PhB a écrit:Vauclusien2 a écrit:Le dernier sondage sorti sur Lyon, donnant un second tour plus serré que jamais (53-47 pour Aulas, contre 60-40 il y a quelques semaines) laisse entrevoir la possibilité que Lyon reste à gauche.
Si ça devait être le cas, cela signifierait qu'en plus de perdre à coup (quasi) sûr Saint-Étienne, Nîmes et probablement Toulouse, la droite ne gagnerait même pas Lyon en guise de lot de consolation. Si on ajoute à ce tableau les pertes très probables de nombreuses villes moyennes vers le RN ou vers la gauche, la soirée électorale va vraiment être compliquée chez LR et Retailleau en sera le premier accusé.
A gauche à l'inverse, il semble de plus en plus que ces municipales seront très porteuses, sans doute les meilleures depuis celles de 2008 ; comment expliquer cela alors que le contexte national est vraiment mauvais pour la gauche ?
Lien du sondage :
https://www.commission-des-sondages.fr/ ... 2-mars.pdf
La question pourra (peut-être) être légitime dans une dizaine de jours mais, comme dit l'autre, c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses. Pour l'instant Aulas est encore en avance à Lyon et rien ne prouve que ça changera (sinon des projections hasardeuses).
Mais on peut s'intéresser à l'interprétation des résultats à venir : quels seraient pour vous les critères de victoire, ou du moins de réussite, pour chacune des mouvances politiques ou, à l'opposé, les circonstances significatives d'une défaite au plan national ?
Vous avez tout à fait raison, il faut d'abord fixer les critères de "réussite" des différents blocs afin de pouvoir les analyser :
1-Pour la gauche, le critère semble être double : asseoir sa domination totale sur les métropoles en (re)conquérant celles qui lui résistent encore (dans l'ordre de probabilité : Saint-Étienne, Nîmes, Toulouse, Amiens, Limoges, Pau, Le Havre, Caen et Angers) et (re)conquérir les villes moyennes perdues notamment en 2014 (Roubaix, Lorient, Neuilly-sur-Marne, Garges-les-Gonesses, Cholet, La Roche-sur-Yon, Mont-de-Marsan, Agen, Montauban, Carcassonne, Romans-sur-Isère, Saint-Chamond, Mulhouse et pas mal de villes de banlieues parisiennes que je n'identifie pas). En parallèle, éviter de perdre plus qu'Annecy et Avignon, et resserrer au maximum le score à Lyon (voire garder la ville).
2-Pour la droite, le critère de réussite semble être de limiter la casse. Saint-Étienne et Nîmes semblent totalement perdues, même dans le "meilleur" des mondes (puisque le RN ne se retirera pas gracieusement et qu'une fusion LR-RN est, à ce stade, impossible), alors pour compenser il faudra au moins une belle victoire à Lyon et dans sa Métropole ainsi que les prises d'Avignon et d'Annecy. Dans les villes moyennes, l'objectif sera aussi de limiter la casse, notamment en banlieue parisienne (risque LFI) et dans le sud est (risque RN qui, s'il se matérialise fortement au soir du 22 mars risque d'entrainer une hécatombe d'élus locaux vers l'UDR, on l'a déjà vu avec le soutien de pas mal d'élus LR du 06 à la candidature de Eric Ciotti à Nice).
3-Pour le RN, le critère de réussite serait de prendre une grosse ville identifiable (de préférence Toulon, car le parti ne semble pas croire ni vraiment vouloir une victoire à Marseille ou Nîmes) et une myriade de villes moyennes identifiables où des députés implantés se présentent (Menton, Cagnes-sur-Mer, Draguignan, Aubagne, Cavaillon, Agde, Carcassonne, Provins, Denain, Saint-Dizier, Chauny). Paradoxalement, une énorme vague avec des victoires totalement improbables (Marseille notamment) ne serait pas une si bonne nouvelle que ça pour le RN puisqu'il faudra en assumer le bilan pendant la campagne présidentielle.