de vudeloin » Mar 8 Mai 2012 19:25
J'observe par ailleurs qu'on fait grand cas de la poussée de Chrysi Avyi passée du néant à 7 % des voix, en oubliant dans le même temps que le LAOS, qui occupait le créneau de l'extrême droite jusqu'ici, est passé de 5,6 à 2,9 % des voix.
Et que le véritable évènement politique, comme j'ai eu l'occasion de l'écrire, c'est qu'il existe depuis dimanche dernier deux blocs d'influence proche dans la vie politique grecque.
D'un côté, l'ensemble ND PASOK qui a partagé le pouvoir depuis le retour de la démocratie en 1974 et qui, lourdement sanctionné par les électeurs, pèse désormais environ 32 % des voix (18,9 % plus 13,2 %).
De l'autre, un bloc Syriza KKE DIMAR, certes hétéroclite mais clairement de gauche, et qui représente 31,4 % des électeurs grecs...
En 2009, pour mémoire, PASOK et ND faisaient ensemble 77,4 % tandis que le KKE et Syriza réunissaient 12,1 %.
Je crois qu'il n'y a pas d'exemple récent en Europe d'un tel mouvement de l'électorat...
PS pour mémoire, on rappellera que, dès les élections locales de 2010, l'Aube Dorée avait atteint les 5 % sur Athènes, tandis que la gauche radicale, dans sa diversité, avait recueilli 17 % des voix, le PASOK chutant à moins de 35 %, la ND moins de 33 % et le LAOS à 4 %,