron (LR)
- Rouen (117 662 hab.) : Nicolas Mayer-Rossignol (PS)
- Mulhouse (104 978 hab.) : Michèle Lutz (LR)
- Montreuil (111 934 hab.) : Patrice Bessac (PCF)
- Caen (109 400 hab.) : Aristide Olivier (DVD)
- Nancy (103 671 hab.) : Mathieu Klein (PS)
- Tourcoing (98 772 hab.) : Doriane Bécue (DVD)
- Roubaix (98 286 hab.) : David Guiraud (LFI) - bascule
- Nanterre (98 119 hab.) : Raphaël Adam (DVG)
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Re: Élections municipales 2026 - Pronostics

Messagede PhB » Jeu 12 Mar 2026 21:16

Vous me semblez tous deux très ambitieux - ou optimistes, selon le point de vue - pour la gauche et les Verts.
J'attends de voir, même si ma proposition est au contraire plutôt sévère pour ces mouvances.
Le résultat sera peut-être entre les deux ?
Au final je dirais que le meilleur critère de jugement pour savoir si ces municipales auront été un succès ou pas sera... les sénatoriales ! Des bascules très visibles peuvent masquer des mouvements de fond inverses dans des communes moins grandes. Par exemple le RN pourrait augmenter fortement son nombre de grands électeurs dans les communes rurales.
L'évolution des équilibres des votes sénatoriaux donnera une bonne idée des appartenances partisanes des élus municipaux, même si le scrutin de cette année ne concernera que la moitié des départements.
Gros inconvénient de ce critère : il ne sera pas disponible avant l'automne...
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Re: Élections municipales 2026 - Pronostics

Messagede Jean-Philippe » Ven 13 Mar 2026 00:11

Je tente ma chance :
- Paris (2 103 778 hab.) : Emmanuel Grégoire (PS)
- Marseille (886 040 hab.) : Benoît Payan (PS)
- Lyon (519 127 hab.) : Aulas (même s'il ne mérite pas de gagner étant donné la qualité de sa campagne) - bascule à droite
- Toulouse (514 819 hab.) : François Briançon (PS) - bascule à gauche
- Nice (357 737 hab.) : Ciotti (si LFI n'atteint pas le 2e tour, une victoire d'Estrosi est envisageable, mais je donne 60% de chances à Ciotti.) - bascule à
- Nantes (327 734 hab.) : Johanna Rolland (PS)
- Montpellier (310 240 hab.) : Michaël Delafosse (PS)
- Strasbourg (293 771 hab.) : Catherine Trautmann (PS) - bascule au sein de la gauche
- Bordeaux (267 991 hab.) : Pierre Hurmic (LE)
- Lille (238 246 hab.) : Arnaud Deslandes (PS)
- Rennes (230 890 hab.) : Nathalie Appéré (PS)
- Reims (177 674 hab.) : Arnaud Robinet (HOR)
- Saint-Étienne (173 136 hab.) : Régis Juanico (PS) - bascule
- Le Havre (166 687 hab.) : Edouard Philippe (HOR)
- Toulon (179 116 hab.) : Josée Massi (DVD) mais je suis très hésitant, la gauche et la droite étant divisées. Si le RN ne dépasse pas 40% et si la sortante est en tête à droite, elle peut être réélue, grâce à des électeurs de gauche et de droite inquiets.
- Grenoble (156 140 hab.) : Laurence Ruffin (ECO)
- Dijon (161 830 hab.) : Nathalie Koenders (PS)
- Angers (159 022 hab.) : Christophe Béchu (HOR)
- Nîmes (151 839 hab.) : Vincent Bouget (PCF) - bascule à gauche
- Villeurbanne (163 684 hab.) : Cédric Van Styvendael (PS)
- Aix-en-Provence (149 695 hab.) : Sophie Joissains (UDI)
- Le Mans (146 249 hab.) : Stéphane Le Foll (PS)
- Clermont-Ferrand (146 351 hab.) : Olivier Bianchi (PS)
- Brest (142 346 hab.) : François Cuillandre (PS), mais à cause de la division de la gauche, je n'exclus pas totalement un scénario à la Roubaix 2014.
- Tours (139 259 hab.) : Emmanuel Denis (LÉ)
- Amiens (136 449 hab.) : Hubert de Jenlis (DVC)
- Limoges (129 937 hab.) : Miguel (PS) - bascule à gauche (avec une grande incertitude, en fonction de qui arrivera en tête à gauche comme à droite)
- Annecy (132 117 hab.) : Antoine Armand (RE) - bascule à droite
- Perpignan (121 616 hab.) : Louis Alliot (RN)
- Boulogne-Billancourt (119 019 hab.) : Pierre-Christophe Baguet (LR)
- Metz (122 572 hab.) : François Grosdidier (SL)
- Besançon (118 489 hab.) : Anne Vignot (LE)
- Orléans (116 357 hab.) : Baptiste Chapuis (PS) - bascule à gauche grâce à une triangulaire avec le RN
- Saint-Denis (93) (149 077 hab.) : Mathieu Hanotin (PS)
- Argenteuil (106 130 hab.) : Nicolas Bougeard (PS) - bascule à gauche (seulement s'il arrive en tête à gauche)
- Rouen (117 662 hab.) : Nicolas Mayer-Rossignol (PS)
- Mulhouse (104 978 hab.) : Michèle Lutz (LR)
- Montreuil (111 934 hab.) : Patrice Bessac (PCF)
- Caen (109 400 hab.) : Aristide Olivier (DVD)
- Nancy (103 671 hab.) : Mathieu Klein (PS)
- Tourcoing (98 772 hab.) : Doriane Bécue (DVD)
- Roubaix (98 286 hab.) : David Guiraud (LFI) - bascule à gauche
- Nanterre (98 119 hab.) : Raphaël Adam (DVG)

