de alamo » Ven 20 Mar 2020 19:01
Troisième fournée, dans les régions à l'Est et au Centre
Dont le nord-est, nombre de régions qui comptent peu de places fortes aujourd’hui pour le PCF, le temps est loin où il avait deux députés dans les Ardennes sur les trois, dirigeait les trois grandes villes de la Marne et régnait sans partage sur le bassin sidérurgique de Lorraine.
• Champagne
Le PC ne dirige plus aucune commune conséquente dans la région.
Dans l’Aube, il rassemble la gauche à Romilly mais ne fait que 28% (le double du RN quand même) loin derrière le sortant de droite réélu avec 57%, et à Brienne-le-Château cela fait longtemps que le scrutin se joue entre droite et extrême droite.
En Haute-Marne, le candidat PCF est à 12% à St-Dizier, qu’il a longtemps dirigée ; reste la petite ville voisine de Bettancourt-la-Ferrée.
Dans les Ardennes, la gauche conduite par le PCF est largement battue par le maire sortant de Charleville-Mézières, le déclin du PCF dans les vallées a suivi la désindustrialisation
• Bourgogne
En Côte d’Or le PCF a toujours été faible sauf à Montbard (et c’est ancien)
Dans l’Yonne, il échoue à récupérer Migennes, malgré un score honorable (37%), est loin à Sens mais pourrait récupérer la petite ville voisine de St-Martin-du-Tertre (47%, loin devant le maire sortant). Le reste est constitué de petites communes du Morvan
Dans la Nièvre, le PCF arrive nettement en tête à Varennes-Vauzelles (41% contre 28% à la sortante qui lui avait ravi la mairie en 2014) ; le deuxième tour sera serré.
Le PCF récupère la petite ville de Chaulgnes dans le Morvan, perdue en 2014, mais par Garchizy.
En Saône-et-Loire le maire de Saint-Vallier est réélu (ville au PCF depuis 1947)
• Franche-Comté
Dans le Jura, l’ancien maire communiste (1995-2001 et 2008-2014) de Saint-Claude fait un score honorable (26%) mais est en troisième position derrière le sortant LR (38%) et un conseiller régional socialiste (36%). La ville devrait revenir à gauche mais au PS, ce qui n’était plus arrivé depuis 1953.
A Damparis dans la banlieue de Dole, le sortant PCF est réélu facilement.
Rien dans le Doubs, les dissidences anciennes avaient eu raison de la représentation communiste dans le pays de Montbéliard, idem en Haute-Saône où le PCF ne dirige plus de ville depuis longtemps, comme dans le Territoire-de-Belfort, où il est traditionnellement remplacé par le MRC à gauche du PS.
• Alsace
Terre de mission pour le PCF, comme on dit
La seule mairie qu’il dirigeait dans le bassin potassique du Haut-Rhin depuis 1977 a été perdue en 2014, le sortant était seul en lice cette fois. Les mineurs ont été remplacés par un architecte…
A Strasbourg la liste EELV/PCF est en tête avec 28%, la liste socialiste étant à près de 20% la victoire est possible (sauf alliance à droite du PS), le PC pourrait entrer dans l’exécutif de la capitale régionale. Il est déjà dans l’équipe reconduite à Schiltigheim (avec l’écologiste D. Dambach) et devrait l’être à Illkirch où le sortant PS est en ballotage favorable.
• Lorraine
Dans les Vosges, l’implantation PCF a disparu des vallées avec les industries textiles. A Gérardmer, seule ville importante qu’il a dirigée par le passé, un candidat PCF a fait cavalier seul face à la maire PS, il fait 17,5%.
En Moselle le PC n’est plus présent que dans le bassin sidérurgique, où il conserve ses quatre mairies : Algrange, Knutange, Sérémange (gagnée sur le PS en 2014) et Talange.
Hagondange reste bien ancré à droite, comme Terville. A Moyeuvre l’adjoint à l’urba PCF fait plus de 25% mais est distancé par son collègue premier adjoint PS qui frôle les 40%. On notera que le candidat sans étiquette qui s’intercale entre les deux (30%) habite le lieu-dit de Froidcul. Glagla…
En Meurthe-et-Moselle, toujours dans le même bassin industriel, le PCF conserve Auboué, Ecrouves, Hussigny, Jarny, Joeuf, Mont-St-Martin, Villerupt, Saulnes, Crusnes, Tucquegnieux.
