Nico78 a écrit:Sans compter des critiques sur le nombre visiblement très exagéré d'adhérents du parti (mais ça, on s'en doutait tous un peu).
Marcy a écrit:Au demeurant, les 39 000 adhérents revendiqués de l'UPR - même s'ils sont moins nombreux, ce que je juge crédible au regard des résultats électoraux (ou alors les adhérents ne votent pas pour leur parti, ce qui n'est pas impossible dans l'hypothèse où les militants feraient adhérer leurs proches) - ne sont pas négligeables en période de très basses eaux du militantisme en France : un parti qui serait rejoint ne serait-ce que par 1 000 adhérents a priori formés et actifs disposerait de forces vives militantes utiles.
C'est vrai que ça paraît surprenant en comparaison de ses résultats électoraux, mais il est quasiment certain que le nombre d'adhérents donné par le parti soit exact si on s'en réfère aux comptes publiés annuellement par la CNCCFP. Il s'agit même du seul parti où certaines années, le nombre d'adhérents que l'on estimerait en divisant le montant des cotisations par la cotisation standard est supérieur, voire très supérieur, au nombre d'adhérents revendiqué !! Fin 2017 par exemple, l'UPR revendiquait 28000 adhérents mais si on s'en référait aux comptes de la CNCCFP, on trouvait 35500 (presque 27% de plus quand même !)
Je ne pense pas que faire l'hypothèse que certains de ses adhérents ne votent pas pour le parti soit nécessaire. Après tout, 39000, ça reste très inférieur aux quelques 265000 électeurs des européennes. Il semble que ce parti ait bien un nombre de fidèles très important, mais soit totalement incapable de s'élargir au-delà . Réciproquement, on peut penser que le taux d'adhésion après conviction soit plus important qu'ailleurs. Après tout, n'est-ce pas là le minimum quand on a "vu la lumière" ;)
Eco92 a écrit:Quand à la "sortie de l'ombre" elle est tout de même très relative, une très grande majorité de français doit totalement ignorer l'existence de l'UPR comme d'Asselineau, même s'il doit être plus connu que Cheminade désormais.
Une "très grande majorité" de 25% alors. Du moins, si on en croit les sondages du baromètre politique de Viavoice, le seul institut qui ma connaissance, ait jamais testé Asselineau dans une enquête de popularité hors intention de vote. Les résultats de tous les sondages étaient à peu près semblables. 75% des Français identifient Asselineau, dont 10% qui en ont une bonne opinion, entre 40 et 50% une mauvaise, et un peu moins de 20% qui l'identifient sans pouvoir se faire un avis.
Voici des exemples d'enquêtes ayant testé Asselineau :
http://www.institut-viavoice.com/wp-con ... i-2019.pdfhttp://www.institut-viavoice.com/wp-con ... 019-V2.pdfhttp://www.institut-viavoice.com/wp-con ... -2019-.pdfOn notera que sa notoriété aurait fortement augmenté après les européennes, passant de environ 65% à 80%.
Marcy a écrit:Dans un communiqué (disponible à cette adresse :
https://www.upr.fr/actualite/excellent- ... le-figaro/), l'UPR dénonce
une opération rondement menée par des taupes au sein de l’UPR, travaillant pour d’autres partis politiques ou pour leur intérêt personnel
et affirme que plusieurs signataires se seraient retirés :
D’ores et déjà , plusieurs des signataires du message mettant en cause François Asselineau ont fait savoir à ce dernier, au vu de ses explications et d’informations nouvelles, qu’ils se désolidarisaient de cette cabale politique et médiatique.
En parlant d' "
officine", le communiqué laisse sous-entendre : officine policière.
Qu'Asselineau démente, c'était plutôt attendu. Surtout que l'absence de preuves contre lui est pour l'instant criante. Par contre, je m'amuse de lire que selon lui, le fait d'être diffamé à ce point soit, je cite "un excellent point". Croyant peu à l'hypothèse du masochisme, j'imagine que le chef de l'UPR voit là une trop belle occasion de démontrer qu'il a été identifié par le système comme la bête noire à abattre. Le sparadrap du conspirationnisme va être difficile à ôter après de tels propos (puisqu'il rejette cette qualification apparemment)...