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Elections provinciales québécoises de 2012

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Re: Elections provinciales québécoises de 2012

Messagede vudeloin » Ven 17 Aoû 2012 04:22

oui, le fait est qu'il y a eu de sérieux redécoupages, avec quinze sièges qui disparaissent, cela fait pas mal, même si on crée quinze autres avec des morceaux des précédents, en s'asseyant d'ailleurs de plus en plus sur les limites régionales.

Pour le coup, on note donc les principales modifications.

Bas Saint Laurent et Gaspésie : 7 sièges (-1)
Saguenay Lac Saint Jean : 7 sièges
Capitale Nationale : 11 sièges
Mauricie : 5 sièges
Chaudière et Centre : 9 sièges (-2)
Estrie : 6 sièges
Montérégie : 22 sièges (+1)
Montréal : 28 sièges
Laval : 6 sièges (+1)
Lanaudière : 7 sièges (+1)
Laurentides : 8 sièges
Outaouais : 5 sièges
Nord et Abitibi Témiscamingue : 4 sièges

Outre donc les suppressions/créations de sièges, il y a aussi les modifications de territoires puisque la stabilité du nombre des élus ne préjuge en rien du maintien des découpages.
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Re: Elections provinciales québécoises de 2012

Messagede Eco92 » Ven 17 Aoû 2012 17:36

Ha oui mea culpa pour Legault qui se présente donc dans l'Assomption. Une circo qui avait cédée aux sirènes adéquistes en 2007 avant de retourner au PQ qui la posédait sans discontinuer depuis 1989 (c'était le fief de l'ex premier ministre et chef du PQ Jacques Parizeau, qui y était élu dès 70 avant d'être battu 85 et de récupérer son siège en 1989). En 2008 le PQ avait obtenu 42,77%, suivi par le libéral à 31,44 % puis l'adéquiste à seulement 19,22%. Pas vraiment un terrain conquis pour Legault donc, qui reste une figure nationale et locale (c'est la circo voisine de sa terre d'élection, mais c'est tout de même un pari risqué.

Au passage, l'ancien ministre libéral de la Justice Marc Bellemare - devenu depuis ennemi juré de Charest - avait laissé planer un doute sur une candidature dans Sherbrooke. Il a annoncé aujourd'hui ne pas se présenter pour ne pas diviser le vote anti-Charest et a annoncé son soutien officiel au candidat du PQ. Croquignol.

http://www.ledevoir.com/politique/elections-2012/357069/bellemare-ne-se-presente-pas-contre-charest-mais-appuie-le-pq
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Re: Elections provinciales québécoises de 2012

Messagede vudeloin » Sam 18 Aoû 2012 02:22

Les remarques précédentes sur le fil de discussion nous invitant à mettre une loupe encore plus précise sur les données politiques du scrutin du 4 septembre prochain, voici un message pour faire le point exact des modifications apportées au découpage électoral des cent vingt cinq districts québécois.

Commençons donc par la région du Bas Saint Laurent et de la Gaspésie, et ses sept députés.

Bonaventure
: 36 042 électeurs recensés, la modification principale consistant en l'adjonction de la ville de Chandler, prélevée sur le siège de Gaspé.
La population de la circonscription est francophone à plus de 83 %/.

Gaspé : 31 008 électeurs recensés, la principale modification venant du rattachement de la Haute Gaspésie, jusqu'ici située sur le siège de Matane.
Population francophone à plus de 91 %

Îles de la Madeleine : 10 892 électeurs recensés, pas de modification puisque le siège est sanctuarisé pour ne recouvrir que l'archipel concerné.
Population francophone à plus de 93 %, le taux d'immigration est inférieur à 0,5 %.

Matane Matapédia : 47 475 électeurs recensés, la circonscription est le produit de la réunion entre l'ancienne circonscription de Matapédia et une partie importante de celle de Matane.
Circonscription quasi exclusivement francophone : 98,7 % de francophones, moins d'un pour cent d'immigrés et 0,6 % d'anglophones.

Rimouski : 43 920 électeurs, la circonscription a été légèrement réduite pour apporter les municipalités de Biencourt et Lac des Aigles (un peu plus d'un millier d'habitants au total) à la nouvelle circonscription de Rivière du Loup Témiscouata.
Population quasi exclusivement francophone et fortement concentrée sur la municipalité de Rimouski.

Rivière du Loup Témiscouata : 50 769 électeurs, regroupant l'ancienne circonscription de Rivière du Loup (où se fit élire Mario Dumont) et une partie de l'ancien siège de Kamouraska Témiscouata, plus un morceau de Rimouski, comme nous l'avons vu.
Les deux tiers du corps électoral proviennent, apparemment, du seul siège de Rivière du Loup.
La population est, là encore, assez exclusivement francophone.

Côte du Sud : nouvelle circonscription dont le corps électoral devrait se fixer aux alentours de 50 000 électeurs, regroupant l'ancien siège de Montmagny L'Islet, région de la Chaudière Appalaches, et une partie du siège de Kamouraska Témiscouata.
Montmagny comptait un peu plus de 32 000 électeurs en 2008 et Kamouraska 34 400.
La circonscription est quasi exclusivement francophone, avec 99 % de locuteurs, et un nombre très faible d'immigrés, la première communauté semblant être celle des Sud Américains de langue castillane avec 80 personnes...

De fait, la région du Bas Saint Laurent Gaspésie passe, en fait, de 7 à 6,5 sièges puisque c'est la préemption sur ce siège de Côté du Sud qui complète le dernier siège.

Passons à la région de Saguenay Lac Saint Jean, maintenant.

Chicoutimi : 46 584 électeurs recensés, sans le moindre changement.
Cette circonscription urbaine est très massivement francophone, là encore, avec un taux supérieur à 97 %.

Jonquière
: 45 192 électeurs recensés, avec une petite réduction au profit du siège de Dubuc.
Cette circonscription urbaine est francophone à 98 %, ne comptant qu'un peu plus d'un pour cent d'immigrants.

Dubuc : 39 616 électeurs recensés, sans modifications majeures.
Cette circonscription est massivement francophone, avec un taux de 97 % dépassé.
Un millier d'habitants ont des racines indiennes.

Duplessis : 38 339 électeurs recensés, avec l'ajout de deux territoires issus du très grand siège d'Ungava.
La circonscription, qui procède plutôt de la région Côte Nord que de celle de Saguenay, comprend 78 % de francophones, 9 % d'anglophones et 13 % de locuteurs d'autres langues.
Dans cet ensemble, ce sont évidemment les Indiens aborigènes qui comptent le plus, avec environ 7 000 « autochtones » recensés.
On se situe au Nord du Québec, ce qui est tout à fait logique.

René Levesque : 34 509 électeurs, sans modification.
Population fortement francophone avec plus de 93 % des résidents, mais présence non négligeable d'autochtones, avec près de 3 300 personnes identifiées.

Lac Saint Jean : 42 637 électeurs, le siège ayant été réduit d'une petite municipalité et d'un territoire indien comptant ensemble un peu moins de 700 habitants au profit du siège de Roberval.
Le siège est francophone à plus de 99 %

Roberval : 44 963 électeurs, le siège a été légèrement renforcé par les apports ici évoqués.
Population largement francophone (plus de 99 %) mais présence non négligeable d'autochtones (plus de 2 600 personnes).

Passons à la région de la Chaudière Les Appalaches
, puisque nous sommes plutôt au Nord du Québec.

Outre le siège de Côte du Sud, partagé avec la région du Bas Saint Laurent, nous avons les sièges suivants ;

Arthabaska
: 58 085 électeurs recensés, le siège a cédé Saint Hélène de Chester et Chesterville (1 200 habitants en tout environ) au nouveau siège de Drummond Bois Francs, mais a récupéré neuf municipalités de Lotbinière, siège disparu.
Le siège est francophone, avec plus de 99 % de locuteurs.

Beauce Nord : 41 643 électeurs recensés, sans changement.
Siège là encore largement francophone, avec plus de 98 %.

Beauce Sud : 47 725 électeurs recensés, sans modification.
Le siège mord quelque peu sur la région de l'Estrie et se trouve très largement francophone, avec 98,5 % de locuteurs.

Bellechasse : 42 676 électeurs recensés, avec l'ajout en 2011 d'un petit quartier (Desjardins) issu de la municipalité de Lévis.
98,8 % de francophones.

Chutes de la Chaudière : 54 814 électeurs recensés, sans changement.
Cette circonscription urbaine (partie de Lévis) est évidemment francophone à 99 %.

Drummond Bois Francs
: 49 430 électeurs recensés.
Ce nouveau siège reprend pour partie les territoires des anciens districts de Drummond et Richmond.
Les deux districts disparus comptaient, chacun, plus de 57 000 électeurs.
Plus de 96 % de francophones au sein de la population.

Lévis : 46 359 électeurs recensés, sans changement notoire.
Ce siège urbain est évidemment largement francophone.

