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La vie politique ukrainienne

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Re: La vie politique ukrainienne

Messagede manudu83 » Lun 27 Oct 2014 21:47

A noter qu'actuellement le parti de yatsenouk devancerait de très peu en voix le bloc poroshenko mais celui-ci aurait une nette avance en siège grâce à une victoire dans 64 circonscriptions à scrutin majoritaire.

il y aurait aussi 100 candidats indépendants élus dans les circonscriptions majoritaires.
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Re: La vie politique ukrainienne

Messagede ploumploum » Lun 27 Oct 2014 22:20

manudu83 a écrit:A noter qu'actuellement le parti de yatsenouk devancerait de très peu en voix le bloc poroshenko mais celui-ci aurait une nette avance en siège grâce à une victoire dans 64 circonscriptions à scrutin majoritaire.

il y aurait aussi 100 candidats indépendants élus dans les circonscriptions majoritaires.



Parmi les élus au scrutin majoritaire, Svoboda en aurait une poignée (6) et Dmytro Iaroch, le leader de l'autre parti d'extrême-droite Secteur Droit (Pravy Sektor) serait également élu.

http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... _3214.html
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Re: La vie politique ukrainienne

Messagede ploumploum » Mar 28 Oct 2014 22:31

Répartition provisoire des sièges (90 % du dépouillement)

Bloc Petro Poroshenko : 131 sièges
Front Populaire ( Arseniy Yatsenyuk ): 82 sièges
Samopomich : 33 sièges
Bloc d'opposition (Anciens du Parti des Régions): 29 sièges
Parti radical : 22 sièges
Union panukrainienne (Ioulia Tymochenko): 19 sièges

Le Bloc Petro Poroshenko pointe à 21,8 % des suffrages et le Front Populaire est crédité de 22,2 %
Samopomich :10.96 % / Bloc d'opposition : 9.35% / Parti radical : 7.46% / Union panukrainienne 5.7%

Svoboda est à 4,7 %

http://en.interfax.com.ua/news/general/231507.html
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Re: La vie politique ukrainienne

Messagede Fabien » Mer 29 Oct 2014 12:30

Nous disposons maintenant des résultats quasi-définitifs http://www.cvk.gov.ua/pls/vnd2014/wp300ept001f01=910.html des législatives en Ukraine, au moins pour ce qui est des votes. Pour la répartition des sièges entre factions au parlement, il faudra attendre plusieurs semaines (une centaine d'indépendants ont été élus, majoritairement dans les régions russophones du sud-est).

On constate que les sondages ne sont décidément pas très fiables en Ukraine. Aucun ne donnait le "Front Populaire" à ce niveau, le bloc d'opposition qui fait plus de 9% était rarement donné au-delà des 5%, etc. A leur décharge, les scores de ces forces politiques sinon nouvelles, du moins recomposées, est assez difficile à évaluer. Les enquêtes reflétaient nettement mieux le poids de partis plus anciens, comme celui de Timochenko, Svoboda, et le PC.
La participation varie du simple au double entre Lougansk et Donetsk, où elle ne dépasse pas le tiers des inscrits, et Lviv, bastion d'extrême-droite où elle atteint les 70%. Ceux des électeurs des deux régions insurgées qui ne pouvaient pas voter n'ont évidemment pas été pris en compte dans le calcul. Difficile de ne pas voir dans cette abstention massive une forme de protestation contre le régime.

Le Front Populaire (si mal nommé!) du premier ministre Iatzeniouk arrive en tête dans les oblast de Volynie, Zhytomir, Ivano-Frantisk, Kiev, Kirovgrad, Lviv, Poltava, Rivine, Ternopil, Kmlenytski, Tcherkassy, Chernivtsi, dans l'ouest et le centre du pays. C'est cependant à l'ouest et notamment en Galicie que cette coalition creuse l'écart, avec des scores dépassant les 30%. Visiblement, l'électorat ultra-nationaliste de ces régions a choisi une forme de "vote utile" au profit d'une coalition assez proche de ses idées. C'est assez net quand on voit le très fort recul qu'y enregistre Svoboda par rapport à 2012. Inversement, la coalition du premier ministre, réticent vis à vis de toute compromis avec les insurgés, fait de mauvais scores dans le sud-est (moins de 10%, descendant jusqu'à 6% à Lugansk et Donestk). Autrement dit, compte-tenu de l'abstention, guère plus d'un électeur inscrit sur 30 dans ces régions...

