Azertyuiop a écrit:Je trouve complètement dingue le nombre de pronostics qui prévoient une bascule de Limoges vers LFI alors que s'ils font 15-16% au premier tour, c'est le bout du monde.
Et Georges Mothron à Argenteuil c'est lunaire
Azertyuiop a écrit:Je trouve complètement dingue le nombre de pronostics qui prévoient une bascule de Limoges vers LFI alors que s'ils font 15-16% au premier tour, c'est le bout du monde.
grandao a écrit:Azertyuiop a écrit:Je trouve complètement dingue le nombre de pronostics qui prévoient une bascule de Limoges vers LFI alors que s'ils font 15-16% au premier tour, c'est le bout du monde.
Et Georges Mothron à Argenteuil c'est lunaire

Jean-Philippe a écrit:grandao a écrit:Azertyuiop a écrit:Je trouve complètement dingue le nombre de pronostics qui prévoient une bascule de Limoges vers LFI alors que s'ils font 15-16% au premier tour, c'est le bout du monde.
Et Georges Mothron à Argenteuil c'est lunaire
Pourquoi ? Étant donné la division de ses opposants, une réélection n'est pas impossible. N'étant pas sur place, je ne sais pas si le bilan du sortant est bien jugé ou pas. Mais il y a un sujet sur cette ville.
grandao a écrit:Franchement en 2020 il n'a été élu que par à peine 20% des électeurs, merci le Covid.


Vauclusien2 a écrit:Contrairement à PhB, je n'anticipe pas du tout de scénario catastrophe pour la gauche du fait d'alliances impossibles (la perte de Lille relevant de la science-fiction la plus imaginative à mon humble avis, de même que la prise de Marseille par le RN). Je pense au contraire que les alliances entre partis de gauche sauront se faire au cas par cas et que, dans les grandes villes, le RN et la droite seront de toute manière suffisamment divisés (et structurellement faibles) pour qu'une éventuelle division de la gauche ne se traduise pas par une hécatombe généralisée.
Je propose des pronostics sur 20 des plus grandes villes de France. Je surligne les bascules.
- Paris (2 103 778 hab.) : Emmanuel Grégoire (PS) - Ici la droite est très divisée, Dati est une candidate clivante et la sociologie de la ville est favorable à la gauche, à mon avis il n'y a quasiment aucun suspens ; le seul enjeu est celui de la taille de la majorité de Grégoire au vu de la faible prime majoritaire (25 % au second tour).
- Marseille (886 040 hab.) : Benoit Payan (DVG) - Ici pas de suspens non plus, la sociologie de la ville transforme le de facto duel Allisio-Payan en victoire à coup sûr de Payan ; le seul enjeu réside dans l'étendue de la catastrophe pour Vassal, la possibilité pour LFI de se maintenir au second tour et les conséquences sur le contrôle de la Métropole Aix-Marseille puisque Marseille représente 45% des sièges.
- Lyon (519 127 hab.) : Jean-Michel Aulas (DVD/DVC) - les sondages sont toujours très favorables à Aulas en dépit d'une fin de campagne difficile, je mise donc sur lui, même si je pense que le second tour sera plus serré que ce qu'on anticipe actuellement.
- Toulouse (514 819 hab.) : François Briancon (PS/LFI) - gros pari de ma part. J'anticipe une fusion des listes Piquemal et Briancon après le premier tour puisqu'il s'agira sans doute de la seule manière pour la gauche de gagner la ville. Briancon ne s'y est pas opposé par principe et il me semble que le réalisme politique l'emportera. La sociologie de la -désormais- troisième ville de France est vraiment trop défavorable à la droite, je mise donc sur une bascule. J'avoue être dubitatif sur ce pronostic, ça sera dans tous les cas très, très serré.
- Nice (357 737 hab.) : Eric Ciotti (UDR) - là aussi très dubitatif quant à mon pronostic. Il y a encore quelques jours j'aurais misé sur Christian Estrosi, mais le débat télévisé, l'affaire de la barbouzerie devant le domicile du maire et l'engagement des deux candidates de gauche à se maintenir m'amènent à croire à une victoire de Ciotti. En cas de duel, cependant, je pense qu'Estrosi l'emportera.
