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Elections législatives de 1986

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Re: Elections législatives de 1986

Messagede Pullo » Ven 15 Mar 2013 21:44

Des Hautes-Pyrénées, on va à l'est de la région Midi-Pyrénées, dans le Tarn. En 1981, la gauche avait gagné la totalité des trois sièges, dont un dès le premier tour. Avec le passage à la proportionnelle, la représentation passe à quatre sièges. Les trois sortants, dans l'ordre du numéro de circonscription, sont les suivants :
Pierre Bernard (PS, conseiller général de Valence-d'Albigeois de 1982 à 2001, maire de Trébas jusqu'en 2001, député de 1980 à 1993), Jacqueline Alquier (PS, conseillère générale [1979-1998] et maire [1989-1995] de Labruguière, députée de 1985 à 1986 et de 1988 à 1993, sénatrice depuis 2004, suppléante de Jean-Pierre Gabarrou, élu député en 1981, maire de Castres de 1977 à sa mort en 1985), Charles Pistre (PS, réélu au premier tour avec 52,70% des voix, conseiller général [1979-2008] et maire [1995-2005] de Gaillac, député de 1978 à 1993).

Tous les sortants se représentent. Le 16 mars, 6 listes se disputent les suffrages de 252 788, dont 214 250 ont voté, et dont 203 075 ont exprimé leur vote. Les résultats sont les suivants :
1 liste d'extrême gauche : 1 705 voix, 0,83%, aucun siège
PCF : 17 416 voix, 8,57%, aucun siège
PS : 80 179 voix, 39,48%, 2 sièges
RPR : 53 269 voix, 26,23%, 1 siège
UDF : 29 948 voix, 14,74%, 1 siège
FN : 20 558, 10,12%, aucun siège

Avec 48,1% des voix (contre 59,63% en juin 1981) la gauche de gouvernement dépasse nettement la droite parlementaire, qui réunit 41% des suffrages, à peine deux points de plus qu'en 1981 (38,85%). Mais cette dernière, avec le FN, est majoritaire. Le PS, en net repli par rapport à 1981 (48,88%), alors que le PCF (10,75% en juin 1981) limite la casse, perd l'un de ses trois sortants, comme le prévoyaient les pronostics. Le recul de la gauche en voix a surtout profité au FN (qui n'avait pas présenté de candidat dans le département en 1981), dont la liste est conduite par Bernard Antony (alors député européen depuis 1984). Bien que ce dernier ne soit pas élu député, sa liste réalise le meilleur score départemental du FN en Midi-Pyrénées, et est au dessus de sa moyenne nationale. A Albi, la liste dépasse les 15% (PS : 37,22%, RPR : 26,82%, FN : 17,14%, PCF : 9,44%, UDF : 8,51%). A Castres, le FN est au contraire sous les 10% (PS : 36,45%, RPR : 31,99%, UDF : 14,40%, FN : 9,05%, PCF : 7,24%). Les heureux élus, dans l'ordre de placement sur la liste, sont les suivants :
PS : Pierre Bernard, Charles Pistre.
RPR : Jacques Limouzy (ministre dans les gouvernements Chaban-Delmas, Messmer et Barre, conseiller général de Castres-Nord de 1970 à 1989, maire de Castres de 1971 à 1977 et de 1989 à 1995, élu député pour la première fois en 1967, battu en 1981 par Jean-Pierre Gabarrou, député jusqu'en 2002).
UDF : Albert Mamy (UDF-PR, maire de Sorèze).

Albert Mamy ne devait rester que deux ans à l'Assemblée nationale. En juin 1988, il faut battu dans la 4e circonscription (Mazamet) par Jacqueline Alquier. Au même moment, dans la 2e circonscription (Albi Centre, Ouest et Sud, Gaillac), le n°2 de la liste RPR en 1986, Philippe Bonnecarrère (alors conseiller général d'Albi-Sud) était battu par Charles Pistre. Il devait prendre sa revanche en 1993, et deux ans plus tard prendre la mairie d'Albi au PS, qu'il conserve encore aujourd'hui...
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Re: Elections législatives de 1986

Messagede Pullo » Ven 15 Mar 2013 22:56

Du Tarn, on passe au Tarn-et-Garonne pour terminer le tour de la région Midi-Pyrénées. En 1981, la gauche avait gagné les deux sièges en jeu. Le département garde le même nombre de sièges. Les deux sortants, dans l'ordre du numéro de circonscription, sont les suivants :
Hubert Gouze (PS, conseiller général de Montauban II de 1973 à 1988, maire de Montauban de 1983 à sa mort en 1994, député de 1981 à 1993), Pierre Larroque (MRG, conseiller général de Castelsarrasin II de 1973 à 1985, maire de Meauzac de 1962 à 1995, décédé en 2005, suppléant de Jean-Michel Baylet, alors secrétaire d'Etat aux Relations extérieures dans le gouvernement Fabius, conseiller général et maire de Valence-d'Agen).

