de Azertyuiop » Sam 27 Jan 2018 00:10
Je tiens à commenter les professions de foi des candidats avant le scrutin. Cela pourra peut-être éclairer sur les forces en présence en plus de donner des aspects des candidats que j'ignorais moi-même.
Isabelle Muller-Quoy de la République en marche! y pose à côté d'Emmanuel Macron alors que c'est Edouard Philippe qui figure sur ses affiches de campagne. Présentations personnelles de la candidate et de son suppléant + liste des soutiens communiquée : elle est assez fournie, le maire de Valmondois, Bruno Huisman la soutient comme attendu ainsi que le maire de Vallangoujard et ancien suppléant de Philippe Houillon, qui lui avait déjà apporté son soutien en juin mais on retrouve aussi les maires de Magny et de Marines, les deux communes les plus importantes du Vexin. 5 priorités sont évoquées : meilleurs transports publics, police de proximité, maintien des services publics dans les villages, agriculture viable et écologique, et le contact avec le terrain. 5 objectifs sont par ailleurs donnés : relancer l'Europe, refonder l'apprentissage et la formation professionnelle, transformer le système de retraire, mise en oeuvre de la transition énergétique et modernisation des institutions. La candidate rappelle aussi qu'elle n'a jamais été inéligible et rappelle la situation en question. Le bulletn de vote de la candidate est presque le même qu'en juin (seule la date change) : écriture en bleu clair sans photo.
Antoine Savignat des Républicains pose à côté de sa suppléante : les deux membres du binôme sont brièvement présentés là aussi. Le candidat rappelle qu'il avait annoncé que les élections devaient avoir lieu durant la première campagne et pointe la responsabilité de l'ex-députée. Il pointe que la démocratie ne peut vivre dans les mains d'un seul homme et que le besoin d'une opposition est vitale. L'essentiel du programme de la droite est décline : baisse des charges, des impôts et des taxes, défiscalisation des heures supplémentaires, restauration de l'autorité de l'Etat mais d'autres points sont mis en avant comme la formation professionnel et l'environnement. Il souhaite que ce territoire ne soit pas l'oublié du Grand Paris et insiste lui aussi comme IMQ sur le grave problème des transports dans le Vexin ainsi que sur la liquéfaction des services publics dans le rural. Aucune liste de soutiens affichée. Même bulletin de vote qu'en juin sur la forme : écrit en noir sans photo.
Stéphane Capdet du Front national pose à côté de Marine Le Pen, sur la profession de foi comme sur le bulletin de vote. Ce n'était pas le cas de la candidate FN en juin où il n'y avait pas d'illustration sur le bulletin. Sur le programme, n gros, ça donne : moins d'impôts, d'immigration et d'insécurité, plus de travail, de pouvoir d'achat et d'ordre. Sont évoqués le contrôle des frontières, de l'immigration, la baisse de 10% de l'impôt sur le revenu, le rétablissement de la demi-part pour les personnes veuves, l'expulsion des fichés S, la priorité aux PME/TPE, la priorité nationale pour le logement et l'emploi, le rétablissement de la transmission prioritaire des fondamentaux à l'école, la mise en place du référendum d'initiative populaire et le refus du communautarisme. Les candidats ne sont pas présentés personnellement.
Leila Saïb de la France insoumise pose avec son suppléant et une image de Jean-Luc Mélenchon en-dessous. Les deux candidats se présentent personnellement et l'accent est mis sur la santé, la sécurité, les transports, l'éducation, l'aide aux plus vulnérables, les services de proximité, l'écologie, le logement, les retraites et l'emploi. Dans le détail, la candidate souhaite renforcer les principales lignes de TER, se battre pour terminer la construction d'un lycée à Magny-en-Vexin et favoriser le protectionnisme et les circuits courts. Je note que sur le bulletin de vote, le bleu cyan du mois de juin laisse place au retour du rouge, un peu orangé quand même (c'est aussi le cas de la profession de foi d'ailleurs).
Sandra Nguyen-Derosier du Parti socialiste pose avec son suppléant avec pour slogan "La justice sociale d'abord". Les actions pour chaque zone de la circonscription que ce soit Pontoise et son agglo, le Vexin ou le Haut-Val-d'Oise sont déclinées. Enormément de propositions sur l'écologie mais est aussi évoqué le souhait d'une refondation de l'Europe, d'un renouveau de la démocratie, de meilleurs transports (passage obligé pour un candidat de cette circonscription), la lutte contre les déserts médicaux, et le contrôle des effectifs scolaires trop importants. Une critique du pouvoir en place figure également. Il faut noter que le logo du PS est ridiculement petit sur cette profession de foi, comme sur le bulletin. On ne s'assume décidément plus au PS.
