diasflac a écrit:Globalement, si j'en suis ton analyse, le PCF va perdre globalement des mairies mais va renforcer son nombre d'élus grâce aux alliances?
Est ce un résultat catastrophique ? Certes le PCF est en chute libre depuis des années mais je trouve qu'il résiste bien et devrait compter plus de mairies que LREM et le RN?
PhB a écrit:Le recensement très complet d'Alamo tend à montrer que l'implantation municipale du PCF continue à s'effriter, malgré quelques (re-)conquêtes ici ou là , alors même que la configuration politique actuelle est plutôt favorable : gouvernement impopulaire, droite et gauche éclatées donnant l'occasion à des liste PCF de se positionner en tête des listes de gauche etc...
Même si cet effritement semble assez modéré, voire minime, même si ses conséquences au niveau sénatorial devraient être faibles, il n'est pas de bon augure pour l'évolution du PCF sur le long terme.
lindet a écrit:Cela nous éloigne du sujet, mais en réponse à PMF et à Marcy et après avoir consulté la notice due à Gilles Morin dans le dictionnaire Maitron, il semble que Forcinal radical-socialiste puis PSU certes, géographiquement et politiquement proche de Mendès France (candidat sur la même liste dès 1946), venait en fait avant-guerre du parti républicain-socialiste intégré dans l'Union socialiste républicaine, où figurent Varenne, Paul-Boncour et pour l'Eure-et-Loir voisine Maurice Viollette. Elu sur des listes du Rassemblement des Gauches Républicaines, il siège à l'UDSR de 1946 à 1949 et préside même son groupe parlementaire, secrétaire d'Etat brièvement (moins d'un mois) en succédant à François Mitterrand, mais il rompt avec ce parti alors présidé par Pleven pour rejoindre comme apparenté le groupe radical où il retrouve en effet son colistier Mendès. Battu aux législatives de 1956, où il avait fait bande à part sans rallier la liste Mendès, il retrouve en effet celui-ci au PSU et il est à ce titre conseiller général de Gisors et conseiller municipal, il patronne le succès de 1971 mais laisse à près de 84 ans la place de maire au jeune instituteur communiste Marcel Larmanou qui va l'occuper pendant 43 ans. Il meurt cinq ans plus tard. Donc un profil un peu dissident, de radical-socialiste ou de républicain-socialiste bien à gauche, proche du PCF, qui correspond bien à l'état d'esprit de l'Union progressiste mais semble-t-il sans avoir adhéré à cette formation aujourd'hui disparue.
Bon, et pour revenir au sujet, oui le tableau réalisé par Alamo semble confirmer la poursuite de l'affaiblissement global du PCF, avec des histoires qui s'achèvent, mais aussi la possibilité de rebonds, à condition de savoir changer : Le Havre mais aussi ailleurs, dans des grandes comme des petites villes, et à condition d'accepter de ne pas être dans une démarche identitaire : se diluer ou être le levain de la pâte ? Je ne suis pas communiste mais il me semble que Brossat et ses amis à Paris se débrouillent : ils marquent à la fois le programme et les réalisations de la ville, pas totalement, mais sur des points importants, ils bénéficient d'un nombre d'élus (12 conseillers municipaux, 1 sénateur) supérieur à leur poids spécifique avec la sympathie de la plupart des autres forces de gauche. Regardez aussi dans une autre rubrique : une ville non prolétarienne comme Chaville va avoir sans doute un nombre d'élus notable du PCF, sans personne du PS, sur une liste conduite par un sans-étiquette ex-PRG allié par ailleurs à des "marcheurs libres". Le siège de sénateur PCF du 92 se consolide davantage que celui jadis attribué au PS.
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