guillaume44 a écrit:J'imagine que le GOP trouvera un autre grand électeur plus discipliné.
Au Texas, son remplaçant sera élu par les autres grands électeurs du Texas.
guillaume44 a écrit:J'imagine que le GOP trouvera un autre grand électeur plus discipliné.

guillaume44 a écrit:Je rejoins l'avis de Corondar sur Tom Price, un choix hyper clivant et très risqué. C'est un très proche de Paul Ryan qui a bien envie de toucher au Medicare de quoi provoquer d'importantes manifestations et surtout de perdre un électorat pro-républicain celui des retraités.
Par ailleurs, Mr Trump à annoncé la nomination au poste de secrétaire des transports Mme Chaos, la femme du leader de la majorité au sénat Mitch o Connell. Ce dernier n'est pas très chaud pour dépenser 1000 milliards de dollars de travaux d'infrastructure.
Faut-il voir dans ces 2 nominations une volonté de la part de Donald Trump d'avoir des relations apaisées avec le congrès contre ces propositions en matières dépenses massives dans les infrastructures, le complexe militari-industriel, les baisses d'impôt et de lutte contre l'immigration et plus cyniquement pas d'impeachment et une latitude pour gérer son holding en même temps ? L'avenir nous le dira.
Histoire de défendre un peu Donald Trump sur ces possibles conflits d'intérêt ? À l'heure actuelle, il ne s'est jamais exprimé dessus et les journaux l'ont interprété comme un refus de mettre ses activités sous la gestion de ses enfants ou de cadres indépendants... Par ailleurs, la presse libérale souhaite même que Donald Trump au choix cède son empire (par exemple à un concurrent style Hilton) ou n'ait aucune relation pendant 4 ans avec ses enfants du ceux-ci prennent les reines du groupe. Je trouve les 2 choix particulièrement durs.

Eco92 a écrit:Le grand problème de Trump c'est qu'il fait en effet absolument n'importe quoi et n'a aucun problème à se contredire d'un jour à l'autre.
Sur la politique il semble clairement se ranger derrière la dernière personne avec qui il parle, il semble n'avoir guère de convictions particulières a priori (à part son propre enrichissement) mais les nominations montrent cependant que ceux qui espéraient un recentrage ou un "il sera moins hard au pouvoir" en sont pour leurs frais. Des climato-sceptiques, des ultra libéraux de wall street, des créationnistes...
Gag du jour, le Pakistan a publié le verbatim d'une conversation entre Trump et le premier-ministre du Pakistan. Lors de la campagne Trump avait déclaré que le pays n'était pas l'ami de celui des USA et pas mal de choses désagréables. Comme ce tweet « Que cela soit clair : le Pakistan n'est pas notre ami. Nous leur avons donné des milliards et des milliards de dollars, et qu'avons-nous eu en retour ? Trahison, manque de respect – et pis encore. #ilfautêtreferme ». Il se disait que c'était pour draguer le vote indien (il avait d'ailleurs échangé avec Modi très tôt après son élection et sa première nomination de la diversité, à l'ONU, est une immigrée d'origine indienne).
Le compte-rendu est délirant et parfaitement crédible. Outre que Trump dit à son interlocuteur, embourbé dans une affaire de corruption, qu'il a "excellente réputation" il explique :
- « Vous êtes un type super. Vous faites un travail extraordinaire, qui se voit partout. Je suis impatient de vous rencontrer bientôt. En vous parlant, M. le Premier ministre, j'ai l'impression de parler à une personne que je connais depuis longtemps »
- « Les Pakistanais sont l'un des peuples les plus intelligents qui soient »
- « [il] aimerai[t] beaucoup venir dans un pays fantastique, endroit fantastique où vivent des gens fantastiques ».
- « Je suis [...] partant pour jouer le rôle que vous souhaiterez que je joue pour s'attaquer aux problèmes en suspens »
Bon, c'est une source directe du gouvernement Pakistanais, Trump le confirmera-t-il ? Je ne vois pas pourquoi il nierait, ça lui ressemble.
http://www.lepoint.fr/monde/donald-trump-se-prend-soudainement-d-amour-pour-le-pakistan-01-12-2016-2087235_24.php
Corondar a écrit:En matière économique on semble plutôt s'acheminer vers une ligne républicaine classique, teintée d'une pointe de protectionnisme exacerbée par rapport aux standards habituels (et encore, j'attends surtout les premiers échanges avec la Chine).
Né le 8 septembre 1950, James Mattis bâti sa carrière et sa réputation au sein des marines pendant l’invasion états-unienne de l’Afghanistan, après le 11-Septembre, puis de l’Irak, à partir de 2003. Sensible aux méthodes de contre-insurrection développées pendant le surge (l’envoi de renforts en Irak), il avait pourtant dérapé au cours d’une conférence à San Diego (Californie), en 2005, en assurant qu’il était « drôle de se battre » contre « des gars qui frappent les femmes pendant cinq ans de suite parce qu’elles ne portent pas le voile ».
Après un passage au sein de l’Alliance atlantique (OTAN), à Norfolk (Virginie), James Mattis a atteint le sommet de sa carrière militaire en étant nommé, en 2010, à la tête du Centcom, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.
pop03 a écrit:Corondar a écrit:En matière économique on semble plutôt s'acheminer vers une ligne républicaine classique, teintée d'une pointe de protectionnisme exacerbée par rapport aux standards habituels (et encore, j'attends surtout les premiers échanges avec la Chine).
C'est bien plus que "teintée d'une pointe" comme le souligne ses déclarations à Indianapolis:
Le fabricant de conditionneurs d'air Carrier, comptait transférer son centre de production au Mexique, mettant au chômage 2000 employés américains. Il a pourtant téléphoné au patron du groupe, Greg Hayes, afin de le convaincre de renoncer à son projet de délocalisation. «Greg m'a dit: “Mais l'usine (du Mexique) est presqu'achevée”, a raconté Trump. Je lui ai répondu: “Ça m'est égal, faites-en ce que vous voulez”.
«Nous n'allons plus permettre cela. Les entreprises ne vont plus quitter les Etats-Unis sans conséquences. Elles ne partiront plus, d'abord parce que nous les traiterons bien, ensuite parce qu'il y aura des conséquences.»
http://www.lefigaro.fr/international/20 ... uences.php
Au final, rien de surprenant par rapport à ses propos durant la campagne électorale.
pop03 a écrit:Corondar a écrit:En matière économique on semble plutôt s'acheminer vers une ligne républicaine classique, teintée d'une pointe de protectionnisme exacerbée par rapport aux standards habituels (et encore, j'attends surtout les premiers échanges avec la Chine).
C'est bien plus que "teintée d'une pointe" comme le souligne ses déclarations à Indianapolis:
Le fabricant de conditionneurs d'air Carrier, comptait transférer son centre de production au Mexique, mettant au chômage 2000 employés américains. Il a pourtant téléphoné au patron du groupe, Greg Hayes, afin de le convaincre de renoncer à son projet de délocalisation. «Greg m'a dit: “Mais l'usine (du Mexique) est presqu'achevée”, a raconté Trump. Je lui ai répondu: “Ça m'est égal, faites-en ce que vous voulez”.
«Nous n'allons plus permettre cela. Les entreprises ne vont plus quitter les Etats-Unis sans conséquences. Elles ne partiront plus, d'abord parce que nous les traiterons bien, ensuite parce qu'il y aura des conséquences.»
http://www.lefigaro.fr/international/20 ... uences.php
Au final, rien de surprenant par rapport à ses propos durant la campagne électorale.
Retourner vers Politique dans le monde
Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité