ChristianC. a écrit:Il n'y a aucune commune mesure entre le nombre de maires PCF et de maires RN ou REM pur jus (sans compter des sortants soutenus par le parti présidentiel).
Le PCF comptait (de mémoire et au risque d'être démenti à la marge) un peu moins d'un millier de maires, et semble devoir en conserver à peu près le même nombre. Le RN en avait moins d'une dizaine et ne va pas progresser. La REM proprement dite ne doit pas aller au delà de quelques dizaines (à vérifier et là encore à corriger éventuellement par des gens mieux informés que moi).
Pour estimer la différence du nombre de maires PCF et RN, il suffit de se souvenir des difficultés éprouvées par M. Le Pen pour réunir les 500 signatures de la présidentielle, et les centaines de signatures fournies par les maires PCF à J.-L. Mélenchon en 2012 et 2017.
Républicain67 a écrit:Vous savez pourquoi le PCF n'a pas essayé de reprendre la mairie de Staffelfelden (Haut-Rhin), perdue en 2014? Il n'a pas présenté de liste face à Thierry Belloni (DVG).
alamo a écrit:
Dans l’Aude les sortants ou leurs dauphins sont élus à Conques-sur-Orbiel, Fabrezan, mais les PCF ne parvient pas à récupérer Coursan, perdue en 2014.

alamo a écrit:Dernière fournée, connsacrée cette fois aux régions su sud et sud-ouest :
• Limousin
L’époque où la région, et tout particulièrement la Corrèze, était partagée entre les deux partis issus de la Résistance (gaullistes et communistes) est révolue (selon le vieil adage que plus le temps passe, moins on rencontre de gens qui ont connu Napoléon), et le PCF n’a plus de maires en Corrèze et dans la Creuse que dans de petites communes rurales.
Dans la Creuse la passation s’est bien passée à Fursac, mal (défaite au premier tour) à St-Sulpice-le-Guérétois
En Corrèze le maire PCF d’Uzerche est réélu, ainsi que quelques petits maires ruraux (la plus grosse commune étant Favars avec 1100 hab)
En Haute Vienne :
Encore une terre d’implantation communiste traditionnelle où celle-ci avait été affaiblie par des dissidences, voire une scission, mais contrairement à d’autres régions elles n’étaient pas téléguidées par le PS et il n’y a pas eu passage avec armes et bagages chez le concurrent. ADS qui s’était allié au PS aux Régionales a été partie prenante du Front de Gauche et est resté dans la mouvance communiste, faisant groupe commun au CD.
Sont conservées les mairies de Saint-Junien, deuxième ville du département, et des communes plus petites d’Arnac-la-Poste, Bussière-Galant, Châteauneuf-la-Forêt,
A Ambazac (gagnée en 2014), l’équipe sortante (sans la maire) est en ballotage favorable avec 44,5% devant le PS et la droite
En revanche à Rilhac-Rancon, prise au PS en 2014, l’équipe sortante menée par un adjoint n’arrive qu’en troisième position avec 27%
A Bellac Claude Peyronnet est bien placé (45,3% et une candidate divers gauche à 16,6%) pour reprendre à la droite la mairie que le PS avait perdue en 2014 .
• Poitou-Charente
Peu d’implantations pour le PCF dans cette région, quelques zones rurales en Charente limousine et dans la Vienne, don peu à dire des Municipales.
RAS dans la Vienne, en Charente (qui eut pourtant un député PCF jadis) ou en Charente-Maritime, réélection du maire PCF dans la seule ville de plus de 1000 habitants qu’il dirige dans les Deux-Sèvres (Germond-Rouvre).
• Aquitaine
En Dordogne, le PCF compte encore une vingtaine de maires.
Les trois dans la banlieue de Périgueux sont réélus, à commencer par les deux historiques à Boulazac (dont le maire est aussi pdt de l’Agglo) et Trélissac, le PC conservant aussi Champcevinel.
A La Force, le successeur désigné du maire PCF est socialiste, il l’emporte.
A Saint-Léon sur l’Isle, le maire sortant ne se représentait pas, son adjoint est nettement battu.