- Nantes (327 734 hab.) : Johanna Rolland (PS) - aucun enjeu (si ce n'est de savoir si Chombard de Lauwe réussira a mettre un peu la maire sortante en difficulté au soir du premier tour en réduisant au maximum l'écart)
- Montpellier (310 240 hab.) : Michaël Delafosse (PS) - vraiment aucun enjeu
- Strasbourg (293 771 hab.) : Catherine Trautmann (PS) - bascule EELV vers PS
- Bordeaux (267 991 hab.) : Pierre Humic (EELV) - victoire face à Cazenave, Dessertine et LFI. En cas de fusion Cazenave/Dessertine et de maintien de LFI ça peut être vraiment serré, mais je maintiens ma position de victoire du maire sortant
- Lille (238 246 hab.) : Arnaud Deslandes (PS) - pas trop d'enjeu si ce n'est : quelle liste de gauche l'emportera ? Au vu des derniers sondages, je mise sur le sortant
- Rennes (230 890 hab.) : Nathalie Appéré (PS) - vraiment aucun enjeu
- Reims (177 674 hab.) : Arnaud Robinet (HOR) - peut être un second tour un peu serré avec le RN et la liste d'union de la gauche, mais victoire du sortant malgré tout
- Saint-Étienne (173 136 hab.) : Régis Juanico (PS) - le mandat de Perdriau, la division de la droite et la présence d'un RN relativement fort devrait permettre une bascule au PS
- Le Havre (166 687 hab.) : Edouard Philippe (HOR) - en dépit du fameux sondage le donnant perdant, je pense qu'Edouard Philippe s'en sortira de quelques points dans le cadre d'une triangulaire avec le RN, mais ce sera sans doute une victoire à la Pyrrhus qui affaiblira sa légitimité à se présenter en 2027 et aiguisera les appétits présidentiels au sein du bloc central
- Toulon (179 116 hab.) : Josée Massi (DVD/LR) - en cas de retrait de la gauche et de la liste de Michel Bonnus, avantage Josée Massi puisque Laure Lavalette n'a pas de réserves de voix. Josée Massi est maire sortante, de droite, et plutôt consensuelle, même si Lavalette fait 40% au premier tour, il va être très compliqué de grappiller les points manquants pour Lavalette.
- Grenoble (156 140 hab.) : Laurence Ruffin (DVG) - le seul enjeu réside dans la capacité d'Alain Carignon a resserrer le score et dans la capacité de LFI à se maintenir au second tour
- Dijon (161 830 hab.) : Nathalie Koenders (PS) - au vu des sondages, absolument 0 enjeu
- Angers (159 022 hab.) : Christophe Béchu (HOR) - aucun sondage, mais le maire sortant est plutôt populaire, donc j'imagine sa reconduction
- Nîmes (151 839 hab.) : Vincent Bouget (PCF) - l'union de la gauche, l'absence probable de LFI au second tour et la division certaine de la droite en au moins deux listes au second tour permettraient au PCF de l'emporter (surtout si le RN est la liste de droite la plus forte à l'issue du premier tour)
-Aix en Provence (149 695 habitants) : Sophie Joissains - pas vraiment d'enjeux
Bilan : 6 bascules, soit un tiers du total, ce qui correspond bien aux tendances historiques. Sur les 6 bascules, 3 au profit de la gauche (Saint-Étienne, Toulouse, Nîmes), une au profit de la droite (Lyon), une UDR/RN (Nice) et une intra gauche (Strasbourg).
Donc une très bonne soirée pour le PS qui prend Saint-Etienne, Toulouse et Strasbourg, soirée cata pour LR et médiocre pour le RN (d'autant plus si au second tour à Nice c'est un duel qui a lieu, ce qui signifie victoire plutôt probable de Christian Estrosi).
Bien évidemment, il s'agit uniquement des plus grandes villes dont la sociologie est un peu exorbitante par rapport à celle du reste du pays, cette "vague" de gauche ne devrait pas se manifester de la même façon (voire pas se manifester du tout) sur le reste du territoire, et je pense que les gains faits par la droite en 2014 dans les villes de taille moyenne seront globalement conservés en 2026.
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