Le bloc Porochenko, par comparaison, a un électorat bien moins polarisé, et s'en sort relativement bien dans le sud-est russophone, où il dépasse partout les 10%, voire les 20%. Il ne faut cependant pas oublier que son score, comme celui de tous les pro-Maïdan, est artificiellement majoré par l'abstention de l'électorat le plus hostile au régime. L'ouest ultra-nationaliste semble tenir rigueur au président des maigres concession qu'il a dû consentir aux insurgés: le score de son parti y est franchement médiocre, parfois moitié moins que la coalition du premier ministre. Peu de véritables bastions, hormis l'oblast de Vinnitsya, au nord-ouest de la région d'Odessa. La Transcarpathie, assez distincte de la Galicie voisine, est une enclave "porochenkiste" dans l'ouest qui soutient Iatseniouk.

J'ignore le point de vue du troisième parti, conservateur et pro-Maïdan, sur un éventuel processus de paix. Leurs meilleurs scores se situent à l'ouest, au centre dans une moindre mesure, et surtout à Kiev (plus de 21%) .
Le bloc d'opposition, assemblage hétéroclite d'héritiers de l'ancien parti des régions, reprend logiquement l'implantation très hétérogène de ce dernier. Cette coalition qui s'est sentie obligée de se démarquer très fermement des insurgés arrive en tête dans 5 oblast du sud-est (Dniepropetrovsk, Donestk, Zaporyzhia, Lugansk, Karkhiv) et arrive légèrement derrière le parti présidentiel à Odessa, Mikoilaiv, Kherson. Son score culmine à 39% à Donetsk, 35% à Lugansk... et n'atteint même pas les 1% dans les trois oblast de Galicie!

L'ultra-nationaliste parti radical de Lyaschko, le "parti de la guerre" par excellence, ne réalise nulle part de performance vraiment spectaculaire. Ses meilleurs scores sont plus dans le centre du pays qu'à l'ouest, où l'électorat le plus belliciste a visiblement préféré la coalition du premier ministre au parti du milicien à la fourche...

Le parti de Timochenko est sous les 5% dans le sud-est (2% à Donetsk et Lougansk) assez homogène ailleurs, n'atteignant nulle part les 10%. L'ancien premier ministre est la victime la plus spectaculaire de la concurrence dans le camp "pro-guerre". Ses déclarations enflammées n'ont visiblement pas fait oublier à l'électorat ultra-nationaliste (que les journalistes bien-pensants désignent comme "pro-occidental) son opportunisme et son affairisme notoire.

Autre perdant, le "pas d'extrême-droite" Svoboda est relégué sous les 5%, descendant sous les 10%, en 4eme position dans son fief de Galicie où il était premier ou deuxième en 2012.

Le parti communiste est sous les 5%, principalement à cause de la Galicie où il n'atteint même pas les 1%, et dans une moindre mesure des autres oblast de l'ouest. C'est la première fois qu'il disparait de la rada, mais pas la première fois qu'il est sous les 5% (un peu plus de 3% en 2006, avec un autre mode de scrutin). Il approche ou dépasse les 10% dans les oblast du sud-est, talonnant même le parti présidentiel à Lugansk avec plus de 12%. Persécuté par la régime qui a engagé une procédure pour le dissoudre, le PCU voit ses membres molestés (comme d'autres élus d'opposition) avec la bénédiction des autorités. Il réunit tout de même 4% des suffrages exprimés, malgré l'abstention massive de son électorat naturel. Il est passé à quelques dizaines de milliers de voix de conserver sa place à la Rada, ce qui aurait été un camouflet pour le régime qui lui dénie tout droit à exister. Reste à savoir les communistes persisteront dans l'attitude légaliste qu'ils affichaient jusqu'à maintenant à Kiev, et qui suscite les moqueries de certains sympathisants des insurgés...