A Coulounieix , le PCF a soutenu la liste de l’ancien dircab contre la candidate du PS ; il a choisi le bon cheval (33% contre 16) mais la bataille sera rude avec la droite (deux listes à 31 et presque 20%)
A Périgueux, dans la pléthore de listes et le bordel ambiant (le sortant LR n’est qu’à 19%), la liste LFI/PCF fait un peu moins de 12%, en 5ème position sur 8 (et 3ème à gauche), si fusion avec le PC, EELV et a fortiori avec l’ancien maire (candidat PS de 2014), la gauche peut l’emporter.
A Bergerac la jeune candidate PCF n’est pas ridicule (15%) mais est nettement devancé par le PS (25%) qui a accepté le soutien de LREM.
Dans le Lot-et-Garonne, le PCF ne compte plus de maires que dans quelques communes rurales
En Gironde le premier adjoint succède au maire sortant à Fargues,, le maire de St-Pierre d’Aurillac est réélu, celui de Loupiac est battu
A Bègles pour la première fois depuis 1989, quand N. Mamère à la tête d’une liste « majorité présidentielle » tendance mitterrando-tapiste (alliance PS/droite) avait mis fin à 30 ans de municipalité communiste, le PCF s’est réconcilié avec les écologistes et a fait liste commune avec le maire sortant qui frôle l’élection au premier tour.
Dans les Landes le PPC conserve la mairie de Tarnos (12.000 habitants) et, plus petit, St-Lon-les-mines.
Pouillon, perdue en 2014, reste au MODEM
A Boucau, seule ville d’influence PCF dans les Pyrénées-Atlantiques, le PCF tente de récupérer la mairie perdue en 2014. Il fait 32%, le sortant 41%, tout dépendra de la troisième liste, celle d’une ancienne adjointe EELV virée par le Maire (27%)
• Midi
Dans les Hautes-Pyrénées, conservation de la ville de Soues et des petites communes de 1000 à 2000 habitants de Bazet, Capvern, Andrest, Oursbelille… mais le PCF a abdiqué toute ambition de récupérer les villes qu’il dirigeait jadis dans la banlieue tarbaise.
A Tarbes le secrétaire fédéral PCF est en deuxième position sur huit listes avec 15,2% ; mais très loin du sortant LR qui fait 41,4%.
Dans le Gers, le maire de Mauvezin devrait être reconduit (48% au premier tour), celui de Jegun repasse mais l’implantation est surtout rurale.
Dans le Lot le PCF conserve son seul fief historique, Biars-sur-Cère la ville des confitures Bonne-Maman du Groupe Andros)
Dans l’Aveyron l’essentiel de l’implantation historique du PCF se situe dans l’ancien bassin minier de Decazeville
A Aubin, deuxième ville de l’agglomération (3750 hab contre près de 10.000 à l’époque florissante du charbon), le PCF avait mis en chef de file son 3ème de liste de 2014 (un syndicaliste FG) qui bat largement le maire PS sortant avec 65% des voix.
A Decazeville le candidat PCF fait 35%, loin derrière le maire de droite réélu. Son collègue de Cransac échoue face au maire sortant PRG (37% contre 63)
Dans le Tarn conserve ses trois mairies (St-Benoit-de-Carmaux, Valence d’Albigeois et Blan)
En Haute-Garonne le PCF est depuis longtemps effacé par un PS hégémonique (la seule ville qu’il détenait dans la banlieue de Toulouse avait été perdue en 2014 et reste à droite) et n’a plus de maires que dans des communes rurales.
A l’Union, le maire qui fut PCF (candidat sous cette étiquette en 2008) avant de virer divers gauche tendance Saurel était cette fois soutenu par tous les partis de gauche dont le PC.
RAS dans l’Ariège.
• Languedoc-Roussillon
Dans les Pyrénées-Orientales, le PCF reste en place à Cabestany (l’inamovible J. Vila, ancien député, maire depuis 43 ans), Alenya, Estagel et Corbères-les-Cabannes
A Elne l’ancien maire PCF frôle les 49% (20 points devant le sortant) et paraît bien parti pour reprendre la ville à la droite. En revanche il échoue largement devant le sortant de droite à Prades (25% contre 75)
Dans l’Aude le maire dvg qui avait été mis en place par l'ancien maire PCF à Conques-sur-Orbiel est réélu, mais le PCF ne parvient pas à récupérer Coursan, perdue en 2014.