Lotbinière Frontenac: 53 917 électeurs recensés, produit de la fusion de l'ancienne circonscription Lotbinière (34 347 électeurs en 2008) et Frontenac (33 242 inscrits en 2008), avec ajout de la municipalité régionale de comté de Saint Fortunat (280 habitants), venue du siège de Richmond.
Nous sommes encore en présence d'un siège francophone avec 97,9 % de locuteurs.

Nicolet Bécancour : 39 261 électeurs recensés, produit de la fusion du siège de Nicolet Yamaska, celui de Jean Martin Aussant (34 889 électeurs en 2008), et des morceaux de Lotbinière Frontenac.
Siège évidemment francophone à 97,9 %.

Passons ensuite à l'Abitibi et au reste de la Région Nord Québec.

Abitibi Est : 33 173 électeurs, siège réduit cette année de la municipalité de Barraute et d'un territoire isolé, pour un ensemble d'environ deux mille habitants.
Pour le reste, le siège est francophone à plus de 93 % et compte près de 2 300 autochtones, essentiellement de langue algonquine.

Abitibi Ouest : 35 082 électeurs inscrits, siège dont la population électorale est accrue par l'apport ci dessus évoqué.
Là encore, si la francophonie l'emporte, on compte aussi un millier d'autochtones.

Rouyn Noranda Témiscamingue
: 43 996 électeurs inscrits, sans changement depuis 2008.
93 % de francophones, et environ 6 % d'anglophones dans cette circonscription voisine de l'Ontario.

Ungava : 25 998 électeurs, le siège ayant apporté quelques implantations indiennes au périmètre de la circonscription de Duplessis.
Le plus étendu des districts électoraux québécois (la moitié de la Belle Province) compte un peu plus de 39 % de francophones, un peu plus de 3 % d'anglophones et, bien entendu, 57 % de locuteurs d'autres langues, à commencer par les populations aborigènes.

L'Ungava, ce sont les terres du peuple cri (14 000 personnes) et des Inuit (environ 10 000).
A noter que la circonscription bat des records de chômage, avec un taux de sous emploi double de celui observé dans l'ensemble de la Belle Province et ce, quelque soit la catégorie d'âge.

Un petit tour en Mauricie, maintenant.

Champlain : 48 609 électeurs, sans changement.
Cette circonscription à la fois rurale et urbaine reste massivement francophone à plus de 97 %.

Laviolette : 35 819 électeurs, ayant recueilli depuis 2008 les localités de Lac aux Sables et Notre Dame de Montauban (environ deux mille habitants au total) du district de Portneuf.
La plus étendue des circonscriptions de Mauricie est essentiellement francophone (plus de 90 % de la population) mais compte aussi plus de trois mille résidents autochtones (peuple atikamekw).

Maskinongé : 47 137 électeurs, avec quelques ajustements de découpage de la ville de Trois Rivières, partagée sur trois des cinq sièges de la Mauricie.
98 % de francophones sur le siège.

Saint Maurice : 36 513 inscrits, sans changement depuis 2008.
Siège plutôt rural ou suburbain à dominante francophone (98 %).

Trois Rivières
: 43 252 inscrits, sans changements notables depuis 2008.
La population de ce siège urbain, découpé au coeur de l'agglomération principale de la région, est évidemment largement francophone.

Passons maintenant à l'examen de la région de la Capitale Nationale, c'est à dire la ville de Québec.


Charlesbourg : 52 421 électeurs inscrits, sans changements depuis 2008.
Cette circonscription suburbaine est très francophone (plus de 93 %), compte peu d'immigrants (un peu plus de 3 %), et connaît un taux de chômage plus faible que dans le reste de la Province (4,5 % au lieu de 7 %).

Charlevoix Côtes de Beaupré : 50 662 électeurs recensés, avec une petite progression en termes démographiques liée à l'adjonction du territoire de Lac Jacques Cartier, venu du district de Chauveau et une plus importante, fondée sur l'annexion d'une partie du territoire de la circonscription de Montmorency, en termes de population.
L'ancien siège de Charlevoix ne comptait que 33 305 électeurs en 2008.
Le siège de Pauline Marois, plutôt rural (c'est le plus étendu des sièges de la région), comprenant notamment le site de l'île d'Orléans, est évidemment surtout francophone (plus de 95 %).

Chauveau : 56 484 électeurs inscrits, amputé du secteur ajouté au siège de Charlevoix et Saint Gabriel de Valcartier au profit du district de La Peltrie depuis 2008.
Le secteur de Saint Gabriel représente un ensemble d'environ trois mille habitants.
Le siège, en partie rural, est francophone (97 %) en très grande majorité.

Jean Lesage : 46 341 électeurs inscrits, avec quelques corrections (en plus, un bout de la circonscription de Montmorency et de celle de Charlesbourg ; en moins, un bout laissé à Taschereau) depuis 2008.
Le siège urbain est très francophone (plus de 94 %), et compte environ 6 % de population immigrée, notamment venus d'Afrique mais aussi de l'ex Yougoslavie.

Jean Talon : 45 345 électeurs inscrits, avec un plus pris sur le territoire du siège de Louis Hébert, et des moins en direction de Vanier Les Rivières et de Taschereau.
Le siège est francophone en majorité (plus de 90 %), mais comprend également des résidents immigrants en proportion non négligeable.
On compte en effet 8,8 % d'immigrants, notamment venus d'Afrique du Nord (plus de 800 personnes), ou du Moyen Orient.
Plus de 4 000 personnes indiquent pouvoir parler espagnol et plus de 1 200 arabe sur la circonscription.

La Peltrie : 53 726 inscrits, avec des modifications assez substantielles depuis 2008 puisque la municipalité de Saint Augustin de Desmaures (18 141 habitants au recensement) en a été disjointe pour rejoindre Louis Hébert, mais a gagné Saint Gabriel de Valcartier et Shannon sur Chauveau ; Lac Saint Joseph, Sainte Catherine de La Jacques Cartier et Fossembault sur le Lac venus de Portneuf.

Siège évidemment francophone (plus de 95 %) comptant environ 2 % d'immigrants dont la moitié en Européens.

Louis Hébert
: 44 155 inscrits, largement modifiée comme nous l'avons vu avec l'ajout de Saint Augustin de Desmaures, le long de l'autoroute Félix Leclerc et du Saint Laurent.
Le siège est de fait plus rural et suburbain qu'urbain comme auparavant.
Francophone à 97,5 %, le siège compte assez peu d'immigrants (environ 3 % dont une moitié d'Européens).

Montmorency : 54 736 électeurs, issus du quartier Beauport de la ville de Québec et de la municipalité de Sainte Brigitte de Laval (environ 6 000 habitants aujourd'hui).
Le siège est très francophone (98,7 %) et le taux de chômage est deux fois plus faible que sur l'ensemble de la région.

Portneuf : 40 260 électeurs, dans une région plutôt rurale.
Le siège a été réduit des secteurs adjoints au siège de Laviolette et de ceux ajoutés à La Peltrie.
Les secteurs ajoutés à Laviolette représentent un ensemble de deux mille habitants, ceux ajoutés à La Peltrie d'environ huit mille.
Le siège est massivement francophone avec 98 % de locuteurs.

Taschereau : 48 691 inscrits, avec des modifications depuis 2008.
La partie du siège située sur la rive gauche de la rivière Saint Charles a été disjointe et partagée entre Vanier et Jean Lesage tandis que le siège s'est étendu au sud Ouest en annexant des quartiers de Jean Talon, notamment ceux situés sur le boulevard René Levesque Ouest.
Le centre de gravité de la circonscription se situe sur la paroisse Notre Dame des Anges.
Près de 93 % de francophones dans la population du siège, et environ 7 % d'immigrants, notamment venus d'Europe et singulièrement d'Espagne.
Vanier les Rivières : 55 045 inscrits, un territoire modifié par les ajouts venus de Taschereau.
Ce siège urbain comptait en effet 55 048 inscrits en 2008...
Quelques parties, situées au nord du territoire, ont été adjointes à Chauveau et à La Peltrie, compensant donc la progression venue de l'extension au Sud est sur Taschereau.

Comme on le voit, compte tenu de l'importance de la région de la Capitale Nationale dans l'équilibre général de la future Assemblée nationale, on se doit de constater qu'un effort de redécoupage a été accompli.
Nous verrons à l'usage ce qu'il en sera...

Pour conclure ce message, nous finirons avec l'Estrie.

Dont on rappellera qu'elle est la région d'élection de Jean Charest, le Premier Ministre sortant.

