manudu83 a écrit:Quinipiac livre un sondage sur trois swing states essentiel :
Ohio Clinton 38 - Trump 36 - Johnson 8 - Stein 3
Pennsylvanie Clinton 39 - Trump 36 - Johnson 9 - Stein 3
Floride Clinton 42 - Trump 36 - Johnson 7 - Stein 3
Les trois sondages donnent Clinton devant mais dans la marge d'erreur pour les deux premiers par contre les sorties de Trump sur le juge et la gestion de la tuerie d'Orlando ont encore augmenté son retard chez les latinos, la Floride est en train de devenir un état bleu.
Ce que les sondages montrent aussi, c'est que Johnson et Stein semblent handicaper plus lourdement la candidature Trump que celle de Clinton, du moins pour le moment.
Concernant la Floride, le sondage de Quinnipiac n'est pas le premier à donner une avance notable à Clinton (du moins hors norme pour un
swing state de ce genre), ni le premier à indiquer qu'elle y ferait mieux que Sanders (c'est l'un des rares états où c'est le cas). Et à chaque fois cela est du à une meilleure performance auprès de l'électorat latino. Si cela se confirmait dans d'autres états, il va falloir regarder les sondages pour des états latinos peu ou pas testés jusqu'ici (Nevada, Arizona, Colorado, Texas...). Si Clinton s'envole réellement dans les états latinos (où l'inscription massive d'électeurs latinos voulant voter contre Trump semble se confirmer), elle pourrait perdre l'Ohio ou même la Pennsylvanie sans que ça ne lui coûte trop cher au collège électoral.
Sur les derniers événements de campagne.
Côté démocrates, le cas Warren est en train de devenir l'enjeu d'un billard à trois bandes entre Clinton et Sanders. Warren laisse désormais officiellement entendre qu'elle est intéressée par le poste de VP, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle ne ménage pas d'ors et déjà ses efforts pour soutenir Clinton. Or, le clan Sanders semble commencer à craindre qu'un soutien trop appuyé de Warren et d'Obama pour Clinton ne suffise à cette dernière pour récupérer l'électorat libéral de Sanders, quelle que soit l'attitude du sénateur du Vermont envers l'ex secrétaire d'état.
http://www.msnbc.com/rachel-maddow-show ... ossibilityEt surtout, quelles que soient les concessions que Sanders obtiendrait de Clinton. Du coup le staff Sanders semble passer la seconde pour mettre à plat les avancées programmatiques qu'ils veulent obtenir de l'équipe Clinton. On parle ainsi beaucoup d'un accord sur l'assurance maladie. Sanders est pour la mise en place d'un système de sécurité sociale à la française géré par l'état fédéral. Sur ce dernier point, Clinton n'a cessé de dire qu'elle était contre. Il semblerait que Clinton et Sanders aient trouvé un terrain d'entente à propos d'un projet de loi permettant aux états de mettre en place et de gérer eux mêmes si ils le souhaitent un tel système de sécurité sociale. L'idée derrière tout ça étant de convaincre les Américains par la preuve et d'enclencher un effet boule de neige, mais en passant par le niveau décentralisé des états plutôt que par le gouvernement fédéral.
http://www.csmonitor.com/USA/Politics/2 ... nd-Sanders Concernant Warren et la VP, avant les primaires, j'aurais dit que Clinton avait des options de VP plus intéressantes qu'elle. Mais dans le contexte actuel, Warren lui garantirait certainement de rafler la mise sur sa gauche, et accroitrait encore très certainement le
gender gap. Quant aux minorités, les démocrates pourraient espérer que le rejet de Trump (surtout chez les Latinos) suffise à leur garantir leurs voix (d'autant que les primaires ont semble t il montré que Clinton n'avait besoin de personne pour être déjà compétitive auprès des Afro-Américains). Le plus gros problème d'une VP Warren, en fait, c'est son poste de sénatrice du Massachusetts : si elle accède au poste de VP, son poste de sénatrice sera pourvu par le gouverneur républicain de son état jusqu'au renouvellement normal du poste. Or, en cas de résultat serré au Sénat (50/50 ou 51/49), un tel remplacement partisan pourrait avoir de grosses conséquences sur une éventuelle majorité démocrate au Sénat...
Côté républicain, la grosse actualité du moment, c'est en effet le limogeage de Lewandowski. A priori, Manafort se retrouve seul à la tête du staff. Maintenant, est ce que cela se traduira par un recentrage de Trump vers une campagne plus traditionnelle, par opposition à une ligne Lewandowski plus "trumpienne" ? Alors là mystère. Cela fait déjà au moins plusieurs mois que Manafort promet l'arrivée de Trump 2.0. Et on ne peut pas dire que le Donald ait beaucoup changé ou mis d'eau dans son vin sur la période. Sachant que tout cela semble en effet se doubler de l'intervention d'Ivanka Trump pour obtenir la tête de Lewandowski (qui à priori aurait eu des mots très durs contre le mari de cette dernière, et donc gendre de Trump). Bref, on verra bien si tout cela débouche sur de véritables changements au niveau de la campagne Trump.