Dans l’Hérault, le PCF jadis puissant a beaucoup perdu, tant à cause des dissidences en son sein que de l’évolution sociologique de la population, notamment sur la Côte d’Azur du pauvre ».
Il conserve la mairie de Murviel-lès-Béziers
A Sète où certains prédisaient un duel entre le maire sortant LR et le RN, c’est la conseillère départementale PCF qui arrive en seconde position avec 19,24%, derrière le sortant (34,85%) mais devant le PS à 17,66%. Le RN ne fait que 14,38%. Sachant que le candidat UDI a été convié avec celui du RN (à 11,56%) à faire « l’union des droites », la logique serait la fusion des deux listes de gauche pour partir en triangulaire. Mais parfois la logique, quand un candidat socialiste est abasourdi d’avoir été devancé…
A Montpellier, le PCF était allié au candidat PS M. Delafosse, deuxième derrière le sortant et semblant avoir des réserves d’alliances et de transferts possibles.
Quant à Béziers, qui avait eu un maire communiste entre 1977 et 1983, Ménard y repasse avec près de 69% au premier tour et la gauche, qui a fait un peu plus de 6%, ne sera représentée au CM que par la tête de liste, PCF.
Dans le Gard les temps fastes sont passés (ceux du grand chelem aux Législatives de 1978), mais le PCF garde quelques restes.
A Alès le candidat PCF ne fait que 23%, loin du maire sortant réélu avec près de 57%, le PCF conserve en revanche ses mairies dans l’ancien bassin houiller (La Grand-Combe, St-Martin-de-Valgargues, Rousson, Saint-Julien-les-Rosiers, Cendras, Salindres, Bagard, Saint-Florent,les Mages, St-Jean-du-Pin, et d’autres plus petites)
A Anduze la conseillère départementale d’Alès 1 bat le maire sortant dès le premier tour, et à Barjac E. Chaulet était seul en lice. Sauveterre dans la vallée du Rhône est conservé également.
A Aramon le premier adjoint du maire sortant semble bien placé pour conserver la mairie (42,3%) convoitée par LREM et un divers droite.
A St-Geniès-de-Malgoirès le maire sortant est battu par son adjoint aux finances.
A Nîmes, derrière deux adversaires de droite, la liste communiste est toujours en tête de la gauche avec 15,7%, même si la mairie a été perdue depuis très longtemps. Les sondages le donnaient à 7 ou 8% contre 20% à la liste PS/EELV, il est trois points devant.
En Lozère, où le maire sortant divg de Florac ne se représentait pas, la candidate PCF est élue au premier tour
Et évidemment le maire est réélu à St-Germain-de-Calberte, chef-lieu de l’un des quatre cantons les plus mélenchonistes des Présidentielles.
• PACA
Dans les Bouches-du-Rhône le PCF conserve ses bastions de l’étang de Berre (Martigues, Port-de-Bouc, le Rove, Ensuès-la-Redonne, mais aussi Septèmes-les-Vallons, Roquevaire, Noves et la Bouilladisse.
A Gardanne le candidat officiel du PCF arrive en tête avec 23,85%, devant celui adoubé par le Maire sortant (22,8%), sachant que les trois autres listes pourraient aussi se maintenir (droite, PS, RN). Normalement le fauteuil de maire devrait aller à l’un des deux.
A la Penne-sur-Huveaune le PC est en tête avec 41,6%
A Arles, l’adjoint PCF du maire sortant est deuxième avec 21%, derrière l’ancien PDG De France Télévision P. De Carolis, natif du cru (l’étiquette vu à la télé ça marche, même avec des casseroles et une condamnation dans l’affaire Bygmalion), à 26% . Les forces droite/gauche sont équivalentes et le RN est éliminé. Point chaud du deuxième tour.
Autre point chaud à Aubagne, vile perdue en 2014. La candidate PCF est à 24%, derrière le candidat LR à 35%. Il faudrait une alliance avec les deux listes PS et EELV (8% chacune) pour espérer l’emporter si la candidate UDI rallie le sortant LR malgré leurs bisbilles
A la Ciotat le sortant de droite le PCF est en tête de la gauche mais le total fait 26%. Léger pour inquiéter la droite, en tête avec 37%. La ville des chantiers navals est définitivement devenue une station balnéaire de type varois.
