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Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Forum de discussion consacré aux élections municipales qui seront organisées en France en mars 2020.

Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede alamo » Dim 22 Mar 2020 12:54

Dernière fournée, connsacrée cette fois aux régions su sud et sud-ouest :

• Limousin

L’époque où la région, et tout particulièrement la Corrèze, était partagée entre les deux partis issus de la Résistance (gaullistes et communistes) est révolue (selon le vieil adage que plus le temps passe, moins on rencontre de gens qui ont connu Napoléon), et le PCF n’a plus de maires en Corrèze et dans la Creuse que dans de petites communes rurales.
Dans la Creuse la passation s’est bien passée à Fursac, mal (défaite au premier tour) à St-Sulpice-le-Guérétois
En Corrèze le maire PCF d’Uzerche est réélu, ainsi que quelques petits maires ruraux (la plus grosse commune étant Favars avec 1100 hab)

En Haute Vienne :
Encore une terre d’implantation communiste traditionnelle où celle-ci avait été affaiblie par des dissidences, voire une scission, mais contrairement à d’autres régions elles n’étaient pas téléguidées par le PS et il n’y a pas eu passage avec armes et bagages chez le concurrent. ADS qui s’était allié au PS aux Régionales a été partie prenante du Front de Gauche et est resté dans la mouvance communiste, faisant groupe commun au CD.
Sont conservées les mairies de Saint-Junien, deuxième ville du département, et des communes plus petites d’Arnac-la-Poste, Bussière-Galant, Châteauneuf-la-Forêt,
A Ambazac (gagnée en 2014), l’équipe sortante (sans la maire) est en ballotage favorable avec 44,5% devant le PS et la droite
En revanche à Rilhac-Rancon, prise au PS en 2014, l’équipe sortante menée par un adjoint n’arrive qu’en troisième position avec 27%
A Bellac Claude Peyronnet est bien placé (45,3% et une candidate divers gauche à 16,6%) pour reprendre à la droite la mairie que le PS avait perdue en 2014 .

• Poitou-Charente


Peu d’implantations pour le PCF dans cette région, quelques zones rurales en Charente limousine et dans la Vienne, don peu à dire des Municipales.
RAS dans la Vienne, en Charente (qui eut pourtant un député PCF jadis) ou en Charente-Maritime, réélection du maire PCF dans la seule ville de plus de 1000 habitants qu’il dirige dans les Deux-Sèvres (Germond-Rouvre).

• Aquitaine

En Dordogne, le PCF compte encore une vingtaine de maires.
Les trois dans la banlieue de Périgueux sont réélus, à commencer par les deux historiques à Boulazac (dont le maire est aussi pdt de l’Agglo) et Trélissac, le PC conservant aussi Champcevinel.
A La Force, le successeur désigné du maire PCF est socialiste, il l’emporte.
A Saint-Léon sur l’Isle, le maire sortant ne se représentait pas, son adjoint est largement élu.
A Coulounieix , le PCF a soutenu la liste de l’ancien dircab contre la candidate du PS ; il a choisi le bon cheval (33% contre 16) mais la bataille sera rude avec la droite (deux listes à 31 et presque 20%)
A Périgueux, dans la pléthore de listes et le bordel ambiant (le sortant LR n’est qu’à 19%), la liste LFI/PCF fait un peu moins de 12%, en 5ème position sur 8 (et 3ème à gauche), si fusion avec le PC, EELV et a fortiori avec l’ancien maire (candidat PS de 2014), la gauche peut l’emporter.
A Bergerac la jeune candidate PCF n’est pas ridicule (15%) mais est nettement devancé par le PS (25%) qui a accepté le soutien de LREM.

Dans le Lot-et-Garonne, le PCF ne compte plus de maires que dans quelques communes rurales

En Gironde le premier adjoint succède au maire sortant à Fargues,, le maire de St-Pierre d’Aurillac est réélu, celui de Loupiac est battu
A Bègles pour la première fois depuis 1989, quand N. Mamère à la tête d’une liste « majorité présidentielle » tendance mitterrando-tapiste (alliance PS/droite) avait mis fin à 30 ans de municipalité communiste, le PCF s’est réconcilié avec les écologistes et a fait liste commune avec le maire sortant qui frôle l’élection au premier tour.

Dans les Landes le PPC conserve la mairie de Tarnos (12.000 habitants) et, plus petit, St-Lon-les-mines.
Pouillon, perdue en 2014, reste au MODEM
A Boucau, seule ville d’influence PCF dans les Pyrénées-Atlantiques, le PCF tente de récupérer la mairie perdue en 2014. Il fait 32%, le sortant 41%, tout dépendra de la troisième liste, celle d’une ancienne adjointe EELV virée par le Maire (27%)

• Midi

Dans les Hautes-Pyrénées, conservation de la ville de Soues et des petites communes de 1000 à 2000 habitants de Bazet, Capvern, Andrest, Oursbelille… mais le PCF a abdiqué toute ambition de récupérer les villes qu’il dirigeait jadis dans la banlieue tarbaise.
A Tarbes le secrétaire fédéral PCF est en deuxième position sur huit listes avec 15,2% ; mais très loin du sortant LR qui fait 41,4%.

Dans le Gers, le maire de Mauvezin devrait être reconduit (48% au premier tour), celui de Jegun repasse mais l’implantation est surtout rurale.

