La difficulté est que les statuts de l'UPR (
https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2 ... tatuts.pdf), tout comme son règlement intérieur, ne sont pas clairs : rien n'est dit sur les modalités de convocation du bureau national. En revanche, le conseil national (instance plus large, supérieure au bureau) "
est convoqué par le Président ou, en cas d'empêchement, par le Secrétaire général". C'est le conseil national qui peut décider de la tenue d'un congrès extraordinaire, à la majorité qualifiée des deux tiers de ses membres inscrits. Le secrétaire général de l'UPR, Benjamin Nart, ne fait pas partie des signataires du courrier demandant la démission de François Asselineau (donc pour répondre à l'observation de @pmf, alors que l'organigramme de l'UPR ne distingue que le président parmi les membres du bureau national, et en l'absence de signature du secrétaire général, il est logique que ce soit l'ordre alphabétique des membres du bureau qui ait été retenu).
Pour revenir aux modalités de convocation du bureau national, l'article 16 des statuts de l'UPR indique seulement que :
Le Bureau National est présidé par le Président. Le Secrétaire général assure son secrétariat (...)
Le Bureau National se concerte au minimum une fois par mois. Ses réunions peuvent se tenir sous forme de visioconférence.
Des précisions sont apportées sur les modalités de vote :
Le vote se fait à la majorité simple. En cas de partage des voix, la voix du Président est prépondérante. Le vote n'est valide que si le quorum de 50% des membres du Bureau national ont voté.
En l'occurrence, sur un bureau de 29 membres le quorum est de 15 membres : il est dépassé s'agissant de la convocation du bureau national mais sans que les statuts ne prévoient explicitement qu'il puisse s'autosaisir. Par ailleurs, la demande d'explications entre à mon sens dans le cadre de ses fonctions (même si je trouve curieux qu'on demande à quelqu'un de s'expliquer tout en ayant déjà un avis - en l'occurrence : "démissionnez" - ce qui est en contradiction avec le principe de présomption d'innocence) : "
le Bureau National assure la gestion quotidienne de l’Association."). Par ailleurs, le quorum de 15 membres pour validement délibérer pourrait ne pas être atteint si une partie des 19 signataires(*) n'était pas présente ou n'exprimait pas de vote, même si les statuts, souples sur ce point, prévoient que "
[l]es réunions [du bureau national] peuvent se tenir sous forme de visioconférence" et que "
la concertation et les votes au sein du Bureau national peuvent s’effectuer par courriel".
Les membres du bureau signataires du courrier mettant en cause François Asselineau ne parlent pas de procédure disciplinaire mais seulement de démission, ce qui est sur ce point conforme aux statuts puisque le bureau national "
prononce les radiations ou exclusions des membres de l'UPR, sur avis de la Commission de Discipline". Les explications demandées peuvent être un préalable à une saisine éventuelle de la commission de discipline.
Si rien n'est dit d'une éventuelle révocation du président du parti, il est à noter, concernant les postes de secrétaire général et de trésorier (nommés par le président du parti, et pas élus...), que les statuts prévoient alors un vote du conseil national s'ils devaient être révoqués :
[Le président] nomme et révoque le Secrétaire général et le Trésorier. Leur révocation doit être justifiée devant le Conseil National qui doit l’entériner par un vote.
Le trésorier de l'UPR (Charles-Henri Gallois) fait par ailleurs partie des signataires des lettres d'appel à démission.
(*) Parmi les 19 signataires, l'un d'entre eux (Eric Lemesre) ne figure pas dans le bureau national de l'UPR tel qu'indiqué sur le site Internet de l'UPR. Mais le site Internet n'est peut-être pas à jour.