alamo a écrit:Oui mais dans un match il n'y a que deux équipes... :-)
L'arbitre ne joue pas...
L'arbitre, ce n'est pas le centre.
L'arbitre, c'est nous, le peuple! ;)
alamo a écrit:Oui mais dans un match il n'y a que deux équipes... :-)
L'arbitre ne joue pas...

À La Barben, le maire sortant change les serrures pour empêcher son remplaçant d’entrer
alamo a écrit:Bellac est encore en ballotage. Favorable pour un divers gauche proche PCF mais pas encore joué.
A Commentry le nouveau maire est estampillé PCF, idem à Neuville-sur-Saône et Blainville-sur-Orne, à la Trinité il vient du MdC (y est-il encore ?), à Aubin il me semble que c'est un ex PCF passé à LFI.
alamo a écrit:Bellac est encore en ballotage. Favorable pour un divers gauche proche PCF mais pas encore joué.
A Commentry le nouveau maire est estampillé PCF, idem à Neuville-sur-Saône et Blainville-sur-Orne, à la Trinité il vient du MdC (y est-il encore ?), à Aubin il me semble que c'est un ex PCF passé à LFI.
VIC57 a écrit:Un mois et demi après le premier tour des municipales, la crise liée au Covid-19 a empêché d’analyser les résultats. Le premier tour n’est pourtant pas dénué d’intérêt politique malgré le fait qu’aucun média ni aucun politologue ne s’y soit – à ma connaissance – encore penché.
En attendant le second tour et un nouveau premier tour très probable pour les communes non pourvues le 15 mars, j’ai voulu faire un bilan et une comparaison des couleurs politiques avant/après le premier tour.
- Sur la méthode
Je me suis donc penché sur l’ensemble des communes de 3 500 habitants et plus, métropole et outre-mer inclus, celles qui ont la chance de voir attribuer une tendance politique aux listes qui y concourent. On peut à cette occasion constater que si la fameuse « circulaire Castaner » remontant le seuil à 9 000 habitants était entrée en vigueur cela aurait été très préjudiciable à une analyse politique sérieuse des résultats, alors même que le seuil était déjà remonté de 1000 à 3 500 habitants ce qui prive les gros villages de toute interprétation possible malgré la généralisation du scrutin de liste.
Au passage un tel bilan sera utile pour faire des projections sur les prochaines sénatoriales qui seront vraisemblablement reportées.
J’ai donc recensé 3 175 communes d’au moins 3 500 habitants dans notre beau pays, classées par département ou collectivité, et comprenant aussi une part des « communes nouvelles » qui commencent à devenir très nombreuses dans des départements de l’ouest comme le Maine-et-Loire, l’Eure, le Calvados ou la Manche et qui élisaient à cette occasion pour la première fois leurs conseils souvent pléthoriques.
Pour effectuer les comparaisons politiques, j’ai pris en compte l’étiquette des maires (en me basant le plus souvent sur les notices wikipédia des communes ce qui constitue la seule source accessible à ce stade) et non celles des conseils municipaux ou des listes ce qui est plus aisé même s’il est parfois bien difficile de savoir si tel ou tel élu est encore membre d’un parti. La date de référence n’est pas celle des élections de 2014 puisqu’il peut y avoir eu des partielles depuis ou des changements d’étiquette des maires (surtout depuis 2017…), mais celle des maires directement sortants en 2020.
Je précise que je n’ai pas retenu la nouvelle tendance « divers centres » puisque cela aurait rendu la comparaison encore plus difficile (c’était bien le but de la circulaire). Les étiquettes des listes « divers centres » sont donc rangées dans la catégorie « divers droite », qui a de toute façon toujours recouvert un large spectre de tendances politiques (comme les « divers gauche »).
Il arrive aussi que les préfectures requalifient la liste d’un maire sortant PS ou « divers gauche » en « divers centre ». Dans ces cas, j’ai conservé l’étiquette originale du maire quand il est réélu.
- Situation des maires sortants
Évidemment, sur un tel nombre de communes, il peut être difficile d’estimer précisément le nombre d’élus de chaque parti, les contributeurs me pardonneront donc si cela ne correspond pas tout à fait aux chiffres dont ils peuvent disposer et qui seraient plus fiables. Cependant je crois que c’est assez représentatif.