Dans le Lot le PCF conserve son seul fief historique, Biars-sur-Cère la ville des confitures Bonne-Maman du Groupe Andros)

Dans l’Aveyron l’essentiel de l’implantation historique du PCF se situe dans l’ancien bassin minier de Decazeville
A Aubin, deuxième ville de l’agglomération (3750 hab contre près de 10.000 à l’époque florissante du charbon), le PCF avait mis en chef de file son 3ème de liste de 2014 (un syndicaliste FG) qui bat largement le maire PS sortant avec 65% des voix.
A Decazeville le candidat PCF fait 35%, loin derrière le maire de droite réélu. Son collègue de Cransac échoue face au maire sortant PRG (37% contre 63)

Dans le Tarn conserve ses trois mairies (St-Benoit-de-Carmaux, Valence d’Albigeois et Blan)

En Haute-Garonne le PCF est depuis longtemps effacé par un PS hégémonique (la seule ville qu’il détenait dans la banlieue de Toulouse avait été perdue en 2014 et reste à droite) et n’a plus de maires que dans des communes rurales.
A l’Union, le maire qui fut PCF (candidat sous cette étiquette en 2008) avant de virer divers gauche tendance Saurel était cette fois soutenu par tous les partis de gauche dont le PC.

RAS dans l’Ariège.

• Languedoc-Roussillon

Dans les Pyrénées-Orientales, le PCF reste en place à Cabestany (l’inamovible J. Vila, ancien député, maire depuis 43 ans), Alenya, Estagel et Corbères-les-Cabannes
A Elne l’ancien maire PCF frôle les 49% (20 points devant le sortant) et paraît bien parti pour reprendre la ville à la droite. En revanche il échoue largement devant le sortant de droite à Prades (25% contre 75)

Dans l’Aude les sortants ou leurs dauphins sont élus à Conques-sur-Orbiel, Fabrezan, mais les PCF ne parvient pas à récupérer Coursan, perdue en 2014.

Dans l’Hérault, le PCF jadis puissant a beaucoup perdu, tant à cause des dissidences en son sein que de l’évolution sociologique de la population, notamment sur la Côte d’Azur du pauvre ».
Il conserve la mairie de Murviel-lès-Béziers
A Sète où certains prédisaient un duel entre le maire sortant LR et le RN, c’est la conseillère départementale PCF qui arrive en seconde position avec 19,24%, derrière le sortant (34,85%) mais devant le PS à 17,66%. Le RN ne fait que 14,38%. Sachant que le candidat UDI a été convié avec celui du RN (à 11,56%) à faire « l’union des droites », la logique serait la fusion des deux listes de gauche pour partir en triangulaire. Mais parfois la logique, quand un candidat socialiste est abasourdi d’avoir été devancé…
A Montpellier, le PCF était allié au candidat PS M. Delafosse, deuxième derrière le sortant et semblant avoir des réserves d’alliances et de transferts possibles.
Quant à Béziers, qui avait eu un maire communiste entre 1977 et 1983, Ménard y repasse avec près de 69% au premier tour et la gauche, qui a fait un peu plus de 6%, ne sera représentée au CM que par la tête de liste, PCF.

Dans le Gard les temps fastes sont passés (ceux du grand chelem aux Législatives de 1978), mais le PCF garde quelques restes.
A Alès le candidat PCF ne fait que 23%, loin du maire sortant réélu avec près de 57%, le PCF conserve en revanche ses mairies dans l’ancien bassin houiller (La Grand-Combe, St-Martin-de-Valgargues, Rousson, Saint-Julien-les-Rosiers, Cendras, Salindres, Bagard, Saint-Florent,les Mages, St-Jean-du-Pin, et d’autres plus petites)
A Anduze la conseillère départementale d’Alès 1 bat le maire sortant dès le premier tour, et à Barjac E. Chaulet était seul en lice. Sauveterre dans la vallée du Rhône est conservé également.
A Aramon le premier adjoint du maire sortant semble bien placé pour conserver la mairie (42,3%) convoitée par LREM et un divers droite.
A St-Geniès-de-Malgoirès le maire sortant est battu par son adjoint aux finances.
A Nîmes, derrière deux adversaires de droite, la liste communiste est toujours en tête de la gauche avec 15,7%, même si la mairie a été perdue depuis très longtemps. Les sondages le donnaient à 7 ou 8% contre 20% à la liste PS/EELV, il est trois points devant.

En Lozère, où le maire sortant divg de Florac ne se représentait pas, la candidate PCF est élue au premier tour.
Et évidemment le maire est réélu à St-Germain-de-Calberte, chef-lieu de l’un des quatre cantons les plus mélenchonistes des Présidentielles.

