de cevenol30 » Jeu 3 Mar 2016 20:27
Sur la primaire des démocrates de l'étranger, c'est sûr que les votes à l'urne connus avantagent tous Sanders.
Quant au fait que les diasporas sont plus conservatrices, je ne sais pas... En France, les circos de l'étranger n'ont pas envoyé monolithiquement des députés UMP, même si ce fut le vote majoritaire en Suisse ou Israël; on a même un socialiste "frondeur" (mais pas de Vert ou Front de Gauche). Sociologiquement, les Français de l'étranger et surtout ceux qui sont en contact avec l'ambassade et votent ont, semble-t-il, plus un profil sinon entrepreneur, du moins "entreprenant" et seraient plus libéraux économiquement. Aux USA, c'est peut-être davantage si tu es bien à gauche que tu sens le besoin de prendre l'air ailleurs...
Le clivage Républicains - Démocrates, vu de l'étranger et à l'heure actuelle, ressemble à un clivage droite-gauche et même si c'est plus compliqué (la ligne jaune n'est pas au même endroit et les deux partis ont échangé leurs places) il n'en reste pas moins que les démocrates sont perçus comme un équivalent des socio-démocrates (y compris au sein des appareils, où les victoires démocrates sont accueillies avec le sourire et où Blair avait suggéré à Clinton de rejoindre une Internationale élargie; on y ignore beaucoup l'existence du parti frère Democratic Socialists of America, trop petit) et qu'être un "blue dog" (Démocrate conservateur, reste des Démocrates du Sud-Est qui pour certains -on a encore ça aux primaires des années 1970- revendiquaient le drapeau confédéré), vu de l'étranger, ça n'a aucun sens. Que les démocrates de l'étranger soient plutôt socio-démocrates n'est donc pas si surprenant.
Ca ne préjuge pas nécessairement de l'ensemble des électeurs américains, d'ailleurs. Ils sont cependant logiquement plus sensibles à l'image extérieure de leur pays, qui fut particulièrement mauvaise sous "W" le républicain.
Rubio, que ce soit pour maintenant ou plus tard, a intérêt à se montrer le moins Trump-compatible possible, afin de ramasser les morceaux quand ce sera le moment (au pire, dans 8 ans...).
Pour la vice-présidence, il semble net qu'après Obama et avec la forte présence d'Hillary dans les primaires (là mais déjà en 2008 avec un peu moins de réussite), un "ticket" de deux hommes blancs n'est probablement pas une bonne idée.
Trump a toujours au moins la possibilité Palin, même si elle a déjà servi et échoué (avantage aussi: s'assimiler un peu par là à Mc Cain, à l'image plus lisse ou différente en tous cas). Et sinon, il finira bien, une fois en passe d'être investi, par obtenir plus de ralliements. Et une surprise est toujours possible (qui pensait à Palin pour le ticket de 2008 avant qu'elle y fût?).