Denise Cornet des Patriotes pose avec Florian Philippot et le slogan 'Le meilleur pour la France". Au programme figurent l'arrêt de l'immigration de masse, la protection de l'environnement, le droit des animaux, la défense du pouvoir d'achat, des retraites et des ... transports. Elle souhaite aussi l'annulation de la hausse de la CSF et le retour de l'ISF. La sortie de l'UE est explicitement proposée. La candidate est très brièvement présentée et précise que c'est elle qui est à l'origine du recours ayant provoqué cette élection mais le suppléant est complètement absent.
Bénédicte Ariès, d'EELV commence par souligner le grand paradoxe de la disparition des écologistes au Parlement au moment même où les questions d'environnement sont pleinement reconnues et propose d'y remédier. Elle pointe aussi le décalage entre les paroles et les actes de certains se revendiquant de l'écologie. Au niveau des propositions : Europe sociale, transition écologique (censée créer 1 million d'emplois), agriculture locale, semaine de 32 heures sur 4 jours et éthique démocratique et financière. Présence d'une liste de soutiens : Cécile Duflot, Eva Joly, David Cormand, Yannick Jadot, Noël Mamère et Dominique Voynet (les ténors ou anciens ténors du parti en fait). Le bulletin de vote est semblable à celui de juin: pas de photo et en vert.
Brigitte Poli du Parti communiste français se présente comme issue des classes populaires et déléguée syndicale. Elle propose un moratoire sur la fermeture des services publics et contrairement aux autres candidats, insiste davantage sur la dégradation de la Poste que sur les transports (tout en parlant quand même des transports bien évidemment). Accent mis sur l'emploi et les territoires ruraux comme atout. Une liste de soutien est également présente : les députés André Chassaigne, Marie-George Buffet et Sébastien Jumel y figurent mais aussi la comédienne Josiance Balasko et le maire de Fosses, Pierre Barros.
Jean-Paul Nowak de Debout la France pose à côté de Nicolas Dupont-Aignan. C'est lui qui s'exprmie dans l'introduction par une critique du gouvernement et de son action puis s'en suit une présentation du candidat et de son suppléant. Plusieurs propositions nationales : création d'emplois via la baisse des charges et la fin de la directive des travailleurs détachés, fin du laxisme judiciaire via la création de 40000 places de prison et le recrutement de 50000 postes dans la police et la gendarmerie, création de 250.000 places de crèche, expulsion des clandestins, défiscalisation des heures supplémentaires mais aussi une proposition sur la nécessité de développer la recherche. Quelques propositions locales comme développer les transports, construire un lycée pour le Vexin à Magny, lutter contre les déserts médicaux et la disparition des services publics en milieu rural.
Huguette François du Parti de la France, commence par pointer le reniement des ses valeurs par le FN en accusant Marine Le Pen de s'être sabordée lors de son débat présidentiel et appelle ses électeurs à se tourner vers sa candidature. Le slogan "Pas d'islamisation chez nous" de juin a été enrichi (et figure toujours sur le bulletin de vote) puisqu'il devient "Pas d'islamisation chez nous !", ne touche pas à mon peuple !" Au programme figurent le refus de la charia et de l'immigration, la sauvegarde des traditions et du patrimoine, un partenariat avec la Russie, la création d'un statut de mère de famille, la reconstruction de l'éducation nationale, la tolérance zéro pour les voyous, la construction de 60000 places de prison et le retour de la peine de mort. La création d'une garde nationale de 100.000 hommes et femmes est aussi annoncée.
Christophe Hayes de l'Union populaire républicaine commence par une longue présentation ce qui change drastiquement du mois de juin où les noms des candidats n'apparaissaient même pas sur les professions de foi, et pour cause, elles étaient communes au pays. Le Frexit est la principale proposition mais de nombreuses autres figurent comme la relance des services publics, la construction de 80000 logements sociaux par an, la lutte contre les déserts médicaux, la hausse du budget de la Défense, de la Justice, de la police et de la gendarmerie, l'instauration du référendum d'initiative populaire, la reconnaissance d'un vote blanc révocatoire, la défense du bien-être animal, le développement d'une coopération entre les pays de la Francophonie et la réalisation d'un audit sur le coût de l'UE pour la France. Cela se conclue par une longue analyse des effets néfastes de l'UE pour la France.
Hélène Halbin de Lutte Ouvrière pose avec son suppléant et revendique le soutien de Nathalie Arthaud et d'Arlette Laguiller. Pas de présentation des candidats, pas de proposition non plus. C'est le speech habituel de LO : j'imagine que tout le monde le connaît.
Je formulerai demain une prévision de résultats sur cette élection partielle maintenant que tous les éléments sont en notre possession pour analyser les rapports de force locaux.