Selon cette méthode, j’ai donc recensé :
• Dans le bloc de gauche : 1113
PS : 510
DVG : 391
PCF : 134
PRG : 33
EELV : 17
MRC : 5
RDM (Martinique) : 5
GEN (Générations) : 4
GUSR (Guadeloupe) : 3
PPM (Martinique) : 3
PSG (Guyane) : 3
LFI : 2
TVH (Polynésie) : 2
PCR (La Réunion) : 1
• Dans le bloc « majorité présidentielle » : 137
LREM : 57
Modem : 40
MRSL : 26
AG (Agir) : 14
• Dans le bloc de droite : 1855
DVD : 890
LR : 709
UDI : 209
TPH (Polynésie) : 17
RN : 9
LC (Les Centristes) : 9
MDM (Mayotte) : 3
DLF : 3
LS (Ligue du Sud) : 3
CNIP : 2
TAH (Polynésie) : 1
• Dans le bloc « autres » : 70
SE (sans étiquette) : 59
NAT (régionalistes ou nationalistes) : 11
- Sur les résultats du premier tour
2 209 communes sur 3 175 ont donc été pourvues au premier tour, soit près de 70%. Pour une partie des têtes de listes qui ont gagné les élections, il est aussi parfois difficile lorsqu’on ne connaît pas précisément le personnel politique local de savoir si elles sont membres de tel ou tel parti.
Les préfectures classant la plupart des listes DVD, DVG ou DVC, nous aurons donc nécessairement dans le bilan moins de maires appartenant strictement à un parti. Cependant un « sans étiquette » cache bien souvent un « divers droite » ou « divers gauche ». De plus les dissidents d’une majorité municipale classés en listes diverses et qui auraient gagné l’élection ont de fortes chances d’être « récupérés » dans quelques mois par leur parti d’origine (plus à droite qu’à gauche certes).
J’ai pris la liberté, lorsqu’un maire sortant, PS ou LR le plus souvent, ne se représente pas et que son premier adjoint ou qu’un de ses adjoints est élu, de conserver sauf information contraire l’étiquette politique du maire sortant.
760 dans le bloc de gauche, 307 maires PS ont été élus ou réélus, 321 DVG, 90 du PCF, 20 du PRG, 6 d’EELV, 3 MRC, 2 du RDM, 2 GEN, 1 GUSR, 2 PPM, 3 PSG, 2 LFI, 1 TVH.
69 dans le bloc « majorité présidentielle » : 26 LREM, 20 Modem, 14 MRSL, 9 AG.
1299 dans le bloc de droite : 704 DVD, 440 de LR, 133 de l’UDI, 6 TPH, 7 du RN, 6 LC, 1 DLF, 1 LS, 1 CNIP.
81 dans le bloc « autres » : 74 sans étiquette, 7 NAT.
- Les communes qui ont basculé
Beaucoup d’entre-elles ont déjà été identifiées sur ce forum. Que les contributeurs rectifient si des erreurs sont commises.
• Communes qui passent de droite à gauche (divers gauche sauf information contraire) :
Commentry (03), La Trinité (06), Bourg-Saint-Andéol (07), Villefranche-de-Rouergue (12) vers le PRG, Dompierre-sur-Mer (17), Ornans (25) et Bavans (25) vers le PS, Plouigneau (29) vers le PS, Audierne et Châteauneuf-du-Faou (29), Roquemaure (30), Pibrac et Fenouillet (31), Izon et Bazas (33), Tinténiac, Chantepie, Noyal-Châtillon-sur-Seiche (35), Pipriac (35) vers le PS, Ballan-Miré (37), La Haie-Fouassière et La Turballe (44), Questembert (56), Montigny-en-Ostrevent (59), Faches-Thumesnil (59) vers LFI, Saint-Eloy-les-Mines et Gerzat (63), Sainte-Marie-aux-Mines (68), Neuville-sur-Saône (69), Lillebonne (76), Montivilliers (76) vers le PS, Mouroux (77), Beynes (78), Saint-Maixent-l’Ecole et La Crèche (79), Corbie (80), Montmorillon (86), Chilly-Mazarin (91) vers le PS.
• Autres pertes pour LR, UDI ou DVD :
Biguglia (2B) vers un nationaliste, Genlis (21) vers un SE, Vitré (35) de l’UDI vers LR, Saint-Chély-d’Apcher (48) vers un DVD, Claye-Souilly (77) vers un DVD, Le Chesnay-Rocquencourt (78) vers le Modem, Ham (80) vers un DVD, Labruguière (81) vers un SE, Noirmoutier-en-l’Ile (85) vers un DVD, Le Val-d’Ajol (88) vers un DVD, Boissy-sous-Saint-Yon (91) vers un SE.
• Communes perdues pour la majorité présidentielle :
Bogny-sur-Meuse (08) de LREM vers DVG, Paimpol (22) du MRSL vers le PS, Bruz (35) de LREM vers DVG, Arques (62) de LREM vers DVG, Saint-Jean-de-Maurienne (73) de LREM vers un SE, Grand-Santi (973) de LREM vers DVG, et Saint-Pierre (975) avec la défaite de l’ancienne sénatrice LREM Karine Claireaux.
• Communes qui passent de gauche à droite (divers droite sauf information contraire) :
Aix-Villemaur-Pâlis (10), Auriol (13), Arpajon-sur-Cère (15), Le Mené (22), Valdahon (25), Saint-Marcel-lès-Valence (26), Le Val d’Hazey (27), Plomelin (29), Vergèze (30), Fontenilles, Bouloc, Auzeville-Tolosane et Roques (31), Val de Virvée (33), Gigean et Le Crès (34), Maen Roch (35), Bléré et Véretz (37), Saint-Laurent-du-Pont (38), Dax (40), Divatte-sur-Loire (44), Louverné et L’Huisserie (53), Varangéville (54) vers LR, Mozac (63), Champagné et Moncé-en-Belin (72), Bassens (73), Publier (74), Saint-Valéry-en-Caux (76), Vaux-sur-Seine (78), Aubigny-les-Clouzeaux (85), Magny-en-Vexin (95).
• Autres pertes pour le PS, EELV, PCF, PRG :
Aubin (12) vers un DVG, Blainville-sur-Orne (14) vers un DVG, L’Isle-d’Espagnac (16) vers un DVG, Chancelade et Prigonrieux (24), vers des SE, Loperhet (29) vers un SE, Pin-Justaret (31) vers un DVG, Bessière (31) vers un SE, Martignas-sur-Jalle et Sadirac (33) vers un SE, Vern-sur-Seiche et Orgères (35) vers un SE, Le Versoud (38) vers un SE, Montoire-sur-le-Loir (41) vers un SE, Chalonnes-sur-Loire (49), d’EELV vers un SE, Isbergues et Saint-Pol-sur-Ternoise (62) vers un SE, Monein (64) vers un SE, Saint-Pierre-lès-Elbeuf (76) vers un SE, Barentin (76) du PRG vers le PS, Chanteloup-en-Brie (77) vers un SE, Ecquevilly (78) vers un SE, Saint-Juéry (81) vers un SE.
• Autres :
Bouzonville (57) d’un SE vers LR, Bellac (87) d’un SE vers un DVG.
Ce premier tour, faisant fi des circonstances exceptionnelles dans lesquelles elles se sont tenues, fait un état d’une relative stabilité des municipalités. Les nombreux nouveaux maires issus des victoires de droite de 2014 ne sont pas encore atteints par l’usure du pouvoir. La multiplication des listes et l’abstention ont favorisé les sortants. Les victoires symboliques dans l’est parisien, le Nord ou à Limoges sont conservées. La stabilité pour LR et les quelques conquêtes potentielles comme Metz, Mamoudzou, Villeneuve-sur-Lot, Auxerre ou Briançon cachent en revanche un très fort recul voire une quasi-disparition dans des villes déjà gérées par la gauche, comme Lille, Dijon, Montpellier ou Le Mans.
Stabilité relative car on constate dans beaucoup de départements un « retour » à gauche de quelques communes, le plus souvent moyennes entre 3 500 et 20 000 habitants, qui avaient basculé en 2014 lors de la « vague bleue », ce qui n’est pas très surprenant. Ailleurs, j’ai constaté que des listes de gauche sont en position de gagner des villes sur la droite dans le cadre de scénarios d’extrême division de majorités municipales (phénomène bien connu à droite surtout quand le maire ne se représente pas). Quelques villes manifestent cependant une volonté nette de bascule (Nancy).
Le PS, après le cycle noir 2014-2017, maintient globalement ses positions et finalement le nombre de communes gérées par lui devrait être stable. La stratégie consistant dans certaines communes à « sacrifier » ses élus sortants au profit d’alliances plus larges avec les écologistes notamment à Paris Tours ou Besançon, s’avère relativement payante.
Pour le parti présidentiel, c’est bien connu, le premier tour est un véritable échec, y compris dans les grandes villes. Néanmoins il devrait maintenir son maigre stock de mairies débauchées en cours de mandat, et peut-être conserver la métropole de Lyon grâce un jeu d’alliances au troisième tour. Les maires ayant fait alliance avec LREM pour sauver leur siège en sont pour leurs frais on l’a vu à Toulouse. Marmande et Quimper gérées par AG peuvent basculer à gauche. La pandémie a complètement éclipsé médiatiquement cet échec.
2020 n’est pas une bonne cuvée pour le RN qui non seulement présentait moins de listes mais va se borner à conserver ses quelques mairies (Le Luc dans le Var va certainement être perdue, le 7ème secteur de Marseille est en mauvaise posture). On connait aussi la situation à Bollène pour la Ligue du Sud.
Le PCF se maintient bien comme force locale dans un certain nombre de départements. Le seul danger vient pour lui de la perte potentielle de la ville de Saint-Denis (93).
Le succès d’EELV est clairement cantonné quant à lui à quelques grandes métropoles. En dehors, j’ai vu très peu de listes écologistes gagnantes ou en position de gagner au deuxième tour dans les petites et moyennes villes.
A noter le progrès de listes régionalistes/nationalistes en Corse (Biguglia et Porto-Vecchio), ainsi qu’au Pays basque ou des candidats sont en bonne position pour le second tour. L’Alsace échappe apparemment à ce phénomène.
Je complèterai ce tableau quand le processus électoral sera définitivement terminé, le plus vite possible espérons.
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