Hubert Gouze, exclu du PS pour avoir refusé une liste d'union derrière le MRG, et constitué une liste dissidente, se représente. Le 16 mars, 8 listes se disputent les suffrages de 143 597 inscrits, dont 120 139 ont voté, et dont 114 373 ont exprimé leur vote. Les résultats sont les suivants :
2 listes d'extrême gauche : 532 voix, 0,46% (dont 0 voix et 0% pour celle de la LCR...), aucun siège
PCF : 7 250 voix, 6,33%, aucun siège
PS dissident : 33 144 voix, 28,97%, 1 siège
MRG : 18 876 voix, 16,50%, aucun siège
RPR-UDF : 45 084 voix, 39,41%, 1 siège
FN : 8 769 voix, 7,66%, aucun siège
POE : 718 voix, 0,62%, aucun siège

Avec 51,8% des voix (contre 60,08% en juin 1981), la gauche de gouvernement est clairement majoritaire dans le Tarn-et-Garonne, et la droite parlementaire avec 39,4% des suffrages, stagne par rapport à 1981 (38,52%). Comme dans beaucoup de départements, le recul de la gauche a surtout profité au FN, qui est pourtant en dessous de sa moyenne nationale. Comme dans le Lot et les Hautes-Pyrénées, la compétition entre le PS et le MRG a tourné à l'avantage du premier, et cette fois, aux dépens d'un ministre. Jean-Michel Baylet a longtemps eu des relations compliquées avec les socialistes de son département. En 1978, il fut très mollement soutenu par la fédération socialiste locale dans la 2e circonscription (Moissac, Castelsarrasin), et le score au premier tour du candidat communiste (22,47%) n'était pas très éloigné du sien (25,76%), ce qui n'empêcha pas son élection au second tour (avec 51,90% des voix). En 1981, encouragés par l'élection de François Mitterrand, les socialistes locaux firent dissidence, et leur candidat, Jean-Paul Nunzi (qui devait être député de 1997 à 2002 sous l'étiquette du PRG...), siphonna le candidat communiste (12,27%), et faillit devancer Jean-Michel Baylet au premier tour (26,29% contre 27,90%). Les candidats de droite étant éliminés, la discipline républicaine s'appliqua et Baylet fut seul candidat, et donc élu, au second tour. Dans le Tarn-et-Garonne, au premier tour des législatives de 1981, le PS et ses dissidents avaient réuni 35 665 bulletins et 35,19% des suffrages, soit deux fois plus que le MRG (14 143 voix, 13,95%) et trois fois plus que le PCF (11 076 voix, 10,93%). Dans ces conditions, la dissidence, puis la réélection d'Hubert Gouze deviennent moins surprenantes. Le maire de Montauban avait visiblement fait le pari que même si le PS perdait des voix dans le département par rapport à 1981, ses chances de devancer le MRG, avec ou sans Jean-Michel Baylet comme tête de liste, étaient sérieuses... Les heureux élus, dans l'ordre de placement sur la liste, sont les suivants :
PS dissident : Hubert Gouze.
RPR-UDF : Jean Bonhomme (RPR, député de 1968 à 1981 avant d'être battu par Hubert Gouze, conseiller général [1961-1992] et maire [1959-1989] de Caussade, grand adversaire de la famille Baylet et de la Dépêche du Midi).

Après un passage au Sénat (où il devait revenir en 1995), Jean-Michel Baylet revint à l'Assemblée nationale, avec Jean-Paul Nunzi pour suppléant, par une victoire dès le premier tour dans la 2e circonscription (50,03%). Mais il fut victime, avec Hubert Gouze et beaucoup de socialistes et de radicaux, de la vague bleue de 1993. Son vainqueur, Jacques Briat (UDF-PR, à nouveau député sous l'étiquette UMP de 2002 à 2007, avant d'être battu par Sylvia Pinel), était le n°2 de la liste RPR-UDF de 1986, et avait été conseiller municipal à Valence-d'Agen, dont il était le maire. En 2011, au moment des cantonales, Jacques Briat (qui, comme Jean Bonhomme, fait partie des détracteurs de l'actuelle maire de Montauban, Brigitte Bareges) avait publiquement désavoué le candidat UMP dans le canton de Valence-d'Agen, ce qui facilitait la réélection du sortant, Jean-Michel Baylet...
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Re: Elections législatives de 1986

Messagede Jean-Philippe » Ven 15 Mar 2013 23:35

Pullo a écrit:Pierre Bleuler n'allait pas rester longtemps député. Aux législatives de juin 1988, il fut largement battu dans la 1ère ciconscription (Bagnères-de-Bigorre) par Pierre Forgues, qui fut battu en 1993 par Gérard Trémège. En 1988, ce dernier avait subi une défaite honorable dans la 2e circonscription (Tarbes I et II, Lourdes) face au MRG Claude Gaits, conseiller général et maire de Luz-Saint-Sauveur. En 1993, celui-ci était battu dès le premier tour par Philippe Douste-Blazy, élu avec 51,22% des suffrages, et qui eut la carrière qu'on connaît...