• PACA

Dans les Bouches-du-Rhône le PCF conserve ses bastions de l’étang de Berre (Martigues, Port-de-Bouc, le Rove, Ensuès-la-Redonne, mais aussi Septèmes-les-Vallons, Roquevaire, Noves et la Bouilladisse.
A Gardanne le candidat officiel du PCF arrive en tête avec 23,85%, devant celui adoubé par le Maire sortant (22,8%), sachant que les trois autres listes pourraient aussi se maintenir (droite, PS, RN). Normalement le fauteuil de maire devrait aller à l’un des deux.
A la Penne-sur-Huveaune le PC est en tête avec 41,6%
A Arles, l’adjoint PCF du maire sortant est deuxième avec 21%, derrière l’ancien PDG De France Télévision P. De Carolis, natif du cru (l’étiquette vu à la télé ça marche, même avec des casseroles et une condamnation dans l’affaire Bygmalion), à 26% . Les forces droite/gauche sont équivalentes et le RN est éliminé. Point chaud du deuxième tour.
Autre point chaud à Aubagne, vile perdue en 2014. La candidate PCF est à 24%, derrière le candidat LR à 35%. Il faudrait une alliance avec les deux listes PS et EELV (8% chacune) pour espérer l’emporter si la candidate UDI rallie le sortant LR malgré leurs bisbilles
A la Ciotat face au sortant de droite le PCF est en tête de la gauche mais le total fait 26%. Léger pour inquiéter la droite, en tête avec 37%. La ville des chantiers navals est définitivement devenue une station balnéaire de type varois.
L’élection d’un maire de secteur communiste à Marseille, et une victoire de la gauche sur la ville auraient suffi pour faire considérer le cru 2020 des Municipales comme un succès pour le PCF, mais le sabordage des listes du Printemps Marseillais dans les deux secteurs les plus populaires au nom du « barrage » et du « front républicain » contre le RN viennent de briser le rêve. Marseille restera à droite alors que la gauche y est arrivée en tête.

Dans le Vaucluse le PCF ne tient plus beaucoup de mairies, le Luberon est devenu bobo et la vallée du Rhône a viré à la droite musclée.
Il devrait conserver sa seule ville importante, Entraigues, où le maire sortant manque de peu l’élection au premier tour. Conservé aussi Violès, remportée en 2008.
A Morières, la liste à forte connotation PCF (mais à tête de liste PS) arrive, avec 29,5%, devant le maire sortant, chef de file du PS local (24,6%) mais la bataille sera rude au second tour contre le candidat de droite soutenu par le RN qui frôle les 46%

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les maires des Mées et Reillanne repassent, et le PCF a de bonnes chances de gagner la mairie de Château-Arnoux, 5ème ville du département (47,5% au premier tour).
A Ste-Tulle, le PC arrive avec 34,1% juste derrière un adjoint PS passé chez LREM (35,8%) et devant une autre adjointe PS (302,1%). Si les deux listes de gauche s’allient, c’est bien parti pour reconquérir la mairie.
A Sisteron, la liste de gauche conduite par le PCF ne fait que 12% derrière les deux listes de droite.

Dans les Alpes-Maritimes, les deux conseillers départementaux en lice sont réélus dans leur mairie à Contes et Touët-de-l’Escarène, comme la sortante de Gattières, mais la mairie de Drap, ancienne ville communiste, reste à droite.
A Gorbio le premier adjoint sortant est nettement en tête avec près de 47% des voix
A Grasse le candidat PCF ne fait que 15,5% en deuxième position derrière le sortant LR qui est réélu, son homologue à Vence à 9,3%. Dans les villes côtière les scores sont encore plus bas.
A la Trinité le PCF figure sur la liste du MRC L. Polski qui a remporté la mairie (mais qui inclut aussi quelques centristes dont une adjointe du maire sortant)
A Carros le maire, élu sous l’étiquette PCF en 2014, est réélu, mais entre-temps il est passé… à l’UDI

Dans le Var le PCF conserve Carnoules et la Cadière d’Azur, son candidat ne fait que 14% à la Garde, qui fut son fief jadis dans la banlieue de Toulon.
A la Seyne, le maire sortant (GRS) est en tête de peu (23% contre 21,8% à la droite), et peut espérer rester en place mais avec huit listes au premier tour c’est incertain.
Pour le reste, malgré quelques scores permettant le maintien au deuxième tout au Pradet ou à Six-Fours, le Var rouge est bel et bien enterré.

En Corse le PCF ne conserve que des petites communes rurales. A Sartène le candidat PCF tente de reprendre l’ancienne mairie de D. Bucchini perdue en 2001mais avec 27,5% contre 45,5% au sortant, ce sera tâche impossible.
Dernière édition par alamo le Sam 18 Avr 2020 14:11, édité 3 fois.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede Républicain67 » Dim 22 Mar 2020 12:56

Vous savez pourquoi le PCF n'a pas essayé de reprendre la mairie de Staffelfelden (Haut-Rhin), perdue en 2014? Il n'a pas présenté de liste face à Thierry Belloni (DVG).
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede alamo » Dim 22 Mar 2020 13:01

ChristianC. a écrit:Il n'y a aucune commune mesure entre le nombre de maires PCF et de maires RN ou REM pur jus (sans compter des sortants soutenus par le parti présidentiel).
Le PCF comptait (de mémoire et au risque d'être démenti à la marge) un peu moins d'un millier de maires, et semble devoir en conserver à peu près le même nombre. Le RN en avait moins d'une dizaine et ne va pas progresser. La REM proprement dite ne doit pas aller au delà de quelques dizaines (à vérifier et là encore à corriger éventuellement par des gens mieux informés que moi).
Pour estimer la différence du nombre de maires PCF et RN, il suffit de se souvenir des difficultés éprouvées par M. Le Pen pour réunir les 500 signatures de la présidentielle, et les centaines de signatures fournies par les maires PCF à J.-L. Mélenchon en 2012 et 2017.