L’élection d’un maire de secteur communiste à Marseille, et une victoire de la gauche sur la ville auraient suffi pour faire considérer le cru 2020 des Municipales comme un succès pour le PCF, mais le sabordage des listes du Printemps Marseillais dans les deux secteurs les plus populaires au nom du « barrage » et du « front républicain » contre le RN viennent de briser le rêve. Marseille restera à droite alors que la gauche y est arrivée en tête.
Dans le Vaucluse le PCF ne tient plus beaucoup de mairies, le Luberon est devenu bobo et la vallée du Rhône a viré à la droite musclée.
Il devrait conserver sa seule ville importante, Entraigues, où le maire sortant manque de peu l’élection au premier tour. Conservé aussi Violès, remportée en 2008.
A Morières, la liste à forte connotation PCF arrive, avec 29,5%, devant le chef de file du PS local (24,6%) mais la bataille sera rude au second tour contre le sortant de droite qui frôle les 46%
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les maires des Mées et Reillanne repassent, et le PCF a de bonnes chances de gagner la mairie de Château-Arnoux, 5ème ville du département (47,5% au premier tour).
A Ste-Tulle, le PC arrive avec 34,1% juste derrière un adjoint PS passé chez LREM (35,8%) et devant une autre adjointe PS (302,1%). Si les deux listes de gauche s’allient, c’est bien parti pour reconquérir la mairie.
A Sisteron, la liste de gauche conduite par le PCF ne fait que 12% derrière les deux listes de droite.
Dans les Alpes-Maritimes, les deux conseillers départementaux en lice sont réélus dans leur mairie à Contes et Touët-de-l’Escarène, comme la sortante de Gattières, mais la mairie de Drap, ancienne ville communiste, reste à droite.
A Gorbio le premier adjoint sortant est nettement en tête avec près de 47% des voix
A Grasse le candidat PCF ne fait que 15,5% en deuxième position derrière le sortant LR qui est réélu, son homologue à Vence à 9,3%. Dans les villes côtière les scores sont encore plus bas.
A la Trinité le PCF figure sur la liste du MRC L. Polski qui a remporté la mairie (mais qui inclut aussi quelques centristes dont une adjointe du maire sortant)
A Carros le maire, élu sous l’étiquette PCF en 2014, est réélu, mais entre-temps il est passé… à l’UDI
Dans le Var le PCF conserve Carnoules et la Cadière d’Azur, son candidat ne fait que 14% à la Garde, qui fut son fief jadis dans la banlieue de Toulon.
A la Seyne, le maire sortant (GRS) est en tête de peu (23% contre 21,8% à la droite), et peut espérer rester en place mais avec huit listes au premier tour c’est incertain.
Pour le reste, malgré quelques scores permettant le maintien au deuxième tout au Pradet ou à Six-Fours, le Var rouge est bel et bien enterré.
En Corse le PCF ne conserve que des petites communes rurales. A Sartène le candidat PCF tente de reprendre l’ancienne mairie de D. Bucchini perdue en 2001mais avec 27,5% contre 45,5% au sortant, ce sera tâche impossible.
stephed a écrit:alamo a écrit:
Dans l’Aude les sortants ou leurs dauphins sont élus à Conques-sur-Orbiel, Fabrezan, mais les PCF ne parvient pas à récupérer Coursan, perdue en 2014.
Fabrezan et Conques ne sont pas détenues par le PCF. A Fabrezan, la maire est une conseillère départementale PS Isabelle GEA.
A Conques sur Orbeil, c'est plus compliqué: le maire Jean-François Juste a effectivement jadis appartenu aux différentes municipalités PCF qui se sont succédées dans cet ancien bassin minier mais dans ses déclarations publiques, il est surtout un soutien du président du département André Viola (PS) et des 2 conseillers départementaux PS du canton (pour lesquels il avait appelé à voter dés le 1er tour en 2015 alors qu'il y avait un candidat PCF). je le classerais en DVG
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