Johnson : 56 201 inscrits, avec un territoire redécoupé, perdant sur Sherbrooke et gagnant sur Drummondville.
De fait, d'ailleurs, le siège n'a plus grand chose avec l'Estrie et beaucoup plus avec un mélange entre parties du Centre Québec et Montérégie.
Le siège était ainsi composé

Acton Vale (V), Béthanie (M), Bromptonville (V), Durham-Sud (M), L’Avenir (M), Lefebvre (M), Maricourt (M), Racine (M), Roxton (CT), Roxton Falls (VL), Roxton Pond (M), Sainte-Cécile-de-Milton (CT), Sainte-Christine (P), Saint-Denis-de-Brompton (P), Saint-François-Xavier-de-Brompton (P), Sainte-Hélène-de-Bagot (M), Saint-Joachim-de-Shefford (P), Saint-Nazaire-d'Acton (P), Saint-Théodore-d'Acton (P), Saint-Valérien-de-Milton (CT), Stoke (M), Ulverton (M), Upton (M), Valcourt (CT), Valcourt (V), Val-Joli (M), Wickham (M) and Windsor (V).

Il comprenait également un quartier de Sherbrooke.

Il est aujourd'hui ainsi composé

Acton Vale (V), Béthanie (M), Durham-Sud (M), L'Avenir (M), Lefebvre (M), Roxton (CT), Roxton Falls (VL), Roxton Pond (M), Sainte-Cécile-de-Milton (M), Sainte-Christine (P), Saint-Edmond-de-Grantham (P), Saint-Eugène (M), Saint-Germain-de-Grantham (M), Sainte-Hélène-de-Bagot (M), Saint-Joachim-de-Shefford (M), Saint-Majorique-de-Grantham (P), Saint-Nazaire-d'Acton (P), Saint-Théodore-d'Acton (M), Saint-Valérien-de-Milton (M), Upton (M) and Wickham (M).

Il comprend aussi la partie de la ville de Drummondville située au sud ouest du boulevard Saint Joseph.

Un gros bouleversement donc dans une circonscription restée fort francophone (plus de 95 %).

Mégantic
: 38 509 inscrits, prenant la suite de Mégantic Compton (34 153 électeurs en 2008).
Le siège mord un peu sur la région de la Chaudière et des Appalaches, pris sur l'ancien territoire de Frontenac, et a cédé une partie de ses quartiers Sud au siège de Saint François étendu.

93 % de francophones là encore.

Orford : 40 317 inscrits, avec des modifications non négligeables.

Découpage antérieur :
Ayer's Cliff (VL), Barnston-Ouest (M), Deauville (M), Hatley (CT), Hatley (M), Magog (CT), Magog (V), North Hatley (VL), Ogden (M), Omerville (VL), Orford (CT), Sainte-Catherine-de-Hatley (M), Stanstead (CT), Stanstead (V) et Stanstead-Est (M).
Le siège comprenait aussi un quartier de Sherbrooke.

Nouveau découpage

Austin (M), Ayer's Cliff (VL), Bolton-Est (M), Bonsecours (M), Eastman (M), Hatley (CT), Hatley (M), Lawrenceville (VL), Magog (V), North Hatley (VL), Ogden (M), Orford (CT), Potton (CT), Sainte-Anne-de-la-Rochelle (M), Saint-Benoît-du-Lac (M), Sainte-Catherine-de-Hatley (M), Saint-Étienne-de-Bolton (M), Stanstead (CT), Stanstead (V) et Stukely-Sud (VL).

La progression se fait surtout sur le « dos » du siège de Brome Missisquoi.

Cette poussée vers l'Ouest se traduit par une présence plus forte d'anglophones (17 % environ).

Richmond : 57 285 électeurs.
Siège profondément remodelé, avec l'adjonction des localités issues du district de Johnson et un périmètre recentré sur Windsor, Richmond et Racine, avec en prime, le quartier de Sherbrooke détaché d'Orford.

Malgré le nom des localités, siège francophone avec 94 %.

Saint François : 54 984 électeurs.
Le siège se trouve accru par l'apport de la partie Sud de Mégantic Compton ( Saint Herménégilde, Saint Malo, Saint Venant de Paquette ou Sainte Edwidge de Clifton), de Barnston et d'un morceau de Stanstead sur Orford et d'un quartier de plus de Sherbrooke.

Des ajouts sont significatifs en termes de territoire mais faibles en termes de population, la plupart des communes et paroisses étant des secteurs ruraux peuplés de quelques centaines d'habitants.
89 % de francophones sur ce siège et une immigration à hauteur de 4 % de la population résidente, dont un contingent de personnes et familles venues du Moyen Orient (près de 500 Iraniens notamment).

Sherbrooke : 48 402 électeurs sur le siège de Jean Charest, seul de la région à ne pas avoir été redécoupé et centré sur la ville éponyme.

89 % de francophones et 9 % d'immigrants dans la circonscription, avec une part particulière de ressortissants de l'ex Yougoslavie et d'Afrique du Nord.
Bien entendu, la vocation universitaire et administrative de la ville amène à constater une sur représentation relative des enseignants au sein de la population active, et un taux plus élevé qu'ailleurs de diplômés de l'enseignement supérieur (un tiers des plus de vingt cinq ans).

Une certaine différence avec l'Ungava où 38 % de la population adulte sont dépourvus de formation scolaire validée par un diplôme.

Comme pour la région de la Capitale, le redécoupage de l'Estrie semble avoir procédé du souci de préserver les positions libérales.
Nous verrons bien à l'usage.

La suite dans un prochain message.
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Re: Elections provinciales québécoises de 2012

Messagede MiniM » Sam 18 Aoû 2012 22:24

Le fait que la ville de Québec a été fortement redécoupée est à cause du redécoupage des arrondissements de Québec, et non d'une initiative gouvernementale. La commission est indépendante et le plan adopté par tous les partis.
Lors des fusions de 2001, la ville avait été dotée de 9 arrondissements.
Le très populiste maire de Québec, Régis Labeaume, élu en 2007, a voulu réduire le nombre d'élus. Les arrondissements sont passés à 6 et ont donc été fortement redécoupés. Pour des raisons d'uniformité, les limites provinciales ont essayés de suivre les limites municipales.

Voici un document qui peut être utile. La transposition des votes (il s'agit d'un document émis par l'autorité électorale qui montrent les résultats de la dernière élection avec les nouvelles limites).
http://www.electionsquebec.qc.ca/documents/pdf/transposition.pdf

Pour Québec, on peut constater que Charlevoix est plus libéral qu'avant, mais que le PQ a encore une bonne marge.
Chauveau avait été gagné par les Libéraux en 2008, mais l'ADQ aurait gagné avec les nouvelles limites.
Portneuf n'est pas vraiment affecté. Des régions ADQ sont perdues à l'est, des libérales à l'Ouest..
La Peltrie, gagnée par 436 voix par l'ADQ donne maintenant une avance de 1012 votes à l'ADQ.
Montmorency, malgré son gros redécoupage, garde les même équilibres, chaque parti perdant 600-700 voix.
Charlesbourg, pas de changements.
Dans Vanier, les libéraux avaient gagné par 578 votes, les nouvelles limites auraient donné 773 votes d'avance.
Dans Louis-Hébert, les libéraux avaient gagné par 7100 votes sur le PQ, les nouvelles limites les donnent gagnant par 6300 voix, avec l'ADQ beaucoup plus proche du PQ (normal, puisque des zones urbaines (mais aisées) sont perdues, remplacées par des banlieues).
Jean-Lesage subit le processus contraire, c'est plus urbain qu'avant. Les libéraux ont gagné par 4599 votes en 2008, alors que les nouvelles limites donnent une avance de seulement 1900 votes aux libéraux sur le PQ.
Jean-Talon gagne des zones aisées, l'avance libérale de 3900 votes passe donc à 6200 votes.
Taschereau perd des quartiers pauvres pour des zones plus riches, l'avance du PQ passant de 3900 votes à 1595 votes.

Ce n'est donc pas très favorable au gouvernement, le vrai gagnant étant la CAQ.

Pour l'Estrie,
Johnson avait une avance de 2500 votes pour le PQ sur les libéraux, c'est maintenant 1300 voix d'avance sur l'ADQ.
Brome-Missisquoi garde la même avance pour les libéraux qu'avant.
Dans Richmond (qui contient Asbestos, cité dont l'industrie était l'amiante et connue pour son violent conflit ouvrier dans les années 50), l'avance de 5100 votes des Libéraux s'est réduite à 1700 votes.
Dans Mégantic-Compton, l'avance de 2000 votes des libéraux est sensiblement la même.
Orford, qui s'est déplacé vers l'ouest, passe d'une avance de 2200 votes à 3000 votes, ce qui attendu, la circonscription étant plus rurale maintenant.
Dans Saint-François, l'avance libérale passe de 1500 votes sur le PQ à 1200 votes.

De plus, dans Sherbrooke, un sondage local a montré une avance de 15 points du candidat du PQ. Comme les sièges libéraux le sont moins avec le redécoupage et étant donné les mouvements des dernières années dans cette zone, c'est le PQ qui est le plus gagnant dans cette région, tant qu'à moi.
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Re: Elections provinciales québécoises de 2012

Messagede vudeloin » Dim 19 Aoû 2012 00:23

Pour continuer notre examen de la situation québécoise, nous allons commencer par regarder le cas des sièges en dehors de l'agglomération montréalaise et de Montérégie, c'est à dire ceux des régions de Lanaudière, des Laurentides et de l'Outaouais, dont les sièges sont parfois fort peu éloignés de Montréal, cependant.