Claude Gaits n'a jamais été élu de Luz-Saint-Sauveur. En 1988, il a été battu dans le canton de Laloubère avant d'être élu au conseil régional et au conseil municipal de Tarbes.
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Re: Elections législatives de 1986

Messagede Pullo » Mer 20 Mar 2013 22:43

Après Midi-Pyrénées, allons dans le nord-est, en Lorraine. On commence par la Meurthe-et-Moselle. En 1981, la gauche a gagné 4 des 7 sièges en jeu, la droite conservant les trois autres dès le premier tour. Le département garde le même nombre de députés. Les sept sortants, dans l'ordre du numéro de circonscription, sont les suivants :
Yvon Tondon (PS, conseiller général [1976-1982] puis maire [1989-1995] de Pont-à-Mousson, élu député lors d'une partielle en septembre 1978 contre Jean-Jacques Servan-Schreiber, dont l'élection en mars avait été invalidée, et qui a refusé un poste ministériel par loyauté envers Rocard), Job Durupt (PS, conseiller général de Saint-Max de 1973 à 1982, maire de Tomblaine de 1971 à 2001, élu en 1981 contre l'ancien secrétaire d'Etat dans le gouvernement Barre et maire UDF-PR de Nancy de 1977 à 1983, Claude Coulais), André Rossinot (UDF-PRV, réélu au premier tour avec 50,32%, maire de Nancy depuis 1983), René Haby (UDF-PR, père de Jean-Yves [député UDF-PR des Hauts-de-Seine de 1988 à 1997], réélu au premier tour avec 51,18%, ministre de l'Education nationale sous VGE de 1974 à 1978, conseiller général de Lunéville-Nord de 1979 à 1988, décédé en 2003), Marcel Bigeard (UDF-PR, réélu au premier tour avec 51,30%, ancien secrétaire d'Etat à la Défense dans le gouvernement Barre, décédé en 2010), Colette Goeuriot (PCF, conseillère générale de Briey de 1976 à 1982, maire de Joeuf de 1977 à 1997), Jean-Paul Durieux (PS, plus tard conseiller général [1994-2001] et maire [1989-2006] de Longwy, député de 1981 à 2002).

A l'exception d'Yvon Tondon, tête de liste aux régionales, tous les sortants se représentent. Le 16 mars, 9 listes se disputent les suffrages de 469 054 inscrits, dont 351 378 ont voté, et dont 337 066 ont exprimé leur vote. Les résultats sont les suivants :
3 listes d'extrême gauche : 8 840 voix, 2,62%, aucun siège
PCF : 34 320 voix, 10,18%, 1 siège
PS : 109 992 voix, 32,63%, 3 sièges
MRG : 4 125 voix, 1,22%, aucun siège
RPR : 51 269 voix, 15,21%, 1 siège
UDF : 94 594 voix, 28,06%, 2 sièges
FN : 33 926 voix, 10,06%

Avec 44% des voix (contre 57,05% en juin 1981), la gauche de gouvernement devance de très peu la droite parlementaire, qui rassemble 43,3% des voix (contre 40,05% en juin 1981). Mais la droite est majoritaire si on prend en compte les voix du FN. Ce dernier (qui, en juin 1981, n'avait pas présenté de candidats, contrairement aux dissidents du PFN) est le principal bénéficiaire du recul de la gauche en pourcentage des voix, est dessus de sa moyenne nationale, et a manqué de peu l'obtention d'un siège à la plus forte moyenne. Avec 394 voix de plus que le FN, le PCF, en fort recul par rapport à 1981 (16,17%), a réussi a conserver le siège de Colette Goeuriot, ce qui était loin d'être acquis, au vu des pronostics. De son côté, le PS, lui aussi en net recul (40,88% au premier tour des législatives de 1981), s'en est bien sorti en conservant ses trois sièges, alors que les pronostics lui donnaient rarement plus de deux sièges, et qu'il devait subir la concurrence d'une liste du MRG. La liste perdante est l'UDF, et ce malgré le fait qu'elle ait réuni presque deux fois plus de voix que le RPR. Elle ne garde que deux de ses trois sortants. L'ex ministre René Haby est battu, non seulement au profit de la tête de liste RPR, Gérard Léonard (maire de Saint-Max de 1983 à 2006, à nouveau député de décembre 1988 à 1997 puis de 2002 à sa mort en 2006), mais aussi de celle du PCF, et du n°3 de la liste PS, qui devait confirmer son implantation par la suite, puisqu'il est député sans interruption jusqu'aujourd'hui... Les heureux élus, dans l'ordre de placement sur la liste, sont les suivants :
PCF : Colette Goeuriot.
PS : Job Durupt, Jean-Paul Durieux, Jean-Yves Le Déaut.
RPR : Gérard Léonard.
UDF : Marcel Bigeard, André Rossinot.

