Corondar a écrit:2) le Sénat
Là c'est pas du tout la même paire de manches pour les démocrates. La carte n'est pas facile pour eux. Ils doivent jouer la défense sur plusieurs sièges (le Michigan et le New Hampshire, ouverts, et la Géorgie, où le sortant a au moins le bon goût de se représenter). Et les possibilités de gains sont limitées : Caroline du Nord (ouvert) et le Maine (la sortante Collins se représente) sont les cibles les plus accessibles.
Mais pour jouer la bascule il va falloir aller chercher du gain historique : Iowa, Texas, Ohio, Alaska, liste qui en dit long sur la difficulté de la tâche. Ceci dit, les démocrates ont obtenu quelques nouvelles encourageantes dans certains états : l'Iowa est un siège ouvert, en Alaska et en Ohio ils ont débauché les 2 seuls candidats capables de jouer la bascule (Peltola pour le premier, Brown pour le second). Mais ici pour obtenir la bascule, il faudra une vague colossale.
A noter que les républicains vont aussi devoir défendre le Nebraska face à un candidat indépendant qui peut avoir ses chances.
myckilem a écrit:Une fois n'est pas coutume c'est du côté du Texas qu'il y a un vrai suspens. Côté républicains, le sénateur sortant Cornyn doit affronter la concurrence de l'AG Paxton (très trumpiste et très corrompu). Côté démocrates aussi gros choc : entre le pasteur Talarico et la très à gauche représentante Crockett. Du côté du GOP il y a un 3e candidat, Hunt, qui contraindra sans doute Cornyn et Paxton au runoff, là où le duel démocrate garantit une projection sur la générale plus précoce.
La participation sur les votes anticipés affole déjà les compteurs : les démocrates se sont mobilisés en masse (1.5 millions de votants sans compter ceux de demain, 3 fois la participation totale d'il y a 4 ans, 300 000 votants de plus que côté républicains pour le moment) qui eux aussi dépassent leur total de 2022).
Si les démocrates optent pour Talarico et que les républicains optent pour Paxton, je pense qu'ils auraient une chance de rendre le tout très compétitif. A mon sens moins en cas d'autres configurations, mais je peux me tromper.
Crenshaw était le seul représentant républicain sortant au Texas à ne pas bénéficier du soutien du président Donald Trump et s'était parfois désolidarisé de ce dernier, notamment en critiquant le refus de Trump d'accepter sa défaite aux élections de 2020.

Jean-Philippe a écrit:myckilem a écrit:Une fois n'est pas coutume c'est du côté du Texas qu'il y a un vrai suspens. Côté républicains, le sénateur sortant Cornyn doit affronter la concurrence de l'AG Paxton (très trumpiste et très corrompu). Côté démocrates aussi gros choc : entre le pasteur Talarico et la très à gauche représentante Crockett. Du côté du GOP il y a un 3e candidat, Hunt, qui contraindra sans doute Cornyn et Paxton au runoff, là où le duel démocrate garantit une projection sur la générale plus précoce.
La participation sur les votes anticipés affole déjà les compteurs : les démocrates se sont mobilisés en masse (1.5 millions de votants sans compter ceux de demain, 3 fois la participation totale d'il y a 4 ans, 300 000 votants de plus que côté républicains pour le moment) qui eux aussi dépassent leur total de 2022).
Si les démocrates optent pour Talarico et que les républicains optent pour Paxton, je pense qu'ils auraient une chance de rendre le tout très compétitif. A mon sens moins en cas d'autres configurations, mais je peux me tromper.
Au Texas, Talarico l'a emporté avec 52,5% (résultats presque définitifs) contre 46.2% pour Crockett.
Côté républicain, Cornyn et Paxton iront jusqu'au runoff coûteux. Contrairement à la plupart des derniers sondages, Cornyn a réussi à arriver en tête (41,9 contre 40,7%). Hunt n'obtient que 13,5%. Je ne sais pas s'il va demander à soutenir le sortant qui est favori, mais je doute qu'il appuie Paxton.
Les représentants démocrates du Texas, Al Green (78 ans, élu depuis 2004) et Christian Menefee (37 ans, élu il y a quelques semaines pour remplacer Sylvester Turner, décédé), se dirigent vers un second tour dans le 18e district à Houston, redessiné par les républicains. Le plus jeune devance le plus âgé d'environ 2000 voix.
Idem dans le 33e district où la représentante Julie Johnson (élue sortante du 32e district) affrontera son prédécesseur Colin Allred (candidat au Sénat en 2024 battu par Cruz) au second tour des élections. Johnson est la première femme ouvertement lesbienne élue au Congrès dans le Sud, et elle bénéficiait du soutien des dirigeants démocrates. Mais elle est devancée de 10 points.