9e, le parti pro-occidental de Grytschenko a un électorat assez équitablement réparti (3% en moyenne) sauf logiquement à Donetsk et Lougansk où il ne dépasse guère les 1%.

Avec un score équivalent, Ukraine Forte, autres héritier du parti des régions, a la même géographie électorale que le bloc d'opposition, avec une pointe à 11% à Odessa (où l'électorat est très éclaté).
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Re: La vie politique ukrainienne

Messagede MiniM » Mer 29 Oct 2014 23:56

Donc, aussitôt que l'on oppose à l'invasion russe, on est d'extrême-droite?
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Re: La vie politique ukrainienne

Messagede Fabien » Jeu 30 Oct 2014 14:04

MiniM a écrit:Donc, aussitôt que l'on oppose à l'invasion russe, on est d'extrême-droite?


Je vous laisse la responsabilité de votre jugement sur "l'invasion russe". Pour le reste, on peut difficilement contester que les partis et coalition majoritaires "pro-européens", même s'ils ne sont pas homogènes, comptent des éléments d'extrême-droite.
Les médias, par facilité et parce qu'ils ont un a priori favorable sur ces forces, s'en tiennent à l'affichage officiel ("libéral", "pro-européen", "pro-occidental", "conservateur", etc.). Mais dès qu'on veut se donner la peine de creuser un peu, la réalité est tout autre. Ne faites pas trop confiance aux médias dominants. Souvenez-vous que déjà il leur avait fallu des semaines pour admettre du bout des lèvres que l'extrême-droite était très présente sur la Maïdan...
Premier élément qu'ils oublient, la frontière entre droite et extrême-droite, ainsi que le constatais, est bien moins nette en Ukraine que chez nous. Tous les partis "pro-occidentaux" sans exception sont favorables à la réhabilitation du collabo Bandera. Le "Front Populaire " de Iatseniouk a intégré des gens venus de Pravy Sektor. Lyaschko, du parti radical, est un chef de milice. Timochenko (même si elle est avant tout une opportuniste) a aussi intégré d'authentiques fascistes dans son parti. Tous à part Porochenko (qui affiche cependant comme les autres un anti-communisme à la limite du fanatisme) tiennent des propos incendiaires. Ils ne sont peut-être pas, de façon homogène, d'extrême-droite. Mais beaucoup peuvent être classés de ce côté. Et la nouvelle majorité comporte indéniablement une forte composante ultra-nationaliste. Bon nombre de ses élus siègeraient chez nous aux côtés de Gilbert Collard, de Jacques Bompard, et de Marion Maréchal-Le Pen. Si vous voulez en savoir plus, je vous renvoie à l'excellent travail d'Olivier Berruyer. Il ne déborde pas de sympathie pour le pouvoir de Kiev, mais quand il en dénonce les travers, il s'appuie sur des faits!
S'il fallait vraiment choisir (et nous ne sommes pas du tout obligés de le faire), ma solidarité et ma sympathie iraient plutôt à l'opposition, je ne le nie pas. Cela ne m'empêche pas de reconnaître qu'il y a dans le lot des gens pas forcément très recommandables. je ne comprends vraiment pas pourquoi ceux qui soutiennent le camp "pro-européen" se sentent obligés de nier les travers qui y sont fort répandus...
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Re: La vie politique ukrainienne

Messagede manudu83 » Jeu 30 Oct 2014 14:36

Loin de moi l'idée de vouloir réhabiliter Bandera mais on le retrouve régulièrement affublé du qualificatif collabo pour quelqu'un qui fut mis en prison par le régime nazi du 5 juillet 1941 au mois de juillet 1944 dont près de deux ans dans le camp de concentration Sachsenhausen et dont deux de ses frères sont morts au camp d'Auschwitz, celà mérite d'être nettement nuancé.