Commençons donc par la région de Lanaudière.

Berthier : 55 189 électeurs recensés, les modifications par rapport à 2008 concernant l'ajout de Sainte Marcelline de Kildare (environ 1 600 habitants), venu du siège de Joliette et le retrait de Sainte Mélanie en compensation en direction du même siège (environ 3 000 habitants).

Cette circonscription plutôt rurale est très francophone (plus de 95 %) et compte également une population autochtone relativement significative ( un peu plus de 2 000 locuteurs de l'atikamekw).

Joliette : 56 246 électeurs recensés, avec les modifications évoquées ci dessus.
Plutôt urbaine, Joliette étant la ville principale de la région, la circonscription est massivement francophone (plus de 96 %), comptant environ 2 % d'immigrants.
Le taux de chômage y est plus faible qu'ailleurs au Québec.

L'Assomption : 51 041 électeurs recensés.
Le siège a perdu Saint Sulpice (3 300 habitants) et une partie de Repentigny et gagné Charlemagne (environ 6 000 habitants), une partie de Repentigny et le secteur de l'Epiphanie (environ 7 000 habitants) sur les sièges de Masson, Rousseau et Terrebonne.

Le siège se situe désormais plus éloigné de Montréal, le nouveau siège de Repentigny faisant écran entre l'Assomption et la grande ville québécoise.

Le siège est très francophone, avec plus de 96 % de locuteurs et l'on ne compte qu'un peu plus de 2 % d'immigrants.

Masson
: 48 934 électeurs recensés.
Le siège a été soumis aux corrections déjà évoquées ci dessus.
Il est francophone (près de 95 %) et l'on compte 3 % d'immigrants, en grande partie également francophones (notamment des Français).

Repentigny : 50 426 électeurs.
Le siège, nouvellement créé, a été constitué par la ville de Repentigny (quasi en totalité) et Saint Sulpice, le tout détaché de l'ancien siège de l'Assomption qui a finalement quitté le rivage du Saint Laurent.

La population est massivement francophone (près de 95 %) et, au sein des immigrants, notons une bonne présence des Antillais francophones et des Européens.

Rousseau
: 60 677 électeurs.
Le siège, comme nous l'avons vu, a été amputé du secteur de l'Epiphanie et de la partie de la cité de l'Assomption qu'il comprenait.
En contrepartie, il a reçu Chertsey (près de 5 000 habitants) et Saint Hippolyte (un peu plus de 8 000 habitants) du district de Bertrand, dont l'essentiel est situé dans la région voisine des Laurentides.

Rousseau participe d'ailleurs autant de Lanaudière que des Laurentides également, et se trouve être un siège massivement francophone (près de 95 % des résidents).

Terrebonne : 53 897 électeurs.
Le siège a été rectifié de parties adjointes au siège de L'Assomption et ne recouvre finalement qu'une partie de la ville de Terrebonne, comptant aujourd'hui plus de 106 000 habitants (avec une forte progression depuis plusieurs années), commune jumelée avec la ville bretonne de Vitré.
La population de la circonscription est évidemment francophone (94 %) et ce sont les Italiens et les Castellophones qui sont les plus nombreux au sein des immigrants.

Passons donc aux Laurentides.


La région comprend huit sièges dont la plupart sont, de fait très proches de Montréal, dans la partie méridionale de la région, riveraine du Saint Laurent.
Les sièges de Saint Jérôme, Blainville, Groulx et Deux Montagnes sont urbains et proches de l'agglomération montréalaise.
Les sièges de Mirabel, Argenteuil et Bertrand sont légèrement plus mixtes, associant des banlieues plus ou moins éloignées de Montréal et des secteurs plus ruraux.
Enfin le siège de Labelle est franchement rural et couvre l'essentiel de la surface de la région (il s'étend sur plus de 18 000 km carrés, alors que Saint Jérôme s'étend sur 92 km carrés, Argenteuil sur un peu plus de 2 000 km carrés, Bertrand un peu moins de 2 000 à cheval sur les Laurentides et Lanaudière, Blainville sur moins de 500 km carrés, Deux Montagnes sur moins de 80 km carrés, Groulx sur moins de 54 km carrés et Mirabel un peu plus de 700 km carrés).

Commençons par Labelle.

Labelle : 47 249 électeurs, sans modification par rapport à 2008.

Le siège, qui recouvre l'arrière pays des Laurentides (station de ski du Mont Tremblant), est francophone à plus ou moins 95 % et compte environ 2 % de population autochtone ou métissée indienne.

Argenteuil : 43 789 électeurs, sans modification par rapport à 2008.

Le siège, essentiellement centré sur la municipalité régionale de comté d'Argenteuil (qui doit son nom au fondateur de la localité, qui tenait une maison dans la ville aujourd'hui val d'oisienne), est assez largement francophone avec près de 83 % des résidents, mais on compte aussi près de 15 % d'anglophones.

Bertrand : 56 544 électeurs, amputée de Chertsey et Saint Hippolyte qui figurent désormais sur le siège de Rousseau, dans la Lanaudière.
Mais le siège est aussi le réceptionnaire de la disparition du siège de Prévost, désormais partagé avec Saint Jérôme.
Les retraits ont coûté environ 13 000 habitants au siège de Bertrand et l'ajout de Prévost lui a rapporté environ 12 000 habitants.

93 % de francophones et 5 % d'immigrants dans la population du siège, avec une bonne présence de ressortissants de pays de l'Union européenne (Espagne, Allemagne, Pays Bas, France).

Mirabel : 57 431 électeurs, sans changement.

Située déjà dans la grande banlieue montréalaise, la circonscription est centrée autour de la municipalité éponyme, et fortement francophone (95 % des résidents).

Saint Jérôme : 54 126 électeurs, la circonscription étant une création après disparition du siège de Prévost (59 502 électeurs en 2008).

Le siège correspond à la municipalité de Saint Jérôme, dont la population, d'environ 70 000 habitants, est en hausse constante depuis une vingtaine d'années.

La circonscription est francophone à plus de 95 %, et l'on compte 1,4 % d'anglophones de naissance et 1 % d'Espagnols.

Blainville : 57 320 électeurs, une partie de la ville de Blainville ayant cependant été ajoutée au siège de Groulx.

Une situation évidemment largement due à la progression démographique constante de la cité de Blainville (57 % de hausse de 1996 à 2006 !).

A noter que la circonscription couvre aussi la cité de Sainte Anne des Plaines (comptant environ 14 000 habitants) dont la particularité est d'être l'un des plus importants complexes pénitentiaires du Québec.

La population est francophone à près de 93 % et l'on compte environ 5 % d'immigrants, avec une représentation non négligeable des Espagnols, Italiens et Portugais.

Groulx
: 56 154 électeurs, le siège ayant été étendu par adjonction d'un quartier de Blainville.
Le siège, dans la grande banlieue de Montréal, est une circonscription en progression démographique, constituée de localités de maisons familiales individuelles (la moitié du parc immobilier) dont les deux tiers des occupants sont propriétaires.

Près de 88 % de francophones, 5 % d'anglophones et un certain nombre d'immigrants plus ou moins récents (Italiens, Espagnols, Portugais entre autres), plus une communauté yiddish d'environ 1 500 personnes et une petite minorité khmère.

Deux Montagnes
: 47 025 électeurs, sans changement depuis 2008.

Le siège se compose des deux municipalités de Deux Montagnes (environ 17 500 habitants) et Saint Eustache (un peu moins de 45 000).

Nous avons 89 % de francophones, un peu moins de 8 % d'anglophones et l'on compte un peu plus de 4 % d'immigrants, essentiellement Européens.

Passons maintenant à la région de l'Outaouais.

Cinq sièges dans cette région qui ont tous plus ou moins à voir avec le chef lieu de la région, la ville de Gatineau (plus de 260 000 habitants).

Deux sièges (Hull et Chapleau) sont exclusivement urbains, tandis que Papineau s'élargit vers l'Est dans des zones rurales.

Les deux sièges de Pontiac et Gatineau, malgré son nom, sont nettement plus ruraux.
Au Sud, le long de la rivière des Outaouais, la région est limitrophe de l'Ontario.

Commençons par le siège de Pontiac.

Pontiac : 14 684 km carrés, 48 370 électeurs, sans modification depuis 2008.

Le siège couvre la municipalité de Pontiac (environ 15 000 habitants), une partie de celle des Collines de l'Outaouais (environ 45 000 habitants) et une partie de Gatineau (en l'occurrence, le territoire de l'ex ville d'Aylmer, comptant un peu plus de 41 000 habitants).