La droite, dans un scénario noir, ne pourrait garder, dans cette liste que Reims, Angers, Mulhouse, Tourcoing, Boulogne-Billancourt. D'autres comme Metz, Aix, Caen ou Orléans ne sont pas garanties pour la droite, en partie à cause de triangulaire avec le RN.
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Re: Élections municipales 2026 - Pronostics

Messagede Vauclusien2 » Ven 13 Mar 2026 09:25

Jean-Philippe a écrit:Je tente ma chance :
- Paris (2 103 778 hab.) : Emmanuel Grégoire (PS)
- Marseille (886 040 hab.) : Benoît Payan (PS)
- Lyon (519 127 hab.) : Aulas (même s'il ne mérite pas de gagner étant donné la qualité de sa campagne) - bascule à droite
- Toulouse (514 819 hab.) : François Briançon (PS) - bascule à gauche
- Nice (357 737 hab.) : Ciotti (si LFI n'atteint pas le 2e tour, une victoire d'Estrosi est envisageable, mais je donne 60% de chances à Ciotti.) - bascule à
- Nantes (327 734 hab.) : Johanna Rolland (PS)
- Montpellier (310 240 hab.) : Michaël Delafosse (PS)
- Strasbourg (293 771 hab.) : Catherine Trautmann (PS) - bascule au sein de la gauche
- Bordeaux (267 991 hab.) : Pierre Hurmic (LE)
- Lille (238 246 hab.) : Arnaud Deslandes (PS)
- Rennes (230 890 hab.) : Nathalie Appéré (PS)
- Reims (177 674 hab.) : Arnaud Robinet (HOR)
- Saint-Étienne (173 136 hab.) : Régis Juanico (PS) - bascule
- Le Havre (166 687 hab.) : Edouard Philippe (HOR)
- Toulon (179 116 hab.) : Josée Massi (DVD) mais je suis très hésitant, la gauche et la droite étant divisées. Si le RN ne dépasse pas 40% et si la sortante est en tête à droite, elle peut être réélue, grâce à des électeurs de gauche et de droite inquiets.
- Grenoble (156 140 hab.) : Laurence Ruffin (ECO)
- Dijon (161 830 hab.) : Nathalie Koenders (PS)
- Angers (159 022 hab.) : Christophe Béchu (HOR)
- Nîmes (151 839 hab.) : Vincent Bouget (PCF) - bascule à gauche
- Villeurbanne (163 684 hab.) : Cédric Van Styvendael (PS)
- Aix-en-Provence (149 695 hab.) : Sophie Joissains (UDI)
- Le Mans (146 249 hab.) : Stéphane Le Foll (PS)
- Clermont-Ferrand (146 351 hab.) : Olivier Bianchi (PS)
- Brest (142 346 hab.) : François Cuillandre (PS), mais à cause de la division de la gauche, je n'exclus pas totalement un scénario à la Roubaix 2014.
- Tours (139 259 hab.) : Emmanuel Denis (LÉ)
- Amiens (136 449 hab.) : Hubert de Jenlis (DVC)
- Limoges (129 937 hab.) : Miguel (PS) - bascule à gauche (avec une grande incertitude, en fonction de qui arrivera en tête à gauche comme à droite)
- Annecy (132 117 hab.) : Antoine Armand (RE) - bascule à droite
- Perpignan (121 616 hab.) : Louis Alliot (RN)
- Boulogne-Billancourt (119 019 hab.) : Pierre-Christophe Baguet (LR)
- Metz (122 572 hab.) : François Grosdidier (SL)
- Besançon (118 489 hab.) : Anne Vignot (LE)
- Orléans (116 357 hab.) : Baptiste Chapuis (PS) - bascule à gauche grâce à une triangulaire avec le RN
- Saint-Denis (93) (149 077 hab.) : Mathieu Hanotin (PS)
- Argenteuil (106 130 hab.) : Nicolas Bougeard (PS) - bascule à gauche (seulement s'il arrive en tête à gauche)
- Rouen (117 662 hab.) : Nicolas Mayer-Rossignol (PS)
- Mulhouse (104 978 hab.) : Michèle Lutz (LR)
- Montreuil (111 934 hab.) : Patrice Bessac (PCF)
- Caen (109 400 hab.) : Aristide Olivier (DVD)
- Nancy (103 671 hab.) : Mathieu Klein (PS)
- Tourcoing (98 772 hab.) : Doriane Bécue (DVD)
- Roubaix (98 286 hab.) : David Guiraud (LFI) - bascule à gauche
- Nanterre (98 119 hab.) : Raphaël Adam (DVG)