Bandera a cru que le régime Nazi lui permettrait d'établir un état ukrainien, il s'est donc allié à eux face aux polonais d'abord (à partir de 1934) puis face aux soviétiques qui avait envahi l'ukraine occidentale suite au pacte germano-soviétique.
Le plan Barbarossa débute le 22 juin 1941, Bandera déclenche alors sur l'arrière des lignes soviétiques une insurrection pour aider les allemands, il déclare son état indépendant le 30 juin 1941 et est arrété par les nazis le 5 juillet.

Bandera est un nationnaliste, antisémite d'état (à la manière d'un Maurras).
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Re: La vie politique ukrainienne

Messagede Fabien » Jeu 30 Oct 2014 14:44

manudu83 a écrit:Loin de moi l'idée de vouloir réhabiliter Bandera mais on le retrouve régulièrement affublé du qualificatif collabo pour quelqu'un qui fut mis en prison par le régime nazi du 5 juillet 1941 au mois de juillet 1944 dont près de deux ans dans le camp de concentration Sachsenhausen et dont deux de ses frères sont morts au camp d'Auschwitz, celà mérite d'être nettement nuancé.

Bandera a cru que le régime Nazi lui permettrait d'établir un état ukrainien, il s'est donc allié à eux face aux polonais d'abord (à partir de 1934) puis face aux soviétiques qui avait envahi l'ukraine occidentale suite au pacte germano-soviétique.
Le plan Barbarossa débute le 22 juin 1941, Bandera déclenche alors sur l'arrière des lignes soviétiques une insurrection pour aider les allemands, il déclare son état indépendant le 30 juin 1941 et est arrété par les nazis le 5 juillet.

Bandera est un nationnaliste, antisémite d'état (à la manière d'un Maurras).


Bandera ne s'est opposé qu'un temps aux nazis qui l'ont libéré au moment de l'offensive soviétique. Et ce n'était pas du tout une opposition liée à l'idéologie ou aux pratiques barbares des nazis, uniquement parce que ces derniers ne voulaient pas d'état ukrainien...
Admettons que Bandera soit l'équivalent d'un Maurras ukrainien (la réalité historique est sans doute plus complexe). Imaginons qu'une parti politique français se réclame de la mémoire de Maurras. Viendrait-il à l'idée des médias étranger de trouver cela parfaitement normal, et de qualifier simplement ce parti de "pro-européen", "pro-occidental", "libéral", ou "conservateur"? Les observateurs étrangers cloueraient-il au pilori quiconque ose suggérer que le dit parti comporte des tendances d'extrême-droite?

Ceci-dit, vous avez raison de vouloir remettre un peu de complexité et de nuance dans cette affaire. Hélas, quand on essaye de faire vaciller les certitudes en béton armé semées par le pensée et les médias dominants, on n'a guère le loisir de faire dans le détail...
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Re: La vie politique ukrainienne

Messagede manudu83 » Jeu 30 Oct 2014 15:57

Voici une citation de Bandera sur les juifs datant de mai 1941 :
"Les juifs doivent être isolés et expulsés des fonctions gouvernementales dans le but d'éviter tout sabotage, ceux qui sont strictement nécessaires seront conservés mais supervisés étroitement, l'assimilation des juifs est impossible"

Dans d'autres textes de la même période, ils demandent l'élimination des juifs opposés au régime qu'il compte mettre en place (il veux aussi éliminer les polonais et les russes).

"Le gouvernement bolchevik moscovite exploite le sentiment antisémite des masses ukrainiennes pour distraire leur attention des vrais raisons de leur infortune et il canalise leur frustration dans des progroms sur les juifs. L'OUN combat les juifs propagandistes du régime bolchévik mais dans le même temps il rend les masses ukrainiennes conscientes que l'ennemi principal est à Moscou."
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Re: La vie politique ukrainienne

Messagede alamo » Jeu 30 Oct 2014 16:50

MiniM a écrit:Donc, aussitôt que l'on oppose à l'invasion russe, on est d'extrême-droite?


une invasion ? fichtre !

discrète alors.