En clair, le siège est relativement étendu mais surtout peuplé au plus près de la rivière (et donc de l'agglomération constituée par Gatineau avec Ottawa).
Proche de l'Ontario, le siège ne compte donc plus que 57 % de francophones et près de 37 % d'anglophones.
On compte aussi plus de 7 % d'immigrants avec une représentation significative d'Européens, mais aussi de ressortissants d'Afrique du Nord.

Gatineau : 15 565 km carrés, 55 883 électeurs inscrits, avec ajout de Val des Monts venu du siège de Papineau (10 000 habitants) mais retrait de population vers le siège de Chapleau.

Le siège est donc clairement orienté vers le Sud pour ce qui concerne la population et vers le Nord pour le territoire.

79 % de francophones, un peu moins de 17 % d'anglophones, un peu moins de 5 % d'immigrants, notamment Européens et un peu plus de 4 500 personnes d'origine autochtone, dont une moitié de métis.

La population indienne est plutôt algonquine.

Papineau
: 3 650 km carrés environ, 56 601 électeurs recensés, avec des changements entre quartiers de Gatineau avec Chapleau et le départ de Val des Monts.

Près de 92 % de francophones sur ce siège, manifestement le plus francophone des sièges de l'Outaouais.

Chapleau
: 40 km carrés environ, 54 213 électeurs recensés.

Le siège a été poussé vers l'Ouest, selon les éléments déjà indiqués.

La partie située à l'Est d'une ligne Boulevard Lorrain – Voie ferrée du Canadian Pacific – boulevard Labrosse a été ajoutée à Papineau et la partie située dans un triangle défini par le cours de la rivière de l'Outaouais, le ruisseau Desjardins et l'ancienne limite de la circonscription a été ajoutée.

Le siège est totalement compris sur le territoire de la municipalité de Gatineau.

Plus de 86 % de Francophones, un peu moins de 7 % d'anglophones et 7 % d'immigrants.

Présence non négligeable de locuteurs arabes (1 500 personnes), avec une immigration du Moyen Orient aussi importante que l'immigration européenne.

Hull
: 54 km carrés, 51 226 électeurs inscrits.

Le siège est compris sur le territoire de Gatineau ville.

Il correspond en fait à l'ancienne commune de Hull, aujourd'hui mêlée à la municipalité de Gatineau.

78 % de francophones, un peu moins de 9 % d'anglophones, et près de 14 % d'immigrants.

Une population où les ressortissants d'Amérique du Sud, des pays du Maghreb, de l'ex Yougoslavie, du Moyen Orient dépassent, à chaque fois, le taux d'un pour cent.
On trouve aussi une communauté de ressortissants chinois et du Sud Est asiatique.

Voici donc résumées les situations des circonscriptions de ces trois régions dont le territoire, au fil du temps, se trouve de plus en plus proche de l'agglomération Montréalaise.

On aura évidemment relevé que l'Outaouais est la région la moins francophone mais que nous sommes pas encore, de ce point de vue, dans la situation de ce que nous décrirons ensuite pour Montréal.
vudeloin
 
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Re: Elections provinciales québécoises de 2012

Messagede vudeloin » Lun 20 Aoû 2012 01:16

Puisqu'il nous reste à examiner les régions de Montérégie, l'île de Montréal et Laval, un point de départ s'impose.

D'une part, l'ensemble de ces trois entités administratives québécoises se retrouve avec une représentation plus importante au sein de l'Assemblée Nationale, avec cinquante six élus sur cent vingt cinq, au lieu de cinquante quatre, les deux nouveaux sièges venant renforcer la région de Laval (six élus au lieu de cinq) et la partie Sud de la Montérégie (treize élus au lieu de douze).

Comme nous allons le voir, les remodelages sont parfois plus significatifs mais concernent assez peu l'île de Montréal dont le nombre d'élus (vingt huit) est stabilisé.

On rappellera ici les grandes tendances du scrutin 2008.

Les candidats libéraux avaient largement gagné à Montréal : huit élus sur onze dans la partie centrale, face à un élu de Québec solidaire et deux péquistes ; cinq sièges sur six dans la partie Nord face à une péquiste ; quatre élus péquistes dans la partie Est face à deux libéraux, et cinq sur cinq pour les libéraux dans la partie Ouest.

Ils avaient également réalisé le grand chelem sur Laval avec cinq élus sur cinq.

Par contre, en Montérégie Est, le PQ avait obtenu sept élus sur neuf, face à un seul libéral et un élu ADQ sur une circonscription qui vient d'être dissoute et partagée entre deux sièges.

En Montérégie Ouest et Sud, la situation était différente avec six élus libéraux et six péquistes, l'élément principal étant la disparition des trois élus ADQ.

Sur cinquante quatre élus, nous avions donc trente deux libéraux, vingt péquistes, un ADQ et un QS.

Ou, en creux, sur les soixante et onze autres sièges de l'Assemblée nationale, trente quatre libéraux, trente et un péquistes et six ADQ.

La majorité de Jean Charest était donc bel et bien le produit du vote du Grand Montréal et de ses banlieues Sud et Sud Est.

Entrons dans les détails.

Montérégie Est d'abord.

Borduas : 55 760 électeurs, avec un territoire largement agrandi par adjonction de Saint Antoine sur Richelieu (1 700 habitants), Saint Charles (1 600 habitants), Saint Denis (2 300 habitants), Sainte Madeleine (2 300 habitants), Saint Marc sur Richelieu (un peu plus de 2 000 habitants) et Sainte Marie Madeleine (près de 3 000 habitants), toutes municipalités détachées du siège de Verchères.

Les deux sièges étant des fiefs péquistes (même si l'élu de Borduas, Pierre Curzi, acteur des films de Denys Arcand comme le Déclin de l'Empire américain ou les Invasions barbares, est aujourd'hui indépendant), la modification ne peut forcément changer la donne.

Le siège est massivement francophone (près de 95 % des résidents), avec une population de résidents de lotissements semi urbains composés de maisons individuelles en propriété, et compte moins de 4 % d'immigrants.

Une immigration où les origines européennes (Espagnols, Italiens, Allemands ou Polonais) sont les plus fréquentes.

Brome Missisquoi
: 54 977 électeurs, avec un territoire fortement modifié puisque le siège a été amputé des municipalités et localités d'Austin (1 800 habitants), Bolton Est (900 habitants), Bonsecours (environ 600 habitants), Eastman (1 700 habitants), Lawrenceville (650 habitants), Potton (1 850 habitants), Sainte Anne de la Rochelle (600 habitants), Saint Benoît du Lac (communauté religieuse de 50 moines), Saint Etienne de Bolton (500 habitants) et Stukely Sud (950 habitants), situées en général hors la Montérégie et qui ont été ajoutés au siège d'Orford.
Par contre, la disparition du siège de Shefford a introduit la municipalité de Shefford (environ 6 700 habitants), celle de Warden (360 habitants) et celle de Waterloo (4 300 habitants).

Le siège est libéral sortant, largement urbanisé par des lotissements de maisons individuelles dont les occupants sont aussi propriétaires et présentant en maintes parties un caractère rural (on se trouve à la frontière avec le Vermont).
L'ajout venu du district dissous de Shefford est favorable au Parti Libéral qui avait recueilli en 2008 1 585 voix sur cette partie du siège, contre 1 569 pour l'ADQ et 1 100 au PQ.

La population est francophone en majorité (79 % et plus), mais compte cependant aussi plus de 18 % d'anglophones.

Moins de 5 % d'immigrants, essentiellement venus d'Europe (1 900 sur un peu moins de 3 000).

Chambly : 45 310 électeurs, avec un territoire amputé de Saint Bruno de Montarville, municipalité de plus de 26 000 habitants, qui fait aujourd'hui partie du nouveau siège de Montarville.

Le siège est concentré sur la localité de Chambly et celle de Saint Basile le Grand.

Il est également fortement francophone (plus de 93 % des résidents), dans un ensemble urbain composé de maisons individuelles dont les occupants sont propriétaires, c'est à dire le profil « banlieue ».

Les électeurs de Chambly avaient voté en faveur du PQ en 2008 (majorité de 1 564 voix), Saint Bruno de Montarville votant plutôt pour les Libéraux.
On peut donc penser que le nouveau découpage a tendance à renforcer la position péquiste.

Granby : 46 957 électeurs, le tout venant du district de Shefford disparu et centré sur la municipalité de Granby.

95 % de francophones sur ce nouveau district électoral, très urbain, et ne comptant que peu d'immigrants.

La bataille électorale s'annonce particulièrement chaude, vu le très faible écart (70 voix) qui avait séparé l'élu ADQ du candidat libéral sur l'ancien siège de Shefford.

Sur Granby en tant que tel, devenu le nouveau district, l'ADQ était arrivée en tête avec 9 699 voix, devant le Parti Libéral (9 584 suffrages) et le Parti Québécois (6 898 voix).