La droite, dans un scénario noir, ne pourrait garder, dans cette liste que Reims, Angers, Mulhouse, Tourcoing, Boulogne-Billancourt. D'autres comme Metz, Aix, Caen ou Orléans ne sont pas garanties pour la droite, en partie à cause de triangulaire avec le RN.


Globalement d'accord avec vous, je rajouterais que, dans ce scénario noir dont vous parlez, Mulhouse ou Reims sont aussi en jeu puisque le RN devrait y accéder au second tour et y cristalliser environ 20% des suffrages.

En fait, les trois conditions cumulatives pour un énorme succès de la gauche semblent être :
1- Un RN fort qui se maintient partout afin de cristalliser une part significative de l'électorat de droite au second tour ;
2- La capacité à dépasser les rancœurs politiques pour s'allier partout où ça sera nécessaire avec le candidat LFI (et que LFI ait la consigne de s'allier avec le reste de la gauche plutôt que de les faire perdre... Tout ça dépendra évidemment de Mélenchon) ;
3- que cette alliance gauche - LFI ne soit pas coûteuse électoralement (si le récit politique de la campagne de second tour est "la gauche s'allie avec les tueurs d'extrême gauche et il faut faire barrage", ça va être très compliqué).

Au vu des sondages (et de la participation attendue), le critère 1 me semble réalisé, le RN (Reconquête à Paris) devenir se maintenir dans de très nombreuses villes.

Le critère 2 me semble bien parti. La plupart des candidats de gauche ont laissé la porte ouverte à une alliance avec LFI et LFI également en proposant des "fronts antifascistes" qui consisteraient à fusionner les listes, mais sans que LFI ne fasse nécessairement partie de la majorité de gauche, ce qui finalement arrange tout le monde : LFI a son groupe d'opposition et n'aura pas à gouverner avec le PS, et le PS n'aura pas à gérer LFI dans sa majorité ; la prime majoritaire de 50% permettant des majorités tellement large qu'offrir quelques places à LFI n'est pas problématique.

Le critère numéro 3 est le plus incertain. Cependant, si le critère numéro 1 est vraiment bien rempli (RN très fort) le récit du second tour ne sera pas sur le risque d'alliances avec LFI, mais bien sur le risque RN et la nécessité de lui faire barrage. Enfin, même si le bloc central et la droite porteront sans doute récit de la gauche qui s'allie avec l'extrême gauche, il faudra voir la réaction de l'électorat de centre gauche. Certes, cet électorat qui a voté Glucksmann aux européennes n'aime pas LFI, mais au point de voter pour le maire sortant de droite plutôt que pour la liste d'union de la gauche avec LFI ? J'ai du mal à y croire, d'autant plus que cet électorat a déjà voté pour des candidats soutenus par LFI aux législatives de 2022 et 2024. Je pense que, en dépit des tensions à gauche, les transferts électoraux vers le candidat d'union seront tout de même très bons.
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Re: Élections municipales 2026 - Pronostics

Messagede Jean-Philippe » Ven 13 Mar 2026 09:31

Vauclusien2 a écrit:Globalement d'accord avec vous, je rajouterais que, dans ce scénario noir dont vous parlez, Mulhouse ou Reims sont aussi en jeu puisque le RN devrait y accéder au second tour et y cristalliser environ 20% des suffrages.

