nigdugg a écrit:Concernant le fait de l'anti-Trump en prévision de 2024. Une raison simple l'anti a marché mais en 2024, les démocrates auront un bilan à défendre et faire de l'anti quand on est dans l'opposition et pas au pouvoir est plus simple que quand on y est.
Trump ramassera les morceaux avec son slogan qui marchera dans 50 ans Make America Great Again. Qu'on le veuille ou non il existe une Amérique trumpiste à 72M de votants.
Les 77 millions de personnes ayant voté Biden ne sont pas tous des démocrates. Tous ne sont même pas convaincus par Biden.
Les 72 millions de personnes ayant voté Trump ne sont pas tous des républicains. Tous ne sont même pas convaincus par Trump.
Vous faites les mêmes erreurs d'analyse sur la générale que sur les primaires.
Vous partez du principe que Trump est déjà le candidat du GOP pour 2024, tout comme au printemps de cette année vous partiez du principe que Trump allait écraser Biden. Je ne sais déjà pas qui va gagner les élections sénatoriales en Géorgie en janvier, alors qui remportera les primaires républicaines en 2023, pensez donc... Peut-être qu'il faudrait essayer de garder une part de "peut-être" concernant le futur dans vos analyses ? Là aussi, je crois me souvenir que vous nous annonciez un ticket Biden-Klobuchar comme une certitude en juin ?
nigdugg a écrit:Et dernier point les courants que vous citez ils sont où ? il ne représente plus rien au sein du GOP. Ne pas croire le GOP dans sa base à 99% trumpiste c'est vraiment ne pas constater que Trump réalise un résultat juste hallucinant pour un président qu'on disait à bout de course.
Les républicains RINO ils sont partout dans les états du Nord-Est (aussi bien chez les élus que les électeurs). Les républicains libertariens ils sont plutôt dans le Kentucky et l'Arkansas (Rand Paul par exemple). Les évangélistes qui votent républicains ils votent indifféremment pour tout candidat qui leur offre des juges conservateurs, qu'il s'appelle Trump, Romney ou Bush leur est totalement indifférent. Les républicains reaganiens vous allez les voir sortir du bois pour dénoncer la dette et les déficits très bientôt.
nigdugg a écrit:Tous ceux qui ont été élus l'ont été grâce au pouvoir d'attraction de Trump et c'est d'ailleurs pour cela que personne ne bouge au sein du parti.
Pour ne citer qu'un seul exemple : Collins dans le Maine. Elle ne doit absolument pas sa réélection à Trump. Il est évident que le New Hampshire et le Maine ont répudié le trumpisme mais pas la modération en politique (dans ces 2 états là on a même beaucoup de votes trans partis, dont la seule victime est bien Trump).
nigdugg a écrit:Si on me dit que parce qu'il a perdu et que Biden réalise un meilleur score c'est tout rose pour les démocrates c'est encore une fois ne pas voir que le personnage mobilise des millions de gens.
Oui, et il mobilise des millions de gens contre lui. Trump attire autant qu'il repousse. Sarkozy n'est plus président depuis 8 ans, et pourtant, des millions d'électeurs de gauche seraient encore prêts à se mobiliser comme un seul homme pour voter contre lui je pense. Là aussi, le dire est un constat, ce n'est pas une interprétation orientée ou biaisée.
nigdugg a écrit:Les midterms vont être source d'enseignement. Encore une fois je pense qu'il y a une division du GOP mais elle est opportuniste pour certains de tenter de reprendre l'ascendant sur celui qui les a humilié et renverser la table et qui les méprise. Juste une revanche de l’establishment républicain contre Trump, quitte à se couper une jambe et un bras. S'ils font cela ils sont voués à disparaitre d'eux même. Que représente actuellement les Romney et autres dinosaures républicains. Tous ceux qui ont été élu l'ont été grâce au pouvoir d'attraction de Trump et c'est d'ailleurs pour cela que personne ne bouge au sein du parti.
Concernant les divisions du GOP, il ne faut pas aller les chercher bien loin pour les voir. Les run-off en Géorgie.
Les républicains y ont besoin de la base trumpiste pour l'emporter dans un état qui n'aime pas tellement Trump, puisque cet état vient de voter pour un candidat démocrate à la présidentielle pour la première fois depuis 28 ans.
Oui, les démocrates aussi ont leurs problèmes internes. Tout comme les républicains. Et, pour le coup, sur les scrutins à venir en Géorgie, les contradictions républicaines me paraissent un peu plus problématiques que pour les démocrates.
Pour ces derniers, le message va être limpide : donnez une majorité au nouveau président élu. Pour les républicains il va falloir attirer la base trumpiste sans être trop trumpiste pour ne pas non plus attirer les anti Trump.
nigdugg a écrit:Concernant les démocrates la scission est idéologique et donc plus profonde. Elle sera exacerbée avec les compromis que fera Biden pour "contenter". Ocasio-Cortez et certains démocrates ont déjà sonné la charge avant même que Biden ne prenne ces fonctions suite à son discours de "guérison" des malades du trumpisme.
Vous êtes conscient que ce discours de modération et de bi-partisanerie était au cœur de la campagne de Biden et de son message ? Vous êtes conscient que les institutions américaines exigent le compromis pour fonctionner correctement ? Trump n'a fait aucun compromis, et on a vu le résultat : aucune action législative majeure, ni même vaguement pérenne en réalité.
Quant à votre remarque que Sanders n'aura pas de strapontin car l'establishment démocrate ne le voudra pas, là encore, votre haine des démocrates vous aveugle. Oui, Sanders n'aura pas de poste au sein du cabinet Biden, mais l'establishment démocrate n'y sera pour rien :
1) au Sénat, chaque siège va compter. Biden ne prendra pas le risque de nommer un sénateur dont le siège devrait être pourvu par un gouverneur républicain (ce qui serait le cas du siège de Sanders).
2) les nominations du cabinet doivent être ratifiés par le Sénat. Si les républicains ont 51 ou 52 sièges, je peux déjà vous affirmer que Sanders ne sera jamais confirmé.
Les deux points que j'évoque sont aussi valables pour Warren. Croyez moi, Biden adorerait pouvoir nommer Sanders ministre du travail pour envoyer un signal aux libéraux de son parti. Il ne le peut pas parce qu'il y a des réalités politiques qui s'y opposent, mais ces réalités ne viennent pas de l'establishment du parti démocrate...
Mais, encore une fois, pour parler de tout ça, le topic sur la vie politique américaine est plus indiqué.
Revenons en donc à la présidentielle.
En Pennsylvanie, on a eu la confirmation que seuls 10 000 bulletins ont été reçus entre le 03 et le 06 novembre. Encore un argument de contestation de Trump qui part en poussière, puisque même si ces bulletins devaient être in fine inclus dans le décompte, ils ne changeraient pas le résultat.
https://www.politico.com/news/2020/11/1 ... v-3-435972On notera que les consignes démocrates d'utiliser le vote par correspondance le plus tôt possible pour éviter les aléas postaux auront été bien suivies par leur électorat...