Un des points chauds de la campagne, à tout coup.

Iberville : 45 975 électeurs, avec un district réduit par le détachement de Saint Pie (cité de 5 500 habitants environ).

95 % de francophones dans cette circonscription mi urbaine, mi rurale, dont la partie Sud longe les USA.

Richelieu
: 43 942 électeurs, sur une circonscription agrandie par l'ajout de Saint Gérard Majella (250 habitants), Saint David (850 habitants) et Saint Marcel de Richelieu (550 habitants), venus de Nicolet Yamaska, et de Saint Roch de Richelieu (2 100 habitants) venu de Verchères.

Le district dont le nom rend hommage au trop célèbre cardinal Ministre de Louis XIII est fortement francophone (98 %).
Il faut dire qu'on est aux limites de la région avec l'Estrie et le Centre du Québec.

Saint Hyacinthe : 56 670 électeurs, avec un siège centré autour de la municipalité éponyme (environ 53 000 résidents), qui a récupéré Saint Pie venu du district d'Iberville et La Présentation depuis Verchères (localité d'environ 2 500 habitants).

Le PQ l'avait emporté de 213 voix en 2008.
La position péquiste peut se renforcer, eu égard aux ajouts opérés.

Saint Pie a accordé 963 suffrages au PQ, 520 à l'ADQ et 683 au Parti Libéral en 2008 tandis que La Présentation donnait 628 suffrages PQ, 264 voix ADQ et 455 votes libéraux.

Le siège est fortement francophone (98 %) et compte peu d'immigrants avec quelques noyaux de populations hispanisantes, italiennes ou grecques.

Saint Jean : 58 109 électeurs, dans un district plutôt urbain, sans changement depuis 2008.

Le siège, péquiste, est largement francophone (plus de 95 %), comptant peu d'immigrants, en général européens, et correspond assez bien au schéma de la région : un noyau urbain fait d'immeubles et de maisons de ville, autour de Saint Jean de Richelieu et un secteur rural, plutôt en stagnation démographique, autour de la localité de Saint Blaise.

Verchères : 56 094 électeurs, avec un siège très profondément remodelé depuis 2008.

Situé sur le Saint Laurent, face à l'ancien siège de l'Assomption (désormais surtout Repentigny), Verchères a été recentré sur la municipalité de Marguerite d'Youville.

Pour mémoire, on rappellera que Sainte Marie Marguerite d'Youville, religieuse du XVIIIe siècle, est la fondatrice de l'Ordre des Soeurs de la Charité de Montréal, ce qui, au demeurant, témoigne à nouveau de la prégnance du catholicisme au Québec.

Dans les détails, Verchères avait très nettement voté PQ en 2008, mais les mouvements observés depuis sont importants.

Le siège a été amputé de Saint Roch de Richelieu au profit du siège de Richelieu, de La Présentation au profit de Saint Hyacinthe, de Sainte Madeleine, Sainte Marie Madeleine, Saint Charles de Richelieu, Saint Marc sur Richelieu, Saint Denis sur Richelieu et Saint Antoine sur Richelieu au profit de Borduas.

Il s'est par contre agrandi de Sainte Julie (30 000 habitants environ ) sur l'ancien district de Marguerite d'Youville.

Les secteurs détachés avaient apporté, au total, 3 969 suffrages au PQ, 1 480 voix pour l'ADQ et 2 053 votes libéraux.
Ce qui donne, déduction faite, encore plus de 11 500 suffrages au PQ, une majorité claire pour la suite.

Le secteur de Sainte Julie, lui, distrait du siège dissous de Marguerite d'Youville, était moins péquiste.

Le PQ y a obtenu 5 994 voix, le Parti libéral 4 248 et l'ADQ 3 035.

Passons à la partie Sud et Ouest de la Montérégie.


Beauharnois : 45 113 électeurs, sans changement de territoire depuis 2008.

Siège francophone (96 %), avec un territoire constitué d'abord de maisons individuelles.
Peu d'immigrants dans la population du siège et de fait, de quoi assurer la prééminence du PQ sur ce siège situé à l'Ouest de la région, et en bonne partie, sur l'île de Salaberry Saint Vincent sur le Saint Laurent.

Châteauguay
: 49 230 électeurs, avec un territoire réduit de la commune de Sainte Catherine, placée dans le nouveau siège de Sanguinet.

Sainte Catherine compte environ 17 000 habitants (quasiment deux fois plus qu'il y a vingt ans).

Le nouveau découpage n'est peut être pas tout à fait dénué d'intentions.

En 2008, le candidat libéral a en effet emporté le siège avec 495 voix d'avance sur le candidat péquiste.

Or, le vote des habitants de Sainte Catherine était plutôt favorable au PQ puisque le parti autonomiste y obtint 3 412 votes, contre 1 965 aux libéraux, et 1 038 pour l'ADQ.

Sur le papier, le sortant disposerait donc a priori d'un avantage proche de deux mille suffrages et non plus de moins de cinq cents.

Peut être a t on ainsi voulu faire un cadeau à Pierre Moreau, ex coordonnateur du groupe libéral à l'Assemblée et désormais Ministre des relations intergouvernementales canadiennes, entre autres fonctions.

Le siège est certes francophone en majorité (plus de 72 %) mais on compte plus de 20 % d'anglophones et plus de 8 % d'immigrants.

On compte ainsi une population non négligeable d'originaires des Antilles et de la Caraibe (près de 1 800 personnes), venus entre autres de la Jamaïque, de Haïti, ou encore de la Barbade ou, dans un autre style, 2 800 personnes avec des origines italiennes.

On rappellera ici que près de 300 000 habitants du Québec revendiquent une origine italienne.

Huntingdon
: 41 339 électeurs, district réduit par rapport à 2008 par retrait de Saint Rémi, localité de 7 300 habitants, rattachée au nouveau district de Sanguinet.

Le siège longe la frontière des USA au Sud et celle de l'Ontario à l'Ouest.

C'est l'Etat de New York qui se trouve près d'Huntingdon qui n'est elle même qu'une partie de la MRC des Jardins de Napierville, principale entité administrative du siège.

Le siège est francophone à plus de 80 %, compte 16 % d'anglophones et compte un peu plus de 4 % d'immigrants, essentiellement européens.

Sa structure de zones rurales ou rurbaines, en quelque sorte, faite de lotissements de maisons individuelles, avec des propriétaires en général moins qualifiés et rémunérés que la moyenne québécoise, en fait il vraiment un fief libéral ?

A noter que Saint Rémi avait voté de manière très partagée en 2008, accordant 1 035 voix au Parti libéral, 966 à l'ADQ et 956 au PQ.

Le nouveau découpage tend donc, de fait, à renforcer la position du sortant libéral.

La Pinière : 58 142 électeurs, sans changement sur 2008.

Ce siège urbain, détenu par une élue libérale d'origine marocaine, Fatima Houda Pépin, Première Vice Présidente de l'Assemblée sortante, est majoritairement francophone (mais avec seulement 52 % environ de la population ) et fortement marqué par l'immigration.

Le pourcentage de non francophones et non anglophones est en effet supérieur à 35 %, c'est à dire trois fois ce que l'on trouve en moyenne au Québec.

La population de la circonscription compte notamment près de 1 800 Antillais et Caribéens, dont un tiers d'Haïtiens, près de 2 500 originaires d'Amérique Latine (dont 700 Chiliens et plus de 500 Péruviens), plus de 3 300 personnes originaires d'Europe de l'Est (dont un tiers de Roumains et près d'un millier de Polonais), près de deux mille personnes à origine grecque, de trois mille à ascendance italienne, un bon millier de Portugais, plus de 1 700 Espagnols, près d'un millier d'Egyptien et plus de mille Libanais (il y en a plus de 60 000 au Québec), un Afghan sur six vivant au Québec, mais surtout près de trois mille personnes d'origine indienne, près de 8 500 Chinois et près de 1 700 Vietnamiens.

Le niveau de formation de la population n'est pas négligeable (il est même assez nettement supérieur aux moyennes québécoises) et celui des revenus, si l'on observe près d'un tiers de personnes disposant de moins de 15 000 huards de revenus, atteste aussi d'un taux de 16 % de revenus supérieurs à 60 000 huards.

Une « élasticité «  plus grande des inégalités de revenu qui peut justifier le vote libéral.

A noter cependant que Fatima Houda Pépin, élue depuis 1994, avait été reconduite en 2008 avec une participation de 52,2 %, inférieure à la moyenne québécoise.

Laporte
: 45 573 électeurs, territoire inchangé depuis 2008.

Ce siège, dont le nom est celui du Ministre Pierre Laporte, assassiné en 1970 par les militants du Front de Libération du Québec, est urbain, organisé autour de la cité de Saint Lambert et de quartiers de Longueuil, comme La Pinière dont nous venons de parler.