Et je suis aussi d'accord avec vous, y compris sur la suite du message...
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Re: Élections municipales 2026 - Pronostics

Messagede pascal58 » Ven 13 Mar 2026 16:21

Vauclusien2 a écrit:
Globalement d'accord avec vous, je rajouterais que, dans ce scénario noir dont vous parlez, Mulhouse ou Reims sont aussi en jeu puisque le RN devrait y accéder au second tour et y cristalliser environ 20% des suffrages.

En fait, les trois conditions cumulatives pour un énorme succès de la gauche semblent être :
1- Un RN fort qui se maintient partout afin de cristalliser une part significative de l'électorat de droite au second tour ;
2- La capacité à dépasser les rancœurs politiques pour s'allier partout où ça sera nécessaire avec le candidat LFI (et que LFI ait la consigne de s'allier avec le reste de la gauche plutôt que de les faire perdre... Tout ça dépendra évidemment de Mélenchon) ;
3- que cette alliance gauche - LFI ne soit pas coûteuse électoralement (si le récit politique de la campagne de second tour est "la gauche s'allie avec les tueurs d'extrême gauche et il faut faire barrage", ça va être très compliqué).

Au vu des sondages (et de la participation attendue), le critère 1 me semble réalisé, le RN (Reconquête à Paris) devenir se maintenir dans de très nombreuses villes.

Le critère 2 me semble bien parti. La plupart des candidats de gauche ont laissé la porte ouverte à une alliance avec LFI et LFI également en proposant des "fronts antifascistes" qui consisteraient à fusionner les listes, mais sans que LFI ne fasse nécessairement partie de la majorité de gauche, ce qui finalement arrange tout le monde : LFI a son groupe d'opposition et n'aura pas à gouverner avec le PS, et le PS n'aura pas à gérer LFI dans sa majorité ; la prime majoritaire de 50% permettant des majorités tellement large qu'offrir quelques places à LFI n'est pas problématique.

Le critère numéro 3 est le plus incertain. Cependant, si le critère numéro 1 est vraiment bien rempli (RN très fort) le récit du second tour ne sera pas sur le risque d'alliances avec LFI, mais bien sur le risque RN et la nécessité de lui faire barrage. Enfin, même si le bloc central et la droite porteront sans doute récit de la gauche qui s'allie avec l'extrême gauche, il faudra voir la réaction de l'électorat de centre gauche. Certes, cet électorat qui a voté Glucksmann aux européennes n'aime pas LFI, mais au point de voter pour le maire sortant de droite plutôt que pour la liste d'union de la gauche avec LFI ? J'ai du mal à y croire, d'autant plus que cet électorat a déjà voté pour des candidats soutenus par LFI aux législatives de 2022 et 2024. Je pense que, en dépit des tensions à gauche, les transferts électoraux vers le candidat d'union seront tout de même très bons.


Tout dépendra de Mélenchon ou du PS ?
C’est quand même frappant de faire peser tout le poids de l’alliance sur Jean-Luc Mélenchon, alors que, le Parti socialiste répète depuis des mois “Pas d’alliance avec LFI, ni au premier ni au second tour” Madame Delga l’a martelé à plusieurs reprises.
François Hollande lui-même, pas plus tard que ce dimanche, a encore fait un discours pour dire qu’il n’y avait aucune "compromission" possible avec LFI.
Mais on sait, c'est la faute à Melenchon.
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Re: Élections municipales 2026 - Pronostics

Messagede Vauclusien2 » Ven 13 Mar 2026 17:22

pascal58 a écrit:
Vauclusien2 a écrit:
Globalement d'accord avec vous, je rajouterais que, dans ce scénario noir dont vous parlez, Mulhouse ou Reims sont aussi en jeu puisque le RN devrait y accéder au second tour et y cristalliser environ 20% des suffrages.

En fait, les trois conditions cumulatives pour un énorme succès de la gauche semblent être :
1- Un RN fort qui se maintient partout afin de cristalliser une part significative de l'électorat de droite au second tour ;
2- La capacité à dépasser les rancœurs politiques pour s'allier partout où ça sera nécessaire avec le candidat LFI (et que LFI ait la consigne de s'allier avec le reste de la gauche plutôt que de les faire perdre... Tout ça dépendra évidemment de Mélenchon) ;
3- que cette alliance gauche - LFI ne soit pas coûteuse électoralement (si le récit politique de la campagne de second tour est "la gauche s'allie avec les tueurs d'extrême gauche et il faut faire barrage", ça va être très compliqué).