Le PCF comptait environ 1500 maires après la vague rouge des élections de 1977.
Aujourd'hui c'est plutôt autour de 700 en comptant les apparentés, dont 150 villes de plus de 3.500 habitants.

C'est effectivement loin du RN
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede alamo » Dim 22 Mar 2020 13:04

Républicain67 a écrit:Vous savez pourquoi le PCF n'a pas essayé de reprendre la mairie de Staffelfelden (Haut-Rhin), perdue en 2014? Il n'a pas présenté de liste face à Thierry Belloni (DVG).


Probablement pour la même raison qui l'a poussé à abandonner la tête de liste à des socialistes dans des mairies qu'il dirigeait comme Thiers, Aubière ou La Force : il n'a plus assez de militants locaux et de candidats crédibles, notamment dans des anciens bassins industriels (a fortiori miniers) en déclin...
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede Républicain67 » Dim 22 Mar 2020 13:28

Merci. En Alsace, je n'ai recensé qu'une seule liste menée par le PCF. La communiste Nadia Lantz-Peter (en ballotage très défavorable) conduit la liste d'union de la gauche à Pfastatt, dans l'agglomération mulhousienne. Raphaël Cirillo (DVG) battu par Antoine Homé (PS) à Wittenheim n'est plus membre du PCF depuis fin 2018.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede diasflac » Dim 22 Mar 2020 13:57

Beau score du PCF à EU en Seine Maritime un fief de la droite de 7 000 habitants premier à 35% au premier tour.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede stephed » Dim 22 Mar 2020 14:11

alamo a écrit:
Dans l’Aude les sortants ou leurs dauphins sont élus à Conques-sur-Orbiel, Fabrezan, mais les PCF ne parvient pas à récupérer Coursan, perdue en 2014.


Fabrezan et Conques ne sont pas détenues par le PCF. A Fabrezan, la maire est une conseillère départementale PS Isabelle GEA.
A Conques sur Orbeil, c'est plus compliqué: le maire Jean-François Juste a effectivement jadis appartenu aux différentes municipalités PCF qui se sont succédées dans cet ancien bassin minier mais dans ses déclarations publiques, il est surtout un soutien du président du département André Viola (PS) et des 2 conseillers départementaux PS du canton (pour lesquels il avait appelé à voter dés le 1er tour en 2015 alors qu'il y avait un candidat PCF). je le classerais en DVG
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede alamo » Dim 22 Mar 2020 14:16

alamo a écrit:Dernière fournée, connsacrée cette fois aux régions su sud et sud-ouest :

• Limousin

L’époque où la région, et tout particulièrement la Corrèze, était partagée entre les deux partis issus de la Résistance (gaullistes et communistes) est révolue (selon le vieil adage que plus le temps passe, moins on rencontre de gens qui ont connu Napoléon), et le PCF n’a plus de maires en Corrèze et dans la Creuse que dans de petites communes rurales.
Dans la Creuse la passation s’est bien passée à Fursac, mal (défaite au premier tour) à St-Sulpice-le-Guérétois
En Corrèze le maire PCF d’Uzerche est réélu, ainsi que quelques petits maires ruraux (la plus grosse commune étant Favars avec 1100 hab)

En Haute Vienne :
Encore une terre d’implantation communiste traditionnelle où celle-ci avait été affaiblie par des dissidences, voire une scission, mais contrairement à d’autres régions elles n’étaient pas téléguidées par le PS et il n’y a pas eu passage avec armes et bagages chez le concurrent. ADS qui s’était allié au PS aux Régionales a été partie prenante du Front de Gauche et est resté dans la mouvance communiste, faisant groupe commun au CD.
Sont conservées les mairies de Saint-Junien, deuxième ville du département, et des communes plus petites d’Arnac-la-Poste, Bussière-Galant, Châteauneuf-la-Forêt,
A Ambazac (gagnée en 2014), l’équipe sortante (sans la maire) est en ballotage favorable avec 44,5% devant le PS et la droite
En revanche à Rilhac-Rancon, prise au PS en 2014, l’équipe sortante menée par un adjoint n’arrive qu’en troisième position avec 27%
A Bellac Claude Peyronnet est bien placé (45,3% et une candidate divers gauche à 16,6%) pour reprendre à la droite la mairie que le PS avait perdue en 2014 .

• Poitou-Charente


Peu d’implantations pour le PCF dans cette région, quelques zones rurales en Charente limousine et dans la Vienne, don peu à dire des Municipales.
RAS dans la Vienne, en Charente (qui eut pourtant un député PCF jadis) ou en Charente-Maritime, réélection du maire PCF dans la seule ville de plus de 1000 habitants qu’il dirige dans les Deux-Sèvres (Germond-Rouvre).

• Aquitaine

En Dordogne, le PCF compte encore une vingtaine de maires.
Les trois dans la banlieue de Périgueux sont réélus, à commencer par les deux historiques à Boulazac (dont le maire est aussi pdt de l’Agglo) et Trélissac, le PC conservant aussi Champcevinel.
A La Force, le successeur désigné du maire PCF est socialiste, il l’emporte.
A Saint-Léon sur l’Isle, le maire sortant ne se représentait pas, son adjoint est nettement battu.
A Coulounieix , le PCF a soutenu la liste de l’ancien dircab contre la candidate du PS ; il a choisi le bon cheval (33% contre 16) mais la bataille sera rude avec la droite (deux listes à 31 et presque 20%)
A Périgueux, dans la pléthore de listes et le bordel ambiant (le sortant LR n’est qu’à 19%), la liste LFI/PCF fait un peu moins de 12%, en 5ème position sur 8 (et 3ème à gauche), si fusion avec le PC, EELV et a fortiori avec l’ancien maire (candidat PS de 2014), la gauche peut l’emporter.
A Bergerac la jeune candidate PCF n’est pas ridicule (15%) mais est nettement devancé par le PS (25%) qui a accepté le soutien de LREM.