La ville de Longueuil compte, en agglomération, un peu plus de 230 000 habitants et le maire en est Carole Saint Hilaire, compagne de l'ex acteur Maka Kotto, dont nous avons vu qu'il était lui même élu de l'Assemblée nationale pour le district de Bourget.
Longueuil se situe directement face à Montréal, sur la rive Sud du Saint Laurent.

Le siège de Laporte, libéral depuis 1981, est doté d'une population relativement âgée (le nombre des plus de soixante cinq ans est proche de celui des jeunes mineurs), francophone à 70 %, avec environ 18 % d'anglophones et plus de 14 % d'immigrants.

La population étrangère comporte tout ou partie de 10 000 personnes d'origine européenne (Italie, Allemagne, Espagne) et l'on trouve aussi plus de 400 personnes d'origine afghane et un bon millier de Chinois.

Le revenu médian des habitants est plus de quinze points au dessus de la moyenne québécoise.

La Prairie, siège détenu par François Rebello, député péquiste rallié à la Coalition Avenir Québec, a connu quelques évolutions depuis 2008.

Il compte 41 572 électeurs, ayant été amputé depuis 2008 des localités de Saint Constant et Saint Mathieu au profit du siège de Sanguinet.

Saint Constant, c'est un peu plus de 25 000 habitants et Saint Mathieu, un peu moins de 1 900.

Lors du scrutin de 2008, François Rebello l'avait emporté de 2 704 voix devant le candidat du Parti libéral, après avoir lui même perdu de 1 285 voix face à la candidate de l'ADQ en 2007.

L'incertitude du scrutin avait apparemment intéressé les électeurs puisque le taux d'exercice du droit de vote avait été de 63,6 %.

Les secteurs disjoints de la circonscription avaient apporté 6 116 voix au Parti Québécois, 1 950 suffrages à l'ADQ sortante et 3 449 au parti libéral.

De fait, déduction faite de ces performances, il reste, sur les résultats de 2008, 10 266 voix PQ (avec la question posée par le changement de parti de l'élu), 10 229 voix libérales et 3 428 votes ADQ.

On mesure immédiatement les intentions de ceux qui ont conçu le découpage de la nouvelle circonscription.

Cette circonscription plutôt jeune ( le taux des moins de 18 ans y est supérieur de quatre points à la moyenne québécoise et le taux des plus de 65 ans inférieur de cinq points) est largement francophone (près de 88 %).

La population est relativement diplômée (un tiers d'anciens étudiants), et l'immigration est d'abord d'origine européenne, avec une communauté chinoise d'environ 600 personnes en sus.

Quant au revenu moyen des ménages, il se situe trente points au dessus de la moyenne québécoise.

Marie Victorin
: 46 217 électeurs, avec une sensible hausse due au rattachement d'une partie de la circonscription de Taillon, le siège historique de René Lévesque, située au Sud du boulevard de Chambly.

Ce siège urbain, fief péquiste, est découpé au sein de la municipalité de Longueuil.

Il est largement francophone (plus de 85 %) et comme le veut la structure de la population de Longueuil, compte un certain nombre d'immigrants.

La population immigrée comprend notamment une communauté haïtienne (près de 1 500 personnes), les deux milliers d'Italiens réglementaires, 1 200 personnes originaires du Maghreb, un millier de Chinois et près de six cents Indochinois.

Taillon : 50 666 électeurs, avec un siège amputé de ce qui a été rajouté à la circonscription voisine de Marie Victorin.

La circonscription historique de René Lévesque, chef du PQ, qui fut un temps celle de Pauline Marois, est aujourd'hui représentée par Marie Malavoy, ancienne Ministre du gouvernement de Jacques Parizeau et un temps députée de Sherbrooke et dirigeante du Parti Québécois.

La population résidente est d'abord francophone (plus de 86 %) et comporte également une proportion non négligeable d'immigrants.

On trouve de nouveau une population d'origine haïtienne (plus de 1 600 personnes), plus de 1 700 Latino Américains, près de trois mille Italiens, plus d'un millier d'Africains, un millier de Maghrébiens, quatre cents Afghans ou encore 800 Chinois et 900 Indochinois.

Vachon
: 48 095 électeurs, dans une circonscription inchangée depuis 2008 correspondant à la partie Nord Est de la cité de Longueuil, dans le quartier Saint Hubert.
Concrètement, le siège est situé à proximité et autour de l'aéroport de Montréal, Saint Hubert, les activités économiques tournant beaucoup autour du transport aérien et spatial (Ecole nationale d'Aérotechnique, Société Pratt et Whitney, Agence spatiale canadienne).

Le nom du siège est d'ailleurs inspiré par l'un des pionniers de l'aviation canadienne, Roméo Vachon (1898-1956) qui fit beaucoup pour le développement de l'aviation dans la partie Nord du Québec et du Canada en général.

Le siège est francophone à 82 % et, comme les autres découpés sur cette immédiate banlieue de Montréal qu'est Longueuil, compte une population assez diverse.

On compte environ 11 % d'immigrants et parmi eux, une communauté d'origine haïtienne (plus de 1 400 personnes), un millier de Latino Américains, notamment Chiliens et Péruviens, les deux mille Italiens habituels, près de 600 Chinois et 800 Indochinois.

Montarville
: 51 710 électeurs, dans une circonscription nouvelle, découpée au sein de l'agglomération de Longueuil, à partir de Boucherville , détachée du siège dissous de Marguerite d'Youville et de Saint Bruno de Montarville, tiré de Chambly.

Nous avions déjà remarqué que le siège de Marguerite d'Youville, particulièrement disputé en 2008, comprenait également Sainte Julie, secteur où le PQ avait construit son succès, tandis que Saint Bruno a plutôt tendance à voter pour le parti libéral.

Pour Boucherville, on obtenait, en 2008, 8 848 voix pour le Parti libéral, 8 551 voix pour le Parti québécois et 3 696 suffrages pour l'ADQ.

Pour Saint Bruno de Montarville, le parti libéral était arrivé en tête avec 6 355 voix, le PQ réunissant 4 535 suffrages et l'ADQ 2 012.

Résumons nous.

Au départ, nous avons le siège de Chambly, celui de Marguerite d'Youville et le district de Verchères, qui va recevoir Sainte Julie.

Les trois sièges sont péquistes en 2008 et on va créer un nouveau siège pour lequel les conditions sont posées pour qu'il puisse tomber dans l'escarcelle libérale puisque nous avions, sur le découpage de Montarville, 15 203 voix PLQ, 13 086 voix péquistes et 5 808 suffrages ADQ.

Le tout sur un siège francophone à plus de 90 %, avec une immigration limitée à 6 %, majoritairement européenne.

Vaudreuil
: 56 595 électeurs inscrits, dans un siège très proche de Montréal qui n'a pas connu de modifications depuis 2008.

Ce fief libéral compte deux tiers de francophones mais aussi près d'un quart d'anglophones et environ 10 % d'immigrants, majoritairement européens.

Soulanges
: 46 644 électeurs, sur un territoire inchangé depuis 2008.

Ce district, plutôt libéral, se situe aux confins de l'Ontario et du Québec, et est proche de l'agglomération de Gatineau Ottawa.

Plus éloigné de Montréal, le siège est donc d'abord composé d'agglomérations de maisons individuelles occupées par leur propriétaire, et compte une population nettement francophone (environ 80 %) pour un sixième d'anglophones.

6 % d'immigrants, majoritairement européens.

Sanguinet : 38 350 électeurs inscrits, tirés de La Prairie (Saint Constant et Saint Mathieu), Huntingdon (Saint Rémi) et Châteauguay (Sainte Catherine).

En 2008, le PQ a obtenu dans ces secteurs 10 484 voix, le parti libéral 6 449 et l'ADQ 3 954.

Le siège semble donc promis en quelque sorte au Parti québécois.

La circonscription compte une population résidente de familles propriétaires de maisons individuelles, avec une moyenne d'âge plus basse que dans la moyenne québécoise,

Elle est très largement francophone (93 %) et compte moins de 4 % d'immigrants, essentiellement européens.

Taux de chômage assez faible, niveau de qualification secondaire déterminant, qu'il s'agisse de l'enseignement technique comme de l'enseignement général et niveau de revenu situé dans les couches moyennes et moyennes inférieures de la population active.

Maintenant que nous en avons terminé avec la Montérégie, passons à Laval.

La région de Laval, correspondant à la municipalité du même nom, compte désormais six sièges, la création 2012 étant le siège de Sainte Rose.

Chomedey : 56 557 électeurs, dans un secteur quelque peu réduit au profit du siège de Fabre.

Le siège est un fief libéral depuis sa création en 1981.

La modification territoriale, portant sur des secteurs assez peu peuplés (proximité des noeuds autoroutiers de l'autoroute Laval Ouest et Chomedey et des lignes électriques à haute tension), ne change pas vraiment la donne.

La population de la circonscription est plutôt âgée, et présente la particularité d'être la première des circonscriptions québécoises où la population majoritaire n'est ni anglophone ni francophone.