Pour aider à la compréhension du sujet, une petite histoire :

Donc un coup d’Etat a eu lieu en Belgique.

Des milices d’extrême droite flamandes, affichant fièrement les emblèmes de la Waffen SS et célébrant la mémoire de Léon Degrelle ont été armées et financées par une puissance étrangère hostile à la France (disons la Chine), et entrainées dans des camps situés dans un pays voisin, par exemple les Pays-Bas (je ne dis pas la Hollande, ça pourrait prêter à confusion), dans le but de renverser le pouvoir en place.

Tout se déroule comme prévu, les milices de nazillons entraînent quelques dizaines de milliers de personnes manifester sur la place Royale de Bruxelles, quelques mercenaires tirent depuis les toits à la fois dans la foule (pour faire accuser la police) et sur les flics (pour les énerver et les pousser à la réaction musclée ; sans aller quand même jusqu’à balancer des grenades offensives dans le tas comme dans certains pays voisins, mais bon).
Bref, la routine du bon gros coup d’état à la mode d’aujourd’hui.

Le premier ministre belge se sauve comme un péteux pour aller se réfugier à Paris (ce qui prouve d’ailleurs bien qu’il avait des choses à se reprocher), le pouvoir est renversé, et s’installe un gouvernement provisoire autoproclamé mêlant activistes d’extrême droite, oligarques locaux et quelques gugusses entièrement formés et formatés à l’étranger (en Chine, donc). Certes, à l’annonce du nouveau « gouvernement », sont un peu conspués par ses partisans quelques noms à consonance juive, mais heureusement BHL n’a rien entendu, il était en vacances à Dubaï.

Dès leur arrivée au pouvoir, ces nouveaux gouvernants nazillons et flamingands décident entre autres d’interdire l’usage du français, cette langue barbare.

Les Wallons (des cohortes de bouseux et d’anciens mineurs au chômedu, lit-on dans la presse chinoise) protestent et finalement se révoltent même ouvertement en réclamant un référendum d’autodétermination, voire, pour certains, le rattachement à la France.

Fort justement le nouveau régime, qui entre temps se cherche une légitimité en organisant des élections en pleine guerre civile pour faire élire officiellement, par 25% de la population, un oligarque de type berlusconien ayant fait fortune dans le chocolat (en Belgique, c’est assez connu, le chocolat), leur envoie l’armée, bombarde les villes et fait faire le sale boulot par des cohortes d’activistes nazis, de malfrats et de mercenaires bataves (je ne dis pas hollandais, ça pourrait prêter à confusion…). Après 3.000 à 4.000 morts, les atrocités perpétrées par ces joyeux drilles font bien râler quelques grincheux (Amnesty, HRW, etc) mais la Chine et ses affidés applaudissent devant cette leçon de démocratie.

Côté Français, le bon président F. Hollande s’inquiète quelque peu de voir cette guerre de moins en moins civile à quelques encablures de l’Hôtel de Ville de Lille (où trône une vieille copine), et envoie quelques bataillons de son armée camper à la frontière avec la Belgique.

La presse chinoise et celle de ses alliés hurlent donc au scandale que constituent les mouvements de troupes françaises près de la frontière belge (en France donc…), nombre de pays décidant de sanctionner durement la France et ses dirigeants : boycott du camembert et des robes Christian Dior, gel du compte en Suisse de quelques parlementaires (il a fallu choisir dans la liste) et interdiction à L. Fabius d’aller passer ses vacances en Mongolie Extérieure (le pauvre…)

Quant au bon président F. Hollande, il est qualifié de dictateur et de nouvel Hitler par une partie de la presse et de la classe politique chinoise, mongole, nord-coréenne et autres.

Ce qui lui fait bien de la peine.

Mais pas à Ming Ni M (politiquemaniaque chinois), qui peut dénoncer à grands cris « l’invasion française »...en France.
Dernière édition par alamo le Jeu 30 Oct 2014 16:58, édité 1 fois.
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