La nomination d'André Rossinot comme ministre des Relations avec le Parlement allait permettre à René Haby de revenir à l'Assemblée. Mais en mai 1988, peu avant le second tour de la présidentielle, René Haby choisit de ne pas se représenter. Aux législatives de juin, son retrait de la vie politique facilite, dans la 4e circonscription (Lunéville), la victoire sur le fil (50,70%) de Daniel Reiner (PS), aux dépens du ministre de l'Agriculture du gouvernement Chirac, François Guillaume (RPR), qui devait prendre sa revanche en 1993. Cette même année 1988, un autre ancien ministre UDF du département se retirait de la vie politique, mais à la suite d'une défaite électorale : Marcel Bigeard. Au premier tour des législatives, dans la 5e circonscription (Toul), qui compte de nombreux militaires dans l'électorat, le général était arrivé en tête avec 44,38% des voix, contre 42,00% pour le candidat PS, Michel Dinet (conseiller général de Colombey-les-Belles depuis 1978, maire de Vannes-le-Châtel de 1972 à 2001, président du conseil général de Meurthe-et-Moselle depuis 1998), 8,37% pour le candidat FN et 5,23% pour celui du PCF. Au second tour, Michel Dinet battait sur le fil le général Bigeard avec 50,44% des voix, à la surprise quasi générale. En revanche, le PS devait perdre en décembre, à la suite d'une législative partielle, le siège de Job Durupt, invalidé après une victoire sur le fil (50,18%) en juin sur Gérard Léonard, qui prit ainsi sa revanche (50,92%).

Toujours aux législatives de 1988, la sortante PCF, Colette Goeuriot, était elle aussi battue. En 1981, elle avait facilement été réélue dans la 6e circonscription (Pont-à-Mousson), en arrivant nettement en tête (41,91% contre 33,02% pour le candidat PS au premier tour, 66,57% au second). Aux législatives de 1986, le PS était arrivé en tête dans la circonscription, telle qu'elle avait été redécoupée par Pasqua, avec 30,61% des suffrages, contre 19,79% pour le PCF, dépassé par l'UDF (23,44%), mais devant le RPR (12,64%) et le FN (9,73%). En juin 1988, Colette Goeuriot arrivait en troisième position, avec 24,76% des voix, derrière Jean-Yves Le Déaut, arrivé en tête avec 34,02%, et le maire UDF-PR de Briey, Guy Vattier (n°4 sur la liste UDF en 1986), deuxième avec 32,09%. Le FN (8,01%) et le POE (1,10%) ferment la marche. Au second tour, Jean-Yves Le Déaut est largement vainqueur avec 59,07%. Dans la 7e circonscription voisine (Longwy), on retrouvait une situation semblable, à savoir un PS dominant le PCF la où il est puissant : au premier tour, 35,76% des suffrages pour Jean-Paul Durieux contre 28,19% pour le conseiller général et maire PCF de Longwy, Jules Jean, et 23,81% pour le candidat RPR Jean-Luc André. Au second tour, Jean-Paul Durieux est réélu avec 64,83% contre le candidat RPR. Et c'est ainsi qu'il n'y eut plus de député communiste en Meurthe-et-Moselle, et en Lorraine...

Pour l'anecdote, signalons la présence sur la liste PS du futur député Christian Eckert (alors adjoint au maire de Trieux) en n°8 (donc suppléant), et qui fut le suppléant de Jean-Paul Durieux aux législatives.
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Re: Elections législatives de 1986

Messagede Pullo » Ven 22 Mar 2013 22:44

Toujours en Lorraine, on va dans la Meuse. En 1981, la gauche avait gagné les deux sièges en jeu, alors qu'elle n'en avait aucun en 1978. Le département garde le même nombre de députés. Les deux sortants, dans l'ordre du numéro de circonscription, sont les suivants :
Jean Bernard (PS, conseiller général de Bar-le-Duc-Nord de 1973 à 1992, maire de Bar-le-Duc de 1970 à 1995, député de 1973 à 1978, avant d'être battu par Gérard Longuet, qu'il bat en juin 1981), Jean-Louis Dumont (PS, maire de Verdun de 1989 à 1995, député de 1981 à 1993 et depuis 1997).

Les deux sortants se représentent : Jean-Louis Dumont en tête de liste, Jean Bernard en dernière position. Le 16 mars, 8 listes se disputent les suffrages de 139 870 inscrits, dont 111 535 ont voté, et dont 106 085 ont exprimé leur vote. Les résultats sont les suivants :
1 liste d'extrême gauche : 860 voix, 0,81%, aucun siège
PCF : 6 459 voix, 6,08%, aucun siège
PS : 39 217 voix, 36,96%, 1 siège
RPR-UDF : 48 244 voix, 45,47%, 1 siège
2 listes DVD : 472 voix, 0,44% (dont 0 voix et 0% pour l'une), aucun siège
FN : 9 856 voix, 9,29%, aucun siège
POE : 977 voix, 0,92%

