vittoria a écrit:Ce qui tendrait à montrer que ces instituts prennent en compte dans l'établissement de leurs intentions de vote beaucoup de personnes qui ne voteront pas en mai prochain, sauf à estimer que la participation pourrait alors être la plus élevée depuis 1984.
Eco92 a écrit:Oui. Or l'expérience passée prouve que les sondages sur les "surs d'aller voter" sont plus fiable que les sondages testant tout les répondants sans prendre cette certitude en compte. L'échantillon est plus petit, mais plus précis. C'est bien un sondage sur 960 personnes, réduit au fil des questions.
Oui et non, et à l'instant t, si longtemps avant l'élection, plutôt non que oui. Car les électeurs eux-mêmes ne savent pas actuellement s'ils vont voter ou non : des électeurs certains d'aller voter n'iront pas en définitive. D'autres pas certains finiront par y aller. Donc ne capter que les certains d'aller voter aujourd'hui n'apporte aucune précision et d'ailleurs, l'objectif d'un sondage cinq mois à l'avance n'a jamais été de prédire le résultat d'une élection mais de mesurer l'état de l'opinion donc il est impossible comme vous le dîtes de se baser sur l'expérience passée pour savoir lesquels sont les plus fiables. Et en réalité, tous les sondages ne retiennent que les certains d'aller voter dans leur base donc la question ne se pose même pas. Mais eux arrivent à avoir des échantillons un peu plus consistants. Pas de beaucoup parfois certes mais la marge d'erreur s'applique également dans le nombre de certains d'aller voter qui seront extraits de l'échantillon initial.
Eco92 a écrit:
Surtout la même méthode a été utilisée en juin par le même institut et les résultats ne choquaient personnes. La marge d'erreur est +/- 4, ce qui n'est pas rien mais est annoncé. En tous les cas cela donne une certaine idée de dynamiques (ainsi même dans la marge d'erreur la plus forte, EELV est à 10%, LREM chute a priori, et PS/DLF/.S/ etc. sont dans le flou quand à leur qualification).
Ne choquait personne car donnait les mêmes chiffres que les autres instituts à quelques nuances près, et surtout le précédent sondage n'avait pas été commandé par un parti. Quant au fait qu'Ipsos ait été léger cet été également dans le détail des résultats (tous les instituts le sont à mon sens de toutes façons, je n'ai jamais vu une fiche technique détailler précisément la méthode de redressement, par exemple, détailler précisément si on la fait variables par variables successivement ou si on fait tout en une seule fois en considérant chaque combinaison de modalités de variables, et ça peut changer du tout au tout, la première était très mauvaise en cas de fortes corrélations entre variables, la seconde nécessitant un échantillon important pour ne pas grossir encore davantage les marges d'erreur), ça ne change finalement pas grand-chose au schmilblick.
Là , on a clairement une énorme différence sur EELV et dans une moindre mesure sur le RN. Quand on a des divergences aussi fortes et que ces divergences sont les mêmes que celles du dernier sondage interne à un parti dont le caractère fallacieux des résultats a été démontré par la suite, la moindre des choses que l'esprit critique amène à faire, c'est de mettre de côté ledit sondage jusqu'à ce que d'autres non internes à un quelconque parti paraissent pour éventuellement confirmer un bouleversement total des dynamiques ou l'infirmer, avant d'en tirer le moindre enseignement, donc non, le fait que la marge d'erreur soit de -4/+4 ne veut pas dire qu'EELV est à 10% au moins, ne serait-ce que parce qu'il y a aussi une marge d'erreur à la marge d'erreur mais aussi car les détails de l'étude sont incomplets pour en valider l'authenticité.
Et finalement, rappelons également que ce n'est pas parce qu'on n'est pas capables d'identifier précisément où est la faille qu'il n'y en a pas. Les sondages YouGov qui visent pourtant tout le temps complètement à côté de la plaque détaillent aussi leurs méthodologies à ce que je sache...