Au vu des sondages (et de la participation attendue), le critère 1 me semble réalisé, le RN (Reconquête à Paris) devenir se maintenir dans de très nombreuses villes.

Le critère 2 me semble bien parti. La plupart des candidats de gauche ont laissé la porte ouverte à une alliance avec LFI et LFI également en proposant des "fronts antifascistes" qui consisteraient à fusionner les listes, mais sans que LFI ne fasse nécessairement partie de la majorité de gauche, ce qui finalement arrange tout le monde : LFI a son groupe d'opposition et n'aura pas à gouverner avec le PS, et le PS n'aura pas à gérer LFI dans sa majorité ; la prime majoritaire de 50% permettant des majorités tellement large qu'offrir quelques places à LFI n'est pas problématique.

Le critère numéro 3 est le plus incertain. Cependant, si le critère numéro 1 est vraiment bien rempli (RN très fort) le récit du second tour ne sera pas sur le risque d'alliances avec LFI, mais bien sur le risque RN et la nécessité de lui faire barrage. Enfin, même si le bloc central et la droite porteront sans doute récit de la gauche qui s'allie avec l'extrême gauche, il faudra voir la réaction de l'électorat de centre gauche. Certes, cet électorat qui a voté Glucksmann aux européennes n'aime pas LFI, mais au point de voter pour le maire sortant de droite plutôt que pour la liste d'union de la gauche avec LFI ? J'ai du mal à y croire, d'autant plus que cet électorat a déjà voté pour des candidats soutenus par LFI aux législatives de 2022 et 2024. Je pense que, en dépit des tensions à gauche, les transferts électoraux vers le candidat d'union seront tout de même très bons.


Tout dépendra de Mélenchon ou du PS ?
C’est quand même frappant de faire peser tout le poids de l’alliance sur Jean-Luc Mélenchon, alors que, le Parti socialiste répète depuis des mois “Pas d’alliance avec LFI, ni au premier ni au second tour” Madame Delga l’a martelé à plusieurs reprises.
François Hollande lui-même, pas plus tard que ce dimanche, a encore fait un discours pour dire qu’il n’y avait aucune "compromission" possible avec LFI.
Mais on sait, c'est la faute à Melenchon.


Je ne veux pas rentrer dans les polémiques "qui est le méchant à gauche, LFI ou le PS", parce que ça ne me concerne pas et ne m'intéresse pas. Ceci dit, force est de constater que le LFI est un mouvement centralisé et vertical où Mélenchon a un très gros poids (on remarquera que les têtes de listes dans les deux principales villes de France, Paris et Marseille, sont respectivement la compagne et l'ancien chauffeur de Mélenchon. Le fait qu'on monte en grade à LFI en étant proche de la figure tutélaire en dit beaucoup sur la structure du mouvement : il n'y a pas de congrès réguliers, pas d'adhésions possibles, pas de vote des militants pour élire un bureau, pas de courants internes identifiés qui s'opposent à la direction, c'est un mouvement centralisé autour de la figure de JLM).

Donc, si Mélenchon dit au soir du second tour "aucune alliance possible avec le PS", il est probable que peu de listes LFI outrepasseront les consignes (mais je pense que ça n'est pas dans l'intérêt de JLM, et qu'au contraire il appelera à des fronts "antifascistes" communs avec les listes PS et EE). À l'inverse, le PS est un parti de notables locaux, à la direction faible et inaudible ; quoi que disent Hollande ou Faure n'aura en vérité pas beaucoup d'importance sur le positionnement des têtes de listes (et puis la pression des élus locaux sur la direction nationale du PS pour laisser la porte ouverte à des alliances sera immense). J'en déduis donc que tout dépendra de l'attitude de LFI, puisque les notables PS/EE auront nécessairement besoin de fusions avec les listes LFI dans de nombreuses villes pour l'emporter (notamment Toulouse, Besançon, Limoges, et éventuellement Marseille).

On notera d'ailleurs que peu de têtes de listes PS ou EE ont ouvertement refusé d'avance des fusions avec LFI, à ma connaissance seul Emmanuel Grégoire a été aussi clair, le contexte parisien étant ceci dit particulier (Chikirou et Ariel Weil se détestant ouvertement).
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