pop03 a écrit:Corondar a écrit:C'est bien ce que je dis : un seul sondeur donne une variation dans un état, et c'est suffisant pour parler d'embellie ? On parle d'une course dans 50 états, même si une dizaine doit véritablement être en jeu.
Pour reprendre mon exemple de la Pennsylvanie, un sondage (le premier du sondeur en question) donne Clinton à +3, un autre le lendemain la donne à +8 (Monmouth). Du coup, vous situez ça comment sur l'échelle de l'embellie ? Le but pour Trump n'est pas de voir l'avance que Clinton a sur lui dans beaucoup d'états varier au gré des sondages, des instituts, des marges d'erreur et des panels. Le but est de lui passer devant. Si possible, très vite. Et si possible dans plusieurs états.
Dans un premier temps, l'objectif de Trump est de rattraper son retard dans les sondages. C'est ce qu'il fait. Ce sondage dans le Wisconsin caractérise la hausse actuelle de Trump. La seule question qui se pose: Arrivera t il à dépasser Clinton durant le mois de septembre?
Le terme important dans votre phrase c'est "Ce sondage dans le Wisconsin". C'est un sondage dans un état, parmi des dizaines de sondages dans des dizaines d'états. C'est un peu court je trouve pour caractériser comme vous le faites un rattrapage généralisé éventuel de Trump dans tous les états.
D'autant que si l'on reste dans le Wisconsin, on a eu 5 sondages pour cet état testant la course à 4. Tous donnent Clinton devant : 2 sondages la donnent à +5 (fin juin et fin août), un à +6 (mi juillet), un à +13 (début août, juste après les conventions) et un à +3 (fin août). L'anomalie dans le tableau semble plutôt être le +13, obtenu dans un contexte très particulier (celui de l'après convention, qui, contrairement à votre analyse a été objectivement catastrophique pour Trump et le GOP). Ici je vois plus une stabilité du rapport de force dans cet état qu'une quelconque dynamique pour l'un ou pour l'autre.
Pour parler de rattrapage, j'attendrais de voir de vrais réductions d'écarts (pas juste des confirmations de tendance ou d'écarts) dans plusieurs états. Et j'inclus dans le lot la Pennsylvanie, la Virginie, le Colorado, le New Hampshire...
A priori, le prochain gros événement pouvant faire éventuellement bouger les lignes significativement c'est le premier débat.
pop03 a écrit:Corondar a écrit:Par contre, le déplacement malin et imprévu au Mexique ? Vous êtes au courant que ce déplacement se fait à l'invitation du président mexicain, qui a très officiellement invité les 2 candidats à venir le rencontrer ? Et que la visite de Clinton devrait donc suivre ? Non, parce qu'un candidat présidentiel US qui rencontre des chefs d'état étranger, je cherche à voir le côté malin ou imprévu de la chose, c'est du classique.
Ce qui est beaucoup moins classique. C'est de recevoir une invitation du Mexique dans le contexte des attaques de Trump envers les clandestins mexicains et l'histoire du mur payé par le Mexique. C'est cela qui a étonné tous les médias américains d'où mon terme "imprévu"."Malin" c'est qu'il profite de cette situation pour recentrer les caméras vers lui de manière opportuniste.
Tout ce que cela nous indique c'est que le président mexicain n'est pas très rancunier, ou plutôt qu'il est assez soucieux des convenances en invitant les deux candidats à la présidentielle de son puissant voisin. Le fait que Trump ait la courtoisie minimale d'accepter l'invitation d'un chef d'état étranger devrait être un non événement. Le fait que certains puissent s'en étonner me parait étrange (cela en dit long sur les excès du personnage en tout cas). Quant à l'aspect malin de la chose, j'attendrais personnellement de voir le bilan médiatique de la visite (les discours de Trump et de Nieto notamment) et le discours de Trump sur l'immigration en Arizona pour tirer un bilan ou anticiper des conséquences de tout ça.
Parce que pour l'heure, on ne sait plus vraiment sur quelle ligne Trump se situe en matière d'immigration. Expulsera les immigrés déjà présents ou expulsera pas (faisons pendant quelques instants comme si un président Trump en aurait vraiment les moyens et la possibilité) ? Parce que le vrai imprévu est potentiellement là : un tel flip flop sur un sujet aussi phare pour un candidat à la générale en septembre, ça ce serait vraiment de l'inédit.
Par contre j'ignorais complètement que Trump avait un quelconque besoin de réorienter vers lui des caméras ? C'est une constante du personnage (la seule sans doute) : son attrait médiatique. Réorienter ? Vous insinuez qu'il aurait à un moment perdu cet attrait ? La grosse différence par rapport aux primaires, c'est qu'il écrase moins la concurrence. Les Bush, Rubio, Cruz et Kasich ont en effet eu du mal à exister derrière le mastodonte Trump. Clinton, de par sa personnalité et son statut de candidate officielle des démocrates n'a pas ce genre de problème d'accès médiatique à gérer.
Facebook
Twitter
Voir toutes les vidéos