Avec 45,9% des voix, contre 47,52% en 1981, la droite de gouvernement dépasse la gauche de gouvernement, qui rassemble 43% des suffrages, contre 49,39% en juin 1981. En perdant 1,6 point par rapport au premier tour des législatives de 1981, la droite parlementaire n'a pas vraiment profité du recul de la gauche en voix et en pourcentage, contrairement au FN, légèrement en dessous de sa moyenne nationale (9,65%). De plus, la liste RPR-UDF n'a pas atteint l'objectif que s'était fixé Gérard Longuet (UDF-PR, alors député européen et conseiller général de Seuil-d'Argonne de 1979 à 1992), à savoir remporter les deux sièges en jeu. Pour cela, il aurait fallu réunir deux fois plus de voix que la liste du PS. Or ce dernier, bien qu'en recul par rapport à 1981 (40,83%), a mieux résisté que ne le prévoyaient les pronostics. Plus vexant pour Gérard Longuet, le PS arrive en tête dans la ville de Bar-le-Duc, où il a été élu conseiller municipal (PS : 44,10%, RPR-UDF : 41,03%, FN : 6,46%, PCF : 6,03%). Mais dans l'ensemble de la 1ère circonscription, dont il a été député, et dont les limites n'ont pas changé dans le découpage Pasqua, la liste de Gérard Longuet arrive en tête (RPR-UDF : 45,38%, PS : 37,38%, FN : 9,81%, PCF : 5,00%). Les heureux élus, dans l'ordre de placement sur la liste, sont les suivants :
PS : Jean-Louis Dumont.
RPR-UDF : Gérard Longuet.

La nomination de Gérard Longuet comme ministre délégué aux PTT allait permettre à Claude Lorenzini (RPR, chirurgien de profession) de devenir député durant la courte VIIIe législature de la Ve République. Quant à Gérard Longuet, ses ennuis judiciaires, ainsi que l'affaiblissement de la droite, devaient causer la perte de son siège de député en 1997. Son tombeur, François Dosé (maire de Commercy), député jusqu'en 2007, était le n°2 de la liste PS en 1986. Gérard Longuet a pu redevenir parlementaire en 2001 en se faisant élire au Sénat, mais cela n'a pas empêché sa défaite aux régionales de 2004...

Pour l'anecdote, signalons la présence sur la liste RPR-UDF aux législatives, en n°3, de Claude Biwer (UDF-PR), député de 1978 à 1981 avant d'être battu par Jean-Louis Dumont, qui devait à nouveau le battre en juin 1988. Claude Biwer était alors conseiller général de Montmédy (de 1976 à 2008) et maire de Marville (depuis 1971), avant d'être sénateur de 2001 à 2011. Claude Biwer a fait parler de lui dernièrement pour ses problèmes avec la justice, qui lui ont coûté son mandat de sénateur...
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Re: Elections législatives de 1986

Messagede orional » Mar 26 Mar 2013 18:15

Salut à tous !

Une carte qui devrait éclairer pas mal de choses.


Image

Bien à vous.
Dernière édition par orional le Sam 6 Avr 2013 23:10, édité 1 fois.
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Re: Elections législatives de 1986

Messagede Pullo » Mer 27 Mar 2013 22:01

Merci pour cette belle carte orional !

On passe de la Meuse à la Moselle. En 1981, la gauche avait gagné 5 des 8 sièges en jeu (dont un dès le premier tour), la droite conservant les trois autres (dont deux dès le premier tour). Avec le passage à la proportionnelle, la représentation du département passe à 10 sièges. Les huit sortants, dans l'ordre du numéro de circonscription, sont les suivants :
Nicolas Schiffler (PS, maire de Talange de 1983 à 1989, suppléant de Jean Laurain, secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants dans les gouvernements Mauroy et Fabius, décédé en 2008), Jean-Louis Masson (RPR, conseiller général de Vigy depuis 1976, député de 1978 à 1997, sénateur depuis 2001, qui a fait parler de lui dernièrement pour ses mauvaises relations avec François Grosdidier), René Drouin (PS, conseiller général [1982-1994] et maire [1983-] de Moyeuvre-Grande), Robert Malgras (PS, adjoint au maire PCF de Thionville de 1977 à 1995, Paul Souffrin), Charles Metzinger (PS, élu au premier tour avec 51,98% des voix, conseiller général [1967-1985] et maire [1971-1995] de Freyming-Merlebach, sénateur de 1992 à sa mort en 1996), Paul Bladt (PS, maire de Cocheren de 1977 à 2001, conseiller général de Behren-lès-Forbach de 1988 à 2008, et syndicaliste CFDT), Jean Seitlinger (UDF-CDS, réélu au premier tour avec 53,08% des voix, conseiller général [1958-1970 et 1976-1994] et maire [1977-1995] de Rohrbach-lès-Bitche, député de 1956 à 1962, sous l'étiquette MRP, puis de 1973 à 1997, signataire de l'Appel des 43 contre Chaban-Delmas), Pierre Messmer (RPR, réélu au premier tour avec 54,76% des voix, ministre des Armées sous la présidence du général de Gaulle, Premier ministre de 1972 à 1974, conseiller général de Réchicourt-le-Château de 1970 à 1982, alors maire [1971-1989] de Sarrebourg).