Dans le Lot-et-Garonne, le PCF ne compte plus de maires que dans quelques communes rurales

En Gironde le premier adjoint succède au maire sortant à Fargues,, le maire de St-Pierre d’Aurillac est réélu, celui de Loupiac est battu
A Bègles pour la première fois depuis 1989, quand N. Mamère à la tête d’une liste « majorité présidentielle » tendance mitterrando-tapiste (alliance PS/droite) avait mis fin à 30 ans de municipalité communiste, le PCF s’est réconcilié avec les écologistes et a fait liste commune avec le maire sortant qui frôle l’élection au premier tour.

Dans les Landes le PPC conserve la mairie de Tarnos (12.000 habitants) et, plus petit, St-Lon-les-mines.
Pouillon, perdue en 2014, reste au MODEM
A Boucau, seule ville d’influence PCF dans les Pyrénées-Atlantiques, le PCF tente de récupérer la mairie perdue en 2014. Il fait 32%, le sortant 41%, tout dépendra de la troisième liste, celle d’une ancienne adjointe EELV virée par le Maire (27%)

• Midi

Dans les Hautes-Pyrénées, conservation de la ville de Soues et des petites communes de 1000 à 2000 habitants de Bazet, Capvern, Andrest, Oursbelille… mais le PCF a abdiqué toute ambition de récupérer les villes qu’il dirigeait jadis dans la banlieue tarbaise.
A Tarbes le secrétaire fédéral PCF est en deuxième position sur huit listes avec 15,2% ; mais très loin du sortant LR qui fait 41,4%.

Dans le Gers, le maire de Mauvezin devrait être reconduit (48% au premier tour), celui de Jegun repasse mais l’implantation est surtout rurale.

Dans le Lot le PCF conserve son seul fief historique, Biars-sur-Cère la ville des confitures Bonne-Maman du Groupe Andros)

Dans l’Aveyron l’essentiel de l’implantation historique du PCF se situe dans l’ancien bassin minier de Decazeville
A Aubin, deuxième ville de l’agglomération (3750 hab contre près de 10.000 à l’époque florissante du charbon), le PCF avait mis en chef de file son 3ème de liste de 2014 (un syndicaliste FG) qui bat largement le maire PS sortant avec 65% des voix.
A Decazeville le candidat PCF fait 35%, loin derrière le maire de droite réélu. Son collègue de Cransac échoue face au maire sortant PRG (37% contre 63)

Dans le Tarn conserve ses trois mairies (St-Benoit-de-Carmaux, Valence d’Albigeois et Blan)

En Haute-Garonne le PCF est depuis longtemps effacé par un PS hégémonique (la seule ville qu’il détenait dans la banlieue de Toulouse avait été perdue en 2014 et reste à droite) et n’a plus de maires que dans des communes rurales.
A l’Union, le maire qui fut PCF (candidat sous cette étiquette en 2008) avant de virer divers gauche tendance Saurel était cette fois soutenu par tous les partis de gauche dont le PC.

RAS dans l’Ariège.

• Languedoc-Roussillon

Dans les Pyrénées-Orientales, le PCF reste en place à Cabestany (l’inamovible J. Vila, ancien député, maire depuis 43 ans), Alenya, Estagel et Corbères-les-Cabannes
A Elne l’ancien maire PCF frôle les 49% (20 points devant le sortant) et paraît bien parti pour reprendre la ville à la droite. En revanche il échoue largement devant le sortant de droite à Prades (25% contre 75)

Dans l’Aude le maire dvg qui avait été mis en place par l'ancien maire PCF à Conques-sur-Orbiel est réélu, mais le PCF ne parvient pas à récupérer Coursan, perdue en 2014.

Dans l’Hérault, le PCF jadis puissant a beaucoup perdu, tant à cause des dissidences en son sein que de l’évolution sociologique de la population, notamment sur la Côte d’Azur du pauvre ».
Il conserve la mairie de Murviel-lès-Béziers
A Sète où certains prédisaient un duel entre le maire sortant LR et le RN, c’est la conseillère départementale PCF qui arrive en seconde position avec 19,24%, derrière le sortant (34,85%) mais devant le PS à 17,66%. Le RN ne fait que 14,38%. Sachant que le candidat UDI a été convié avec celui du RN (à 11,56%) à faire « l’union des droites », la logique serait la fusion des deux listes de gauche pour partir en triangulaire. Mais parfois la logique, quand un candidat socialiste est abasourdi d’avoir été devancé…
A Montpellier, le PCF était allié au candidat PS M. Delafosse, deuxième derrière le sortant et semblant avoir des réserves d’alliances et de transferts possibles.
Quant à Béziers, qui avait eu un maire communiste entre 1977 et 1983, Ménard y repasse avec près de 69% au premier tour et la gauche, qui a fait un peu plus de 6%, ne sera représentée au CM que par la tête de liste, PCF.