Enfin, le représentant républicain du 2e district Dan Crenshaw a été évincé par le représentant de l'État, Steve Toth, qui bénéficiait du soutien du sénateur Ted Cruz. Le vainqueur (55,8/40,7%) a réussi à présenter le député sortant, qui en était à son quatrième mandat, comme anti-Trump et a profité d'un district redessiné.Crenshaw était le seul représentant républicain sortant au Texas à ne pas bénéficier du soutien du président Donald Trump et s'était parfois désolidarisé de ce dernier, notamment en critiquant le refus de Trump d'accepter sa défaite aux élections de 2020.
https://www.politico.com/live-updates/2026/03/04/congress/al-green-christian-menefee-runoff-texas-democratic-primary-00812183
myckilem a écrit:Au Montana, les choses bougent un peu étrangement. Le sénateur républicain sortant, Steve Daines (R), a annoncé qu'il ne se représenterait pas.
Cela ouvre légèrement le champs des possibles pour les démocrates mais cela a l'air d'être compliqué aussi de ce côté-là car un candidat indépendant, Seth Bodnar, est déjà sur le départ. Il aurait le soutien (je mets le conditionnel, car ce n'est vraiment pas clair) de l'ancien sénateur démocrate John Tester qui serait plus ou moins en rupture avec le parti de l'âne.
A mon sens, les démocrates pourraient essayer ce qui se passe au Nebraska avec le soutien à un candidat indépendant qui serait plus en mesure d'aller chercher des voix chez les indépendants et les républicains et de prendre le siège qui vient de s'ouvrir. Les sondages qui testaient Bodnar en solo contre Daines sont à ce sujet plutôt encourageant puisqu'il donnait Bodnar a plus de 40 %. Donc avec un adversaire qui n'est pas le sortant et l'impopularité de Trump, cela ouvre très légèrement le champs des possibles pour Bodnar.
Néanmoins, si les démocrates ont un candidat, la bascule sera à mon avis impossible. Actuellement, il y a des candidats à la primaire démocrate qui sont eux aussi prêts à se lancer....
Corondar a écrit:2) au Mississippi un petit jeune démocrate dans la trentaine, Evan Turnage, tentait de faire mordre la poussière au seul représentant démocrate de l'état à la Chambre fédérale, le nettement plus âgé (septuagénaire presque octogénaire) Bennie Thompson (lequel se représente pour un 18e mandat). Ce dernier écrase la fougue de la jeunesse sans trembler avec plus de 85% des voix.
https://www.nytimes.com/interactive/202 ... imary.html
myckilem a écrit:Corondar a écrit:2) au Mississippi un petit jeune démocrate dans la trentaine, Evan Turnage, tentait de faire mordre la poussière au seul représentant démocrate de l'état à la Chambre fédérale, le nettement plus âgé (septuagénaire presque octogénaire) Bennie Thompson (lequel se représente pour un 18e mandat). Ce dernier écrase la fougue de la jeunesse sans trembler avec plus de 85% des voix.
https://www.nytimes.com/interactive/202 ... imary.html
Autre chose par rapport au Mississippi, c'est la participation pour les élections sénatoriales. Par rapport à 2018, la participation à la primaire républicaine a légèrement diminué (un petit millier de votants en moins). Par contre, la primaire démocrate a augmenté de quasiment plus de 60.000 électeurs (ce qui est presque un doublement par rapport à 2018). La progression de la participation du côté démocrate est telle que la primaire démocrate fait quasiment jeu égal avec la primaire républicaine en termes de participation (147.227 électeurs pour la première contre 156,570 pour la seconde). Si la popularité de Trump baisse encore, cela pourrait faire très mal.
Alors, je ne crois pour l'instant à la bascule du siège. Le PVI de Mississippi est R+11. La sénatrice républicaine est sortante et a priori, elle n'a pas de casseroles suffisamment grosses que pour la faire tomber. On est à des années lumières d'une potentielle bascule. J'ajouterai que les démocrates n'ont pas encore démontré lors des élections spéciales une capacité électorale suffisante que pour renverser la table dans un état comme le Mississippi.
Maintenant, la suite des scrutins (Texas, Arkansas et Mississippi) indique une dynamique démocrate très forte en vue des midterms. Et cela doit être très embêtant pour les républicains qui vont devoir injecter de l'argent dans des campagnes qui sont théoriquement gagnées d'avance pour éviter que la participation différentielle ne crée de mauvaise surprise en novembre. S'ils doivent le faire au Mississippi, ils vont devoir le faire dans quasiment tous les états où il y a un sénateur en jeu.
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