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Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Forum de discussion consacré aux élections municipales qui seront organisées en France en mars 2020.

Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede diasflac » Sam 21 Mar 2020 08:07

Globalement, si j'en suis ton analyse, le PCF va perdre globalement des mairies mais va renforcer son nombre d'élus grâce aux alliances?
Est ce un résultat catastrophique ? Certes le PCF est en chute libre depuis des années mais je trouve qu'il résiste bien et devrait compter plus de mairies que LREM et le RN?
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede ChristianC. » Sam 21 Mar 2020 09:23

Il n'y a aucune commune mesure entre le nombre de maires PCF et de maires RN ou REM pur jus (sans compter des sortants soutenus par le parti présidentiel).
Le PCF comptait (de mémoire et au risque d'être démenti à la marge) un peu moins d'un millier de maires, et semble devoir en conserver à peu près le même nombre. Le RN en avait moins d'une dizaine et ne va pas progresser. La REM proprement dite ne doit pas aller au delà de quelques dizaines (à vérifier et là encore à corriger éventuellement par des gens mieux informés que moi).
Pour estimer la différence du nombre de maires PCF et RN, il suffit de se souvenir des difficultés éprouvées par M. Le Pen pour réunir les 500 signatures de la présidentielle, et les centaines de signatures fournies par les maires PCF à J.-L. Mélenchon en 2012 et 2017.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede ploumploum » Sam 21 Mar 2020 09:37

diasflac a écrit:Globalement, si j'en suis ton analyse, le PCF va perdre globalement des mairies mais va renforcer son nombre d'élus grâce aux alliances?
Est ce un résultat catastrophique ? Certes le PCF est en chute libre depuis des années mais je trouve qu'il résiste bien et devrait compter plus de mairies que LREM et le RN?



On ne peut comparer un mouvement centenaire disposant encore d'un maillage d'élus (qui se dégrade d'élection en élection) à un mouvement âgé d'à peine 3 ans.

Pa ailleurs, gagner des élus municipaux ici et là sur des alliances en partenaire junior (la dilution), ça ne pèse ni pour les sénatoriales ni si en face il y a de grosses pertes en mairies. Parce que bon, avec tout le respect que j'ai pour le PC, récupérer quelques petites communes dans le Nord, l'Allier et je ne sais où tout en ayant presque perdu Aubervilliers ( 86 000 habs), Saint-Denis (110 000 habs) ou encore Champigny-sur-Marne (76 000 habs), c'est de l'ordre du ridicule.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede ChristianC. » Sam 21 Mar 2020 09:47

Pour Aubervilliers, Saint-Denis et Champigny, ce sera en effet difficile de les empêcher de passer à Droite ou ailleurs; même si au 2d tour, si 2d tour il y a, quelques villes assez importantes (peut-être Bobigny, Noisy le Sec, Corbeil) pourraient effectuer le trajet inverse.
En tout cas, si l'on se réfère aux pronostics pour Paris (parus sur la page "Pronostics"), le PCF pourrait faire passer ses 12 candidats au Conseil de Paris, et conserver dans 3 ans son siège sénatorial.
Car les élus "minoritaires dans la majorité" comptent pour donner des grands électeurs.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede PhB » Sam 21 Mar 2020 09:54

Le recensement très complet d'Alamo tend à montrer que l'implantation municipale du PCF continue à s'effriter, malgré quelques (re-)conquêtes ici ou là, alors même que la configuration politique actuelle est plutôt favorable : gouvernement impopulaire, droite et gauche éclatées donnant l'occasion à des liste PCF de se positionner en tête des listes de gauche etc...
Même si cet effritement semble assez modéré, voire minime, même si ses conséquences au niveau sénatorial devraient être faibles, il n'est pas de bon augure pour l'évolution du PCF sur le long terme.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede diasflac » Sam 21 Mar 2020 11:05

Pour Aubervilliers et Saint Denis y aura peut-être une fusion et un sursaut de participation. Idem au Havre qui serait un sursaut ou une resurection du PCF en gagnant.
Mais oui globalement, est ce qu'il y a une amélioration du score du PCF avec Roussel plutôt que Laurent, c'est minime là.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede Ramdams » Sam 21 Mar 2020 11:10

PhB a écrit:Le recensement très complet d'Alamo tend à montrer que l'implantation municipale du PCF continue à s'effriter, malgré quelques (re-)conquêtes ici ou là, alors même que la configuration politique actuelle est plutôt favorable : gouvernement impopulaire, droite et gauche éclatées donnant l'occasion à des liste PCF de se positionner en tête des listes de gauche etc...
Même si cet effritement semble assez modéré, voire minime, même si ses conséquences au niveau sénatorial devraient être faibles, il n'est pas de bon augure pour l'évolution du PCF sur le long terme.


Sur l'impopularité du gouvernement, je me permets d'apporter quelques nuances :
- tout d'abord, l'impopularité est devenue la norme, le désaveu des élus s'observe à tous les échelons.
- en lien avec le point précédent, une impopularité ne se traduit pas par un vote marqué pour l'opposition... et d'ailleurs, quelle opposition ? vu la balkanisation de l'offre politique, l'adage "les ennemis de mes ennemis sont mes amis" ne s'appliquent plus du tout.
- l'impopularité n'est pas si manifeste pour ce gouvernement, qui peut compter comme du temps de Sarkozy sur une frange de la population non négligeable très favorable au gouvernement et LREM, sinon fanatique. Et à l'inverse, une opposition très marquée, pour ne pas dire carrément ue haine vis-à-vis du gouvernement et de LREM. J'ai l'impression de retrouver en France le même climat qu'aux Etats-Unis, avec des électorats totalement irréconciliables.

Sur le PCF, je n'ai pas de sources chiffrées à relayer, mais le parti souffre évidemment à la fois d'un vieillissement de son électorat mais aussi de communes beaucoup plus hétérogènes qu'autrefois et cette hétérogénité donne à l'image de la balkanisation de la vie politique française, des villes fragmentées où il n'y a plus un mais des électorats populaires. La présence immigrée et la gentrification de certains de ces quartiers populaires changent également la donne. À mon sens aussi, le PCF a raté le virage des enjeux environnementaux, qui semble de plus en plus difficilement conciliable avec les enjeux sociaux.

Plus largement, cette désaffection du PCF s'insère dans un contexte où les classes populaires votent de plus en plus contre leurs intérêts. Des chercheurs américains ont théorisé ce glissement idéologique sous le vocable de "peur de la dernière place" (last place aversion) et je souscris à cette analyse.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede Marcy » Sam 21 Mar 2020 11:24

Il est en effet frappant de constater que le PS devrait renforcer son nombre de mairies, alors qu'il a connu un cycle électoral très défavorable depuis 2014, en subissant une décrue en voix et en militants plus forte que le PC qui, au mieux et si le second tour lui est favorable (il n'est pas exclu une reconquête du Havre, ville perdue en 1995, qui compenserait les pertes de Saint-Denis et Aubervilliers en termes de population), maintiendra globalement ses positions.

Il y a des facteurs anciens : les mairies perdues sont difficilement reconquises, la perte d'une mairie se traduisant souvent par une dislocation des réseaux associatifs et militants mis en place. Les successions au sein de la famille communiste sont difficiles, une forme extrême étant les batailles internes entre dissidents et candidats officiels (on le voit encore cette année à Arles et à Firminy). En sens inverse, les conquêtes sont d'autant plus rares que le PC est rarement en tête de liste - alors même qu'il semble compter aujourd'hui plus de militants que le PS (mais peut-être sont-ils plus inégalement répartis sur le territoire, et les socialistes toujours encartés gardent souvent d'autres mandats ou étaient encore récemment élus). Et quand il l'obtient (comme dans un secteur de Marseille), le retrait face au RN au deuxième tour semble probable, malgré des chances sérieuses de victoire en triangulaire. Enfin, un cas peut être observé : le score inattendu à Nîmes, semblant montrer qu'une liste PCF peut rebondir (sans toutefois avoir de chances de l'emporter) - mais dans combien de villes le PCF a-t-il aujourd'hui les moyens humains, financiers - et plus encore la volonté - de partir seul ? A Dijon, où le PC l'avait fait par le passé, il a cette fois participé au scrutin en spectateur, après une brouille avec le maire PS (très Macron-compatible) qui devait initialement prendre des communistes sur sa liste... avant que ces derniers se retirent, suite à une alliance locale PS-Modem.

Il faut voir que le poids du PC au sein de la gauche en fait sur le long terme un partenaire toujours de plus en plus minoritaire : 2,5 % des voix aux européennes c'est moins de 10% du total des voix de gauche et moins de la moitié du score de la liste PS-PP-PRG à ces mêmes élections, sans compter Génération.s - à l'électorat relativement proche du PS - qui à lui seul a fait plus de voix que le PCF (ce qui ne se traduit d'ailleurs guère à ces élections municipales, du moins en nombre de têtes de liste).

Pour les militants du PCF cette situation pose la question de l'orientation et de la stratégie : les courants plus orthodoxes mettent en cause une dilution de l'identité communiste, quand les réformateurs et naguère autres "huistes" estiment que se présenter sous ses propres couleurs est suicidaire. Les premiers montrent que Jean-Luc Mélenchon a continué de plumer la volaille communiste (pour reprendre l'expression d'antan des socialistes), les seconds rappellent le score désastreux de Marie-George Buffet à l'élection présidentielle de 2007. Tous ont raison mais les débats stratégiques se doublent de débats de doctrine, dont les grands médias se font moins l'écho, mais qui me semblent tout autant fondamentaux et peuvent se résumer à une question : pourquoi un citoyen voulant militer à gauche choisirait-il le Parti communiste aujourd'hui ?

En Europe, les stratégies différentes retenues n'offrent guère de réponse claire : les partis plus orthodoxes (Grèce, Portugal) ont un électorat plus stable mais en déclin, les démarches d'ouverture - dans des formations de type rouge-vert - ont maintenu des formations politiques importantes en Scandinavie (parfois en progrès électoral), mais peut-on encore les qualifier de communistes ? En Grande-Bretagne, la majorité réformiste du (petit) CPGB a opéré une mutation - et disparu. Ailleurs dans le monde, le Japon et le Népal montrent le maintien de partis communistes puissants, mais les contextes sont difficilement transposables à la France.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede lindet » Sam 21 Mar 2020 22:27

Cela nous éloigne du sujet, mais en réponse à PMF et à Marcy et après avoir consulté la notice due à Gilles Morin dans le dictionnaire Maitron, il semble que Forcinal radical-socialiste puis PSU certes, géographiquement et politiquement proche de Mendès France (candidat sur la même liste dès 1946), venait en fait avant-guerre du parti républicain-socialiste intégré dans l'Union socialiste républicaine, où figurent Varenne, Paul-Boncour et pour l'Eure-et-Loir voisine Maurice Viollette. Elu sur des listes du Rassemblement des Gauches Républicaines, il siège à l'UDSR de 1946 à 1949 et préside même son groupe parlementaire, secrétaire d'Etat brièvement (moins d'un mois) en succédant à François Mitterrand, mais il rompt avec ce parti alors présidé par Pleven pour rejoindre comme apparenté le groupe radical où il retrouve en effet son colistier Mendès. Battu aux législatives de 1956, où il avait fait bande à part sans rallier la liste Mendès, il retrouve en effet celui-ci au PSU et il est à ce titre conseiller général de Gisors et conseiller municipal, il patronne le succès de 1971 mais laisse à près de 84 ans la place de maire au jeune instituteur communiste Marcel Larmanou qui va l'occuper pendant 43 ans. Il meurt cinq ans plus tard. Donc un profil un peu dissident, de radical-socialiste ou de républicain-socialiste bien à gauche, proche du PCF, qui correspond bien à l'état d'esprit de l'Union progressiste mais semble-t-il sans avoir adhéré à cette formation aujourd'hui disparue.
Bon, et pour revenir au sujet, oui le tableau réalisé par Alamo semble confirmer la poursuite de l'affaiblissement global du PCF, avec des histoires qui s'achèvent, mais aussi la possibilité de rebonds, à condition de savoir changer : Le Havre mais aussi ailleurs, dans des grandes comme des petites villes, et à condition d'accepter de ne pas être dans une démarche identitaire : se diluer ou être le levain de la pâte ? Je ne suis pas communiste mais il me semble que Brossat et ses amis à Paris se débrouillent : ils marquent à la fois le programme et les réalisations de la ville, pas totalement, mais sur des points importants, ils bénéficient d'un nombre d'élus (12 conseillers municipaux, 1 sénateur) supérieur à leur poids spécifique avec la sympathie de la plupart des autres forces de gauche. Regardez aussi dans une autre rubrique : une ville non prolétarienne comme Chaville va avoir sans doute un nombre d'élus notable du PCF, sans personne du PS, sur une liste conduite par un sans-étiquette ex-PRG allié par ailleurs à des "marcheurs libres". Le siège de sénateur PCF du 92 se consolide davantage que celui jadis attribué au PS.
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Re: Les Elections Municipales 2020 pour le PCF