A l'exception de Robert Malgras (tête de liste aux régionales) et de Paul Bladt, les sortants se représentent. Le 16 mars, 12 listes se disputent les suffrages de 658 408 inscrits, dont 512 445 ont voté, et dont 485 128 ont exprimé leur vote. Les résultats sont les suivants :
2 listes d'extrême gauche : 4 389 voix, 0,90%, aucun siège
PCF : 29 057 voix, 5,98%, aucun siège
PS : 132 390 voix, 27,28%, 3 sièges
MRG : 3 421 voix, 0,70%, aucun siège
Verts : 16 310 voix, 3,36%, aucun siège
RPR : 126 513 voix, 26,07%, 3 sièges
UDF : 69 108 voix, 14,24%, 2 sièges
CNIP : 36 214 voix, 7,46%, 1 siège
FN : 64 529 voix, 13,30%, 1 siège
FN dissident : 0 voix, 0%, aucun siège
POE : 3 197 voix, 0,65%, aucun siège

Avec 47,8% des voix (contre 45,90% au premier tour des législatives de 1981), la droite parlementaire domine nettement la gauche de gouvernement, qui ne rassemble que 34% des suffrages (contre 52,50% en 1981). Le recul de cette dernière en pourcentage a surtout profité au FN qui, en 1981, n'avait pas présenté des candidats dans le département. Ajoutons que le parti de Jean-Marie Le Pen a échappé à la concurrence d'une liste dissidente qui a été retirée à la dernière minute. La droite parlementaire, malgré sa dispersion sur trois listes, a gagné trois sièges, et il n'est pas sûr qu'une liste unique RPR-UDF-CNIP aurait fait mieux. Le RPR remporte la primaire face à l'UDF. Le fait que la liste du premier soit menée par un ancien ministre de De Gaulle et ancien Premier ministre de Pompidou, alors que la seconde est conduite par un ancien proche de Robert Schuman, qui était élu dans le département, et sur la liste duquel il est entré pour la première fois à l'Assemblée, donne à cette primaire des allures de symbole.

À gauche, le PCF (9,97% en 1981) poursuit son déclin dans un département où il avait un député au scrutin majoritaire jusqu'en 1981 (César Depietri, député de 1967 à 1968 puis de 1973 à 1981, maire de Moyeuvre-Grande jusqu'en 1983). Quant au PS, en net recul par rapport à 1981 (40,72% en 1981), il perd deux des cinq sièges qu'il détenait, mais réussit à arriver en tête, sans être gêné par la liste séparée du MRG. Les heureux élus, dans l'ordre de placement sur la liste, sont les suivants :
PS : Jean Laurain, René Drouin, Charles Metzinger.
RPR : Pierre Messmer, Jean-Louis Masson, Jean-Marie Demange (député jusqu'à son suicide [après avoir tué son ex compagne] en novembre 2008, maire de Thionville de 1995 à mars 2008, alors conseiller général de Thionville-Ouest).
UDF : Jean Seitlinger, Denis Jacquat (UDF-PR, conseiller général de Metz II de 1979 à 2002 et depuis 2011, toujours député, alors adjoint au maire de Metz).
CNIP : Jean Kiffer (député de 1973 à 1978 avant d'être battu par Jean Laurain, puis de 1986 à 1997, conseiller général de Rombas de 1973 à 2011, maire d'Amnéville de 1965 à sa mort en 2011, et qui s'était fait remarquer peu avant son décès par son simulacre de sécession).
FN : Guy Herlory (radiologue de profession).

Si en 1986 Pierre Messmer avait remporté la primaire face à l'UDF, c'est un candidat issu de l'UDF entré en dissidence qui devait mettre fin à sa carrière politique. En juin 1988, il se représente dans la 4e circonscription (Sarrebourg). Il arrive nettement en tête avec 43,51%, suivi par Aloyse Warhouver (UDF-CDS, conseiller général de Sarrebourg de 1973 à 1998 et maire de Xouaxange, qui a pris sa propre femme pour suppléante...), rallié à la politique d'ouverture au centre, deuxième avec 30,78%. Loin derrière suivent le candidat du PS (15,46%), celui du FN (7,81%), celui du PCF (2,04%) et celui du POE (0,36%). Au second tour, Aloyse Warhouver profite des reports de voix du PS sur son nom et bat Pierre Messmer avec 50,68% des voix. Il confirme dans les années suivantes son rapprochement avec la gauche, et siège jusqu'en 2002, avant d'être battu par le successeur de Pierre Messmer à la mairie de Sarrebourg, Alain Marty, encore député à l'heure actuelle. Quant à Jean Seitlinger, il devait subir dans la 5e circonscription (Sarreguemines) deux primaires sauvages en 1988 et en 1993, l'une provoquée par Joseph Schaefer (DVD, conseiller général [1979-1998] et maire [1977-1995 et 1998-2001] de Bitche), l'autre par Hubert Roth (DVD, conseiller général de Sarreguemines-Campagne de 1985 à 1998, maire de Hambach de 1989 à 2001). Il devait en sortir à chaque fois vainqueur au second tour, nettement en triangulaire dans le premier cas (39,25% des voix, contre 30,46% pour Joseph Schaefer et 30,27% pour le candidat PS), de peu en duel dans le second (51,50% contre 48,49% pour Hubert Roth). Ces primaires étant la preuve d'une certaine usure, il ne se représenta pas en 1997, et sa circonscription passa à gauche le temps d'une législature...