On compte en effet un peu plus de 42 % de francophones et de 12 % d'anglophones, pour plus de 45 % d'autres locuteurs...

La raison en est assez simple : Chomedey est le quartier Grec de l'agglomération de Montréal Laval, avec plus de 12 000 originaires, soit un Grec sur cinq vivant au Québec dans cette seule circonscription.

On compte également 3 500 personnes d'ascendance ou originaires d'Italie, près de deux mille Juifs, et enfin, près de 4 000 Libanais et plus de 5 000 Arméniens.
Pour cette communauté, cela fait pratiquement un Arménien sur quatre vivant au Québec.

L'action démocratique du Québec a d'ailleurs présenté, par le passé, une candidate issue de la communauté grecque, Phani Papachristou, qui avait suivi un candidat arménien, Viken Darakdjian, responsable dans sa communauté.

Fabre : 47 021 électeurs, dans une circonscription réduite pour créer le nouveau siège de Sainte Rose, et située sur la pointe Sud de l'île de Laval.

Le siège étant resté libéral avec une majorité de 2 924 suffrages, il faudra donc se demander si les secteurs restés sur Fabre sont ceux qui votaient libéral ou ceux qui votaient PQ.

La même remarque vaut évidemment pour Sainte Rose.

Le siège compte une population relativement plus jeune que celle de Chomedey, vivant dans des lotissements de maisons individuelles en propriété, francophone à près de 68 %, comptant là encore près d'un cinquième d'immigrants et leur descendance.

Le niveau de qualification est majoré, le taux de chômage faible, la population d'ascendance étrangère comprenant 3 500 Grecs, autant d'Italiens, et entre 1 600 et 1 800 Libanais et Arméniens.

Pour ce qui est de la présence de la population arménienne, ne pas oublier qu'elle peut fort bien être arrivée dans les années 20 ou plus tard à partir du génocide sous l'administration ottomane, mais qu'elle peut aussi procéder des effets de la guerre du Liban à compter de 1975.

Revenus médians et moyens de la population se situent vingt points au dessus de la moyenne québécoise.

Laval des Rapides
: 53 418 électeurs, avec un petit bout de territoire de Mille Îles en plus depuis 2008.

Le gain de territoire s'est opéré sur la partie de Mille Îles comprise entre l'autoroute Papineau et le boulevard Notre Dame de Fatima.

Le siège est de peu acquis au Parti libéral (43/39 en 2008), et y ajouter un secteur de Mille Îles (libéral avec 10 points d'avance) peut viser à renforcer la position.

La circonscription abrite une population plutôt âgée, vivant plutôt dans des maisons de ville et des collectifs, assez nettement francophone (près de 75 %) et, là encore, marquée par la présence d'allophones (plus de 20 %).

On trouve ainsi plus de 2 400 Haïtiens, plus de 5 000 Italiens, 1 600 Portugais, 1 200 Espagnols, un millier de Maghrébiens et 2 300 Libanais.

Le revenu médian se situe dans la norme québécoise et le revenu moyen des ménages un peu en dessous.

Mille ÃŽles
: 41 384 électeurs, dans une circonscription dont l'effectif électoral a baissé depuis 2008 (55 956 électeurs alors) pour renforcer Vimont, largement amputé par Sainte Rose et, dans une moindre mesure, Fabre.

Située à la pointe Nord de l'île de Laval, la circonscription est faite de lotissements de maisons individuelles dont les occupants sont propriétaires.

74 % de francophones et un peu plus de 20 % d'allophones sur le siège, un peu comme sur Laval des Rapides.

Comme sur la circonscription précédente, grosse communauté haïtienne avec près de 4 000 personnes, très grosse communauté italienne (plus de 8 200 personnes de nationalité ou d'origine), entre autres populations immigrantes signficatives.

Vimont : 44 024 électeurs, dans une circonscription très remodelée depuis 2008.

La précédente circonscription était constituée de deux ensembles urbains séparés en leur milieu par l'emprise de la voie ferrée du Canadian Pacific Railway.
Elle a été largement poussée vers le Nord Ouest et la voie ferrée lui sert désormais de limite méridionale avec le nouveau siège de Sainte Rose.

Le siège abrite une population plutôt jeune, constituée de propriétaires d'un habitat de maisons individuelles, dont les trois quarts sont francophones et un bon cinquième allophone.

Encore une fois, une communauté haïtienne (près de 2 800 personnes), très forte présence des Italiens (près de 10 000 originaires et descendants), 600 Libanais et autant de Maghrébins, et environ 1 300 originaires de Chine et du Sud Est asiatique.

Revenus quinze points au dessus des moyennes québécoises et taux de pauvreté inférieur d'un tiers à la moyenne de la province.

Sainte Rose
: 49 279 électeurs, produits par le redécoupage de Fabre et de Vimont.

Circonscription à la population plutôt jeune, de propriétaires occupants d'un habitat de maisons individuelles comprenant notamment des programmes de maisons mitoyennes (15 % du parc immobilier).

Près de 80 % de francophones et 15 % d'allophones.

On compte encore un bon millier d'Haïtiens,1 200 Grecs, plus de 4 000 Italiens, entre autres communautés bien représentées.

Les revenus se situent dans un rapport de 1,15 à 1,2 par rapport à la moyenne québécoise, et le taux de chômage est faible, le taux de pauvreté étant, pour sa part, près de deux fois inférieur à la norme québécoise.

A noter que les six sièges comptent désormais un total de 291 683 électeurs, alors que les cinq précédents en comptaient 278 860.

Ce qui veut dire que la moyenne d'électeurs par siège se situe désormais à 48 614 électeurs contre 55 772 précédemment.

Montréal dans un autre message.
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Re: Elections provinciales québécoises de 2012

Messagede anjou49 » Lun 20 Aoû 2012 17:17

un sondage de legermarketing date du 16 août:

- PQ: 33%
- PLQ: 28%
- CAQ: 27%
- QS: 5%
- ON: 3%
- PVQ: 2%

http://www.legermarketing.com/admin/upl ... 7_2012.pdf
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Re: Elections provinciales québécoises de 2012

Messagede Pullo » Lun 20 Aoû 2012 20:47

Dommage que le lien ne fonctionne pas...
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Re: Elections provinciales québécoises de 2012

Messagede Eco92 » Lun 20 Aoû 2012 20:58

Ce sondage confirme la place du PQ, ainsi que la baisse du PLQ et la montée de la CAQ. QS perd un peu de points avec la montée du PQ et d'ON, ce qui est assez logique.

Ce sera intéressant d'avoir un sondage post-débat des des chefs, il a eu lieu hier et a permis à Jean Charest, Pauline Marois, François Legault et Françoise David de croiser le fer. De l'avis général de journaux fort différents (la presse, le devoir, le journal de montréal) c'est Françoise David qui s'en est le mieux sortie, personne ne perdant vraiment. Cela étant cela ne risque pas pour autant de faire particulièrement monter QS, peut-être d'assurer sa place dans sa circonscription...

Sinon Le Devoir a créé un outil intéressant, un comparateur de programmes (qui ne prend en compte que les partis représentés l'Assemblée nationale : PLQ, PQ, CAQ, QS, ON) : http://elections.ledevoir.com/elections-quebec-2012
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Re: Elections provinciales québécoises de 2012

Messagede MiniM » Lun 20 Aoû 2012 21:02

vudeloin a écrit:Une « élasticité «  plus grande des inégalités de revenu qui peut justifier le vote libéral.


En fait, dans la région montréalaise, le plus grand justificatif du vote libéral, c'est l'ethnicité. Les anglophones et immigrants votent très fortement pour les libéraux au niveau provincial.
D'ailleurs, c'est assez évident sur la Rive-Sud, le vote libéral est le plus élevée dans les circonscriptions à immigration élevée et avec une présence anglophone. Immigration sur la Rive-Sud qui est cependant différente de celle sur l'île de Montréal, l'immigration en banlieue étant plus en moyens financiers que celle sur l'île, qui est très pauvre dans certains quartiers.

L'immigration en banlieue est aussi plus choisie. Ce sont des gens qui ont souvent une bonne vie dans leur pays, mais qui immigrent quand même, par choix ou pour un meilleur avenir pour leurs enfants. Un cas plutôt symbolique est celui de Sadia Groguhé, députée fédérale NPD de Saint-Lambert, mais qui est née à Marseille et a été conseillère municipale PS d'Istres de 1995 à 2000. De même, beaucoup d'étudiants étrangers viennent étudier au Québec afin d'y immigrer plus tard, y compris un nombre significatif de français d'origine non-française (sans vouloir offenser personne).

Pour ajouter au comparateur de programmes, la télévision d'état, a créé un quizz électoral qui indique de quel parti le répondant est le plus prêt: http://www.radio-canada.ca/sujet/elections-quebec-2012/2012/05/04/001-interactif-boussole-electorale.shtml
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