Messagede Marcy » Dim 22 Mar 2020 11:12

lindet a écrit:Cela nous éloigne du sujet, mais en réponse à PMF et à Marcy et après avoir consulté la notice due à Gilles Morin dans le dictionnaire Maitron, il semble que Forcinal radical-socialiste puis PSU certes, géographiquement et politiquement proche de Mendès France (candidat sur la même liste dès 1946), venait en fait avant-guerre du parti républicain-socialiste intégré dans l'Union socialiste républicaine, où figurent Varenne, Paul-Boncour et pour l'Eure-et-Loir voisine Maurice Viollette. Elu sur des listes du Rassemblement des Gauches Républicaines, il siège à l'UDSR de 1946 à 1949 et préside même son groupe parlementaire, secrétaire d'Etat brièvement (moins d'un mois) en succédant à François Mitterrand, mais il rompt avec ce parti alors présidé par Pleven pour rejoindre comme apparenté le groupe radical où il retrouve en effet son colistier Mendès. Battu aux législatives de 1956, où il avait fait bande à part sans rallier la liste Mendès, il retrouve en effet celui-ci au PSU et il est à ce titre conseiller général de Gisors et conseiller municipal, il patronne le succès de 1971 mais laisse à près de 84 ans la place de maire au jeune instituteur communiste Marcel Larmanou qui va l'occuper pendant 43 ans. Il meurt cinq ans plus tard. Donc un profil un peu dissident, de radical-socialiste ou de républicain-socialiste bien à gauche, proche du PCF, qui correspond bien à l'état d'esprit de l'Union progressiste mais semble-t-il sans avoir adhéré à cette formation aujourd'hui disparue.
Bon, et pour revenir au sujet, oui le tableau réalisé par Alamo semble confirmer la poursuite de l'affaiblissement global du PCF, avec des histoires qui s'achèvent, mais aussi la possibilité de rebonds, à condition de savoir changer : Le Havre mais aussi ailleurs, dans des grandes comme des petites villes, et à condition d'accepter de ne pas être dans une démarche identitaire : se diluer ou être le levain de la pâte ? Je ne suis pas communiste mais il me semble que Brossat et ses amis à Paris se débrouillent : ils marquent à la fois le programme et les réalisations de la ville, pas totalement, mais sur des points importants, ils bénéficient d'un nombre d'élus (12 conseillers municipaux, 1 sénateur) supérieur à leur poids spécifique avec la sympathie de la plupart des autres forces de gauche. Regardez aussi dans une autre rubrique : une ville non prolétarienne comme Chaville va avoir sans doute un nombre d'élus notable du PCF, sans personne du PS, sur une liste conduite par un sans-étiquette ex-PRG allié par ailleurs à des "marcheurs libres". Le siège de sénateur PCF du 92 se consolide davantage que celui jadis attribué au PS.


Merci pour vos recherches et vos précisions concernant le député Forcinal, qui a finalement fait des choix politiques personnels et sans en référer à des appareils politiques - c'est du reste une des caractéristiques des radicaux, pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur : indépendance d'esprit, un certain refus de l'autoritarisme de parti - ainsi, les commissions de discipline dans les partis radicaux s'appellent commissions de conciliation, et ce n'est pas qu'un changement de dénomination. Pour le pire : comportements trop souvent opportunistes, manque de poids des structures partisanes, faible culture d'action militante.

Pour en revenir au sujet du PCF, il semble qu'en effet la nouvelle ligne de Fabien Roussel soit de se présenter aux élections nationales (aux européennes, pas de liste d'alliance avec des partis présentés comme trop éloignés des positions du PCF sur les questions européennes) pour éviter l'effacement du champ politique, mais un certain pragmatisme local pour peser dans les décisions prises - et Paris en offre une illustration - tout en laissant aux militants le soin de voter. Effectivement, à Paris, 12 sièges pour le PCF ce serait 7,4% des sièges au conseil de Paris, assorti d'un poids réel concernant les politiques de logement social (entre autres)... soit un bilan qui se défend et peut être de nature à maintenir le parti (voire renforcer le parti, pour parler comme les communistes). Mais à Paris même cette stratégie présente des limites : Ian Brossat a été largement battu par Danièle Obono aux législatives de 2017. Toutefois, si la France insoumise en 2022 n'est pas dans sa dynamique de 2017, on peut envisager des alliances PS-PC aux législatives de 2022 et des députés PC élus au scrutin majoritaire dans l'est de Paris, ce qui serait une première dans la capitale depuis 1978.
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