Stéphane a écrit:Merci pour le lien, on notera que sur ce PV, certains candidats sont désignés par leur nom (Biden, Warren, ...) et d'autres par leur prénom (Bernie, Pete, ...). Cela fait vraiment artisanal !
Je me permets un petit aparté sur ce sujet, car ce n'est pas la première fois qu'un contributeur du forum évoque ce sujet des prénoms. On est là face à une grosse différence culturelle entre les USA et la France.
En France, utiliser un surnom ou un diminutif pour désigner quelqu'un est perçu comme un élément très personnel, signalant une relation presque intime avec la personne. C'est très différent aux USA, où le surnom ou le diminutif est chose courante, aussi bien dans la vie privée que publique. Ainsi, aux USA, il est très courant de voir écrits, même dans des cadres officiels, des intitulés reprenant ces diminutifs ou surnoms.
Il y a un exemple très célèbre que les Français reprennent à leur compte sans forcément s'en rendre compte : Bill Clinton s'appelle en réalité William Clinton. En France on pense souvent à tort que Bill est un prénom, mais c'est un diminutif de William, qui, dans le cas de Clinton, est devenu son appellation unanimement reconnue.
Alors certes, à la base, les supporter de Sanders et Buttigieg ont sans doute voulu reprendre leurs surnoms ou diminutifs par signification d'un attachement au candidat (Bernie ou "le Bern" pour Sanders, Pete pour Buttigieg), mais ce genre de choses tombe très vite dans le domaine courant et usuel aux USA.
Il serait considéré comme très étrange de faire officiellement référence à Emmanuel Macron en tant que Manu Macron en France, aux USA ce serait quelque chose de banal, qui ne susciterait en tout cas aucun étonnement particulier.
C'était l’aparté linguistique et culturel du jour :).
Concernant les primaires présidentielles républicaines, il n'y a pas grand chose à regarder. Et même si les états les organisaient normalement, Trump serait de toute façon désigné partout avec des scores soviétiques (comme tout président sortant faisant l'unanimité dans son camp dans l'histoire politique américaine). Encore une fois, c'est là un schéma assez classique (la suppression des primaires ou la candidature unique), aussi bien au niveau historique que partisan (les présidents démocrates sortants dans la même situation ont souvent bénéficié des mêmes éléments).
A la limite, le mouvement concerne peut-être plus d'états cette fois-ci ? Et encore, il faudrait vérifier (de mémoire, il me semble qu'en 2012, les primaires démocrates s'étaient déroulées dans un plus grand nombre d'états que ce que semblent prévoir les républicains, mais je n'en suis absolument pas certain, et je ne suis pas assez âgé pour avoir plus de souvenirs que ça concernant les présidents sortants antérieurs). Et quand un président sortant doit faire face à des primaires même vaguement disputées (Bush père en 1992, Carter en 1980), c'est bien souvent que ses carottes sont cuites...
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