guillaume44 a écrit:Je n'ai pas trouvé d'article allant dans ce sens mais dans les faits cela me semble déjà la cas. Le GOP se concentre davantage sur la campagne du sénat plutôt que la présidentielle.
Alors certes Reince Priebus le président du GOP se déplace souvent dans les meetings de Donald Trump. Hier, il y avait également le gouverneur du Wisconsin Scott Walker mais c'est plus pour ne pas froisser les supporters Trumpiste représentant au minimum 45% de la base républicaine...
Le GOP ne pourra pas lâcher Donald Trump entièrement sous peine de voir une grosse part de son électorat s'en aller.
Enfin Donald Trump a reçu le mois dernier 80 millions de dollars de petites donations. Il a théoriquement les moyens de financer sa campagne indépendamment du GOP voir d'arrêter de financer les candidats du sénat si la direction du GOP lui cherche trop de noises.
Donald Trump a déjà indiqué qu'il ne modifierait pas son message ni son tempérament. Il préfère rester telle qu'il est, c'est sa nature et ça plait à une partie de l'Amérique.
Enfin d'après certaines rumeurs, Donald Trump s'est plus présenté pour se faire plaisir faire un coup de pub plutôt que gagner. Il aurait été très surpris de remporter les primaires républicaines. Donc qu'il perde ou qu'il gagne ça ne changera pas sa vie, et il peut se permettre de ne pas déclarer ses impôts, de prendre de longues vacances s'il perd.
Ca choquera nettement moins qu'un Mitt Romney ou un Bush en pareille circonstance.
Sur les sondages, (ils se sont toujours avérés vrais pour le moment à 2 exceptions, les primaires de l'Iowa pour les républicains, et le Michigan pour les démocrates) Donald Trump n'est effectivement pas obligé de les lire, et il peut faire campagne là ou il souhaite indépendamment d'eux.
Concernant les 80 millions de dollars de petites donations, là aussi c'est du
story telling trumpien. Quand ils ont annoncé ces 80 millions, l'équipe de campagne a en effet dit que c'était l’œuvre de petits donateurs. Mais quand la liste des levées de fonds a été publiée (le système politique américain a beaucoup de défauts, mais il est très transparent sur l'origine des fonds de campagne), on a constaté qu'il y avait autant de petits dons que de gros chèques faits par des milliardaires et des financiers (tous des amis proches de Trump).
Concernant les rumeurs du coup de pub et d'une faible volonté de gagner de la part de Trump, au départ je n'y croyais pas trop. Mais il faut bien avouer que l'attitude de Trump des dernières semaines accrédite l'idée. Rien que le fait qu'il évoque désormais publiquement une possible défaite et ses projets en ce cas (on notera d'ailleurs qu'il ne semble guère emballé par l'idée de se maintenir en politique et d'essayer de donner un avenir au trumpisme sous son égide au sein du GOP). L'élément le plus parlant étant la déclaration fiscale. Trump et son équipe savaient pertinemment que sa non divulgation couterait très cher en terme d'image et de rhétorique (Clinton a beau jeu de dire que l'on peut remonter son historique fiscal jusqu'aux années 1970). Or, si Trump gagne, il n'aura plus le choix et devra publier son patrimoine et ses impôts. Le fait qu'il refuse obstinément de le faire avant l'élection renforce en effet l'idée qu'il pense qu'il va perdre et qu'il n'aura donc jamais à les publier.
Quant à la campagne justement, Trump a de nouveau réformé son équipe (dans la nuit, après le bouclage des journées de la côte est) : Steve Bannon, un ancien analyste bancaire, a été nommé chef exécutif, et Kellyane Conway, une spécialiste en sondages, a été nommée manager de campagne.
Tout cela se fait au détriment de Manafort, qui perd là quelques titres, et voit sans doute une conséquence de la polémique concernant ses financements ukrainiens. Certains murmurent que le départ de Manafort, dont les accrochages avec Trump à propos de l'attitude du candidat et de la stratégie de campagne sont de plus en plus relayés, ne serait plus qu'une question de temps.
Un sondage pour le Michigan :
Clinton 44
Trump 33
Johnson 9
Stein 5
On a désormais un paquet de sondages qui indiquent que les scores de Trump sont assez nettement descendus sous la barre des 40% dans pas mal d'états.