Dans le Gard les temps fastes sont passés (ceux du grand chelem aux Législatives de 1978), mais le PCF garde quelques restes.
A Alès le candidat PCF ne fait que 23%, loin du maire sortant réélu avec près de 57%, le PCF conserve en revanche ses mairies dans l’ancien bassin houiller (La Grand-Combe, St-Martin-de-Valgargues, Rousson, Saint-Julien-les-Rosiers, Cendras, Salindres, Bagard, Saint-Florent,les Mages, St-Jean-du-Pin, et d’autres plus petites)
A Anduze la conseillère départementale d’Alès 1 bat le maire sortant dès le premier tour, et à Barjac E. Chaulet était seul en lice. Sauveterre dans la vallée du Rhône est conservé également.
A Aramon le premier adjoint du maire sortant semble bien placé pour conserver la mairie (42,3%) convoitée par LREM et un divers droite.
A St-Geniès-de-Malgoirès le maire sortant est battu par son adjoint aux finances.
A Nîmes, derrière deux adversaires de droite, la liste communiste est toujours en tête de la gauche avec 15,7%, même si la mairie a été perdue depuis très longtemps. Les sondages le donnaient à 7 ou 8% contre 20% à la liste PS/EELV, il est trois points devant.

En Lozère, où le maire sortant divg de Florac ne se représentait pas, la candidate PCF est élue au premier tour
Et évidemment le maire est réélu à St-Germain-de-Calberte, chef-lieu de l’un des quatre cantons les plus mélenchonistes des Présidentielles.

• PACA

Dans les Bouches-du-Rhône le PCF conserve ses bastions de l’étang de Berre (Martigues, Port-de-Bouc, le Rove, Ensuès-la-Redonne, mais aussi Septèmes-les-Vallons, Roquevaire, Noves et la Bouilladisse.
A Gardanne le candidat officiel du PCF arrive en tête avec 23,85%, devant celui adoubé par le Maire sortant (22,8%), sachant que les trois autres listes pourraient aussi se maintenir (droite, PS, RN). Normalement le fauteuil de maire devrait aller à l’un des deux.
A la Penne-sur-Huveaune le PC est en tête avec 41,6%
A Arles, l’adjoint PCF du maire sortant est deuxième avec 21%, derrière l’ancien PDG De France Télévision P. De Carolis, natif du cru (l’étiquette vu à la télé ça marche, même avec des casseroles et une condamnation dans l’affaire Bygmalion), à 26% . Les forces droite/gauche sont équivalentes et le RN est éliminé. Point chaud du deuxième tour.
Autre point chaud à Aubagne, vile perdue en 2014. La candidate PCF est à 24%, derrière le candidat LR à 35%. Il faudrait une alliance avec les deux listes PS et EELV (8% chacune) pour espérer l’emporter si la candidate UDI rallie le sortant LR malgré leurs bisbilles
A la Ciotat le sortant de droite le PCF est en tête de la gauche mais le total fait 26%. Léger pour inquiéter la droite, en tête avec 37%. La ville des chantiers navals est définitivement devenue une station balnéaire de type varois.
L’élection d’un maire de secteur communiste à Marseille, et une victoire de la gauche sur la ville auraient suffi pour faire considérer le cru 2020 des Municipales comme un succès pour le PCF, mais le sabordage des listes du Printemps Marseillais dans les deux secteurs les plus populaires au nom du « barrage » et du « front républicain » contre le RN viennent de briser le rêve. Marseille restera à droite alors que la gauche y est arrivée en tête.

Dans le Vaucluse le PCF ne tient plus beaucoup de mairies, le Luberon est devenu bobo et la vallée du Rhône a viré à la droite musclée.
Il devrait conserver sa seule ville importante, Entraigues, où le maire sortant manque de peu l’élection au premier tour. Conservé aussi Violès, remportée en 2008.
A Morières, la liste à forte connotation PCF arrive, avec 29,5%, devant le chef de file du PS local (24,6%) mais la bataille sera rude au second tour contre le sortant de droite qui frôle les 46%

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les maires des Mées et Reillanne repassent, et le PCF a de bonnes chances de gagner la mairie de Château-Arnoux, 5ème ville du département (47,5% au premier tour).
A Ste-Tulle, le PC arrive avec 34,1% juste derrière un adjoint PS passé chez LREM (35,8%) et devant une autre adjointe PS (302,1%). Si les deux listes de gauche s’allient, c’est bien parti pour reconquérir la mairie.
A Sisteron, la liste de gauche conduite par le PCF ne fait que 12% derrière les deux listes de droite.

Dans les Alpes-Maritimes, les deux conseillers départementaux en lice sont réélus dans leur mairie à Contes et Touët-de-l’Escarène, comme la sortante de Gattières, mais la mairie de Drap, ancienne ville communiste, reste à droite.
A Gorbio le premier adjoint sortant est nettement en tête avec près de 47% des voix
A Grasse le candidat PCF ne fait que 15,5% en deuxième position derrière le sortant LR qui est réélu, son homologue à Vence à 9,3%. Dans les villes côtière les scores sont encore plus bas.
A la Trinité le PCF figure sur la liste du MRC L. Polski qui a remporté la mairie (mais qui inclut aussi quelques centristes dont une adjointe du maire sortant)
A Carros le maire, élu sous l’étiquette PCF en 2014, est réélu, mais entre-temps il est passé… à l’UDI

Dans le Var le PCF conserve Carnoules et la Cadière d’Azur, son candidat ne fait que 14% à la Garde, qui fut son fief jadis dans la banlieue de Toulon.
A la Seyne, le maire sortant (GRS) est en tête de peu (23% contre 21,8% à la droite), et peut espérer rester en place mais avec huit listes au premier tour c’est incertain.
Pour le reste, malgré quelques scores permettant le maintien au deuxième tout au Pradet ou à Six-Fours, le Var rouge est bel et bien enterré.

