Pierre Karl Péladeau a démissionné pour des raisons familiales et non politiques. Lors de son intervention, j'ai vu un homme touché moralement. C'est un homme courageux qui a choisi sa famille au lieu de la vie électorale et politique. Toute la classe québécoise a salué unanimement sa position et sa courte carrière politique
A la suite de la démission de Pierre Karl Péladeau de son poste de chef du PQ, de chef de l'opposition et de député de Saint-Jérôme. Les députés du PQ vont choisir un chef intérim vendredi, le même jour, l’exécutif national du Parti québécois va définir le calendrier politique pour l'élection du nouveau chef à moins de 2 ans et demi des élections provinciales. Plusieurs choix s'ouvrent pour le PQ, soit une course à la chefferie traditionnelle et longue mais celui-ci est extrêmement endetté (1 million de dollars canadiens). Il semble qu'on se dirige vers un congrès spécial pour changer les règles en raison de la situation particulière dans laquelle se trouve le parti. Normalement il est procédé à une élection par les militants mais le chef du PQ pourrait être choisi par les délégués lors du congrès prévu au printemps 2017. Pour le moment, je ne vois aucune personne capable d'être le chef du PQ en mesure de remporter les prochaines élections
Eco92 a écrit:Par ailleurs sa personne était un obstacle total à l'union des souverainiste, alors même que Québec Solidaire a avancé des conditions pour des primaires dans certaines circonscriptions tout en faisant de la personnalité de PKP un problème. Là il s'en va, si QS veut être crédible ils devront accepter le compromis.
Faux, Françoise David a répété encore une fois, hier, que ce n'est pas la personnalité de PKP qui dérangeait Québec Solidaire mais les choix politiques du PQ. Le parti de René Lévesque et Jacques Parizeau est tiraillé par deux ailes politiques, une plus à gauche et indépendantiste et une autre plus à droite et autonomiste. On le voit à travers le choix de l'alliance possible entre la CAQ et QS.
Eco92 a écrit:Contrairement à ce qui a longuement été dit avant son élection il n'a jamais porté une réelle montée du parti dans les sondages et ses gaffes à répétitions lui ont aliéné pas mal de monde sans apporter de crédibilité économique.
Je vous rejoins sur cette question des sondages. Il va de même sur la bulle sondagière de Québec solidaire (14% pour celui d'avril 2016). QS est plutôt stable électorale, on le voit bien à travers les élections partielles sauf sur l'île de Montréal, là où le PQ est faible. La question des souverainistes et de l'indépendance du Québec ne doit pas être laissée dans les mains d'un parti minoritaire et localisé majoritairement sur l'île de Montréal
Pour les élections provinciales de 2018, je vois trois scénarios possibles, un parlement minoritaire avec un PLQ en premier, une reconduction du gouvernement majoritaire libéral de Philippe Couillard ou un gouvernement caquiste minoritaire de François Legault. Pour le moment, les souverainistes sont dans l'incapacité de diriger un gouvernement majoritaire, surtout avec deux partis au moins se réclament de cette mouvance, voire minoritaire du fait des conditions actuelles
Eco92 a écrit:PKP était objectivement moins nuisible en Afrique, et possédait d'abord un empire médiatique, mais il y a de ça dans l'idée.
Alors aucun patron d'entreprise (petite ou grande) ne pourrait faire de politique ni accéder à des postes de responsabilités politiques. C'est une drôle de conception de la politique et de la vie démocratique