de ubil » Dim 20 Fév 2011 18:34
En effet, il n'y avait pas d'union de la gauche en 1981, mais peut-être M. Vauzelle confond-il avec 1965, ou 1974, dates auxquelles M. Mitterrand prenait la tête d'une alliance au premier tour des forces de gauche.
Mais l'oubli historique n'est peut-être pas aussi fortuit que cela: car sa constatation nuit sérieusement à l'argumentation de M. Vauzelle. En effet, ces dates correspondent à des défaites, certes dans l'honneur, mais des défaites tout de même de la gauche...L'union de la gauche privait le candidat de réserves de voix: en 1974, on a vu M. Mitterrand arriver en tête au premier tour mais être distancé de peu au second...Je dirai même plus: on a pu dire que, contrairement à 1974 où finalement le rapport de forces était sensiblement le même, c'est la désunion de la gauche depuis la fin du Programme Commun qui a fait la victoire finale des socialistes. En effet, M. Mitterrand a pu rassembler un peu plus largement en n'apparaissant pas comme l'otage des communistes.
Ainsi on ne peut que se demander si M. Vauzelle, en évoquant cet exemple historique, aurait mieux fait de se taire...
Quant elle ne l'empêche pas d'être au second tour (je suis sûr qu'en cas de menace d'un 21 avril le peuple de gauche votera utile), la division n'est pas néfaste à gauche (voir les dernières régionales), ce qui est loin d'être le cas à droite, où elle laisse des traces et conduit à la défaite par de très mauvais reports de voix (j'invoquerai les cas de 1981 Chirac-D'Estaing et 1988 Chirac-Barre)
Quant à l'idée d'organiser des primaires, le fait d'y renoncer serait à mon sens un très mauvais signe: cela justifierait les sarcasmes de certains UMP, enlèverait de la légitimité au futur candidat, qui serait "diminué" par l'absence d'onction populaire préalable, et serait un vrai gâchis alors que le PS tenait une idée vraiment novatrice dans la vie politique de notre pays...