
Eco92 a écrit:D'autres détailleront, mais une américaine a été assassinée par l'ICE à Minneapolis.
Renée Nicole Good, une femme de 37 ans, maman d'une jeune enfant, poétesse, pas connue pour être spécialement militante, s'est opposé à la déportation de ses voisins et a été abattue. La version officielle déclare qu'elle a tenté de tuer des policiers avec sa voiture, version que toutes les vidéos démentent.
Ce pourrait être un point de bascule, mais en trumpie c'est toujours difficile à saisir. Le président maintient une version délibéremment fausse en insultant la mémoire de la défunte. Par ailleurs plusieurs caps ont déjà été franchi et auraient pu sembler des points de bascule (la déportation de citoyens américains d'origine latinoaméricaine par exemple) et finalement non.
Il reste que je vois bien que l'émotion semble très forte dans les milieux de gauche, et rebondir bien plus que d'autres morts. Le fait que ce soit une américaine blanche et blonde doit jouer, sans doute, à l'identification par les milieux médiatiques et militants dépassant les cercles de la gauche investie ou mobilisée sur les questions raciales.
https://www.lemonde.fr/international/ar ... _3210.html
Sinon, j'avoue en être surpris, mais le Sénat a adopté un texte visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump contre le Venezuela ; une motion de procédure passée avec 52 voix pour – dont 5 sénateurs républicains – et 47 contre. Il s'agit cependant d'une première étape, il doit ensuite passer au vote du texte en tant que tel (ce qui n'est pas une motion apparement) et ira vers la Chambre des représentants pour adoption. Donal Trump pourra toujours y mettre son veto. Autant dire que c'est très symbolique, mais justement que 5 sénateurs aient voté la motion sans réel enjeu à par se faire traiter d"'idiots par Trump m'étonne.
Il y a plusieurs façons de vous répondre. La première consiste à relayer les inquiétudes de nombreux observateurs américains. Les élections de mi-mandat auront-elles lieu en novembre dans des conditions de sécurité et de sérénité nécessaires pour ce type de grand rendez-vous démocratique ? Le déploiement de la garde nationale à Los Angeles et Washington, de forces fédérales à Memphis, la menace récente d’envoyer l’armée à Minneapolis, actuellement au cœur de toutes les tensions : tout cela justifie cette interrogation. On sait aussi que l’administration continue à promouvoir des cartes électorales plus favorables aux républicains dans certains Etats, qu’elle veut purger les listes électorales, qu’elle remet en cause les procédures de vote par anticipation.
On voit aussi dans les discours officiels de la Maison Blanche des termes relevant d’une sorte d’affrontement civique impitoyable, entre les « patriotes » et les « ennemis de l’intérieur », qui prennent différentes formes : juges fédéraux prenant des décisions contre l’administration, opposants politiques, citoyens mobilisés dans la rue, médias traditionnels critiques, etc. Toute parole contradictoire est dévalorisée, caricaturée, vidée de toute légitimité.
[...]
Les sondages et les élections partielles (comme début novembre 2025) montrent un rejet puissant de la marque MAGA et des républicains. Cela ne signifie pas du tout que les démocrates ont retrouvé une crédibilité, mais que le mécontentement des Américains monte. Si les démocrates reprenaient le contrôle de la Chambre des représentants (ce sera plus dur au Sénat), ils auraient la possibilité de lancer des commissions d’enquête. Mais Donald Trump a considérablement étendu le champ d’action de l’exécutif. Certes, il serait plus contraint, l’affrontement politique se rééquilibrerait un peu, mais il aurait encore beaucoup de latitude.




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Dotée d’un budget considérable – moins de 6 milliards il y a dix ans, contre 85 milliards de dollars (plus de 71 milliards d’euros) aujourd’hui, qui en font l’agence fédérale la mieux dotée [...] L’ICE a également recruté en moins d’un an 10 000 personnes, faisant plus que doubler ses effectifs, à 22 000 agent·es. .
[...] Cependant, les objectifs présidentiels n’ont pas été remplis. Le ministère de la sécurité intérieure a annoncé en décembre que 622 000 personnes sans papiers avaient été expulsées, loin du million promis par Trump. Lors de la dernière année du mandat de Joe Biden, son prédécesseur, 778 000 personnes avaient été rapatriées dans leurs pays.




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