Plus le temps avance, plus la probabilité qu'on
recommence tout depuis le début augmente, nous fait savoir cet article de
Marianne.
Tous ces calculs de basse politique pourraient être vite douchés. Dans son avis du 18 mars sur ce projet de loi « Etat d’urgence sanitaire », le Conseil d’Etat a formulé une mise en garde claire : les deux tours devront être rejoués si jamais le délai entre le 15 mars et le second tour n’était pas « raisonnable ».
Par "délai raisonnable", le Conseil d'Etat précise sa pensée : "avant l'été". D'où la date du 21 juin... et encore, certains pourraient chipoter en rappelant que l'été débute le samedi 20 juin et à ce titre, le scrutin devrait être organisé au plus tard le 14 juin.
Une telle éventualité aurait des conséquences politiques très importantes sur le scrutin : les listes ont déjà pu juger de leur force électorale le 15 mars dernier et pourraient choisir de sceller des alliances dès le premier tour qui n'auraient pas eu lieu en temps normal. De plus, un nouveau scrutin augmenterait sensiblement la tentation du vote utile. On n'en est pas encore là mais je suis assez pessimiste quant aux chances que le second tour se déroule normalement au mois de juin.