En Corse le PCF ne conserve que des petites communes rurales. A Sartène le candidat PCF tente de reprendre l’ancienne mairie de D. Bucchini perdue en 2001mais avec 27,5% contre 45,5% au sortant, ce sera tâche impossible.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede alamo » Dim 22 Mar 2020 14:23

stephed a écrit:
alamo a écrit:
Dans l’Aude les sortants ou leurs dauphins sont élus à Conques-sur-Orbiel, Fabrezan, mais les PCF ne parvient pas à récupérer Coursan, perdue en 2014.


Fabrezan et Conques ne sont pas détenues par le PCF. A Fabrezan, la maire est une conseillère départementale PS Isabelle GEA.
A Conques sur Orbeil, c'est plus compliqué: le maire Jean-François Juste a effectivement jadis appartenu aux différentes municipalités PCF qui se sont succédées dans cet ancien bassin minier mais dans ses déclarations publiques, il est surtout un soutien du président du département André Viola (PS) et des 2 conseillers départementaux PS du canton (pour lesquels il avait appelé à voter dés le 1er tour en 2015 alors qu'il y avait un candidat PCF). je le classerais en DVG


Effectivement ma mémoire m'a joué des tours pour Fabrezan, c'est corrigé.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede alamo » Dim 22 Mar 2020 15:55

Après ce tour d’horizon à peu près exhaustif, on peut essayer de tirer le bilan du premier tour pour le PCF, et il est assez différent de ce que l’on a pu lire de ci-de là. Et si les conditions du scrutin, avec une très forte abstention et un décalage de trois mois au moins entre les deux tours, rendent aléatoires les prédictions, le bilan final peut encore basculer entre le négatif et le positif, mais probablement de façon assez modérée.

Conclure à la poursuite du déclin inéluctable en ne se basant que sur les ballotages de St-Denis, Aubervilliers et Champigny relève de la méthode Coué (ceci étant cela fait plus de trente ans que l’on nous annonce la mort du PCF pour le lendemain matin). D’autant que si le deuxième tour avait pu se tenir aujourd’hui j’aurais parié sur la réélection des sortants de St-Denis et Auber.
Voir dans la reconquête de quelques villes récemment perdues et l’espoir de faire chuter le premier Ministre au Havre le retour du grand soir relève également un peu du fantasme.

Si on regarde réellement la situation pour le PCF on peut dire :

• La grande majorité des maires PCF, ou leurs successeurs désignés, repassent dès le premier tour. Ceci étant c’est le cas dans 30.000 communes sur 36.000

• Il y a très peu de mairies perdues dès ce premier tour et ce ne sont pas des grandes villes. La plus importante et Villetaneuse (93) et elle fait 13.000 habitants. Pour le reste, Bégard (22), Champagné (72, pour deux voix), Auby, Escaudoeuvres et Wavrechain (pour une voix) dans le Nord, Piennes et Varangéville (54), Cruas (07), St-Pierre-de-Fursac (23), Loupiac (33), ce sont des petites villes voire de gros villages.

• Dans certaines villes le PCF a laissé, faute de successeur, la tête de liste à un PS ou Dvg, avec des succès divers (perte probable de Thiers et Aubière, élection à La Force et Changé)

• A l’inverse quelques succès sont remportés dès le premier tour, là aussi dans des villes de moyenne importance : Commentry et Bourbon (03), Neuville-sur-Saône (69), Aubin (12), Anduze (30), Florac (48), Chaulgnes (58), Lunery (18)

• Un bon nombre d’équipes sortantes peuvent attendre le second tour avec sérénité au vu de leur score de dimanche dernier, mais certaines mairies sont menacées ; à l’inverse d’autres villes peuvent être prise (souvent des villes perdues par le passé) :

- En Ile-de-France, en Seine-St-Denis les deux gros chocs du premier tour sont évidemment St-Denis et Aubervilliers, mais comme dit plus haut, pour moi rien n’est joué au vu des forces en présence et de l’abstention record. Hanotin n’est pas encore assis dans le fauteuil de maire d’un côté, et à Aubervilliers à moins d’une alliance entre la liste de droite unie et le candidat communautariste (cela s’est vu ailleurs) la gauche a encore des ressources. En contrepartie, le PCF semble bien parti pour reprendre Bobigny et Noisy-le-Sec, ainsi qu’avec une divers gauche Villepinte, garde des chances à Bagnolet, et peut revenir dans l’équipe dirigeante à Romainville et Saint-Ouen
- Finalement la situation est plus problématique dans le Val-de-Marne, une seule chance de reconquête (Villejuif) pour quatre maires en ballotage plus ou moins dangereux (Champigny, Choisy, VSG et Valenton)
- Ailleurs dans la région, le gros espoir est Corbeil, mais le maire de Bezons est à la merci d’une « trahison » de son adjointe socialiste, et ce sera serré à Morsang-sur-Orge
- En province, quelques seconds tours seront chauds : Arles bien sûr, mais aussi Marly (59), St-Pierre-des-Corps et surtout Château-Renault (37), St-Florent (18), Firminy (42), Vénissieux et Givors (69), Fontaine (38), Rilhac (87), Aramon (30)
Seclin, que beaucoup donnaient perdue d’avance, peut rester dans le giron communiste.