A Piennes (2500 habitants) le maire sortant PCF est battu par le candidat LFI
A Longlaville le maire sortant issu du FG est battu par un candidat se réclamant de l’héritage des deux ancien s maires communistes.
Bataille de succession à Homécourt : trois listes arrivent dans un mouchoir entre 26,4 et 24,8%, le premier adjoint PCF devance de peu un autre adjoint ex PS et un autre adjoint communiste.
A Longwy le PC s’est rangé derrière le candidat PS pour tenter de reprendre la ville à la droite, et c’est possible.
Plus au sud la mairie de Damelevières est conservée, celle de Varangéville perdue
Et Le PCF pourrait entrer dans l’équipe municipale à Nancy si la gauche emporte la mairie (une première)
Dans la Meuse, le PCF conserve la mairie de Bouligny (perdue au profit du PS en 2014 et reprise en 2018) , et celle d’Etain. Ses deux seuls points d’implantation.
• Centre
Dans le Loiret le PCF conserve facilement ses deux bastions de Chalette-sur-Loing et Saran.
Il est bien représenté dans la liste de gauche (autour de la patronne du PS départemental) qui tente de reprendre la mairie de Fleury-les-Aubrais à la droite (ville qui a quand même la particularité d’avoir eu deux candidats LO se partageant moins de 5%)
En Touraine, la succession de MP Beaufils est disputée à gauche, le dauphin PCF arrive du coup juste derrière le candidat de droite (27,4% contre 29,3) mais devance nettement les candidats PS (15,5%), écolo (11,8%), LFI (6,4%) et LO (2,1%). LREM est à 7,3% et emmené par l’ancien secrétaire fédéral du PS. Logiquement la ville devrait rester au PC.
A Château-Renault en revanche le premier adjoint sortant est en grosse difficulté face à la droite (36 contre près de 49%), bien partie pour reprendre la ville après trois mandatures à gauche
Dans l’Indre le PCF échoue largement (à 25%) contre la droite à Déols (qui avait eu un même maire communiste entre 1959 et 1989)
Dans le Cher, l’essentiel était de conserver la mairie de Vierzon, et c’est fait.
Idem à St-Germain-du-Puy et à Foëcy, et le PCF semble reprendre la petite commune de Lunery.
A St-Florent, la succession du maire sortant PCF donne lieu à une bataille entre une élue d'opposition de droite, arrivée en tête avec 42%, et trois membres de la liste sortante, l’adjointe PCF étant nettement la mieux placée des trois avec près de 29%.
A Bourges, où la gauche pourrait reprendre la mairie, à droite depuis 1995, le PCF est bien représenté dans la liste de Y. Galut (aile gauche du PS)
• Auvergne
Dans l’Allier, le PCF remporte au 1er tour Commentry, Bourbon et Cérilly en gardant Désertines et St-Yorre.
Echec à Domérat qui reste PS et Cosne qui reste à droite. La petite ville de Bellenaves est perdue au premier tour.
A Moulins la défaite est sans appel,
A Montluçon la liste soutenue par le PCF autour d'un ex-PS arrive en tête de la gauche avec 19,5% (le candidat officiel du PS n’atteint pas les 5%), a quelques réserves d’alliance et de voix, mais la tâche sera insurmontable si les deux listes de droite arrivées en tête s’allient.
Dans le Puy-de-Dôme, le PCF avait d’ores et déjà abandonné le poste de Maire de ses deux principales villes faute de combattant. A Aubière le socialiste adoubé par le maire sortant est à 12 voix du candidat de droite ; c’est le MODEM qui à 10% loin derrière, donc la droite est favorite
A Thiers le premier adjoint PS est nettement distancé (17,4%) par une liste divers gauche comportant plusieurs adjoints sortants (35 ,8%) qui a de fortes chances de l’emporter.
A Auzat-la-Combelle (gagnée en 2014) le sortant PCF est réélu, comme à Billom
A Courpière, ballotage favorable (45%)
Blanzat reste à l’union de la gauche (PS/PCF) contrairement aux pronostics de notre ami SALVAT ;-)
A Ambert la candidate PC vient s’intercaler, avec ses 24%, entre la liste sortante et un candidat sans étiquette mais accueillant quelques socialistes sur sa liste. Le dissident de droite est assez loin derrière.