Pour l'anecdote, signalons la présence sur les listes en concurrence de futurs élus : Michel Liebgott, député depuis 1997, n°8 sur la liste PS ; Marie-Anne Isler-Béguin, députée européenne de 1991 à 1994 et de 1999 à 2009, n°1 sur la liste des Verts ; André Berthol, député de 1988 à 2007, alors conseiller général de Saint-Avold I, et Marie-Jo Zimmermann, députée depuis 1998 (après l'invalidation de Jean-Louis Masson pour des irrégularités dans ses comptes de campagne), respectivement n°4 et n°8 sur la liste RPR. On peut aussi signaler la présence sur la liste du CNIP, en n°2, de Robert Pax, maire de Sarreguemines, ancien adversaire de Jean Seitlinger aux législatives de 1973. Il représentait alors le mouvement réformateur de JJSS.
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Re: Elections législatives de 1986

Messagede Pullo » Ven 29 Mar 2013 13:23

Terminons le tour de la Lorraine avec les Vosges. En 1981, la gauche avait gagné 3 des 4 sièges en jeu (contre 1 en 1978), dont l'un dès le premier tour. Le département garde le même nombre de députés. Les quatres sortants, dans l'ordre du numéro de circonscription, sont les suivants :
Philippe Séguin (RPR, élu député pour la première fois en 1978, président de l'Assemblée de 1993 à 1997, maire d'Epinal de 1983 à 1997, quitte la vie politique en 2002 après sa défaite aux municipales de 2001 à Paris, président de la Cour des Comptes de 2004 à sa mort en 2010), Christian Pierret (PS, élu en 1978 contre Lionel Stoléru, réélu au premier tour en 1981 avec 53,57% des voix contre le susnommé, député de 1978 à 1993, à nouveau élu en 1997, puis battu en 2002, conseiller général de Saint-Dié-Est de 1979 à 1988, maire de Saint-Dié de 1989 à 1997 et depuis 2002, secrétaire d'Etat puis ministre délégué à l'Industrie dans le gouvernement Jospin, et qui avait voulu se présenter aux primaires du PS en 2011), Jean Valroff (PS, maire de Saint-Etienne-lès-Remiremont, élu contre l'ancien suppléant de Christian Poncelet, Gérard Braun), Serge Beltrame (PS, maire de Contrexéville).

A l'exception de Jean Valroff (qui allait être en 1988 le suppléant de son ancien suppléant, Guy Vaxelaire, maire de La Bresse), tous les sortants se représentent. Le 16 mars, 8 listes se disputent les suffrages de 274 706 inscrits, dont 217 400 ont voté, et dont 204 130 ont exprimé leur vote. Les résultats sont les suivants :
2 listes d'extrême gauche : 4 143 voix, 2,02%, aucun siège
PCF : 11 329 voix, 5,54%, aucun siège
PS : 66 163 voix, 32,41%, 2 sièges
Verts : 6 699 voix, 3,28%, aucun siège
RPR : 76 392 voix, 37,42%, 2 sièges
UDF : 23 033 voix, 11,28%, aucun siège
FN : 16 371 voix, 8,01%, aucun siège

Avec 48,7% des voix, contre 46,54% au premier tour des législatives de juin 1981, la droite de gouvernement domine nettement la gauche parlementaire, qui ne rassemble que 38% des suffrages, contre 50,93% en 1981. Comme dans beaucoup d'autres départements, le recul de la gauche en pourcentage a surtout profité au FN, qui reste pourtant en dessous de sa moyenne nationale. Le RPR, de façon encore plus nette qu'en Moselle, a creusé l'écart face à l'UDF, puisque sa liste, conduite par Philippe Séguin, rassemble trois fois plus de voix. L'échec est particulièrement sévère pour la tête de liste UDF, l'ancien député de la 4e circonscription (Neufchâteau) de 1978 à 1981 (avant d'être battu par Serge Beltrame), Hubert Voilquin (UDF-PR, conseiller général et maire de Vittel). Ce dernier avait d'ailleurs hérité (le mot n'est pas trop fort) sa circonscription de son cousin Albert (CNIP pui RI, maire de Neufchâteau jusqu'en 1977), député de 1958 à 1977, réélu au premier tour en 1967, 1968 et 1973, avant d'être sénateur de 1977 à 1995. En 1978, Albert avait imposé Hubert à l'UDF pour sa succession à l'Assemblée, et Hubert avait dépassé de peu au premier tour (24,78% contre 23,83%) le candidat RPR, Alain Jacquot, conseiller général de Neufchâteau, adjoint au maire de Neufchâteau de 1983 à 1989, et candidat, en n°3, sur la liste de Philippe Séguin en mars 1986. Dans la 4e circonscription redécoupée par Pasqua, la liste UDF arrive en troisième position, assez loin derrière le PS et le RPR (PS : 31,78%, RPR : 30,12%, UDF : 21,92%)...