- A l’inverse le PCF peut nourrir des espoirs à Douarnenez (29), Bouguenais (44), Gisors (27), Eu (76), Mouy (60), Evin-Malmaison et Houdain(62), Aniche et Vieux-Condé (59), Varennes-Vauzelles (58), Rive-de-Gier (42), Crolles (38), Bellac (87), Boucau (64), Château-Arnoux et Ste-Tulle (04), et surtout à Sète (34) et Aubagne (13)

- Et bien sûr le Havre, où la victoire contre Edouard Philippe permettrait de faire passer les « bavures » ailleurs au second plan.
Sans le sabordage marseillais le bilan aurait même pu être franchement bon.

On verra donc fin juin (au mieux) si le cru 2020 a été plutôt correct ou plutôt médiocre pour le PCF (en tout cas ni catastrophique ni mirobolant).

Quelle que soit la tendance dans les mairies précitées, le PCF est quasi assuré d’augmenter son nombre d’élus locaux en entrant dans l’exécutif de grandes villes gagnées par la gauche.
Ce qui avec le regroupement des mairies communistes en « poches » devrait lui permettre de garder son groupe au Sénat sans trop de difficultés. Il peut même commencer à voir les prochaines Législatives un peu plus sereinement, parce que l’on voit quand même cinq ou six circonscriptions où le PCF pourrait se refaire une santé sur le dos d’une FI en perte de vitesse.

Maintenant on peut faire plusieurs remarques au vu des Municipales sur l’évolution du PCF :

- Le départ de maires historiques et charismatiques est souvent difficile à digérer et il y a des pertes en ligne dans les tentatives de succession (on a même vu des maires PCF se retirer en laissant les clés à des adjoints PS comme dans les deux villes du Puy-de-Dôme). Or certains réélus de dimanche dernier vont entamer leur 5ème, 6ème ou 7ème mandat. Quid de 2026 ?
- Dans les grandes métropoles, à commencer par Paris une partie des nouveau élus PCF (Brossat, Cochard et jusqu’à Bessac en débordant à côté) ont suivi la boboïsation ambiante, d’où leur facilité d’ailleurs à s’allier en partenaire minoritaire avec EELV (Strasbourg, Besançon…), et se sont trouvés un nouvel électorat réceptif aux discours environnementaux (voire, c’est moins bien, un peu communautaristes) plus qu’aux grands idéaux de transformation sociale.
- A l’inverse, le PCF n’est vraiment plus (quand le comprendra-t-il ?) le parti des plus pauvres, notamment dans les quartiers les plus socialement marqués.
Il est significatif que le PC conserve sans peine les mairies de Fontenay-sous-Bois (où certains quartiers ressemblent plus à Vincennes qu’à Montreuil), Malakoff ou Montreuil (des villes assez mélangées socialement et sans explosions sociales récurrentes), alors qu’il est largué dans les secteurs où la prééminence d’un lumpenprolétariat d'origine immigrée chamboule les habitudes de votes (Garges, Goussainville, les Mureaux, et aujourd’hui jusqu’à St-Denis et Aubervilliers, où la mixité disparaît); entre un vote utilitariste et totalement désidéologisé qui déboussole les militants (« si je vote pour vous, qu’est-ce que vous me donnez ») et une islamisation peu compatible avec les traditions laïques (et de prééminence de l’éducation et de la culture contre l’obscurantisme) du PCF, les militants et la potentielle relève d’Elus sont tentés de baisser les bras.
- D’où aussi, dans certaines villes perdues par le PCF, une perte totale du tissu militant, très perceptible dans les « quartiers » comme on dit, dont tous ceux qui en avaient les moyens sont partis devant la dégradation de la qualité de vie. Parmi eux, souvent, les militants communistes partis s’installer en maison individuelle, éparpillés en grande couronne.
L’exemple, que je connais bien, d’Argenteuil, est édifiant.

Maintenant on voit qu’encore en 2020, le PCF tient plutôt bien le choc aux élections locales, comme le PS (en plus grand), surtout si on compare ses résultats à ses « concurrents » LFI ou Générations.
Le premier a pris une ville de 18.000 habitants près de Lille (Faches-Thumesnil), va voir réélire ses deux sortants dans l’Hérault (à Grabels et Capestang) et a quelques maires de petites communes dans les Landes ou en Meurthe et Moselle
Le deuxième tient une ville de la banlieue de Bordeaux (le Haillan), va prendre Trappes (allié au PCF) et mise tout sur la prise de St-Denis (contre le PCF)

Et comme dit plus haut je suis prêt à parier que le PCF aura toujours ses deux groupes parlementaires à l’Assemblée et au Sénat lors des prochains renouvellements.

Le bilan serait-il "globalement positif" comme disait Georges Marchais ? (à défaut d'être positivement global ;-)
Dernière édition par alamo le Sam 18 Avr 2020 14:20, édité 3 fois.
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