A Riom la liste PCF/LFI est loin d’être ridicule (19,5%) mais est nettement distancée par la liste PS/EELV (31 ,4%). L’alliance des deux pourrait inquiéter la droite sortants.
Le Cantal n’est pas une terre communiste, mais le PC y conserve Riom-ès -Montagnes, gagnée en 2014, et la ville plus petite de Sansac-de-Marmiesse.
• Rhône-Alpes
Dans la Loire, les mairies d’Unieux, Fraisses et la Ricamarie sont conservées.
A Firminy, le maire M. Petit a été désavoué par le PCF suite à une condamnation à 6 mais de sursis pour agression sexuelle, ; non seulement il n’a pas démissionné, mais avec 34% il arrive juste derrière le chef de file de la droite, et fait plus du double du score de la candidate officielle PCF/PS/EELV.
LREM rejoint le candidat LR, la candidate PCF conditionne la fusion de liste au retrait de Petit, autant dire que la ville a de fortes chances de repasser à droite. On remarquera juste que l’intransigeance des appareils PCF et PS locaux n’a pas été partagée par les électeurs (ni par ceux de Draveil, quand on voit que Georges Tron a été réélu au premier tour)
A Rive-de-Gier le candidat PCF devance l’inamovible (jusqu’ici) maire de droite (38% contre un peu moins de 32%), qui devra se réconcilier avec ses dissidents pour conserver sa place.
Dans le Rhône, le PCF ne dirige plus que deux communes. A Vénissieux la maire PCF P. Picard devance nettement le député LREM ex PS Y. Blein (28,37 contre 21,14%). La candidate EELV qui est à 10,27% est une adjointe au maire, le RN est à 10,13%, la droite (hors LREM) est à 14,33%. Second tour incertain même si la sortante reste sans doute favorite.
A Givors, la candidate PCF arrive en tête avec 24,5% devant le RN 22,8%) et le candidat soutenu par EELV (20,5%), pas forcément en bons termes avec l’équipe en place. Théoriquement il pourrait y avoir une quadrangulaire.
Les villes perdues en 2014 (Vaulx, Pierre-Bénite, Grigny) le restent
En Savoie, le PCF ne dirige plus que quelques communes dont la ; plus grande doit être St-Etienne-de-Cuines (1200 hab)
Dans l’Isère, autres enjeux, notamment avec les grandes villes de la banlieue de Grenoble (où d’ailleurs le PCF a rejoint, contrairement à 2014, la liste d’E. Piolle qui devrait être réélue sans problèmes)
A St-Martin d’Hères, le maire PCF est réélu, son voisin d’Echirolles est en ballotage favorable (30 ,4%contre 19,8% au RN) sachant que deux adjoints se sont présentés sous étiquette LFI/EELV (17,6%) et G’s (8,4%)
Plus difficile à Fontaine, où le maire sortant est devancé par le candidat MODEM (24,2% contre 32,1%). Suivent le candidat LREM à 21,1% (ancien adjoint PS de 2001 à 2008) et la candidate EELV/LFI/G’s à 20,6%
On suppose une alliance à droite (MODEM/LREM) et une autre à gauche mais ce sera serré.
A Champ-sur-Drac le maire dvg dans la lignée des maires PC/FG précédentes est réélu, à St-Quentin-Fallavier c’est un ballotage favorable (47,74%)
A Crolles, longtemps dirigée par le PCF, le maire devenu un peu macronisant est devancé (37% contre 40) par sa première adjointe soutenue par le PCF et le PS, par ailleurs directrice d’agence ce CDC Habitat (je sais, déformation professionnelle)
A Roussillon, la mairie perdue, 2014 reste à droite.
En revanche réélection pour le maire PCF de Salaise, dans la même agglomération, et passation réussie à Nicolas-Vermelle
A Vizille le candidat PCF fait un bon score (27,4%) mais est loin derrière la candidate écologiste (42% ; en tout cas le maire MODEM est cuit.
Dans la Drôme la gauche a de bonnes chances de revenir à Die mais le candidat PCF est à 25% quand l’ancienne maire app. PS est à près de 36%
A Portes-lès-Valence, le PC échoue à récupérer la mairie perdue contre la droite en 2014.
En Ardèche, le PCF perd la seule ville conséquente qu’il détenait, Cruas, dès le premier tour.
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alamo le Sam 18 Avr 2020 13:57, édité 4 fois.