A gauche, le PCF (7,62% au premier tour de juin 1981 dans les Vosges) continue de décliner, et le PS, bien qu'en net recul par rapport à 1981 (43,31%) a gardé deux des trois sièges qu'il détenait. Il résiste mieux que ne le prévoyaient les pronostics, qui ne lui donnaient qu'un siège, et voyaient Hubert Voilquin de retour à l'Assemblée. Le PS, avec le RPR, est l'autre gagnant de la contre-performance de l'UDF. Les heureux élus, dans l'ordre de placement sur la liste, sont les suivants :
PS : Christian Pierret, Gérard Welzer (avocat, apparenté PS).
RPR : Philippe Séguin, Maurice Jeandon (conseiller général de Saint-Dié-Ouest, maire de Saint-Dié de 1977 à 1989).

La nomination de Philippe Séguin au ministère des Affaires sociales allait permettre à Alain Jacquot d'entrer à l'Assemblée. Ce dernier, comme Maurice Jeandon et Gérard Welzer, ne fut député que durant une seule législature. En juin 1988, Maurice Jeandon ne se représenta pas, se qui facilita la réélection au premier tour de Christian Pierret, vainqueur avec 51,67% des exprimés. Alain Jacquot fut battu de justesse (50,33%) par Serge Beltrame, n°3 de la liste PS en 1986. Quant à Gérard Welzer, il fut très près de battre Philippe Séguin, pourtant arrivé nettement en tête au premier tour (46,93% des voix, contre 42,87% pour Gérard Welzer, 6,18% pour le candidat FN, 4,00% pour le candidat PCF). Au second tour, Séguin ne réunit que 50,13% des voix. Cependant, il fut réélu dès le premier tour aux municipales de 1989, aux législatives de 1993 (55,23%), aux municipales de 1995, avant d'être à nouveau mis en ballottage en 1997 par Gérard Welzer, qui fut cette fois nettement battu au second tour par Philippe Séguin (56,44%).
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Re: Elections législatives de 1986

Messagede Zimmer » Ven 29 Mar 2013 19:10

Pullo a écrit:Quant à Gérard Welzer, il fut très près de battre Philippe Séguin, pourtant arrivé nettement en tête au premier tour (46,93% des voix, contre 42,87% pour Gérard Welzer, 6,18% pour le candidat FN, 4,00% pour le candidat PCF). Au second tour, Séguin ne réunit que 50,13% des voix.


Après le second tour de l'élection présidentielle de 1988 où François Mitterrand avait réalisé un score de 54,71 % des suffrages exprimés dans la 1ère circonscription des Vosges, la réélection de Philippe Séguin était loin d'être d'acquise et son parachutage avait, à l'époque, été évoqué dans une circonscription beaucoup plus "sûre" des Yvelines (je crois me souvenir que c'était la 5ème). Le futur président de l'Assemblée nationale et (aussi, peut-être surtout) opposant numéro un de droite au Traité de Maastricht en 1992 avait finalement écarté cette hypothèse, estimant que même en étant battu aux élections législatives, il avait une suffisamment "grande gueule" (sic) pour continuer à être audible dans la vie politique nationale.
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Re: Elections législatives de 1986

Messagede stephed » Ven 29 Mar 2013 20:42

Zimmer a écrit:
Pullo a écrit:Quant à Gérard Welzer, il fut très près de battre Philippe Séguin, pourtant arrivé nettement en tête au premier tour (46,93% des voix, contre 42,87% pour Gérard Welzer, 6,18% pour le candidat FN, 4,00% pour le candidat PCF). Au second tour, Séguin ne réunit que 50,13% des voix.


Après le second tour de l'élection présidentielle de 1988 où François Mitterrand avait réalisé un score de 54,71 % des suffrages exprimés dans la 1ère circonscription des Vosges, la réélection de Philippe Séguin était loin d'être d'acquise et son parachutage avait, à l'époque, été évoqué dans une circonscription beaucoup plus "sûre" des Yvelines (je crois me souvenir que c'était la 5ème). Le futur président de l'Assemblée nationale et (aussi, peut-être surtout) opposant numéro un de droite au Traité de Maastricht en 1992 avait finalement écarté cette hypothèse, estimant que même en étant battu aux élections législatives, il avait une suffisamment "grande gueule" (sic) pour continuer à être audible dans la vie politique nationale.


Tout à fait, c'était celle de Maisons-Lafitte/Sartrouville (détenue par Jacques MYARD (UMP) depuis 1993). Le faible score de Philippe SEGUIN en 1988 s'explique aussi par le fait qu'il décida au dernier moment d'y être candidat alors que pour beaucoup il était déjà candidat sur la région parisienne. Il ne connut donc pas le sort de Jack LANG (PS) à Blois en 2001.
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